AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9791095718796
Éditeur : Agullo (03/09/2020)
3.73/5   13 notes
Résumé :
Riga, 1905. Le tsar russe perd petit à petit le contrôle de son vaste empire. Dans la ville chamboulée par la violence, entre émeutes ouvrières et pogroms, souffle un vent de révolution. Le chaos oblige les individus à choisir leur camp, dressant frère contre frère. Au centre des soulèvements, un ancien maître d'école s'engage dans la révolution, mais s'aperçoit vite que la guerre exige bien plus de ce qu'il est prêt à donner. L'année suivante, l'enlèvement dramatiq... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
3,73

sur 13 notes
5
1 avis
4
7 avis
3
2 avis
2
0 avis
1
0 avis

Kirzy
  04 septembre 2020
°°° Rentrée littéraire #12 °°°
Ce roman letton met en scène l'enlèvement de trois enfants en 1906 dans la ville de Riga encore bouleversée par les émeutes révolutionnaires qui ont éclaté dans les ornières de la révolution russe de 1905 ( celle du fameux épisode du cuirassé Potemkine, bien avant celle de 1917 et des Bolcheviques de Lenine ).
Voilà une fiction historique qui ne fait pas le choix de la facilité : proposer au lecteur un personnage attachant à travers le prisme duquel sont présentés des événements relevant de la Grande histoire afin de les rendre lisibles. Très clairement, il n'y a aucun personnages sympathiques ou pouvant susciter de l'empathie. Et il faut s'accrocher dans les soixante-dix premières pages, très hermétiques, pour comprendre quelque chose à l'intrigue, tant des chapitres a priori disparates se succèdent, entre présent, retours en arrière et nombreux personnages, sans pouvoir s'accrocher à l'un qui nous guiderait dans cet apparent désordre.
Le mouvement du récit est donc très exigeant mais progressivement, il s'éclaire et devient passionnant lorsqu'on commence à en comprendre les mécanismes. La trame polar n'est en fait qu'un prétexte pour développer un projet beaucoup plus vaste : raconter un des moments décisifs de l'histoire de la Lettonie, ce moment où la population se soulève contre le régime tsariste oppressif pour réclamer plus de libertés, lorsque le futur pays balte entame son chemin vers l'émancipation ( la Lettonie ne naîtra officiellement qu'en 1920 ). Sans tabou, sans triomphalisme, au plus près des habitants.
C'est dans la reconstitution très terrienne de cette insurrection populaire que l'auteur convainc le plus. Les émeutes paysannes de 1905 sont excellemment rendues, notamment le mouvement des foules manipulées par d'habiles agitateurs, la misère en toile de fond. Pour un lecteur français qui ne connait rien à rien à l'histoire lettone, ça évoque très nettement la Révolution française, plus particulièrement la Grande peur de l'été 1789 avec le peuple qui s'en prend aux nobles propriétaires et à leurs châteaux sous l'exhorte des bolcheviks.
Un an après, le climat est encore très agitée en Lettonie entre répressions policières et expéditions punitives des milices pro-tsariste des Cent-Noirs. Et c'est dans ce climat tragique que l'auteur parvient à mêler avec intelligence grande Histoire et histoire plus intime. le vrai sujet de ce roman est quasi existentialiste : une réflexion sur le choix personnel, sur la place de l'individu pris dans la tourmente collective, sur ces actes que l'on commet dans l'exaltation et dont les conséquences nous ronge pour la vie. le personnage principal, auquel on accède par un flux de conscience hallucinée aux confins de la folie, ne dépareillera pas dans un Dostoïevski, hanté par la culpabilité, sans que la lumière ne semble vouloir éclairer son chemin de pénitence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          863
