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ISBN : 2370550945
Éditeur : Le Tripode (30/11/-1)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Quelque part dans l'océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l'abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie...

Roman aussi étourdissant qu'envoûtant, qui n'est pas sans rappeler L'Art de la joie de Goliarda Sapienza par la beauté de son héroïne et la force de sa langue, Anguille sous roche est un miracle littéraire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  02 janvier 2017
Anguille, sur le point de se noyer dans l'océan Indien, se remémore son existence. Ses forces l'abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée nous entraîne dans le récit de sa vie…
Anguille se noie… et moi avec elle ! J'ai vite perdu pieds dans cette longue phrase de 367 pages. Aucun point, seulement des virgules pour rythmer cette immersion dans cet océan hostile.
J'ai été heureuse d'arriver au point final. Je suis allée au bout de cette lecture car la langue est belle, les personnages secondaires sont attachants, le potentiel de ce jeune écrivain ne fait aucun doute à mes yeux.
Ce roman a été qualifié d'original lors de la rentrée littéraire de septembre 2016 et il a figuré sur de nombreuses pré-sélections de prix.
Il a finalement été couronné par le prix de littérature francophone Senghor.
A découvrir si vous voulez tenter une expérience littéraire inédite aux dépens d'une intrigue sans grand intérêt.

