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ISBN : 2355220883
Éditeur : Zones (01/12/2016)

Note moyenne : 4.56/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Une histoire de la France " d'en bas ", celles des classes populaires et des opprimés de tous ordres, pour un livre monumental : une histoire des résistances, des révoltes et des rébellions face à l'ordre établi et aux pouvoirs dominants, une histoire qui restitue le champ des possibles non aboutis dans leur contexte politique, économique et social, mais qui passe aussi par l'histoire du quotidien, de l'intime et du sensible, attentive aux émotions, aux bruits et au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
pchion
  26 mars 2018
La lecture de ce passionnant pavé de 1000 pages m'a pris deux mois, tant il est foisonnant d'informations. Michelle Zancarini-Fournel s'intéresse à des aspects de l'histoire de France que les livres d'histoire les plus communs ignorent purement et simplement, ou relèguent au second plan. Pour beaucoup d'historiens il est malheureusement plus intéressant de discourir sur les malheurs de Marie Antoinette ou sur les conquêtes de Bonaparte, que de se documenter sur la vie quotidienne des gens de peu. A travers le travail de recherche documentaire que l'auteure a effectué, elle accorde une place importante aux minorités dont on ne parle presque jamais, en particulier aux habitants des Territoires éloignés de la métropole.
J'étais un peu inquiet en commençant ce livre car il s'agit à l'origine d'un travail "sur commande" des éditions La Découverte, soucieuses de commercialiser un "équivalent français" de l'histoire populaire des Etats-Unis de l'historien Howard Zinn. Les écrits universitaires sont parfois richement documentés mais rébarbatifs d'approche, quand ce n'est pas le style de l'auteur qui est carrément catastrophique (ce qui arrive parfois !). Ici ce n'est pas le cas et l'écriture de Madame Zancarini est fluide et parfaitement abordable.
Il ne s'agit pas d'un roman "à suspens" mais d'un livre dont les qualités pédagogiques sont indéniables. J'ai pris le temps pour le lire, histoire de m'imprégner d'informations que je ne connaissais pas du tout. Si vous n'avez pas peu des lectures un peu ardues et si l'histoire de notre pays vous intéresse, je vous recommande ce livre. Je viens de l'offrir à un ami !
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IreneAdler
  21 mai 2018
J'avoue, j'ai calé. Ce livre est vraiment énorme et pour cause : il reprend l'histoire de France de 1685 à 1945-46 du point de vue de la rue, c'est-à-dire du peuple.
C'est bien écrit, documenté, ni trop savant ni trop vulgarisé. Mais en fait ce n'est pas le format que je préfère. D'autant qu'il manque, je trouve un index des noms des personnes, voire des lieux. Alors oui, ce sera encore plus gros, mais cela permettait aussi aux lecteurs de retrouver facilement ds personnages importants, parce qu'on a le temps d'oublier le contexte de leur apparition.
Bref, c'est un livre vraiment important, qui balaie toute l'histoire moderne du pays. Et qui montre que les barricades à Paris est une longue tradition ;-)
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kanishka
  21 avril 2018
Une somme!
Un pavé mais très loin d'être indigeste. le pendant français du livre de Zinn. le style de l'auteure n'a rien de la publication universitaire. Il était temps de mettre en lumière ces inconnus qui se sont battus pour les acquis d'aujourd'hui. Temps de voir l'histoire de France par l'autre côté de la lorgnette. Si j'ai une critique à émettre, elle concernerait le choix de mettre les notes en fin de livre. Car vu le nombre, j'ai passé mon temps à tourner les pages. Des notes en bas de page auraient été souhaitables selon moi.
Ce livre m'a accompagné plus de trois mois et je vais me faire un devoir de le recommander et l'offrir car connaître sa propre histoire est peut-être l'unique moyen d'empêcher l'inexorable répétition des mêmes erreurs.
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critiques presse (3)
Actualitte   26 octobre 2017
L’histoire de France des dominé(e)s, des subalternes, c’est l’angle qu’a choisi Michelle Zancarini-Fournel pour son magistral travail édité par les éditions Zones.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaViedesIdees   27 mars 2017
L’histoire populaire de la France que conte Michelle Zancarini-Fournel est celle de figures individuelles et de combats politiques souvent occultés. Comblant nos « failles mémorielles », elle suggère aussi une autre narrativité.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
Telerama   15 février 2017
En mille pages, l'historienne relève le défi de presque tout brasser, faisant revivre celles et ceux dont Michelet disait qu'ils n'avaient pas d'histoire.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2017
La méfiance de l’étranger est très présente dans la communauté paysanne dont la vie collective, marquée par une xénophobie latente, repose en partie sur l’exclusion des « forains », fauteurs de troubles potentiels : soit les mendiants, les bandes, les jeunes du village voisin ou encore les agents du fisc. Les Bohémiens et les juifs sont aussi montrés du doigt. Il s’agit donc bien là d’une définition extensive de l’étranger. Pour désigner l’autre, les mots sont légion : « l’aubain » se distingue du « régnicole » (du royaume), le « natif » du « horsain ».