Arwen78
  31 décembre 2020
Petit voyage en Lettonie avec ma chronique du jour, un ouvrage mêlant habilement petite et grande Histoire. On est vite captivé par les personnages et leurs parcours.
Un homme enlève trois jeunes enfants, c'est le ravisseur lui-même qui se livre sur des feuillets qu'il écrit. Il revient sur son enfance notamment dans une famille de paysans modestes vivant à côté d'un grand domaine prospère, la Butte-aux-Coqs où vit Arvids. Une grande amitié va les lier et les années passent. le destin et la vie va les séparer puis les réunira lors d'un événement douloureux, qui provoquera une véritable descente aux enfers pour l'un d'entre eux. En parallèle, nous suivons l'enquête de police qui tente de démêler ce mystère et de retrouver au plus vite les enfants.
Est-ce une vengeance ? Un complot ? Un rapt ? L'oeuvre des Rouges ? Les pistes peuvent paraître très nombreuses. la conclusion sera sans appel et d'une mélancolie confondante.
Des flashbacks reviennent longuement sur le parcours de Rudolfs (le ravisseur) mais aussi sur le climat révolutionnaire de l'époque. Les destinées s'entrecroisent, des liens se créent.
On accroche finalement assez vite à l'histoire grâce aux personnages charismatiques et complexes qui la composent. Confusion et immense souffrance ont conduit Rudolfs jusqu'à un point de non retour. En parallèle, on suit aussi les fêlures familiales qui ont mené à ce résultat. L'ensemble est très bien mené. Les événements se déroulent lors des soulèvements de 1905 et 1906 contre le pouvoir du tsar. La Lettonie n'est pas indépendante à l'époque. Elle le sera que vers 1920.
Cet ouvrage vaut aussi le coup pour sa dimension sociologique et historique. Les temps évoqués sont agités. On suit une opération en cours de révolutionnaires en herbe, mais aussi la répression féroce des troupes tsariste. Pour autant, le camp des révoltés n'est pas exempt de tout défaut non plus. Beaucoup de cruauté jalonne ce roman, mettant dos à dos des ennemis irréconciliables. Cela répond parfaitement au parcours intérieur tourmenté de Rudolfs.
Ce fut un plaisir de découvrir une page méconnue de notre histoire européenne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          112
Tempsdelecture
  01 juillet 2021
On aborde tout doucement la rentrée littéraire de septembre 2021 avec ses premiers titres qui seront en librairie dès la première quinzaine d'aout. Avant de m'y attaquer, j'ai envie de revenir à la rentrée précédente avec un titre dont je n'avais pas pris le temps d'en faire la chronique. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui m'en manquait ! Car ce roman de Osvalds Zebris, auteur letton est apparu, pour moi en tout cas, comme un épiphénomène parmi ces cinq cent onze titres publiés. C'est le premier de ses romans traduit en français, le troisième titre qu'il ait sorti dans sa langue d'origine après un recueil de nouvelles et un premier roman. À l'ombre de la Butte-aux-Coqs a été récompensé en 2017 du fameux Prix de l'Union Européenne. On peut relever que depuis, Agullo Editions a opté pour une autre charte graphique, doté d'une illustration, qui met peut-être davantage en valeur la qualité de ses auteurs. Derrière ce sobre néanmoins éclatant magenta se cache un texte très coloré, heureusement traduit par Nicolas Auzanneau.

