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Sabine Boulongne (Traducteur)
EAN : 9782709630573
366 pages
J.-C. Lattès (03/02/2010)
3.6/5   53 notes
Résumé :
Que faire de son temps quand on se lasse de la retraite, surtout si l’on a du bon sens à revendre ? Ouvrir une agence matrimoniale, bien sûr ! Aussi monsieur Ali, originaire de la ravissante ville de Vizag, dans le sud de l’Inde, voit-il son affaire prospérer sous les regards attentifs de son indomptable épouse et d’Aruna, son assistante hors pair.

Si la plupart de leurs clients s’en retournent satisfaits, des problèmes ne s’en profilent pas moins à l... >Voir plus
Que lire après Le bureau de mariage de M. Ali Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Une version à l'orientale d'"Orgueils et Préjugés", d'où il ressortira que l'amour sincère ne s'avoue jamais vaincu
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Inde contemporaine, ville de Vizag. Monsieur Ali est maintenant à la retraite et sa femme le trouve un peu … encombrant. Il lui faut trouver un passe temps ou peut être un travail pas trop exigeant. L'idée d'ouvrir une agence matrimoniale lui plaît. Il installe un bureau sur la véranda, et met sa pancarte sur le mur de l'enceinte. Voilà il est prêt à recevoir des clients.

“Pour un choix plus vaste entre Homme/Femmes Hindous, Musulmans, Chrétiens, contactez l'Agence matrimoniale pour gens riches de M .Ali …”

Un roman amusant, où l'on apprend ce que les familles des clients veulent pour leur chèr(es) enfants. Ce n'est pas toujours facile de trouver l'oiseau rare qui conviendra à la famille ainsi qu'au futur époux (se). Il y a la caste à respecter, la fortune ou non des époux, l'emploi, etc …. Des touches d'humour, on ne se prend pas la tête, un moment de plaisir mais qui ne restera pas dans ma mémoire trop longtemps.
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M. Ali s'ennuie à la retraite et décide donc d'ouvrir une « Agence matrimoniale pour gens riches ». Il n'a aucune expérience en la matière mais il compte sur sa toute jeune assistante et son épouse pour l'épauler dans cette tache.
Mais très vite les clients abondent et M. Ali aura fort à faire avec les demandes de plus en plus extravagantes de ses clients.

Un roman très drôle qui se passe en Inde à l'heure où les mariages arrangés ne sont plus du tout du goût des jeunes diplômés qui souvent ont fait leurs études à l'étranger.


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"Le dimanche, on lit au lit"

Je me dois d'être honnête avec vous, lorsque j'ai vu la couverture jaune pétant de cet ouvrage, ses dessins indiens et son titre, je me suis dit « c'est quoi ce truc ? »

Je savais que ça parlait d'une agence matrimoniale, mais rien de plus. Et en palpant le livre, je n'étais pas vraiment tentée, mais vraiment pas. Moi, je lis des trucs aux couvertures roses, des trucs pour filles, ou des thrillers, ou du Guillaume Musso, ou des trucs rigolos, mais le bureau de mariage de M. Ali, ben ça je lis pas, oh que non.

Puis j'ai lu, of course.

Et j'ai adoré. Dès la première page.

Bien sûr, c'est hyper dépaysant, mais sans tomber dans les descriptions longues de la vie indienne et du paysage. Heureusement, je déteste les descriptions sans fin et soporifique. Puis ça donne un bon aperçu de la vie en Inde, des traditions parfois incroyables, surtout en matière d'amour. Enfin d'amour... façon de parler.

Donc, Monsieur Ali crée son agence matrimoniale. Et d'amour, il n'est point question. Car ici, c'est pas comme chez nous « Anaïs cherche l'amour, le grand, le vrai, celui qui bouleverse, même âge ou plus, goûts communs si possible, et coup de foudre indispensable », non, chez Monsieur Ali, c'est plutôt « Ramanujam, médecin chirurgien de 28 ans, fortune de cinq crores (5 millions de roupies), de la caste Brahmane Vaishnava, envoyé par sa mère et sa soeur, se cherche une épouse, même caste, même niveau, qui ne travaillera plus après le mariage, dot de minimum un crore, grande, mince, peau claire, cultivée, même caste, même milieu ». Et l'amour dans tout ça ? Ben l'amour, ça vient après le mariage. Enfin, quelle question.

Vous l'aurez compris, Monsieur Ali, son agence, c'est pour les mariages arrangés. Et on peut dire que là-bas, c'est strict de chez strict, tradition de chez tradition.

