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ISBN : 2377220134
Éditeur : Jigal Editions (08/09/2017)

Note moyenne : 4.7/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Après un appel de Sam Baldwin, son amie d'enfance, Jake Dickinson se voit contraint de retourner à Duncan’s Creek, le petit village de l’Utah où ils ont grandi.

C’est là que vit Ben McCombs, leur vieux copain qu’ils n’ont pas revu depuis plus de vingt ans. Les trois adolescents, alors unis par une amitié indéfectible, se sont séparés dans des circonstances dramatiques au début des années quatre-vingt-dix.

Depuis, ils ont enterré le pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  11 octobre 2017
C'est un retour que nous propose Nicolas Zeimet, et une expérience de lecture !
Retour à Duncan's Creek est à la fois la suite de son roman Seuls les vautours (paru en 2014) et un roman différent. Je m'explique : une partie des mêmes personnages, un environnement connu, mais une histoire qui se suffit à elle-même.
Construction classique, mais émotions XXL pour ce récit maîtrisé de main de maître, entre présent et réminiscences du passé (1987, époque de la sortie de la Bamba).
Une fois de plus, la filiation avec Stephen King saute aux yeux, dans la manière qu'a l'auteur de décrire la vie d'une bourgade américaine et surtout par cette histoire d'amitié entre trois adolescents. Récit initiatique à la Stand by me, mais au ton plus sombre et à l'intrigue plus violente.
Une histoire dure, et une horreur décrite avec autant de force que de sensibilité et de retenue. le tout avec un talent narratif bien au dessus du lot.
Je défie quiconque d'imaginer un auteur français derrière ces mots. Ils pourraient émaner d'un auteur américain chevronné.
Oui, Nicolas Zeimet a un talent fou ! Sa prose est suffisamment léchée pour bien mettre en valeur les émotions des trois adolescents, entrés trop vite dans le monde des adultes. Soignée pour parler de cette amitié qui va se trouver ruinée par le sort et la violence des hommes. Ou comment être écrasé par un passé trop lourd.
Il pointe une certaine nostalgie dans ce récit, de cette période des années 80 tout comme de ce temps adolescent. Mais il n'y a pas que ça. Les relations entre les adultes qu'ils sont devenus sont déchirantes.
Je l'ai dit, Nicolas Zeimet écrit formidablement bien lorsqu'il décrit l'ambiance. Mais que dire alors de ses dialogues ? Si vivants et si vrais ! Des échanges emplis d'émotions à s'en faire dresser les poils sur les bras.
Retour à Duncan's Creek est un peu son Docteur Sleep (suite de Shining du King). Une suite, sans en être une. Une manière originale de prolonger le destin de personnages auxquels on s'attache intensément.
Nicolas Zeimet propose un roman marquant sur la sortie brutale de l'enfance et sur la puissance de l'amitié. Un récit qu'on suit le coeur serré, parfois au bord des larmes. Retour à Duncan's Creek est le genre de livre qui restera durablement en mémoire, assurément.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Stockard
  30 octobre 2017
Sam le majeur, Ben le pouce et Jake l'auriculaire... les trois doigts de la main (rien à voir avec les petits lépreux de Jakarta), les meilleurs amis du monde. A la vie, à la mort. Et ça tombe bien, ils auront des deux.
Quand on fait connaissance avec eux, c'est Jake qui nous les présente. Un coup de fil désespéré de son amie Sam après des années de silence et le voilà sur la route pour tenter, ça devient un tic, de lui sauver la mise.
Ce sera le point de départ d'une histoire terrible, furieuse et rock n'roll, d'amitié à toute épreuve, de promesses et de secrets.
Sam, c'est Samantha, Sammy, c'est une fille à qui il ne faut pas la faire à l'envers, un regard de travers et elle pourrait vous sauter à la gorge comme ça, sans plus de raison.
