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ISBN : 2370551364
Éditeur : Le Tripode (07/09/2017)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Étincelle est une jeune fille qui se retrouve à bord d’un avion qui relie deux îles de son pays, les Comores. Prise dans les turbulences du vol, et tenaillée entre deux liaisons amoureuses, elle va se remémorer certaines des histoires que lui contait sa mère, à commencer par celle, somptueuse et tragique, qui devait un jour lui donner naissance.
Mon Étincelle remet en scène l’éternel jeu de l’amour et du hasard qui unit les amants. Après Anguille sous roche (... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  20 décembre 2017
“Accrochez-vous et suivez moi”, non ce n'est pas moi qui vous interpelle,
c'est Étincelle, la narratrice, la jeune fille de l'histoire. Elle se trouve à bord d'un avion en pleine turbulences, qui relie deux îles de son pays, les Comores. Dans cette traversée agitée, métaphore de la vie, entre la vie et la mort, elle nous conte son histoire d'amour tiraillée et celle terriblement émouvante de ses parents, où viennent s'emboiter d'autres récits foisonnant d'argot et de proverbes comoriens.
Des récits où « les matraques » déchaînées des hommes font  « angarier » leurs épouses,
où leurs pensées cochonnes mettent « le trouillemétre » des femmes visées, à zéro, où ils mentent comme « un arracheur de dents », par conséquent,
où les jeunes filles « attrapent facilement le ballon »,
où les protagonistes s'appellent Douleur, Douceur, Calcium, Vitamine, Tétanos,Efferalgan et Dafalgan -dont les deux derniers, des médicaments qu'on trouve un peu partout 😁-,
Et où si vous demandez à un enfant de dix ans quel métier il préférerait faire plus tard, il vous répond :”Président ou ministre” ( devinez pourquoi ?).........
Bref ce qu'il en découle, les Comores, un pays où le sexe semble monnaie courante et où l'histoire de chacun, une vraie histoire.
A travers des récits truculents mais aussi, ô combien tragiques,
D'une langue orale, ô combien ironique, originale et poétique,
Zamir,l'écrivain comorien, nous donne un aperçu socio-économique d'un pays, ô combien misogyne et dramatique .
Un contexte de ténèbres éclairé par une prose lumineuse !
Une Étincelle !
« Dans un monde où la bouche ne communique pas avec l'oreille, où la main droite ne fait pas confiance à la main gauche et où le coeur n'a rien à voir avec l'amour, la vertu demeure toujours un oiseau rare et farouche : c'est un oiseau qui disparaît progressivement de la sphère humaine.....Tout simplement parce qu'on est hantés par l'égoïsme, la méfiance et l'arrogance ».
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indira95
  01 octobre 2017
Lors du Forum Fnac Livres, j'eus la chance de rencontrer le charmant auteur qu'est Ali Zamir (que j'ai d'abord confondu avec Alain Mabanckou je le confesse, mais le port du chapeau fut un leurre ;)).

Si je reste dans le territoire de la franchise, j'évoquerais également l'absence totale de connaissance sur cet écrivain dont j'appris au détour du web, qu'il est comorien, auteur francophone et a déjà publié un roman, Anguille sous roche, qui a transcendé les critiques. C'est donc toute penaude que j'avançais, mon exemplaire à la main, en fervente fan de la littérature francophone africaine, bien décidée à affronter l'inconnu (sinon quel serait l'intérêt de la littérature). Outre qu'il soit charmant, souriant et m'ait écrit une très jolie dédicace, Ali Zamir nous a parlé avec beaucoup de ferveur, de son 1e roman pour nous donner envie de lire son second dont je vais vous parler séance tenante.

Mon étincelle est avant tout une histoire d'amour, classique thématique nous en conviendrons. Oui mais sous la plume d'un ascète des mots comme l'est Ali Zamir (lecteur, prépare-toi à consulter régulièrement ton dico car notre loustic prend un malin plaisir à sortir des tréfonds de la langue française, des termes dont je ne soupçonnais pas l'existence). Une lecture exigeante certes mais comme j'ai aimé cette langue châtiée, déliée, ces circonvolutions grammaticales, ces tournures stylisées, la beauté des mots mis bout à bout, mâtines de dialogues sortis du quotidien comorien, le plus cru des langages côtoyant des pépites littéraires. le prosaïque tâtonnant du sublime, les exigences du sexe fait pour le sexe, pour l'acte, s'opposant à la pureté d'un sentiment amoureux qui transcende les barrières et le temps, la corruption et la colère avoisinant le sens de l'honneur et l'éthique morale.