Je ne vous en dirai pas plus, car cet ouvrage regorge d'informations passionnantes qui permettent de découvrir la vie et les mariages indiens, où les castes, la religion, les dots et les traditions pèsent parfois lourdement sur les jeunes filles à marier. Elles en bavent, parfois...

Ce livre est pourtant drôle et touchant, surtout lorsque Monsieur Ali engage Aruna, jeune fille qui bosse pour aider sa famille peu fortunée et qui va l'aider à faire prospérer son affaire bien au-delà de ses espérances.

Et quand on s'appelle Aruna, qu'on est indienne, jeune, jolie et non mariée, est-il vraiment possible de travailler dans un bureau de mariage sans risquer de vivre ce que toute jeune indienne se doit de refuser impérativement, car c'est bien sûr malvenu... j'ai nommé l'amour...

Un livre exotique, parfois rigolo, parfois stupéfiant et toujours émouvant. A découvrir, même s'il sort des sentiers battus, d'autant que la suite est en cours de rédaction, vu le joli succès rencontré (et mérité). Et ça m réjouit vachement.

On dit de ce livre qu'il est une version moderne (et indienne) d'Orgueil et Préjugés, et durant ma lecture j'ai compris pourquoi. En Inde, même de nos jours, on se croirait, en matière de mariage, à la même époque que celle d'Orgueil et Préjugés... Avec les mêmes contraintes, mais aussi les mêmes envies...
Lien : http://www.le-celibat-ne-pas..
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M. Ali, fonctionnaire à la retraite depuis peu vit paisiblement à Vizag, une petite ville sur la côté orientale de l'Inde. S'ennuyant (et ennuyant sa femme qui se plaint de toujours le "trouver dans ses pattes"), il décide d'ouvrir une agence matrimoniale. Ainsi naît l'"Agence matrimoniale pour gens riches de M. Ali" qui connaît très vite le succès ! Si bien que M. Ali doit rechercher une assistante afin de pouvoir être en mesure de répondre aux nombreuses demandes et visites qui ne tardent pas à envahir sa maison (il a installé son bureau chez lui). Heureusement, son épouse lui dégote une jeune femme hors pair en la personne d'Aruna, forcée de travailler pour aider sa famille dont les revenus ont drastiquement diminué suite à une erreur administrative…
L'agence acquiert assez vite une excellente renommée, la plupart des clients étant satisfaits… Cependant, Aruna paraît bien triste, car, bien qu'en âge de se marier et issue d'une excellente famille, elle ne peut suivre l'exemple de ces couples, ses parents n'étant pas en mesure de payer la dot nécessaire au mariage… Aussi, lorsque l'amour frappe à sa porte, comment ne pas éprouver de la tristesse ?

J'ai beaucoup aimé cette comédie dynamique et pétillante, idéale pour passer quelques heures en Inde dans une petite ville où les coutumes, le système de castes et la religion régissent la vie de la communauté et sont les critères essentiels à respecter pour choisir son conjoint et être assuré d'une bonne harmonie au sein de son couple… Ainsi les nombreux personnages qui viennent consulter les fiches de candidats potentiels référencés par M. Ali et sa charmante assistante sont attentifs à nous rappeler que le mariage en Inde est une union de deux familles et pas seulement de deux personnes, que le système de castes, bien que devenu illégal depuis bien longtemps est une réalité lorsqu'il s'agit d'unir sa fille ou son fils à une autre famille, que la religion définit la manière de vivre et de se comporter au sein de la communauté et donc au sein de sa propre famille et de son couple... Mais, si ces critères sont primordiaux, ils ne sont pas tout car les différents candidats s'attardent également à vérifier des détails comme la couleur de peau, la taille, les emplois exercés par le père de famille et les frères et soeurs, le niveau d'étude, avant d'arrêter leur choix. La dot est bien entendu un élément essentiel ainsi que les biens des parents et ce qui reviendra à leurs enfants à leur mort...
Et l'amour dans tout cela ? N'est-il pas un élément essentiel au mariage ? Il viendra en son temps, peut-être... mais ce n'est en aucun cas un pré-requis au mariage… ;-)

Cette comédie légère et pimpante ne me fait toutefois pas oublier que la condition de la femme en Inde est loin d'être idéale même si les mentalités commencent à évoluer ! Que les familles se ruinent bien souvent pour offrir un mariage de rêve à leur fille mais qu'une fois mariée, la femme est à la merci de sa belle-famille et doit se plier aux exigences de cette dernière ! Et malheur aux veuves qui n'ont pratiquement plus de vie sociale !!
Lien : http://loumanolit.canalblog...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
"Quelques conditions requises pour un mariage brahmane parfait