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rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2017
On sait lire et écrire dans la famille et, fait intéressant, la fille est instruite à grands frais chez un maître d’école d’un bourg voisin. Comme laboureur, il occupe une place relativement élevée dans la hiérarchie de la société paysanne mais il n’est pas très riche et doit vendre des terres à la suite de difficultés financières. Il emprunte beaucoup et ne rend pas toujours à temps. Il élève des brebis et des agneaux pour la viande, les revend ensuite à des bouchers et ce commerce occupe nombre de pages de son journal.
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rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2017
Le mendiant, qui n’est pas forcément un errant, ne peut pas ou plus travailler et mendie parfois dans son propre village. Le vagabond, quant à lui, passe par des moments de travail où il offre ses services (battre le blé dans les granges par exemple) et d’autres où il va d’un lieu à l’autre quelques jours, ou plus éventuellement. Le XVIIe siècle est le siècle de l’enfermement avec la création de l’Hôpital général (avril 1656) dans un triple but d’assistance, de rééducation et de répression. L’assimilation entre mendiants et vagabonds, déjà avancée par ordonnance royale en 1661, est confirmée par la déclaration royale du 13 avril 1685 – décidément une année terrible –, qui fait la chasse aux oisifs.
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rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2017
Si la politique est la possibilité donnée à tous de participer ou d’influencer les décisions dans la sphère publique, l’attitude d’indépendance des paysans à l’égard des villes et des notables ruraux est un signe de politisation, même si le roi et le régime monarchique ne sont pas explicitement mis en cause. C’est par le refus, parfois violent, des prélèvements royaux ou seigneuriaux que les paysans se manifestent dans la « grande politique », celle de l’État.
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rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2017
Comme pendant la Grande Guerre, le soupçon d’adultère pèse sur les épouses. Le voisinage entend surveiller leur conduite et les femmes infidèles, considérées comme déviantes, sont condamnées par l’opinion publique et la justice. En « trompant » leur mari, elles trahissent l’État français.
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Videos de Michelle Zancarini-Fournel (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michelle Zancarini-Fournel
[1968- 2018 : 50 ans de mai 68] Quelles images pour se souvenir de mai 68 ? Cinquante ans après, que retenir ? Éloignons-nous des représentations éculées pour revenir à l?essentiel : la foule immense de visages inconnus, ces anonymes dans les rues parisiennes et dans les occupations d?usines. C?est grâce aux photographies des correspondants bénévoles de l?Humanité que l?on aperçoit aujourd?hui les visages de ceux et celles qui ont fait 68. Elles représentent un fragment de l?incroyable diversité des luttes et des aspirations de ces années-là. "68, une histoire collective" relate ce « moment 68 » en l?inscrivant dans une longue séquence historique, de la fin de la guerre d?Algérie en 1962 à l?élection de François Mitterrand en 1981, de la révolution cubaine à la révolution iranienne. Cet ouvrage collectif exceptionnel invite à parcourir l?histoire de ces vingt années qui ont transformé la société française en profondeur.
"68, une histoire collective", sous la direction de Philippe Artières et Michelle Zancarini-Fournel, est paru en 2008. Dix ans après, ce pavé de 860 pages, devenu culte, ressort dans une édition augmentée.
Un grand merci à Dominique Grange qui nous laisse utiliser ses paroles et sa musique pour illustrer cette sortie. « Grève illimitée » résonnent toujours aussi bien 50 ans après !
? Pour en savoir plus : https://frama.link/AwuFTkJV
Photographies © Correspondants Humanité Légendes des photographies : La manifestation du 24 mai 1968. Lendemain d?émeutes, rue de l?Ancienne-Comédie, mai 1968. À l?angle de la rue des Écoles et de la rue Monge, face à la Mutualité, mai 1968. Occupation de l?usine Renault de Cléon (Seine-Maritime), mai 1968. «30e jour de grève », entreprise électrique Gérard Mang (Vernouillet, Eure-et-Loir), mai 1968. Occupation des ateliers RATP de Championnet (Paris, XVIIIe), mai 1968. « Magasin occupé », 24 mai 1968. La manifestation du 29 mai 1968. Occupation de l?usine Dassault-Aviation à Saint-Cloud, mai 1968. La nuit du 23 au 24 mai 1968, dans le quartier Latin. Occupation de la Compagnie générale de télégraphie sans fil, 1968. Le 11 mai 1968, France-Soir titre : « Désolation au quartier latin ». Vente de montres Lip à la cantine du ministère de l'Agriculture, août 1973. Manifestation pour la retraite à 60 ans à Saint-Nazaire, mai 1971. Centenaire de la Commune de Paris : défilé au Père-Lachaise, mai 1971. Pétition pour la construction de HLM dans le quartier de Ménilmontant à Paris, juin 1971. Manifestation de femmes au marché de Corbeil, 23 octobre 1971. Comité national pour la défense et la libération d?Angela Davis, Meeting à la Mutualité, mars 1972. Délégation japonaise à la manifestation de soutien au peuple vietnamien à Paris en février 1972. « Debré ou de force, nous garderons le Larzac ! » Paris, janvier 1973.
Musique : © « Grève illimitée » Paroles et musique : Dominique Grange, accompagnée par le groupe Accordzéâm. Chanson extraite du livre-vinyle « Chacun de vous est concerné », Éditions Casterman, 2018.
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