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Josephine2
  30 octobre 2016
Heu, comment dire. Qu'il m'a intrigué ? Sûrement, puisque je l'ai lu jusqu'au bout. de là à dire qu'il m'a plu ! Ca, je ne sais pas. Je suis assez mitigée.
Il y a des passages que j'ai beaucoup aimés, d'autres, qui m'ont ennuyés. Anguille, personnage principal de ce livre, nous raconte sa vie. Ses pensées ondulent et serpentent comme une Anguille qu'elle est. Sa vie n'est que circonvolutions. Il faut dire qu'elle est en train de se noyer et nous emmène dans les méandres de son esprit, juste avant d'être engloutie. Je ne dévoile rien, là, c'est le 4ème de couverture.
Ma foi, à vous de vous faire votre opinion. Je ne sais quoi en penser. Je ne mettrai donc pas de note à ce livre.
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gromit33
  17 août 2016
Lu dans le cadre de l'opération « le grand trip » qui consiste à découvrir en avant première des textes, la même chose que pour le cinéma, mais là pour des lectures. Ce livre a donc été lu en avant première et je l'ai reçu non massicoté. Ce qui veut dire que j'ai dû m'armer de mon coupe-papier et au fur et à mesure de la lecture, j'ai dû découper les pages. A l'époque du numérique, c'est un plaisir de découper des pages.. Les livres de la maison d'édition « le tripode » sont aussi de beaux objets et j'aime beaucoup leur couverture, sobre et la typographie qui facilite la lecture. Ce livre est l'un de mes coups de coeur de cet été. J'ai beaucoup apprécié suivre le dialogue d'Anguille, qui nous interpelle et nous raconte sa courte vie. Elle vient d'avoir 17 ans et on va au fils des pages apprendre à la connaître et sa famille, son environnement. Nous sommes dans une petite île de l'Océan Indien ; nous allons apprendre à connaître Connaît Tout, le père, « un piètre philosophe perdu dans une île de l'Océan indien », Crotale, sa soeur jumelle, la tante Tranquille, qui a élevé les deux filles après la mort en couches de leur mère, Vorace, le plus beau des pêcheurs et qui devient son amant clandestin, Désirée, la copine de lycée qui a un joli sac Chanel rempli de produits Dior, L'Oréal, Yves Rocher, Voilà, l'ami alcoolique de Vorace mais qui s'y connaît très bien en vin, français en particulier.. Un texte qui donne envie d'être lu à haute voix, les phrases claquent et de belles images de cette île nous apparaissent. Des termes ont été inventés et on est bien dans ce texte anguilliforme. de belles pages sur le désir, l'amour. Des pages d'amour et des images correspondant aux tableaux d'Archiboldo. L'auteur nous donne une belle leçon de vie dans le portrait de cette jeune fille volontaire. « ..mais romantique ne veut pas dire romanesque, parce que romanesque signifie rêve, et romantique folie, je préfère donc la folie au rêve. » (p161). Puis nous allons nous retrouver sur un bateau en partance pour Mayotte, ces sans papiers changent d'île pour trouver une vie meilleure sur celle de Mayotte, territoire français. L'auteur nous décrit avec humour, ironie, la vie des expulsés et qui le lendemain remontent sur un bateau pour revenir sur Mayotte. « Je bénéficie toujours de voyages gratuits, au moins une fois par an, pour rendre visite à ma famille, la différence, c'est que je me trouve toujours menotté comme un voleur avant qu'on m'embarque comme un prince suivi d'une forte escorte.. » (p295) Ce texte m'a fait penser à des lectures d'oeuvres d'auteurs haïtiens ou québecois. Il s'agit de textes francophones qui magnifient le « français classique », on y trouve de beaux mots imagés et poétiques : maussaderie, babillarde, une langue vipérine… Un réel plaisir de lecture et Anguille reste en mémoire lorsqu'on a fermé ce magnifique livre. L'auteur nous parle avec une belle langue poétique la vie d'humbles, qui rêvent d'une vie meilleure. « Je suis un chauffeur de mots » (p183). Les pages sont jalonnées de philosophie, de références culturelles (mythologie ou tradition locale). Les noms des personnages sont eux aussi très imagés : « Crotale veut dire serpent à sonnette, tu ne dois faire du bruit que pour effaroucher les voyous qui tenteront de t'approcher mais pas pour me casser les nerfs et m'infliger des déceptions après tant d'efforts que j'ai déployés. » « ..Mais il avait compris que la vie est un chemin chimérique, oui, la vie est une espèce de chemin à la fois long et court qui ne prend sens que dans le rêve collectif, nous rêvons tous sans le savoir et quiconque essaie de se réveiller pour s'en échapper échoue tragiquement, parce qu'il ne faut pas exclure ce de rêve fatalement vital, » (p40) « …c'est çà la vie, bah, quoi, vous le savez vous-même, il faut savoir jouer son rôle, leurrer les autre et se faire leurrer pour pimenter le spectacle, rien que çà, » (p74) « Tout est poison dans la vie, la vie est elle-même est poison » (p95)
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traversay
  04 octobre 2016
"Un diamant pur", "Ahurissant de beauté", "C'est magnifique", "C'est une claque", "Quel souffle, quelle fièvre", "Le livre le plus fort de cette rentrée." Bon, n'en jetez plus, l'enthousiasme est général, le consensus avéré : avec Anguille sous roche du comorien Ali Zamir, la planète francophone tient son chef d'oeuvre de l'année, voire de la décennie. le récit est celui d'une jeune femme qui se noie et nous raconte en flashback les événements qui l'ont conduite à ce sort peu enviable. Question : on fait comment quand on n'est jamais entré dans ce livre au flot logorrhéique, avec une histoire qui est du registre du mélodrame, riche en digressions multiples et dont le dispositif : une seule et unique phrase qui serpente plus de 300 pages est diablement étouffant ? D'autant que c'est tout de même un procédé qui tient plus de l'exercice de style que de la nécessité. Là où Zamir impose des virgules, ce sont des points qui logiquement devraient y figurer et il se permet même des pauses entre les différents chapitres alors que la phrase continue. Alors oui, l'auteur possède une verve terrible et un vocabulaire luxuriant mais pas plus que Mabanckou ou Bofane auxquels il fait penser. Et s'il est intéressant de voir le livre évoquer l'exil des comoriens vers Mayotte, l'île voisine, ce n'est qu'un élément parmi d'autres dans le roman, alors que ce flux migratoire, vu de l'autre côté, est abordé de façon frontale, mais avec moins de gouaille, certes, par Nathacha Appanah dans le magnifique Tropique de la violence. Parfois, cela arrive, l'on sent seul à aimer un livre peu goûté par la plupart de ses lecteurs. Là, c'est un peu le cas inverse. Que faire ? Tourner la page et partir vers de nouveaux horizons littéraires. Ce ne sont pas les livres qui manquent et qui ne demandent qu'à être aimés.
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xst
  23 octobre 2016
En refermant le livre d'Ali Zamir, Anguille sous roche, perplexe, je me suis posée la question de savoir ce qui faisait un bon roman. L'histoire? le style d'écriture? L'audace de l'auteur? L'exotisme? La résonnance/perception du livre par le lecteur? le moment où il lit le livre et par extension l'état d'esprit dans lequel il le lit? Les critiques élogieuses de quelques experts soutenues par un bon marketing? Un peu de tout ça?
Oublions les critiques et le discours marketing qui font de la quatrième de couverture justement ce qu'il ne faut pas lire avant d'ouvrir un livre, et revenons au livre.
L'histoire est banale : une jeune fille au sortir de l'adolescence prend un amant se fait rejeter par lui, décide de partir et se noie en voulant rejoindre Mayotte. le lieu l'est moins car toute l'action se passe sur l'ile d'Anjouan aux Comores, principalement dans la ville de de Mutsamudu. Les personnages se nomment Anguille, Crotale, Connais-Tout, Vorace, Tranquille, Garanti, Rescapé et j'en passe et pour ajouter à l'étrangeté de leur prénom, ils ont tous une personnalité qui s'en inspire.
Le style et l'écriture eux par contre, sortent vraiment de l'ordinaire : pas un point pour rythmer la phrase, juste des virgules, des paragraphes et des chapitres. Heureusement on prend vite le pli de mettre quelques points virtuels là où il faut pour ne pas s'essouffler tout au long de ces phrases qui s'enroulent, se dédoublent, changent de sujet pour s'en revenir à l'idée du départ. L'auteur, par la voix d'Anguille, semble parfois oublier ce dont il voulait parler mais il parle de tout et à propos de tout en phrases parfois obscures souvent embarrassées de locutions latines, de mots savants, peu courants ou carrément inventés utilisés plus ou moins à propos comme seul un conteur dans la plus pure tradition africaine saurait le faire pour allonger l'histoire.
Ce qui est un peu plus impressionnant, bouleversant même, c'est ce trouble de la pensée qui se manifeste par un discours précipité, une idée poursuivant l'autre comme dans le jeu de mot en laisse (marabout bout de ficelle etc.), qui épuise mais qui, remis dans le contexte de l'histoire (une jeune fille se noie et n'a que quelques instants pour raconter sa vie en accéléré) épouse parfaitement le propos. Un éclair de génie?
Ali Zamir a eu l'audace de nous faire lire une histoire qui se voudrait contée sous un badamier par un vieux sage. C'est un très bon premier roman qui a du souffle, du mouvement et ne laisse pas indifférent mais un miracle littéraire comme le proclame la quatrième de couverture? J'en doute.
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critiques presse (2)
Telerama   24 août 2016
Une femme se noie. Plongée dans le tourbillon rageur de ses souvenirs. Un premier roman impressionnant de maîtrise.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeMonde   23 août 2016
Dans ce roman qui n’est qu’une seule et unique phrase, une jeune femme, sur le point de se noyer dans l’océan Indien, retrace les amours et les désillusions qui ont forgé sa vie et nous emporte dans sa prose vertigineuse, sensuelle et révoltée.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
henagashenagas   13 décembre 2016
la vie est une espèce de chemin à la fois long et court qui ne prend sens que dans le rêve collectif,

