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EAN : 9782377220137
296 pages
Éditeur : Jigal (08/09/2017)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Après un appel de Sam Baldwin, son amie d'enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan’s Creek, le petit village de l’Utah où ils ont grandi.
C’est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu’ils n’ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt-dix.
Depuis, ils ont enterré le passé et tenté de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  04 juin 2018
Après des années de silence, Jake reçoit un appel aussi inattendu qu'improbable de Sam, son amie d'enfance. Désespérée, celle-ci lui demande alors de venir la chercher et de la ramener chez elle. le rendez-vous étant pris pour le lendemain soir, au Alta Cienega Motel, à West Hollywood, il réserve aussitôt un billet d'avion. Malgré les années de silence, les fuites répétées de Sam, les retrouvailles parfois aussi brèves que gênantes, Jake ne peut décemment pas laisser tomber son amie d'enfance. Même s'il a fui, comme elle, des décennies auparavant Duncan's Creek et que son retour dans le village de son enfance risque bien de réveiller des souvenirs, fussent-ils bons ou mauvais, et de voir ressurgir un passé que l'on pensait enterré...

De San Francisco à Duncan's Creek en passant par Los Angeles, Kingman ou Las Vegas, l'on embarque aux côtés de Jake Dickinson qui, en compagnie de son amie, Samantha Baldwin, va sillonner les routes américaines vers un seul but : Duncan's Creek, là ou vit encore aujourd'hui leur meilleur ami, Ben. C'est ce village d'enfance qui vit à tout jamais leur enfance et leur adolescence se teinter de noir. Un village où se joua un drame qui marqua profondément et laissa des plaies jamais cicatrisées. Chaque étape de ce périple ramène son lot de souvenirs, ses secrets trop longtemps enfouis, ses non-dits. Ce roman oscille entre deux périodes : aujourd'hui au cours de laquelle Jake, le narrateur, raconte son périple et remonte le fil des souvenirs et hier au cours de laquelle l'on découvre peu à peu l'amitié indéfectible entre ces trois amis mais aussi le(s) drame(s) qui s'est joué et les répercussions sur chacun. Sur fond de terre sauvage, Nicolas Zeimet nous offre un roman parfaitement maîtrisé et habité par des personnages abîmés et inoubliables. Un retour à Duncan's Creek émouvant, tragique et tumultueux sur les terres douloureuses d'une jeunesse écorchée.
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iris29
  11 mars 2018
lls sont trois gamins , "comme les trois doigts de la main" ; toujours fourrés ensembles dans les bons coups comme les mauvais .
Leur adresse ? Duncan's Creek dans l'Utah.
Ils sont trois ( deux gars / une fille) , Ben, Jake et Sam ; et, c'est cette dernière qui demande à Jake des années plus tard, de la ramener à Duncan's Creek.
De leur amitié , on pourrait croire qu'il ne reste pas grand chose , éparpillés géographiquement , qu'ils sont .
Oui, mais voilà...
De San Francisco à Los Angeles, au volant de sa voiture, Jake nous embarque dans ses souvenirs : leur amitié, LE drame, et puis après...
Et c'est beau, et on s'y croirait presque sur la route 14 au volant de la Chevy en écoutant Springsteen chanter Nebraska . Et même si là-bas , c'est limité à 90, nous, on a le coeur qui accélère en pensant à Sam , 10 ans ...
Et c'est beau, et c'est sensible , et c'est pudique ...
Arrivée à ce stade , j'ai eu envie d'en savoir plus sur l'auteur , car ce roman est truffé de références culturelles. Je pensais que son jeune âge le faisait rendre hommage à ses maitres , ( il est né en 1977 , alors selon votre âge à vous , vous placerez le curseur "jeune" , là où vous voulez ... )
Ce n'était pas ce" lièvre" que j'avais soulevé ... Non, l'histoire , c'est que ce petit gars, il n'est pas américain, mais français !
Et alors ... eh ben , ça m'a fait penser à une vieille pub " le goût de l'Amérique"... Et cet auteur m'a bluffée !
Je suis remontée dans ma Chevy, et avec Jake , j 'en ai bouffé des kilomètres : un vieux rêve de cinéphile... Allers-retours incessants entre aujourd'hui et hier , chapitres après chapitres ...
" La nostalgie est délicieuse quand on en devient pas l' esclave , et je la laissai s'inviter comme une vieille amie....".
Un roman noir, mais tendre comme la nuit et pur comme la première amitié.
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Crossroads
  11 juin 2018
Ce second Zeimet séduit de par son ambiance adolescente à la Ça du grand King.
Ce second Zeimet déçoit de par la prévisibilité de son dénouement.
Jake trace sa route, direction Duncan's Creek.
Chemin faisant, il se souvient de sa jeunesse passée aux côtés de l'intrépide Samantha, surnommée Sam , mais que d'audace, et du placide Ben.
Des jours heureux débouchant sur un cataclysme sans nom.
Jake est de retour au pays afin de clore un chapitre douloureux au sale goût d'inachevé.
Beau et terriblement cruel, ce trajet est l'occasion de se souvenir d'un passé plutôt enjoué tout en nourrissant une caravane de regret et d'amertume.
L'adolescence perturbée y est formidablement campée et n'est pas sans rappeler illico celle déjà évoquée par un King alors au sommet.
Amitié puérile, premiers émois inavoués, une légèreté régulièrement contrariée par un odieux secret familial à l'origine d'un drame en devenir.
Nicolas Zeimet possède un sens du timing évident.
Alternant avec un égal bonheur passé et présent, il convie les fantômes d'antan pour torcher une intrigue sordide au déroulé implacable.