Notre narratrice, ballottée sur un vol chaotique au destin plus que précaire, se remémore l'histoire d'amour de ses parents quelques dizaines d'années plus tôt. L'occasion pour Ali Zamir de reconstituer tout un monde de couleurs, des personnages excessifs et attachants, une Comores démocratique où le principe de tribus prédomine encore et régit la société patriarcale, un système politique gangrené par l'atavisme. Une Comores qui s'en sort bien malgré les crises qui la secouent mais qui laissent une jeunesse comorienne sur-diplômée sans emploi. Il est question de tout cela dans Mon étincelle.

Merci à Ali Zamir de nous offrir un si joli roman qui m'ait fait sortir de ma zone de confort. Si je n'en retiendrais pas forcément l'histoire d'amour, somme toute un peu trop banale, vous pouvez être certains que je garderais un souvenir ému de ce qu'est la beauté de la langue française et le sacerdoce de l'écrivain.

Lien : http://www.livreetcompagnie...
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MarcoPolo85
  21 septembre 2017
Dans ce livre, je me suis imaginé dans un marché africain.
J'étais un cameraman qui prenait sur le vif les conversations glanées çà et là. Ça jappait du côté du vendeur de cigarettes qui avait rattrapé le taxi qui ne l'avait pas payé. A un autre endroit, untel préparait le mariage arrangé de sa fille. Ailleurs, un jeune commerçant essayait de gagner un maximum pour réunir la dot indispensable pour avoir sa dulcinée. Deux rombières, abusées par le même type, fomentaient une revanche. Et des garçons, fraîchement diplômés, lisaient de la poésie.
Un brouhaha collectif pour des histoires qui restaient néanmoins bien individuelles.
Sur ce marché situé aux Comores (îles de l'Est Africain), planaient des histoires amoureuses secrètes. Il y avait ces types qui vous promettaient la lune, avant de vous faire avaler des couleuvres, et il y avait ces sentimentaux, qui eux, vous envoyaient déjà sur orbite.
J'étais, donc, bien embarqué par cette histoire de Ali Zamir où les protagonistes s'appellent Efferalgan, Dafalgan, Douceur, Douleur, Calcium...
"Mon étincelle" se lit d'une traite. L'écriture est fleurie, riche, drôle.
C'est mon coup de coeur de cette rentrée 2017.
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Pasoa
  27 janvier 2018
Révélé par son roman "Anguille sous roche" ( Prix Senghor du premier roman francophone et francophile 2016), Ali Zamir est revenu avec un nouveau titre : "Mon étincelle".

Étincelle est une jeune adolescente. Elle vit avec sa famille à Anjouan, petite île de l'archipel des Comores. Commencée dans des circonstances très particulières (elle se trouve à bord d'un avion pris dans d'inquiétantes turbulences), c'est son histoire qu'elle nous narre, mais pas seulement.
D'emblée quelque chose séduit dans l'écriture d'Ali Zamir, quelque chose de chatoyant et d'irrésistible qui emmène au loin. Les noms des personnages : la mère d'Étincelle, c'est Douceur, son père c'est Douleur (de ces deux sensations devait forcément naître une étincelle). Et tous les autres : Efferalgan, Dafalgan, Vitamine, Calcium, Tétanos, etc. Un petit enchantement. Et puis les savoureux néologismes, les images hautes en couleur (et en chaleur, sur le sexe), le rocambolesque (Monsieur le directeur des impôts sur sa moto), les nombreuses injonctions d'Étincelle au lecteur ( "Accrochez-vous donc et suivez l'histoire que m'a racontée maman", etc.), nouent dans une prose belle et généreuse tout le bel élan de ce livre, de ce conte que l'on dirait oral.
Mais sous le fait de tout cela, c'est bien d'amour dont nous parle "Mon étincelle". Récit croisé de deux histoires, émouvantes, douces-amères : celle des parents, Douceur et Douleur et comme dans son ombre, celle d'Étincelle que la rencontre de deux garçons (Vitamine et Calcium) laissera dans un doux désarroi. Avant que de s'éloigner.
Le roman terminé, le temps passé depuis, "Mon étincelle" a ce pouvoir rare des livres dont on aime se souvenir, avec bienveillance et estime. Un livre charmant, sincère et attachant. Pour moi, un vrai coup de coeur.