Ben lui, c'est Junior, Boulard dans sa prime jeunesse et avec un surnom pareil, tout est dit. Principale raison de vivre : la bouffe. Sa silhouette de bibendum en atteste.
Et enfin, Jake, Jacques-à-dit, le narrateur, un petit gars effacé, gentil comme tout, ferait pas de mal à une mouche.
En apparence, trois gamins tout ce qu'il y a de banal, dans un petit village de l'Utah tout ce qu'il y a de banal aussi, c'est-à-dire ennuyeux, mort et désespérant quand on a quinze ans et qu'on pense vivre chez les bouseux du monde.
Alors on fait des rêves : "moi plus tard je serai une grande actrice", "et moi un écrivain reconnu", "et moi... ben je ferai un régime et sinon je sais pas, je marierai et j'aurai une grande famille, peut-être".
Et puis ces rêves, tant qu'à les avoir fait, pourquoi pas essayer de les transformer en réalité et à leur majorité, chacun d'eux va suivre – ou tenter de suivre – son propre chemin. Mais entre temps, il y aura eu le Drame.
D'autres seront à venir, car bien sûr ces trois-là n'ont pas refermé le livre et le plus dur est peut-être encore devant eux...
Voilà pour l'histoire en survol sans trop entrer dans les détails.
Bien, imaginons maintenant une claque, mais une qui se respecte hein, bien envoyée, résonnante et qui assomme à moitié. Eh bien voilà, c'est exactement l'effet que fait ce Retour à Duncan's Creek. Ça nous réveille, ça tinte, ça retourne les tripes, ça chatouille parfois un peu au niveau des glandes lacrymales, on en prend plein la tronche et pire encore : on en redemande.
Une révélation pour moi qui ne connaissais pas (là j'ai franchement honte) Nicolas Zeimet. Quelle histoire, quel style, quelle putain de classe et quelle façon de raconter !
Il y des livres, pas toujours mauvais en soi mais qui une fois lus sont vite digérés et presque oubliés et puis il y a les autres, ceux auxquels on repense sans même y faire attention, la moindre chose nous y ramène parce que mine de rien, ça nous a drôlement remué. Retour à Duncan's Creek est assurément de ceux-là.
Sûr que ces gamins et Sam en particulier en tant que personnage le plus attachant et complexe du roman (un vrai coup de coeur cette Sammy) n'en ont pas fini avec moi, loin de là...
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vincent34380
  03 octobre 2017
Une antique pompe à essence, un réverbère et un vieux frigo. Dès la photo de couverture, le ton est donné. Paysage aride et désolé, ambiance Bagdad Café. Nous sommes en Utah, à Duncan's Creek, un petit village de l'Ouest américain, entre montagnes et forêts.
A Duncan's Creek, ils étaient trois amis « unis comme les trois doigts de la main », aux caractères très différents : Sam Baldwin, l'aînée et seule fille du trio, est un peu le chef de meute. Elle cache sous des dehors bravaches sa propre détresse. Ben Mc Combs, surnommé Junior ou encore Boulard, ancien petit gros de la bande est d'un caractère plus effacé, plutôt suiveur que meneur. Jake Dickinson, quant à lui, se sent à l'étroit dans cette ville et dans cette vie, portant comme un fardeau l'absence de son frère Tim, mort assassiné deux ans avant sa naissance. Il a l'impression de n'être qu'un pâle substitut de ce frère décédé, et rêve d'un autre horizon que les pompes de la station service paternelle.
Un soir d'Halloween, un événement tragique va sceller la fin de leur enfance et de leur amitié, et contribuer à leur éloignement progressif, jusqu'à la rupture définitive.
Plus de vingt ans après, Jake reçoit un appel de Sam, ces quelques mots:
« – J'ai besoin de toi, tu peux venir? Alta Cienega Motel, à West Hollywood. Demain soir, ça te va? »
Il n'a revu Sam que deux ou trois fois depuis tout ce temps, et pourtant il n'a aucune hésitation à répondre à son appel.