S'attachant aux racines du mal pour faire toute la lumière sur cet obscène fait divers, Zeimet décrit admirablement les abîmes d'incompréhension et de désolation promis à un Jake alors contraint de tout remettre en perspective, y compris ses convictions les plus enracinées.
Si le récit électrise, il pêche cependant par son final parfaitement conjecturable.
La route fut belle et triste, la destination attendue, la conclusion sans surprise.
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cecile13
  14 décembre 2018
J'ai adoré ce roman, tout comme j'avais adoré " seuls les vautours". J'ai retrouvé avec plaisir Jack, Sam et Ben, qui sont maintenant adultes.
Les chapitres alternent hier et aujourd'hui jusqu'à l'évocation du Drame, qui bouleversera à jamais leur vie.
Au cours de la lecture, on n'imagine pas que Nicolas Zeimet est français. Il décrit avec tellement de talent les paysages de la Californie et de l'Utah, que j'ai eu l'impression d'être dans la voiture avec Jack, cheveux au vent.
C'est à regret et avec tristesse que je quitte Jack, Sam et Ben.
Commenter  J’apprécie          330
Stockard
  30 octobre 2017
Sam le majeur, Ben le pouce et Jake l'auriculaire... les trois doigts de la main (rien à voir avec les petits lépreux de Jakarta), les meilleurs amis du monde. A la vie, à la mort. Et ça tombe bien, ils auront des deux.
Quand on fait connaissance avec eux, c'est Jake qui nous les présente. Un coup de fil désespéré de son amie Sam après des années de silence et le voilà sur la route pour tenter, ça devient un tic, de lui sauver la mise.
Ce sera le point de départ d'une histoire terrible, furieuse et rock n'roll, d'amitié à toute épreuve, de promesses et de secrets.
Sam, c'est Samantha, Sammy, c'est une fille à qui il ne faut pas la faire à l'envers, un regard de travers et elle pourrait vous sauter à la gorge comme ça, sans plus de raison.
Ben lui, c'est Junior, Boulard dans sa prime jeunesse et avec un surnom pareil, tout est dit. Principale raison de vivre : la bouffe. Sa silhouette de bibendum en atteste.
Et enfin, Jake, Jacques-à-dit, le narrateur, un petit gars effacé, gentil comme tout, ferait pas de mal à une mouche.
En apparence, trois gamins tout ce qu'il y a de banal, dans un petit village de l'Utah tout ce qu'il y a de banal aussi, c'est-à-dire ennuyeux, mort et désespérant quand on a quinze ans et qu'on pense vivre chez les bouseux du monde.
Alors on fait des rêves : "moi plus tard je serai une grande actrice", "et moi un écrivain reconnu", "et moi... ben je ferai un régime et sinon je sais pas, je marierai et j'aurai une grande famille, peut-être".
Et puis ces rêves, tant qu'à les avoir fait, pourquoi pas essayer de les transformer en réalité et à leur majorité, chacun d'eux va suivre – ou tenter de suivre – son propre chemin. Mais entre temps, il y aura eu le Drame.
D'autres seront à venir, car bien sûr ces trois-là n'ont pas refermé le livre et le plus dur est peut-être encore devant eux...
Voilà pour l'histoire en survol sans trop entrer dans les détails.
Bien, imaginons maintenant une claque, mais une qui se respecte hein, bien envoyée, résonnante et qui assomme à moitié. Eh bien voilà, c'est exactement l'effet que fait ce Retour à Duncan's Creek. Ça nous réveille, ça tinte, ça retourne les tripes, ça chatouille parfois un peu au niveau des glandes lacrymales, on en prend plein la tronche et pire encore : on en redemande.
Une révélation pour moi qui ne connaissais pas (là j'ai franchement honte) Nicolas Zeimet. Quelle histoire, quel style, quelle putain de classe et quelle façon de raconter !
Il y des livres, pas toujours mauvais en soi mais qui une fois lus sont vite digérés et presque oubliés et puis il y a les autres, ceux auxquels on repense sans même y faire attention, la moindre chose nous y ramène parce que mine de rien, ça nous a drôlement remué. Retour à Duncan's Creek est assurément de ceux-là.
Sûr que ces gamins et Sam en particulier en tant que personnage le plus attachant et complexe du roman (un vrai coup de coeur cette Sammy) n'en ont pas fini avec moi, loin de là...
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   05 juin 2018
Le destin n'est rien d'autre que la part de bonheur ou de malheur, le lot de fortune ou d'infortune, qui échoit à chacun à la naissance, et la vie distribue ses cartes au hasard.
Commenter  J’apprécie          310
michemuchemichemuche   29 juillet 2018
Le temps est une pourriture. Il vous prend tout, la jeunesse, l’innocence, l’insouciance. L’espoir.Tout ce qu’il vous laisse, ce sont les souvenirs.
Commenter  J’apprécie          362
StockardStockard   26 octobre 2017
On ne se remet jamais complètement de son premier amour, selon moi, pas plus qu'on ne se remet de sa première amitié. C'est encore plus vrai quand celle-ci vous a été arrachée du jour au lendemain. Vous laissant en état de choc. Et quand l'absence s'étire au point qu'on en vient à se dire que les prochaines nouvelles, lorsqu'elles arriveront, ne seront forcément pas bonnes, même l'espoir n'arrive plus à nous porter.
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marina53marina53   04 juin 2018
La vie était terrible, cruelle. L'enfance s'étirait en longueur au point qu'on la pensait éternelle, et d'un coup on en sortait et le temps nous filait entre les doigts.
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michemuchemichemuche   30 juillet 2018
Le destin n’est rien d’autre que la part de bonheur ou de malheur, le lot de fortune ou d’infortune, qui échoit à chacun à la naissance, et la vie distribue ses cartes au hasard.
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