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ISBN : 2266279580
Éditeur : Pocket (14/09/2017)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 160 notes)
Résumé :
1) Ne pas sortir sans bombe lacrymo
2) Toujours repérer les sorties
3) Toujours avoir un plan de secours
4) Ne jamais se retrouver coincée
5) Ne jamais paniquer...

Et la règle n°1 : ne jamais monter dans la voiture d'un inconnu.

Elles avaient tout prévu. Rédiger une liste exhaustive des dangers qui peuplent notre environnement. Établi tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
canel
  29 octobre 2017
Etudiantes sérieuses et prudentes, Sarah et Jennifer respectaient scrupuleusement les conseils de base pour ne pas atterrir entre les pattes d'un sale pervers. Cela n'a pas suffi, elles sont tombées dans un piège et ont passé trois années séquestrées dans une cave avec deux autres filles, soumises aux caprices les plus monstrueux d'un dingue.
Dix ans après leur évasion, alors qu'elles restent traumatisées, leur tortionnaire risque d'être mis en liberté conditionnelle. Elles peuvent contribuer à empêcher cela. Mais quel est le prix à payer pour se confronter à de tels souvenirs ?
Encore une histoire de séquestration, je ne compte plus le nombre de thrillers que j'ai lus sur le sujet depuis l'affaire N. Kampusch, et même avant. Celui-ci sort du lot, montrant l'emprise psychologique que peut exercer un tortionnaire , évoquant également le syndrome de Stockholm, et posant la question de la santé mentale - et donc de la responsabilité - de ce genre de criminel : « D'après le manuel des troubles mentaux, je dirais qu'il est au minimum un 'sociopathe souffrant d'un trouble narcissique de la personnalité'. Quant à savoir ce que ça signifie en termes de responsabilité morale, aucune idée. Est-il malade ? Doit-on avoir pitié de lui, ne pas le craindre ? »
Un thriller intelligent, plutôt sobre et pourtant terriblement flippant par moments - une vraie lecture d'Halloween, pour les âmes sensibles comme moi. 🎃
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gruz
  28 juin 2015
En matière de thrillers, on pourrait penser que tout a été dit. Je suis au contraire de ceux qui pensent qu'il faut maintenant un vrai talent pour réinventer le genre et jouer avec ses codes.
C'est le cas de Koethi Zan, juriste dans l'univers du divertissement et équilibriste à ses heures, qui nous propose un premier roman psychologique au sujet et au traitement assez casse-gueule.
Car l'auteure flirte avec la ligne jaune tout au long de son thriller et a même souvent les deux pieds dessus, sans jamais la franchir pourtant.
Je m'explique : c'est un roman très noir, le sujet est difficile et il eut été aisé de se lancer dans des descriptions sordides à n'en plus finir. Il eut été facile de tomber dans la violence complaisante et l'horreur à deux balles.
Plus d'une fois je me suis dit que Koethi Zan allait droit dans le mur en se prenant les pieds dans le tapis (sale) au passage. Mais elle a su, à mon sens, à chaque fois éviter le piège (même s'il s'en est fallu souvent d'un cheveux, c'est ça le talent).
Ce terrible récit de séquestration est une intrigue qui ne sombre pas dans l'accumulation de scènes avilissantes (même si certaines son terribles), mais qui au contraire se sert de ce sujet pour fouiller profondément la psychée des personnages. En terme d'analyse psychologique du traumatisme, l'auteure va loin et frappe fort.
En inversant l'ordre des choses, elle prend le contre-pied de bon nombre de ses confrères. Ici on alterne le présent et le passé ; les rescapées, meurtries et bousillées par leur traumatisante expérience, se retrouvent à enquêter des années après sur leur tortionnaire. Et se retrouvent à se souvenir aussi…
Ce renversement de situation est formidablement traité par l'auteure qui nous fait imaginer l'horreur plutôt que de nous la décrire et qui nous assène la vérité à coup de suggestions plutôt que descriptions. C'est la force de ce thriller qui nous assomme davantage en insinuant les faits et en laissant notre propre imagination faire une partie du travail.
L'intrigue est rythmée, bien écrite et bien menée. Elle prend ainsi une puissance qui nous empêche de lâcher le livre, enchaîné que nous sommes aux destins de ces femmes perturbées. Une histoire qui prend aux tripes, où l'émotion n'est pas factice, où les briques du mur de leur prison (physique et mentale) apparaissent au fur et à mesure. Jusqu'à un final bien vu, même si j'ai trouvé quelques détails un tout petit peu « too much ».
