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ISBN : 2752908229
Éditeur : Phébus (07/02/2013)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Enfant, je suis le fils du magasin vert…
Combien de fois cette fichue expression a résonné ! Elle émane de mes professeurs comme des parents de mes camarades de classe. Je souris et prends bien garde de maintenir mes lèvres closes, de n’en laisser échapper aucun son.
Ne pas répondre.
Surtout ne pas répondre.
Originaire de province, issu « de la race des fils de commerçants. De petits commerçants. », le narrateur est confronté à son passé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
saphoo
  07 décembre 2018
Voici un petit roman qui ne paie pas de mine et pourtant, c'est une lecture agréable, j'aurai souhaité qu'elle se prolonge encore un peu. C'est comme ça, quand le lecteur se sent bien entre les pages d'un roman, partager des instants auprès des personnages. Dans le cas présent, j'aurai bien aimé fureter dans la librairie, soutenir la propriétaire.
Le récit retrace la carrière d'une famille de commerçant, le fils nous conte les années glorieuses de la maison de la presse, son évolution, et sa décadence.
C'est le témoignage de la fin d'une époque, la mort des petits commerçants, la mondialisation fait son oeuvre, étouffant les survivants au fur et à mesure. Ce fut le cas pour le premier commerce de vêtements, la famille a dû se résigner, le commerce privé n'est plus dans le coup, tout le monde s'habille comme tout le monde, plus dans le coup, allez savoir. Changement d'orientation, ouverture de la maison de la presse librairie, beaucoup de travail, de services, mais là encore, ce n'est plus ce que c'était, la presse disparaît finalement du magasin pour ne laisser que la librairie. Est-ce suffisant pour faire tourner toute équipe ?
La mort dans l'âme, l'heure de mettre la clé sous la porte a sonné, la retraite sera une aubaine pour faire une croix sur tant d'années de labeur pour finir par un échec, ce n'est pas très gratifiant.
Le récit est bien mené, agréable, on passe un bon moment même si on regrette ce constat amer de la difficulté pour les petits commerces de proximité.
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fanfanouche24
  17 août 2013
Un premier roman qui prend racine dans le vécu de son jeune auteur, dans la librairie-Maison de la presse de sa mère, femme courageuse, et pudique.
texte modeste... qui émeut pour plusieurs niveaux de lecture: un hommage d'un fils à sa mère, la culpabilité de ce fils qui se reproche de ne pas avoir été assez attentif, par paresse, par négligence...la reconnaissance des petits commerçants donnant vie à un quartier...
Hommage à la ténacité, à l'énergie de cette femme qui n'a pas pu continuer d'études, pour aider très jeune, son père sur les marchés...Une commerçante, dans l'âme...aimant les gens , le contact... qui s'adaptera du mieux qu'elle peut jusqu'à un point de non retour, période où les commerces traditionnels, de proximité sont voués à survivre misérablement, plus l'inadéquation de cette commerçante, aux paperasses, à la gestion intensives...
Hommage de l'auteur, à l'abri d'une "bonne place" dans la fonction publique... qui réalise à quel point la Maison de la Presse, réalisée par sa mère, contient du lien social, des proximités humaines qui ne sont pas quantifiables en argent trébuchant, mais juste une richesse qui rend notre quotidien plus chaleureux, plus vivant...
Une infinie pudeur... qui dit pourtant très efficacement la peine de cette commerçante, femme-mère, n'ayant vécu que pour son commerce et son fils... et la nostalgie de ce fils qui prend conscience des trésors, de ces bonheurs simples.. comme de venir aider sa mère le dimanche... repérer, bavarder avec tel ou tel habitué, "être en lien"...
Premier roman faussement anodin, qui provoque moult émotions et questionnements sur notre quotidien qui menace de s'aseptiser, de ne plus prendre en compte les contacts directs avec les autres...
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Yzou
  13 mars 2013
J'ai sélectionné Rideau! lors du dernier Masse Critique, m'attendant à une sorte d'essai sur le déclin de la librairie traditionnelle, mais cet ouvrage s'est avéré représenter bien plus que cela.
Répartit en 33 chapitres non chronologiques, Rideau! retrace l'étrange et fusionnelle triangularité entre le narrateur, sa mère et la Maison de la Presse familiale. Ludovic Zekian nous dépeint ici une véritable ode à sa mère et au travers d'elle, de tous les petits commerçants.
Abandonnant l'école en cinquième pour aider son père sur les marchés, la mère de Ludovic n'a pas eu d'autre vie que celle de commerçante. D'abord foraine puis propriétaire d'une boutique de vêtements à Bourgoin-Jallieu. Fin 1987, il faut "tirer le rideau", et c'est ainsi que Ludovic et sa mère se retrouvent, après un combat acharné contre la Mairie de la Tour du Pin, en possession d'une Maison de la Presse.
Rideau! c'est l'histoire de ce petit garçon qui a vu un magasin occuper toute l'attention et toute la reconnaissance maternelle. Ce garçon qui a vu sa mère travailler avec acharnement pour faire de ce lieu un lieu de chaleur et de convivialité.
C'est l'histoire de cette commerçante qui ne s'est jamais plainte et qui s'est faite doucement rattraper par la modernité. Cette femme qui n'a jamais fait aucun bénéfice de sa boutique et qui, même lorsqu'elle fermait, passait ses journées à chercher les clients par la fenêtre de son appartement placé au dessus dudit magasin.
C'est une histoire d'amour entre un fils et sa mère, pleine d'émotion et de fragilité.
C'est enfin une histoire universelle en filigrane, celle des petits commerces qui peinent à survivre dans un monde où la finance rattrape tout. Celle des humains qui ont donné leur vie pour maintenir un lieu familial et chaleureux et qui disparaissent avec lui sous le joug de la grande distribution sans une reconnaissance ni un merci.
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Ziliz
  13 avril 2013
En France, le petit commerce indépendant a prospéré jusqu'au milieu des années 70. le développement des hyper et supermarchés, ainsi que celui des grandes enseignes, déclencha le début de leur fin.
L'auteur retrace ici le parcours de sa mère, d'abord vendeuse sur les marchés avec ses parents, puis propriétaire d'une boutique de prêt-à-porter et enfin gérante d'une Maison de la Presse en province. Après lui avoir prêté main forte durant toute sa jeunesse, ce fils n'assurera pas la relève : il suit des études supérieures, passe "de l'autre côté" en décrochant un concours dans la fonction publique qui lui ouvre un poste de cadre au Ministère des Finances (excusez du peu) à Paris.
Le ton m'a d'abord rebutée : hachuré et surtout trop affecté, en décalage avec le contenu. Je me suis finalement accoutumée à ce rythme. le propos est très intéressant : le hiatus entre parent et enfant, entre adolescent au travail et étudiant, entre la pratique au quotidien du 'petit commerce' et les théories économiques apprises sur les bancs de l'école, entre un 'vrai travail' physique et la fonction publique... Tous ces thèmes m'ont rappelé les autofictions d'Annie Ernaux.
Ludovic Zékian rend ici un bel hommage à sa mère, à cinquante-cinq années de dur labeur et de ténacité, mais aussi au métier de commerçant et aux livres.
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sarahdu91
  25 novembre 2018
Une belle découverte quI m'a été proposée par Sylvaine et pour laquelle j'ai pris grand plaisir à lire.
Ce récit intimiste vécu par un fils pour sa mère qui a toujours été à la tête d'un magasin. Malgré les années passées on sent bien que ce fils rend hommage à sa mère d'avoir eu le courage et la ténacité d'être commerçante, d'être restée humble face à la difficulté de vivre en ne gagnant pas trop sa vie.
Mais il arrive un moment où il faut savoir tourner la page et fermer le rideau et c'est ce qui est arrivé à cette dame qui a fermé sa Maison de la presse au moment où sa retraite bien méritée était arrivée.
Un super récit écrit avec simplicité mais avec de profonds sentiments d'un fils pour sa mère.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
david96david96   10 juin 2013
J'ai très bien connu cette maison de presse, et même l'ancienne… Je n'ai par contre, pas connu la fermeture, j'étais déjà loin.