Ce n'est pas souvent que des auteurs lettons parviennent jusqu'à nous, encore moins des auteurs publiés durant cette période particulière qu'est la rentrée littéraire. C'était, compte tenu de mes goûts, logiquement un des titres qui me faisaient très envie. Osvalds Zebris nous offre un avant-propos bienvenu sur l'histoire de ce petit pays balte dont la renommée est encore très discrète en France. Il faut dire que son histoire reste relativement aussi obscure que le titre de ce roman à première vue. Avec les repères essentiels que nous offre donc le traducteur en préambule – l'indépendance du pays en 1918 qui suit la révolution de 1905 contre l'autorité russe -, nous voilà déjà mieux armés à aborder un texte qui plonge en plein dans les pages brulantes de l'histoire lettone. La narration de ce texte est partagée entre deux temporalités, le passé, soit l'enfance du narrateur, Rūdolfs Reiznieks, qui finit par rejoindre le présent narratif, l'année 1905.

Un merveilleux incipit s'ouvre sur cette Riga encore chargée des émotions des derniers évènements, prise entre les festivités qui approchent, la vie qui grouille, une belle image dont la beauté un peu trop brillante et forcée est tachée par cet homme sombre et mystérieux qui enlève deux enfants. Comme si le beau tableau que nous présente Osvalds Zebris d'une capitale lettonne festoyante n'était que le fruit d'une illusion aussi fragile qu'éphémère. Pour comprendre l'enjeu de cette scène qui porte le titre solennel de rédemption, voilà que l'on remonte en ce début de XXe siècle. Des destins personnels, ceux de Rūdolfs Reiznieks, de son ami et voisin Arvīds Gaiļkalns, du professeur Brods, et de tant d'autres, se mêlent à une destinée nationale qui connaitra un siècle bien chaotique. La voix de notre héros qui commet l'irréparable n'est étonnamment pas celle d'un vulgaire voleur d'enfants ou de maitre-chanteurs, elle a cette profondeur de ceux qui détiennent des secrets immémoriaux, celle qui déterre un passé mort et enterré, elle a cette cassure des traumatismes passés. Derrière les parures étincelantes de Riga, le beau tableau du départ dissimule en effet des dessous moins clinquants, il y a ses arrière-fonds ou les révolutionnaires, anarchistes et insurgés de tout horizon, devisent, préparent, revivent les bagarres, préparent les plans. Riga, c'est assurément une ville embrasée par une multitude d'esprits surchauffés, l'auteur par sa narration alterne les différents visages de la Lettonie, la rurale, la citadine, la riche, la joyeuse, la morne, la sombre, la violente, comme une entité qui a du mal à s'unifier. On peut saluer la capacité de l'auteur à avoir pu établir un récit qui se tient, qui aurait pu facilement être décousu. C'est un témoignage précieux de toutes ces forces vitales en jeu pour gérer le pays et qui s'entrecroisent, se heurtent, les uns optant pour des mouvements séditieux et insurgés sans réelle cohésion et organisation, souvent doublés d'une violence brute, les autres, dont ces instituteurs, choisissant la réflexion et le pragmatisme, dont Arvīds, qui de leur côté empruntent la voix pacifique. Et, Rūdolfs, au milieu de tout cela.
Àl'ombre de la Butte-aux-Coqs c'est ce témoignage qui voit une Lettonie se transformer, se libérer des jougs russes, du labeur de la terre à une liberté certaine qu'offre l'instruction, l'indépendance lettone. C'est aussi ce lieu qui ancre l'enfance du narrateur et d'Arvīds, un sombre triangle ou les complots qui se fomentent dans l'ombre font échos aux sombres secrets de famille qui finissent par émerger à un moment ou à un autre. J'aime ce titre, car il contient en sept petits mots, et trois en letton, toutes les facettes de ce roman, la richesse de ses lieux, de ses personnages, de ces époques, de ces pactes qui se signent loin des regards, dans la bienséante discrétion des intimités et entre-soi honteux
Il y a cet impérialisme, qui marque tous les pays colonisés ou envahis, cet enseignement du russe obligatoire au dépit de la langue vernaculaire, qui démontre de l'acharnement de cet impérialisme russe à tout uniformiser selon ses critères au détriment des identités nationales. C'est une Lettonie déchirée entre rouges, partisans des Romanov, anarchistes et ceux qui ne se retrouvent dans rien de cela, le tout saupoudré d'une désagréable odeur d'antisémitisme. Il ne peut avoir de roman de la libération sans sa figure héroïque, incarnée par Arvīds Gaiļkalns, l'ancien voisin et ami, et plus que tout modèle du narrateur, voix vers l'autonomie d'une Lettonie nouvelle ou l'enseignement en letton devient la règle. Ce sont là mes passages préférés de tous.