–« Ramène-moi à la maison », lui avait-elle demandé.
Et, en route vers Duncan's Creek à bord de la vieille Chevy de Sam, de la Californie vers l'Utah, Jake remonte le cours du temps, présent et passé entremêlés. En leur compagnie, en un road trip de la mémoire, nous faisons avec eux le voyage de retour, pour enfin refermer la boucle.
Lors de leur dernier été passé ensemble, chacun d'eux avait consigné sur papier ses espoirs pour le futur, ses rêves et ses secrets, enfermés dans une boîte en fer blanc, la « capsule temporelle » enterrée quelque part dans un camping de l'Arizona, où Jake ira la déterrer.
Après, ils ont tenté de vivre leur vie de leur côté, selon leurs aspirations : Sam a cédé à l'appel du miroir aux alouettes, vers le monde factice des paillettes et du cinéma, Jake est parti à San Francisco pour tenter de devenir écrivain, Ben, quant à lui est resté au village, dans la ferme familiale. Malgré leur séparation physique, ils resteront affectivement liés à tout jamais par le drame qu'ils ont vécu.
Ce retour à Duncan's Creek sera pour Jake l'occasion d'une réflexion sur sa propre vie, sa famille, son éducation, sur ce qu'il aurait pu ou dû faire pour aider ses amis. Peut-être leur futur aurait-il alors été différent.
Le roman, fait d'une alternance de chapitres intitulés « Hier » ou « Aujourd'hui », alterne entre la narration à la première personne pour le présent, et à la troisième pour le passé. Dès les premières lignes on est happé par l'histoire et le devenir de ces trois personnages, et on entre de plain-pied dans leur vie, immédiatement en empathie avec eux, partageant leurs rêves, leurs espoirs, et aussi leurs souffrances. On ressent de la part de l'auteur une réelle affection pour tous ses personnages, quelles que soient les situations dans lesquelles il les place. Il trouve toujours le ton juste, sans jamais sombrer dans le pathos.
Les autres personnages extérieurs à leur trio, parmi lesquels Rose, la serveuse du bistrot de Kingman, le vieux docteur Pomeroy, ou Mlle Adams son ancienne institutrice, sont traités avec une tendresse toute particulière.
On pourrait croire ce roman écrit par un auteur local, dans cette façon si réaliste de nous représenter l'Ouest américain, comme un décor de cinéma, entre stations-services abandonnées et « diners » au milieu de nulle part. Il nous dépeint également de façon très pittoresque la communauté des habitants d'une petite ville de l'Ouest profond.
Il se dégage de ces douloureuses tranches de vie une intense émotion. Au travers de leurs larmes, mais aussi de leurs rires, j'ai retrouvé un parfum d'adolescence. Par delà les non-dits et les silences, ces enfants devenus adultes éprouveront le goût doux-amer du temps échappé et d'un bonheur à tout jamais perdu.
Une très belle lecture, et un magnifique roman que je recommande sans réserve !
Lien : https://thebigblowdown.wordp..
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Adel89
  28 octobre 2017
Sam, Jack et Ben sont 3 ados chacun marqué par un évènement hors du commun. Jack a perdu son petit frère, Ben découvert le cadavre d'une fille de leur village qui avait disparu et Sam a perdu sa mère et vie maintenant avec son père et sa petite soeur.
Tout le monde sait à Duncan's creek que le père de Sam est un peu violent, Jack va en découvrir les résultats sur le visage de Sam et bien pire encore...
Quand un soir d'halloween tout bascule, les 3 ados vont être reliés par un terrible secret qui va les ronger jusqu'à la fin de leurs vies.
Sam et Jack fuient Duncan's creek à la première occasion.
Bien des années plus tard, Sam contact Jack et lui demande de l'emmener à Duncan's Creek, c'est alors que les souvenirs ressurgissent et Jack n'est pas au bout de ses surprises...
Un polar captivant, super bien mené!