Une pensée pour les Éditions du Tripode, pour tout l'effort fait concernant la très belle mise en pages de ses publications. Un vrai plaisir.
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Ktyminilit
  27 janvier 2018
Ali Zamir est un écrivain et chercheur originaire des Comores. Son roman « Mon étincelle » de par son titre d'une part et son contenu d'une autre part a illuminé les quelques jours de lectures de cette belle histoire joliment contée.
Etincelle est une jeune fille tiraillée entre deux jeunes hommes tous deux amoureux d'elle. Elle se souvient et nous raconte les histoires que sa mère lui a transmises notamment la belle histoire d'amour entre ses parents.
J'ai adoré ce roman si chaleureusement écrit, si simplement offert au lecteur. L'écriture est touchante, jamais extravagante, les personnages sont énoncés sans jugement.
Un petit clin d'oeil à un des néologismes tout à fait charmant relevé dans le récit : « la chacunière », l'habitation individuelle, le cocon de chacun.
Le soleil brille dans ces pages, l'amour rayonne. Je vous conseille la lecture de ce petit trésor.
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critiques presse (2)
Lexpress   23 octobre 2017
Ce Comorien de 30 ans a fait sensation l'année dernière avec Anguille sous roche, premier roman virtuose (constitué d'une seule phrase), encensé par la critique. Mon étincelle confirme son éblouissant talent de conteur et sa merveilleuse complicité avec la langue française.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   06 octobre 2017
« Mon Etincelle », deuxième roman du Comorien, est une peinture de mœurs pleine d’urgence de ses compatriotes.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   17 décembre 2017
La vie est une curieuse hirondelle coincée dans une vilaine poubelle: c’est là qu’elle palpite et cesse d’être belle.Vous n’avez rien saisi. Je le sens. Je reformule et esquisse la phrase. C’est simple. La vie est un voyage peu ou prou incertain. Un voyage plein de turbulences.Des turbulences associées ou non à des intempéries.Des intempéries impétueuses provoquées par la curiosité et la cruauté humaines. p.9
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BookycookyBookycooky   18 décembre 2017
.....avant de monter sur un arbre, on devrait penser d’abord à sa descente, pour éviter de se ramasser les dents par terre. p.54
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BookycookyBookycooky   20 décembre 2017
L’amour est un espace inaccessible pour ceux qui ne savent pas voler plus haut par les mots.
p.147.
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KtyminilitKtyminilit   17 janvier 2018
Et je sais que le livre est le meilleur ami qu'un être humain puisse rencontrer. Oui. Et si le livre est un ami jaloux qui aime nous avoir tout entier pour nous amener loin de ce monde, c'est son seul mauvais caractère, et il ne nous éloigne de nos proches que pour nous apprendre comment s'en approcher.
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MtasseryMtassery   14 novembre 2017
...mon cœur t’accompagne n’importe où tu es. Comme d’habitude. Je voyage tous les jours à travers le charme de ton sourire. De telle sorte que je me bats l’oeil du mauvais temps. Je laisse mon esprit planer comme un albatros qui n’a pas besoin de se poser pour éviter les souffrances. Je ne me souviens pas avoir respiré sans t’avoir à l’esprit. D’avoir pensé faire un pas sans te chercher. Et d’avoir prononcé un mot sans avoir ton prénom au bord des lèvres. De telle sorte qu’il m’arrive de prénommer Étincelle tout ce qu je touche, et tout cela sans me rendre compte de rien. Sais-tu qu’il m’est impossible de ne pas voir ton regard d’océanide sur l’horizon au coucher du soleil.
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Videos de Ali Zamir (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ali Zamir
Ali ZAMIR était l'invité d'honneur du salon du livre du Grand Narbonne du 05 au 06 mai 2018 avec son roman "Mon Étincelle"
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