J'y allais au minimum une fois par semaine, et notamment au rayon musique (partitions/tablatures), c'était les seuls à avoir le top ; même les maisons de presses de Lyon et Grenoble, les deux grandes villes les plus proches de La Tour du Pin, n'avaient pas cette qualité.

À l'époque j'avais les cheveux long, très long et plutôt mauvaise réputation. Mais chez eux, dans cette maison j'ai toujours été accueilli chaleureusement par la maman de l'auteur, ainsi que les employés, je me souviens surtout de la dernière, toujours souriante et sympathique.

Une vraie maison, on y était vraiment bien.

Je met 4 étoiles, mais je regrette une chose, que ce livre soit si court, 120 pages c'est trop peu, il y a tant à dire sur ces petits commerces qui ferment tous, remplacés par des grandes enseignes dont le seul intérêt n'est plus l'humain ou l'amour du métier mais le : FRIC.

Merci à Ludovic Zekian d'avoir fait revivre cette tranche de vie.

Amicalement.

David Prudhon.
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AS76AS76   20 novembre 2014
Nous n'avons jamais été craneurs.
Pendant les années fastes, elle n'a jamais paradé quand d'autres, pour des succès moindres, claironnaient. Elle ne s'est jamais erigée en donneuse de leçons. La tentation en aurait fait céder plus d'un.
Elle s'est faite discrète.
La discrétion comme principe cardinal de vie. Elle n'est pas l'ennemie de l'action, ni de l'ambition, ni des plaisirs.
Elle n'étouffe pas l'orgueil.
Celui des taiseux.
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YzouYzou   13 mars 2013
Je suis donc descendu tous les soirs, après la fermeture, où j'ai dû batailler âprement pour reconquérir ma place de fils et ruser pour la partager avec ce "frère" égoïste que j'aimais, à l'attractivité irrésistible, bien qu'il me l'eût ravie.
Mon seul moyen pour la recouvrer.
Origine d'un engrenage qui n'en finit pas de me broyer.
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ZilizZiliz   13 avril 2013
Fils de petits commerçants : imagerie populaire où le poujadisme le dispute à l'avidité. Le fonctionnaire est jean-foutre, nanti, gréviste impénitent - les trois réunis ; le petit commerçant poujadiste, bas de plafond et près de ses sous. (p. 14)
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fanfanouche24fanfanouche24   17 août 2013
La connivence était réelle entre l'ancien ouvrier d'un groupe industriel multinational e la commerçante, petite fille de mineur de fond à Gardane, ouvrière en chef de son magasin.
On n'a jamais envisagé le jour où il faudrait quitter le magasin. On ne pense pas à ces choses quand on tient un commerce.
Il n'y a là pourtant rien d'extraordinaire. (p.119)
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Ludovic Zékian dans "Un livre un jour" à propos de Rideau!
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