Oui avec La liste de nos interdits, Koethi Zan est une funambule qui nous fait vivre avec elle le frisson du gouffre. Si vous aimez les sueurs froides, vous pouvez la suivre sur son fil, elle saura vous mener (à la baguette) à destination.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Natacha851
  26 janvier 2015
Généralement, les inspecteurs retrouvent le tueur en série et parfois même, arrivent à sauver la dernière victime portée disparue.
Les renforts et les ambulances arrivent, les gyrophares baignent la maison et ses environs de leurs couleurs rouges et bleues.
La victime sort de cette demeure de l'horreur sur un brancard avec un regard pour celui qui lui a sauvé la vie.
Nous, lecteurs, nous sommes soulagés que tout cela se termine bien et nous refermons le livre.
Au bout de la peur propose de nous montrer ce qui se passe après.
10 ans après pour être précise.
Sarah a passé 3 ans dans une cave, enchaînée avec trois autres filles dont une qui était sa meilleure amie.
Cette dernière n'a pas survécu au traitement que leur bourreau leur a fait subir.
Retrouvées, les trois rescapées essayent de réapprendre à vivre.
Mais 10 ans seulement après son arrestation, Jack Derber, leur geôlier risque d'être libéré.
Nous pouvons trouver des défauts à ce livre :
Quelques longueurs, peut-être quelques facilités ou même un peu de prévisible.
Certes.
Mais malgré tout, nous pouvons lui reconnaître son originalité.
Les victimes sont au centre de cette histoire et non le bourreau.
J'ai été très intéressée de connaître les sentiments et les peurs de Sarah, de voir comment elle avait fait pour essayer de dépasser ce vécu et de savoir surtout les relations entre les victimes.
Ce dernier point m'a fait pensé un peu à Primo Levi et à Si c'est un homme quand il nous révèle que dans des situations extrêmes, l'instinct de survie prime parfois sur la solidarité.
Un livre qui m'a tenu presque jusqu'à la fin et qui m'a émue, notamment lors d'une scène dans la forêt entre deux rescapées.
J'ai été plus sensible à l'histoire des trois filles sorties de la cave ainsi qu'à la relation entre elles plutôt qu'à l'histoire policière que j'ai trouvé peu fouillé.
Le final par contre est bien trouvé, nous forçant encore à voir les nuances et les complexités d'une victime d'un monstre.

Un premier roman prometteur.
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InMyBookWorld
  03 juin 2015
La liste de nos interdits est un thriller prenant, qui nous plonge au coeur de l'horreur, qui nous rappelle combien les monstres peuvent être cruels mais surtout, qu'ils peuvent avoir n'importe quel visage.
Je remercie Louve et le forum Mort-sûre, ainsi que les éditions Fleuve noir, pour cette lecture :)
Sarah a vécu l'enfer. Pendant trois ans. Trois longues années enfermées dans une cave, à subir des tortures. Pourtant, avec sa meilleure amie, elles s'étaient préparées depuis des années afin d'éviter justement ce genre de choses. Mais toutes les précautions prises ne valent rien face à la folie et à la détermination d'un psychopathe.
Nous faisons la connaissance de notre héroïne, Sarah, bien des années plus tard, lorsque son agresseur, en prison depuis qu'elle est parvenue à s'échapper, fait une demande de libération. Cet évènement va bouleverser encore plus Sarah, l'obligeant à faire face à ses souvenirs, à ce qu'elle a fait pour pouvoir s'échapper, et surtout à la personne qu'elle est devenue.
Ainsi, le récit passe du présent au passé, nous mettant sur la voie de l'impensable, nous donnant des indices sur ce qu'il s'est vraiment passé dans cette cave, les raisons qui font que Sarah n'a plus de lien avec celles qui ont partagé sa cellule pendant ces affreuses années.
En effet, on comprend que Sarah a fait quelque chose de grave, quelque chose qui a rendu l'une des autres victimes folle de rage au point de la menacer de mort.
Sarah va devoir mettre ses angoisses de côté, et prendre sa vie en main, une vie qu'elle vit depuis longtemps cloitrée chez elle. Elle va devoir faire face à ses démons, peut-être même à ses erreurs pour pouvoir espérer retrouver le corps de sa meilleure amie, et ainsi, laisser pourrir en prison son assassin.
