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ISBN : 2714480705
Éditeur : Belfond (08/11/2018)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 35 notes)
Résumé :
" Mémoires d'un rat est mon premier roman consacré à un animal, une créature insolite et méconnue car, lorsqu'il s'agit des rongeurs, l'homme est plus soucieux de chercher les moyens de les combattre que d'étudier leur comportement, leur psychisme et leur sensibilité.
C'est un roman à sensation et tout rempli de mystère ; en effet, autour des nids de rats et à proximité de leurs trous se déroulent nombre de tragédies, de drames et d'aventures... Les expéditio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
zaphod
  24 juillet 2014
Quand on écrit (un roman) sur la vie des animaux, c'est difficile de ne pas céder à l'anthropomorphisme. C'est probablement même impossible. Comment savoir vraiment ce que pensent les animaux, ce qu'ils ressentent ?

Alors, tant qu'à faire, autant l'assumer complètement, l'anthropomorphisme. C'est ce que fait La Fontaine quand il fait parler un renard ; c'est pas vraiment à la psychologie des renards qu'il s'intéresse, mais à celle des humains, même si elle est un peu caricaturée pour les besoins de la démonstration.
C'est un peu différent quand Maeterlinck écrit "La vie des fourmis" (j'adore ce livre) ; il se place en observateur externe, mais ne se gêne pas pour décrire la vie des bestioles avec des termes propres aux comportements humains. Au-delà de l'observation amusée de ces sociétés de fourmis aux moeurs aussi étranges que complexes, c'est surtout le parallèle avec les sociétés humaines qui est le but souterrain de l'auteur.

Chez Andrzej, ce n'est pas la même approche, quoi qu'il en dise dans sa préface. Ce qui ne fonctionne pas pour moi, c'est que l'auteur donne la parole à un rat, sensé nous raconter ses "mémoires". le bouquin est écrit à la première personne (en alternance avec des phrases à la seconde personne, par un effet de style incompréhensible).
Ce sont donc, les préoccupation d'un rat (principalement, bouffer et ne pas se faire bouffer, et accessoirement, copuler) qui nous sont contées au fil des pages, mais avec un langage parfaitement humain, au vocabulaire et à la syntaxe irréprochables.

Or, si je devais imaginer me glisser dans la tête d'un rat, je crois que je n'aurais pas une vision du monde aussi humaine. Il me semble que de ce point de vue, l'échec était inévitable. Finalement, ce livre ne m'apprend pas grand chose sur les rats, et rien sur les humains.

Les journées d'un rat sont donc extrêmement peu passionnantes (du moins pour le lecteur que je suis) : invariablement, le rat a faim, le rat bouffe, le rat a peur, le rat tue. Mais aussi, parfois, le rat voyage.

A la question "où vont les rats ?", je crois finalement que la réponse est assez évidente : "on s'en fout".

Bien plus délicat est de répondre à la question "où veut en venir cet auteur ?".
Ce n'est pas qu'il écrive mal ; sa prose n'est pas désagréable, si ce n'est le problème de l'anthropomorphisme, qui n'a cessé de me perturber jusqu'à la fin. Parce que si le but était que je m'identifie à un rat, c'est raté ; je ne suis jamais entré dans la peau de la petite bête (et je n'irai pas jusqu'à dire que je le regrette).

Est-ce que notre raton devrait être considéré comme un espion infiltré dans la société humaine ? On voit bien que le pays qu'il traverse est en guerre et sujet à toutes les violences, mais tout cela se passe en marge de sa vision et ne suscite que peu d'intérêt chez lui (sauf quand il y a un cadavre humain pour le dîner; s'il faut l'en croire, c'est un délice).

Est-ce que les humains ne valent pas mieux que les rats qu'ils abhorrent tant ? En d'autres mots, est-ce que nous sommes tous des rats ? Si c'est la thèse d'Andrzej, en tout cas, il n'a pas réussi à m'en convaincre.

Bref, je ne vois pas vraiment où il veut en venir, et j'aurais tendance à dire : "nulle part".