Le mehndi de henné pour « fabriquer la mariée ».
Une tenue austère pour que le fiancé s'habille en moine lors des rites précédant la cérémonie.
Un palanquin destiné à transporter la fiancée chez son futur époux.
Quatre plants de banane chargés de fruits, coupés à la racine.
Des tresses de feuilles de manguiers et de jasmin, des décorations florales en soucis et en kanakambaram.
Une noix de coco qui doit être brisée devant le fiancé au moment de son arrivée.
Deux grandes lampes en cuivre.
Une effigie du dieu Ganesh à la tête d'éléphant.
De la farine de riz et de la poudre rouge destinées à dessiner des motifs sur le sol à l'endroit où les jeunes mariés s'assoient.
Un sari faisant office de séparation pour maintenir les deux jeunes gens à l'écart lors des premières étapes de la cérémonie.
Un foyer et de petites bûches pour un feu ; du ghee et du camphre pour l'allumer.
Cinq variétés de fruits, quelques noix et feuilles de bétel, du sucre en poudre, des fruits secs.
Des guirlandes pour le fiancé, ses parents et ses beaux-frères.
Une petite photo de la divinité de la famille et des photos des parents des deux jeunes gens, s'ils ne sont plus de ce monde.
De la pâte de sucre de palme et de cumin, des bâtons de curcuma, du koum-koum, un plat de fleurs.
Des pendentifs blancs en polystyrène, avec motifs, destinés à orner les fronts de la mariée et de son futur époux.
Du riz en guise de confetti.
Un plat et un gobelet en cuivre pour laver les pieds du fiancé.
Une cloche en bronze et des idoles de Krishna, de Ganesh et d'autres divinités pour prier dans la nouvelle demeure des jeunes mariés.
Un gobelet en argent rempli d'eau et une cuillère pour oindre et pour boire.
Des pousses de neuf variétés de lentilles pour la puja de Gayatri.
Une zone dégagée pour exposer les ustensiles ménagers que la mariée emportera avec elle.
Des anneaux d'orteil en argent ou en or que le fiancé mettra à la future mariée.
Une meule sur laquelle la future mariée posera le pied pendant que le fiancé lui met ces anneaux." (JC Lattès - p.11-12)
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Irshad sortit lentement. Il marchait d'un pas hésitant, guidé par un jeune homme. Son visage disparaissait derrière un voile épais parsemé de fleurs de jasmin d'un blanc éclatant qui pendait de son turban. On le mena jusqu'à la jument ; il resta planté là. M. Ali se rendit compte qu'il n'était probablement jamais monté sur un cheval et ne se savait pas comment s'y prendre. Le fait qu'il ne voyait que ses pieds n'arrangeait pas les choses.
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Le mariage est un lien des plus sacrés. Les deux jeunes gens s'acceptent en tant que mari et femme de leur plein gré, sans contrainte. Souvenez-vous du verset du Coran : "Ta femme est un habit et tu es un habit pour elle. Le vêtement se porte près du corps. Qu'il en soit de même pour le mari et la femme. De même qu'un habit dissimule la nudité et les défauts, le mari et la femme devraient protéger leurs secrets respectifs du reste du monde. Tout comme les vêtements apportent un confort quand le temps est inclément, une femme et un homme doivent se réconforter face aux épreuves du monde. De même que les habits apportent beauté et grâce à notre apparence, qu'il en soit ainsi de la femme pour son mari, et du mari pour sa femme.
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- J'ignore le motif qui les a poussés à solliciter notre aide, mais laisse-moi vous dire une chose: tant que sa sœur lui cherchera une fiancé, il ne se mariera pas.- Pourquoi dites-vous ça, monsieur ? demanda Aruna, interloquée.- Appelez ça de l'expérience, ou un sixième sens. Sa sœur n'aura de cesse qu'il trouve la fiancée parfaite. Or la perfection est un attribut de Dieu et de lui seul. Elle n'existe pas dans ce bas monde. on dit que les filles de l'empereur mughal Aurangzeb ne se marièrent jamais faute de dénicher quelqu'un d'assez bien pour elles. C'est exactement comme ça que les choses se passeront pour Ramanujam.
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C'est un roman facile à lire et assez plaisant. J'appréhendais un peu, car le titre me paraissait assez simple. Cela m'a permis de découvrir de manière sympathique les coutumes matrimoniales indiennes.
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