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Adam Kubert (Illustrateur)Michael Walsh (Illustrateur)
ISBN : 1302907565
Éditeur : MARVEL - US (26/12/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
The webslinging, wallcrawling wonder returns to New York City in the all-new PETER PARKER: THE SPECTACULAR SPIDER-MAN. A companion series to the best-selling Amazing Spider-Man series, Peter Parker is going back-to-basics for big heroics in the Big Apple. Featuring adversaries old and new, be there as Spider-Man returns to his friendly neighborhood for his never ending battle against crime and the dreaded "Parker Luck."
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  07 février 2018
Ce tome est le premier d'une nouvelle série consacrée à Spider-Man, ayant débuté en 2017, alors que Peter Parker est le PDG de Parker Industries, et qu'il voyage d'un coin à l'autre de la planète dans sa série principale : Amazing Spider-Man: Worldwide écrite par Dan Slott. Il comprend les épisodes 1 à 6, ainsi que dans le Free Comic Book Day (FCBD) 2017, initialement parus en 2017, écrits par Chip Zdarsky, dessinés et encrés par Adam Kubert (épisodes 1 à 5), et par Michael Walsh (épisode 6), avec une mise en couleurs réalisée par Jordie Bellaire (épisodes 1 à 5) et Ian Herring (épisode 6). L'histoire courte du FCBD (10 pages) a été dessinée par Paolo Siqueira, et celle de l'épisode 1 (8 pages) par Goran Parlov.
FCBD - Peter Parker est en train de prendre un café en terrasse avec Mary Jane Watson quand ils voient le Vautour, (Vulture, Adrian Toomes) s'éloignant en volant dans le ciel, avec des sacs de billets de banque. Peter laisse l'addition à Mary Jane (qui va la régler sur le compte de Stark Industries) et s'élance à la poursuite du Vautour dans son costume de Spider-Man. Il finit par le coincer après avoir encaissé pas mal de coups, mais le butin est dérobé par la nouvelle Trapster. Épisodes 1 à 6 - Spider-Man est en train de déguster un sandwich avec son pote Johnny Storm sur une corniche, en comparant leurs origines. Après ce moment convivial, il reprend ses déplacements de building en building, au bout de sa toile. Il détecte une agression en cours. Il intervient pour sauver la demoiselle en détresse (Rebecca London, comique de profession) et il récupère dans la bagarre un téléphone de la marque Stark, mais dont le système d'exploitation a été craqué. En outre, il se rend compte que ce n'est pas lui qui a estourbi l'agresseur, mais Ant-Man (Scott Lang) qui était également sur place.
Spider-Man repart quand même avec le numéro de téléphone personnel de Rebecca London, et Ant-Man lui propose de le présenter au fournisseur officiel d'outils technologiques pour superhéros et spécialiste de leur maintenance : Hophni Mason, le frère de Phineas T. Mason (Tinkerer). Mason lui répare son lanceur de toiles défaillant en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Spider-Man se rend compte qu'Uatu Jackson, un enfant prodige qui a déjà été son collègue au sein des laboratoires Horizon, travaille pour Hophni Mason. Uatu est capable de repérer un autre téléphone Stark dont le système d'exploitation a été hacké, à Chicago dans L'Illinois. Spider-Man décide d'aller enquêter sur place en prenant l'avion. Pendant ce temps-là, Johnny Storm attend son copain en bas de chez lui et il a la surprise de voir arriver une charmante jeune femme qui lui dit s'appeler Theresa Durand et être la soeur de Peter Parker. Au retour de ce dernier, elle lui explique qu'elle a travaillé pour l'organisation Gray Blade, une branche secrète du SHIELD et qu'elle en est devenue une fugitive après avoir dérobé une base de données sensible.
C'est un processus industriel bien établi dans le monde des comics : quand un personnage rencontre du succès, il devient une marque établie et il y a fort à parier que les consommateurs sont prêts à acheter plus de produits à son nom ou à son effigie. En 2017, l'éditeur Marvel estime donc que le marché peut supporter un nouveau titre au nom de Spider-Man. Ils choisissent de reprendre le titre d'une série ayant été publiée mensuellement de 1976 à 1998, pour un total de 264 épisodes. L'écriture de la série est confiée à Chip Zdarsky qui se spécialise dans les séries avec un ton humoristique comme Howard the duck (2015) et Kaptara. Effectivement, le lecteur attentif peut déceler dès la couverture une touche de dérision, à la fois pour la manière dont Peter Parker ouvre sa chemise pour révéler son costume, à l'instar du geste de Clark Kent, mais aussi pour les tâches de nourriture juste sous la pointe gauche du col. Les lecteurs le savent, Spider-Man est coutumier de débiter des blagues pendant ses aventures, pour masquer son inquiétude et déstabiliser ses opposants. Une approche plus humoristique de ses aventures semble donc cohérente avec le personnage, mais assez risquée. En effet le scénariste doit trouver le juste point d'équilibre entre les moqueries et les quolibets et l'aventure au premier degré, sans que l'un ne neutralise l'autre.