Ne reste qu'une impression d'ennui pour un livre que je risque d'oublier très rapidement.
Ah non, quand-même, je ne suis pas près d'oublier son horrible couverture !
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karavane
  26 octobre 2012
Andrzej Zaniewski est né en 1940 ,en Pologne pendant la seconde guerre mondiale. Son livre est un étrange parallèle entre ce qu'il a vécu, en tant qu'homme,la guerre, l'insurrection de Varsovie, les exécutions,le sang, les abus sexuels, ce qu'il transcrit dans la tête du rat. Son livre a été rtès mal perçu dans son pays, taxé de répugnant, d'apocalyptique,d'obscène...de nihiliste. Zaniewski y voyait, au contraire un récit sur les lois qui dominent nos sociétés, nos mythologies, nos vérités et nos mensonges,l'amour,l'espoir, la solitude et la nostalgie. On y perçoit le manque de division claire entre le bien et le mal, le bourreau et la victime, l'homme et l'animal.
La vie du rat est faite de fuite éternelle, d'actions de survie, de combats, de retranchements, de peur et de courtes illusions. Bien peu de pauses dans ce voyage en boucle au milieu de la guerre,de l'exode,de l'antisémitisme, du racisme,de la discrimination, de l'intolérance.
Ce livre,écrit en 1979 a pu s'imposer au travers d'une première traduction en tchèque et surtout grâce à sa traduction en allemand. Enfin édité dans son pays en 1999, il y rencontre toujours la même résistance.
L'homme fuit les horreurs qu'on lui rappelle. Après chaque drame, il recultive rapidement le jardin de l'oubli.
Pourtant, ce livre ne fait que signifier que l'homme est le seul capable d'atrocités gratuites. La cruauté des autres êtres vivants est toujours liée à leur survie.
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Jaklek
  17 mai 2019
D'abord intriguée par ce titre,je me suis arrêtée au nom de l'auteur et j'ai pensé qu'après tout...
Après tout, il y avait peut-être quelque message caché derrière cette vie de rat, sale bête chassée par les humains.
Et puis l'apostrophe au lecteur, sachant ce que je sais de la Pologne et des vicissitudes vécues au fil des siècles par ses habitants, m'a incitée à lire "au second plan". Elle est terriblement moche, cette vie de rat que nous trace Zaniewski, elle est sadique, violente jusque dans les accouplements , fuite perpétuelle ... Est-elle si loin que ça des conditions de vie qui ont été faites à tous ces humains,
pourchassés,avilis, matraqués, exterminés pendant les jeunes années de cet auteur ? Excusez-moi du peu, cette idée ne m'a pas quittée et j'ai lu cet écrit singulier en me disant que cette pauvre bestiole n'avait pas de chance d'appartenir à une espèce exécrée par une autre ( ou d'autres) espèce et que tous les moyens étaient bons pour procéder à son élimination...
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Matavem
  29 juin 2010
C'est le premier roman de cet auteur consacré à un animal. le lecteur voit le monde à travers les yeux et les comportements d'un rat, héros de ce livre étonnant qui nous fait voyager dans des kilomètres de tuyaux, égouts, bouches d'incendie, trous divers dans lesquels les rats aménagent ou tentent d'aménager un espace de vie pour eux et leur famille sans cesse reconstituée. le plus grand ennemi du rat c'est l'homme qui parfois le torture, et le dégoût change alors d'objet... Ce rat est poursuivi en permanence par la faim et par la peur, peur des hommes, peur des chats et des chiens, peur des oiseaux de proie, peur enfin de ses semblables. Partout la guerre est présente. Et l'on voit le rat voyageant comme poussé par un irrésistible besoin d'aller voir si dans d'autres pays, dans d'autres villes la vie ne serait pas enfin plus douce. le rat vit la vie des héros des mythologies : comme Oedipe il tue son père et féconde sa mère, comme Ulysse il voyage pour revenir longtemps après dans sa première demeure. Il rencontre un flûtiste magicien, et un homme tentera de l'apprivoiser. Lui, le rat, il traversera maintes épreuves. Terrible univers humain que celui qui est vu par l'oeil du rat, terrible monde où règne la peur et la souffrance jumelées au désir de survivre coûte que coûte.
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lejardindestephanie
  10 août 2011
Quand un scientifique fait un roman de ses observations, le personnage principal en devient un rat mélomane et cruel, attachant et révoltant.
Un rat pas si loin de l'humain.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
karavanekaravane   26 octobre 2012
Désormais je n'ai plus peur de la foudre,je n'en ai plus plus peur parce que je ne verrai plus jamais les éclairs. La cécité a eu raison de ta peur,elle t'a débarassé de ta crainte devant ce qui autrefois te faisait fuir.
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