J'ai particulièrement aimé les retours en arrière. On constate dans quel état Sarah en est ressortie et quelle genre de vie elle mène, et on veut savoir comment elle en est arrivée là et ce qui s'est passé entre elle et les autres victimes. Tout comme on veut savoir où est le corps de sa meilleure amie. On suit avec ferveur l'enquête que Sarah va mener, une enquête qui va la libérer, qui va la faire sortir de cette cave, d'où elle n'est jamais véritablement partie. Ce qu'elle y a subit l'a transformée à jamais.
Au fil des pages, on comprend, on découvre et on se dit que ça ne peut pas être pire, et pourtant. Les pions se mettent en place, les suspects apparaissent, les bourreaux se dévoilent, et certains ont un étonnant visage...
L'un des points forts du roman est la plume de l'auteure. Elle parvient à nous faire imaginer l'horreur et à nous faire ressentir la peur, sans nous la mettre sous les yeux et sans partir dans des descriptions insoutenables à lire. On aura peu de détails sur les tortures qu'ont subies les victimes, incitant notre imagination à prendre le relais. Ce qui peut être pire, car on n'arrive déjà pas à imaginer être enfermé pendant 3 ans dans une cave, ou pire, dans une boite, en étant sous alimenté, alors les tortures...
Celles et ceux qui ont du mal avec les détails sordides y trouveront leur compte, mais si c'est ce que vous recherchez, vous risquerez d'être déçu. Ce que j'avoue, avoir un peu ressenti.
L'autre point fort du récit, c'est ce suspense constant, ce danger qui pulse entre les lignes, qui nous menace, et ce mystère quand aux évènements, qu'ils soient récents ou pas, et qui rendent cette lecture addictive. On veut savoir le fin mot de cette histoire, on veut que Sarah aille au bout de cette enquête, au bout d'elle-même. On veut comprendre, on veut que justice soit faite.
Difficile de vous en dire plus sans rien dévoiler, car c'est vraiment là ce qui fait qu'on est pris dans cette lecture, la découverte de la vérité et des évènements, certains nous laissant sans voix.
En bref, un thriller qui captive son lecteur pour ne le relâcher qu'à la toute dernière page, l'esprit pas mal chamboulé. Et puis cette fin, quoi !
Ma note : 4.5/5
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gwenleen
  02 juillet 2015
Encore un billet où je vais me faire un tas d'amis ... tout un tas ;)
"La liste de nos interdits", le thriller dont tout le monde parle, la sortie événement de chez Fleuve, ou plutôt ... la réédition événement ? Et oui ... Avant de s'appeler ainsi, le bouquin (exclusivité France Loisir en son temps), se nommait "Au bout de la peur" .
Bon ça mis à part, j'avais très très très envie de le lire et me suis laissée avoir au craquage (pfff mais pourquoi ? ).
Je dois tout d'abord dire que le sentiment de malaise était bien présent dès le début de ma lecture et m' a prise au déoourvu. Pour la qualité du roman ? Neni ... Mais bien pour le triste rappel d'un fait divers (enfin fait divers ... un drame oui) ayant secoué mon petit pays il y a 20 ans (des jeunes filles enfermées et torturées dans une cave ...). Passons au-dessus de celà, car de toute façon, certains lecteurs n'étaient même pas nés à l'époque alors ....
Alors une bonne première partie, je dirais même deux bons premiers tiers menés tambours battants par une plume aussi efficace qu'addictive. Vraiment, malgré le malaise et les frissons dans le dos, on se laisse prendre et on tourne les pages (sans doute aussi que la pudeur et la retenue quant à ce qu'il se passe "en captivité" aide à ne pas lâcher ... plus de détails et je fuyais). Et puis ? Et puis comme une recette de cuisine qu'on rechigne à suivre, au début ça marche et puis à vouloir expédier le plat trop vite ça foire. Oui ça foire! Un premier pseudo dénouement au terme d'une scène d'angoisse qui fait pousser un énorme "mais pourquoi ??" et otant toute crédibilité (du moins encore un peu plus) à certains personnages. Dix lignes et ce à quoi vous vous étiez accroché s'effondre vous faisant prendre conscience au passage que finalement c'était pas si bien que ça. Et ça s'arrête après ce dénouement ? Nannnnn (ou ce serait trop simple ...) vient alors la suite de l'intrigue sur le thème du "et si machin n'était pas celui qu'on croit", traité emballé pesé en boh une soixantaine de page? Tel un plat surgelé on l'imagine succulent en photo et le splotch déposé dans votre assiette vous coupe l'appétit ...