pleurer c’est se décharger des blessures, des douleurs, et des angoisses que le cœur s’épuise à porter dans le silence, c’est surtout se décharger d’un fardeau comme l’amertume de certaines scènes qu’on n’aimerait pas vivre,

les images se bousculent et se tamponnent à la manière des monstres aveugles qui errent dans ma tête,

car la vie d’un individu est un immense château caverneux où l’on trouve des antichambres, des chambres et des caves, pour faciliter la chose je dirais tout simplement que la vie d’un individu est un ensemble de pièces éclairées et de pièces sombres tenues secrètes,

vous ne pouvez pas me stopper de toute façon, moi je continue mon aventure verbale, tant pis, dans ce genre d’aventure il ne peut y avoir d’arrêts que ceux qui donnent corps à l’aventure, parce qu’il n’y a même pas de frein, et quand il n’y a pas de frein il ne doit pas y avoir de station,

je disais alors que quand vous aimez quelqu’un il faut aimer aussi ce qu’il vous laissera comme souvenir ou fruit de cet amour, que ce fruit soit bon ou mauvais, sucré ou amer, vinaigré ou salé,

il faut se servir plutôt du cœur pour lire dans mon cœur tout en gardant dans l’esprit que le cœur ça ne se comprend pas facilement, c’est semblable à l’immensité,

l’âme c’est une sorte de lampe invisible qu’on nous prête pour un laps de temps dans une scène obscure qu’on appelle monde,
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xstxst   19 octobre 2016
,les amants de Vérone n'existent et n'existeront que dans la fiction, il faut le comprendre sans faire de bruit, il n'y a que des anguilles sous roche dans ce théâtre, des surprises qui profitent du silence, et du silence qui déteste le bruit, méfiez-vous de la capture de votre regard, le regard admire toujours la fiction, c'est de là pourtant que viennent toutes sortes de malheurs, (p206)
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rkhettaouirkhettaoui   23 septembre 2016
Ce n’est pas parce qu’on porte un nom savant qu’on arrive facilement à percer les voiles à jour, sinon tout le monde appellerait ses enfants Connaît-Tout, qu’est-ce qu’un nom d’abord sinon un vent sourd-muet qui s’efforce de s’époumoner en vain afin de faire bouger quelque chose dans le vide, il faut tout faire bouger par la matière grise, sinon par la matière fécale, oui, arranger ou déranger, pas par un nom, donc pour que les sons d’un nom soient retentissants, il faut d’abord se servir de sa tête ou de son cul en fonction des pulsions du cœur, car c’est désormais le cœur qui ordonne mais c’est la tête et le cul qui accomplissent.
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MtasseryMtassery   02 novembre 2016
Pleurer c'est se décharger des blessures, des douleurs, et des angoisses que le cœur s'épuise à porter en silence, c'est surtout se décharger d'un fardeau comme l'amertume de certaines scènes qu'on n'aimerait pas vivre, il fallait me reposer alors pour tarir mes larmes, puisque je vivais sans arme, j'ai découvert qui j'étais lorsque j'ai commencé à détester le vacarme,
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rkhettaouirkhettaoui   23 septembre 2016
L’homme est une vague qui se forme à partir d’autres vagues, c’est ça, comme les vagues, les humains aussi s’emberlificotent et se confondent, ils s’aiment et s’admirent, ils s’embrassent et s’animent, mais ils se détestent aussi et se déchirent pour disparaître enfin, et donner place aux nouveau-nés, oui, chacun son tour, exactement comme dans une pièce théâtrale, c’est pas de la gnognotte.
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Ali ZAMIR à la Foire du Livre de Francfort en octobre 2017 : "Sans amour le monde est voué à l'échec".
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