J'ai donc lu ce roman une première fois au cours du mois d'octobre dernier sans en prendre le temps de noter mes impressions. Au moment d'en rédiger mon avis en ce mois de juin, il m'a fallu une seconde relecture, certes plus rapide, mais nécessaire et salutaire, le texte est truffé de références historiques, culturelles. Mais quiconque s'intéresse à ce pays balte ou à l'histoire de l'Europe Orientale, ce roman est un passage essentiel.



Lien : https://tempsdelectureblog.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
RomansNoirsEtPlus
  17 août 2020
La Lettonie est un petit pays balte qui fait partie de l'Union Européenne depuis 2004.
Mais au début du siècle dernier elle appartient encore à l'Empire russe .
A travers quelques personnages centraux , l'auteur letton nous le fait découvrir en plein bouleversement idéologique et politique. Qu'ils rêvent de révolution communiste , de liberté ou d'anarchisme , leurs membres sont minoritaires et mal organisés face à l'oppression du pouvoir qui oblige le peuple à renier la culture et la langue lettonne au profit du russe . Ils manquent également d'instruction, le nerf de la guerre à tout renouveau politique.
A Riga , la capitale , c'est un événement dramatique qui occupe les esprits : l'enlèvement de trois jeunes enfants dans une fête foraine .
Plutôt que de faire un focus sur l'enquête permettant de les retrouver et de mettre la main sur le criminel qui a commis cet acte ignoble , l'auteur choisi de nous faire pénétrer dans les souvenirs d'un des protagonistes de cette histoire : Rüdolfs .
Dès son plus jeune âge , ce dernier a toujours vécu dans l'ombre de la Butte aux Coqs , où habite son jeune voisin , Arvids Gailkalns . Plus âgé de quelques années que Rüdolfs , c'est un gamin précoce et intelligent qui a d'abord ébloui son jeune voisin par sa force et son culot puis qu'il a fini plus tard par jalouser , pour son plus grand malheur …
Une plongée captivante dans les heurts de l'Histoire lettone à l'aube du soulèvement communiste qui embrasera toute la région quelques années plus tard .
Mais n'est pas révolutionnaire qui veut , encore faut-il avoir une force de conviction et un courage à tout épreuve . C'est donc aussi l'histoire d'un ou plusieurs échecs que nous conte Osvalds Zebris . Des échecs pouvant conduire jusqu'à la folie .
A travers Rüdolfs et Arvids c'est un peu deux mondes qu'oppose l'auteur . Celui du passé qui vit dans le doute , tiraillé qu'il est entre ses idéaux et la rudesse de la réalité et celui de l'avenir , conquérant et gonflé par l'espoir de jours meilleurs .
Un roman pour mieux connaître ce pays à quelques milliers de kilomètres de nous , portant haut les couleurs de l'Europe .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
traversay
  01 octobre 2020
Elles ne sont pas légion les traductions de romanciers baltes en français et peut-être encore moins en letton, par rapport à l'estonien et au lituanien. Ces dernières années, hormis le très bon Metal de Janis Jovevs, aux Editions Gaïa, il n'y a pratiquement rien eu à signaler. A l'ombre de la Butte-aux-Coqs d'Osvalds Zebris tombe donc à pic, d'autant plus qu'il permet de visiter une période assez mal connue de l'histoire de la Russie tsariste (même si l'on a vu le cuirassé Potemkine), à savoir la révolution de 1905, dont l'échec ressemble à une répétition générale de 1917. En Lettonie, comme ailleurs dans l'empire russe, les troubles furent sanglants et Osvalds Zebris les décrit de l'intérieur avec quelques uns de ses protagonistes, dont le personnage principal du livre. Cependant, si le récit des faits, et notamment de la répression, est passionnant, l'auteur ne facilite pas la lisibilité de sa narration en y incluant un fait divers qui a lieu un an plus tard à Riga, à savoir l'enlèvement de trois enfants. Tout est lié évidemment, eu égard à la personnalité du héros schizophrène du livre, mais Zebris aurait peut-être pu simplifier la construction de son roman de manière à rendre sa progression plus limpide. A l'ombre de la Butte-aux-Coqs mérite cependant qu'on n'abandonne pas la partie et que l'on suive avec attention ses entrelacs car l'effort est gratifiant, tant pour ses qualités littéraires que pour sa leçon d'Histoire.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140