Alors oui ça aurait pu, oui les deux premiers tiers si on ne cogite pas trop sont bons (d'ailleurs c'était pile poil en cette fin d'année), mais après ... mais après le constat est simple: faire un bon thriller de la première lettre au point final, c'est pas facile (contenter lecteur difficile cet art tout aussi difficile).
Je l'ai lu c'était sympa mais également décevant mais c'est fait alors: au suivant !
Lien : http://desmotssurdespages.ov..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   27 octobre 2017
C'était sa façon d'opérer. Il voulait créer ce lien personnel. Une relation très profonde et très intime. Il entrait dans votre esprit, y rampait tel un serpent venimeux s'insinuant dans un trou, puis y tournait et s'y tortillait jusqu'à s'y sentir chez lui. Difficile de lui résister quand la faiblesse physique vous faisait prendre votre agresseur pour votre sauveur. De plus en plus de le repousser quand, après vous avoir tout ôté, peut-être pour toujours, il vous distribuait le minimum vital : nourriture, eau, hygiène, une ultime marque d'affection. Un petit mot réconfortant. Un baiser dans le noir.
(p. 35-36)
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canelcanel   02 novembre 2017
Lorsque j'avais fini par me sauver, je m'étais dit que plus jamais je ne serais malheureuse. Que le mal ne pourrait plus m'atteindre tant que je serais libre. Pourquoi, alors, le bonheur continuait-il de m'échapper ?
Ou bien était-ce cet aspect des choses dont on ne pouvait se remettre totalement ? Y avait-il vraiment autant de douleur, à cet instant, dans le coeur de millions de gens ? Des gens qui portaient le fardeau de l'existence et essayaient de sourire à travers les larmes lors de moments fugaces ici et là - quand ils parvenaient à oublier leur détresse l'espace d'un instant ou plusieurs d'affilée. C'était peut-être ça, vivre.
(p. 317)
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canelcanel   31 octobre 2017
[ Alabama, années 2010 ]
La bourgade en question se mourait, c'était indéniable. La rue principale était flanquée de bâtiments en briques rouge terne datant de la Grande Dépression qui n'affichaient que des panneaux 'A VENDRE' sur les devantures. Le centre-ville comptait une banque, un bureau de poste, la mairie et un unique drugstore. Aucun parking ne contenait plus de deux véhicules. Un petit restaurant affichait une pancarte 'OUVERT' mais, à travers les fenêtres, on voyait les chaises retournées sur les tables. Les lumières étaient éteintes.
- Comment les gens d'ici gagnent-ils leur vie ? ai-je demandé en contemplant le bâtiment désert.
- Les plus ambitieux fabriquent de la méthadone. Les autres la consomment. Ou alors ils travaillent dans les fast-foods des 'nouveaux quartiers'. Bienvenue dans l'Amérique profonde.
(p. 191-192)
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canelcanel   03 novembre 2017
Elle avait vu assez de toxicos se piquer pour connaître la marche à suivre. Elle s'est emparée du lacet de cuir et l'a serré sans hésiter autour de son bras. L'aiguille a trouvé sans problème son chemin dans sa veine, s'y enfonçant comme si c'était son destin. La première montée l'a emplie d'une euphorie nouvelle et a chassé aussitôt toute sa souffrance, l'a balayée comme une bouffée d'air pur nettoie les rues de la ville à l'aube. A cet instant, pour la première fois, elle a compati avec sa mère [héroïnomane] et s'est demandé si ce n'était pas elle qui avait tout compris de la vie, après tout.
(p. 76-77)
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canelcanel   28 octobre 2017
- Tu penses que tout peut être trié, codifié et compris ? Que l'univers est organisé en fonction d'une logique interne, et qu'avec la bonne dose d'analyse statistique, nous pourrons résoudre une sorte d'algorithme philosophique ? La vie ne fonctionne pas comme ça [...]. Je pensais que tu le savais, maintenant. Si trois ans dans une cave ne t'ont pas enseigné cette leçon de vie, alors rien de ce que je pourrais dire ne le fera.
(p. 94)
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