Une fois la première moitié du livre passée, je me demandais ce que j'allais pouvoir apprendre de plus que l'histoire terrible que les 3 ados partageaient, mais c'était sans compter sur les petits secrets que le narrateur découvre au cours de son expédition dans le passé.
J'ai adoré ce livre! Il m'a tenu en haleine jusqu'à la fin, si bien que le dénouement m'a paru un peu fade, je m'attendais à une chute bien plus spectaculaire.
Mais aucun regret, les rebondissements sont au rendez vous!!!
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shmileblik
  17 novembre 2017
Le texte de Nicolas Zeimet ne se raconte pas , il se vit. L'Amérique du milieu des 80's nous émeut autant qu'elle nous fait frémir. Celle du présent nous serre le coeur, nous tord le ventre, nous met dans l'attente, et nous surprend. Un roman noir éblouissant, beau mais triste, empli de morts mais aussi d'êtres plus vivants que jamais. Nous rappelant que l'humanité est à la fois odieuse et merveilleuse.
J'ai aimé, ho oui, comme j'ai aimé!
Merci à Babélio et aux éditions Jigal pour cette Masse Critique
SP
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
StockardStockard   26 octobre 2017
On ne se remet jamais complètement de son premier amour, selon moi, pas plus qu'on ne se remet de sa première amitié. C'est encore plus vrai quand celle-ci vous a été arrachée du jour au lendemain. Vous laissant en état de choc. Et quand l'absence s'étire au point qu'on en vient à se dire que les prochaines nouvelles, lorsqu'elles arriveront, ne seront forcément pas bonnes, même l'espoir n'arrive plus à nous porter.
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StockardStockard   24 octobre 2017
La cruauté du monde des enfants m'avait toujours rendu malade. Longtemps, j'avais imaginé que le cauchemar prendrait fin au sortir de l'adolescence, mais la réalité était tout autre. J'avais pris conscience en grandissant que les adultes n'étaient pas mieux lotis que leurs cadets. Ce qui nous blesse quand on a onze ans, ce ne sont pas seulement les coups, mais aussi le fait de ne pas savoir les encaisser. Ou les rendre. Et même si le temps nous endurcit, les claques font encore plus mal quand on arrive à l'âge adulte. Sans doute parce qu'elles sont plus violentes.
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StockardStockard   23 octobre 2017
Le temps est une pourriture. Il vous prend tout, la jeunesse, l'innocence, l'insouciance. L'espoir. Tout ce qu'il vous laisse, ce sont les souvenirs. S'il est une réalité plus incontestable en ce bas monde, je me fais moine. Ou auteur de romans pour adolescents.
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StockardStockard   27 octobre 2017
Tu crois que chacun a un quota de bonheur qui lui est dédié dans la vie ? Qu'on reçoit tous un stock limité à la naissance, et qu'une fois qu'on l'a épuisé, c'est terminé ?
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StockardStockard   25 octobre 2017
La mort, c'est juste une autre étape de la vie. En attendant, faut s'efforcer de pas foutrement merder.
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Videos de Nicolas Zeimet (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Zeimet
Nominé Prix Dora Suarez 2018 http://polar.jigal.com/?page=liens&p=194
« Nicolas Zeimet nous éclabousse de son incroyable génie ! D?une authenticité rare, tous les éléments du puzzle vont s?imbriquer jusqu?au bout de ce roman à tiroir extrêmement bien ficelé. Un grand bravo pour le style incomparable. Un pur chef d?oeuvre servi par un magicien des mots? » France Net Infos
« Émotions XXL pour ce récit maîtrisé de main de maître? Récit initiatique à la Stand by me, mais au ton plus sombre et à l?intrigue plus violente. Une fois de plus, la filiation avec Stephen King saute aux yeux? Nicolas Zeimet a un talent fou ! Un récit qu?on suit le c?ur serré, parfois au bord des larmes. Retour à Duncan?s Creek est le genre de livre qui restera durablement en mémoire, assurément. » ÉmOtions
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