Chip Zdarsky impressionne d'abord par la densité de son scénario. Il y a bien une intrigue consistante qui comprend à la fois l'introduction d'Hophni Mason, le frère du Tinkerer, le mystère relatif au craquage du système d'exploitation des téléphones Stark et ses conséquences, le retour du Tinkerer du Vautour, le retour de Teresa Durand. Il réussit à gérer ces différents fils narratifs de manière à ce qu'ils se répondent, qu'ils se nourrissent, qu'ils participent à construire un tout, sans donner une impression d'éparpillement, sans donner une sensation de remplissage. En outre, il s'agit d'une enquête sérieuse pour le Tisseur, avec des enjeux tangibles et en phase avec la narration. le scénariste prend la peine de montrer l'impact des événements sur les personnages, la manière dont ils les perçoivent et les assimilent, ainsi que leurs conséquences. Zdarsky se montre également habile pour utiliser des éléments de continuité des séries de Spider-Man, à la fois appréciables par le lecteur de passage, à la fois un peu plus enrichissant pour le lecteur qui a déjà croisé tel ou tel personnage, comme par exemple Uatu Jackson. Il ramène Teresa Parker/Durand, apparue pour la première fois dans Spider-Man: Family Business (2014) de James Robinson & Mark Waid, dessiné par Werther Dell'Edera et peint par Gabriele Dell'Otto. Il la met en scène avec un réel doigté, évitant de jouer sur son lien parental avec Peter, mais faisant ressortir leur lien affectif très particulier. Il fait tout aussi bien ressortir la forme d'amour vache qui existe entre Johnny Storm et Spider-Man.
Il est vraisemblable que les responsables éditoriaux aient imposé à Chip Zdarsky que cette série se déroule dans la continuité présente de Spider-Man, en particulier en tant que PDG de Parker Industries. de temps à temps, le lecteur voit bien que le scénariste est un peu gêné aux entournures par cette obligation. Il lui est assez difficile de faire croire que Spider-Man ait encore le temps pour cette aventure, alors que dans la série Amazing Spider-Man, il n'a pas une minute à lui. En outre Zdarsky met en scène le fait que dans cette série aussi Peter Parker n'arrive pas à être partout à la fois et encore moins à l'heure. Pat ailleurs, il introduit encore une branche dissidente et clandestine du SHIELD, ce qui n'est pas très original. La mise en scène de Paolo Siqueira pour le prologue est très vivante, avec des acrobaties spectaculaires de Spider-Man, des décors bien fournis, des expressions de visage très parlantes avec une touche de comique bien dosé. Adam Kubert impressionne d'entrée de jeu avec une vue en plongée sur Human Torch et Spider-Man en train de casser la croûte, et une très belle perspective sur les gratte-ciels. Ses dessins sont un tout petit peu moins agréables à l'oeil que ceux de Siqueira du fait de traits de contour moins arrondis, avec quelques irrégularités. Les personnages donnent l'impression d'être un peu plus poseurs dans les expressions de leur visage, appuyant un peu trop la dimension comique de manière maladroite et contre-productive.
Toutefois Kubert impressionne par sa capacité à représenter toutes les situations imaginées par Chip Zdarsky de manière à ce qu'elles donnent l'impression de toutes se dérouler dans le même monde, malgré leur diversité. La découverte du laboratoire de Hophni Mason impressionne par la perspective de construction de la case. le pavillon de banlieue de Riri Williams donne l'impression de pouvoir s'allonger sur la pelouse de devant. le combat contre Kingpin est organisé dans des cases de la largeur des 2 pages en face à face, avec une très bonne utilisation et gestion de ce format inhabituel. La séquence de vol du Vautour au-dessus de New York donne le vertige, en particulier lors de la chute de Mason et Durand. Dans le vide. le lecteur sourit également franchement en découvrant l'humour visuel de Spider-Man voyageant à dos d'Ironheart attaché par ses toiles, ou de Spider-Man montant sur la scène d'un petit bar pour faire du stand-up. Effectivement, Chip Zdarsky ne ménage pas sa peine pour intégrer différentes formes d'humour. Il y a les réparties plus ou moins percutantes des Spider-Man. Il y a également les situations comiques, par exemple quand Spider-Man découvre que la jeune femme qu'il a sauvée est une comédienne de stand-up, les piques que Human Torch & Spider-Man s'échangent, les remarques désobligeantes sur l'âge des ennemis de Spider-Man comme le Vautour ou Tinkerer.
Ce premier tome de cette nouvelle série impressionne par sa densité narrative, la qualité plus élevée que la moyenne des dessins, la consistance de l'intrigue, et la régularité des vannes. Chip Zdarsky fait la preuve qu'il est tout aussi sensible lors du dernier épisode dans lequel J. Jonah Jameson et Spider-Man ont une discussion d'une heure où ils déballent tout ce qu'ils ont sur le coeur. Il reste quelques facilités de scénario et une interprétation de Spider-Man qui serait plus convaincante avec le jeune Parker désargenté, qu'avec le chef d'entreprise riche à millions.
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