Citations et extraits (4) Ajouter une citation
TempsdelectureTempsdelecture   01 juillet 2021
– Nous avons commencé par la liberté d’expression, par ce qu’il y a de plus simple, et nous avons dit tout haut : Non ! C’est assez ! (Fricis relève le menton, sa main virevolte au-dessus de sa tête et heurte une poutre noircie.) Nous fûmes les premiers à nous lever. Les villes répondirent à l’appel, puis nous rejoignirent les chemins de fer et la poste qui se mirent à l’arrêt. Il faut désormais faire le pas suivant : aller de l’avant et montrer que les rangs des opprimés sont serrés et puissants, et que la liberté d’expression seule ne leur suffit plus. Ils veulent pouvoir participer aux décisions qui les concernent, ils veulent prendre part eux-mêmes au gouvernement ! Cette exigence requiert la forme la plus élevée de la liberté, à savoir la République.

Les yeux mi-clos, il projette sa voix qui domine le brouhaha de la foule, les milliers de casquettes, les drapeaux rouges, qui survole l’esprit de tous les opprimés, et de tous ceux qui, jusque dans le dénuement le plus complet, arborent crânement leur frugalité.

Dans la pénombre de la maison des Reiznieks, la dizaine de paysans désemparés qui sont réunis observent Fricis comme s’il s’agissait d’une apparition. Silence. Dans le poêle craquent des morceaux de planches, et tout se passe comme si chacun voulait se saisir de ces mots à peine tiédis, les enfouir sous son oreiller, et sombrer bien aise dans un sommeil sans nuage. Ou encore les reproduire et les encadrer entre quatre baguettes de bois bien rabotées, bien lissées, et les accrocher au mur à la place qu’occupait jusqu’alors le portrait du tsar de toutes les Russies. Je sens que la petite pièce est en train de naître, et qu’elle sera un jour assez forte pour balayer toutes les résistances qui viendraient entraver la marche allègre vers cette liberté neuve.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Arwen78Arwen78   31 décembre 2020
Au beau milieu de la cour de sa nouvelle demeure, Arvids nous attend, seul. Grand , large, emmitouflé dans une épaisse pelisse à col de fourrure frisée son visage me semble inchangé. Il est identique à ce qu'il était ce joli matin d'été, lorsqu'il était venu à ma rencontre, un pied sur le chemin et l'autre dans le champ de seigle. Chacun d'entre nous a eu un jour ou l'autre maille à partir avec Arvids. Valdis a participé à la falsification de la lettre falsifiée, le gros Karlis a été humilié au bord du lac devant tous les garçons de l'école, Fricis a été mis à la porte de la ferme des Gaijkalms, et c'est même après cet épisode qu'il s'est convaincu que ces gens étaient de la race des propriétaires, des riches, des oppresseurs - les gardiens de la cage où l'on prive le peuple de sa liberté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   10 août 2020
- Crois-tu , Arvids, que les gens agissent ainsi par gaieté de cœur ? Je ne crois pas que dans ce monde
créé par Dieu les hommes naissent mauvais .
- Qu’est ce qui fait qu’ils le deviennent alors ?
- La peur , mon fils ! Seulement la peur , rien que la peur . Elle nous empoisonne , elle nous plaque face contre terre , elle nous rend plats et lisses comme des déserts de cendres , sans colline ni relief. Certains d’entre nous deviennent comme les blés , d’autres comme le chiendent que le paysan fauche et lie en bottes pour allumer son feu .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   09 août 2020
Comme tu le sais , celui qui donne la mort à un homme anéantit un monde entier, mais celui qui sauve un homme , sauve aussi le monde.
Commenter  J’apprécie          00

autres livres classés : lettonieVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2444 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre

.. ..