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ISBN : 2290309508
Éditeur : J'ai Lu (08/02/2001)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Francis Sandow est le doyen de la race humaine bien que son corps soit celui d'un jeune homme. Sa fortune est l'une des plus colossales de l'univers connu, mais surtout il est l'un des vingt-six Noms vivants. C'est-à-dire qu'en lui-même réside, en plus de sa personnalité humaine, celle du dieu Shimbo de l'Arbre Noir.
Jadis il a façonné, par sa seule puissance psychique, l'île des morts sur une des planètes de son domaine. Aujourd'hui, un inconnu a rappelé à l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  31 janvier 2018
L'île des morts est un livre à la fois passionnant et essentiel dans l'oeuvre de Roger Zelazny.
C'est d'abord le premier roman où, après s'être inspiré de différentes mythologies (grecque, hindoue), il élabore une mythologie qui lui est personnelle, la religion pei'enne, une religion polythéiste et initiatique qui permet à certains de ses fidèles d'être investis par les divinités qui les ont choisis. le narrateur, Francis Sandow, est de ceux-là, en qui se manifeste à certains moments une inquiétante divinité, Shimbo de l'Arbre Noir, le Semeur de Tonnerre.
Et ce personnage est vraiment fascinant. Doyen de l'espèce humaine, car il a passé de longues années en sommeil cryogénique au cours de différents voyages dans l'espace, il incarne en lui tous les aspects contradictoires du héros zelaznien : disposant dès l'origine de pouvoirs surhumains (télépathie), investi ensuite d'un pouvoir quasiment divin qui lui permet de façonner des mondes, mais aussi marginal, solitaire, incapable de s'attacher et terrifié par la mort.
Il va être amené à affronter un redoutable adversaire, un Péi'en investi par une divinité hostile à Shimbo de l'Arbre Noir, qui a enlevé plusieurs de ses amis et qui l'attend sur l'île des morts, ce lieu d'une sombre beauté que Francis Sandow a créé d'après le superbe tableau d'Arnold Böcklin.
Ajoutons qu'il est difficile d'arrêter la lecture de ce livre une fois qu'on l'a commencé, car l'action connaît un impressionnant crescendo jusqu'à un final grandiose.
Enfin l'écriture est magnifique, métaphorique à souhait (ah, quelle belle métaphore du temps que cette évocation de la baie de Tokyo qui ouvre le roman !), avec ce ton unique que Zelazny a su donner à certains de ses narrateurs.
Un roman magistral.
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Millencolin
  19 mars 2018
Et bien merci à toi Thimiroi de m'avoir conseillé cette belle petite surprise. Je ne pense pas que je l'aurai lu un jour étant donné un synopsis des plus étranges avec des histoires de Dieux bizarres qui habitent dans des Noms. Voilà qui paraissait un peu trop alambiqué à mon goût.
Mais que nenni, en fait tout est extrêmement simple et parfaitement bien amené et expliqué. C'est la première fois que je lis du Zelazny, et j'adhère totalement à son style, à son sens de l'ironie et de la moquerie . Il ne peut s'empêcher, tout au long du récit, de nous offrir une multitude de petites critiques acerbes de notre société. Et honnêment c'est souvent joussif tellement c'est bien pensé et tourné. J'aurai pu remplir la rubrique "citations" de dizaines de copier/coller tellement ce roman en foisonne, et cela malgré le faible nombre de pages.
En fait, l'intrigue est plus une excuse pour présenter un personnage né dans notre ère et ayant assisté à l'évolution du monde et de l'univers au cours de plusieurs siècles. Il a tout vécu et a assez de recul et d'expérience pour avoir atteint une grande sagesse. Malgré les faiblesses qu'il tend à nous présenter, il n'en demeure pas moins assez proche par moments des héros de van Vogt qui vouait une fascination au mythe de l'être "humain" parfait dans sa capacité à l'anticipation de l'ensemble des actions et réactions d'autrui.
Du coup, le héros, ici, peut se permettre une vision très critique de ce que notre société, ainsi que les diverses sociétés des autres planètes, sont devenues au fil du temps.
Et au-delà de cela, Zelazny en profite pour s'interroger sur les croyances et donc la religion, avec un magnifique dénouement...
Sous couvert d'une mystérieuse vengeance, et d'une lutte à mort avec un ennemi inconnu, Roger Zelazny nous offre une oeuvre brillante et d'une intelligence qui fait mouche à chaque fois. Les dialogues sont rares mais efficaces, et le tout est d'un dynamisme plaisant avec une narration à la première personne qui nous donne droit à toutes les pensées et les souvenirs du héros. En très peu de pages, l'auteur construit un véritable univers crédible, et assez mélancolique pour ce qui est de la planète abritant la fameuse Ile des morts, sans perdre la moindre once de temps dans des explications inutiles. Il parvient rapidement à présenter ce qu'est devenue la Terre, et à nous peindre en parallèle une race extra-terrestre construite autour d'une religion polytheiste rappelant les mythologies grecques ou egyptiennes de l'époque.
En conclusion, j'ai découvert un nouvel auteur qui a répondu à, et même dépassé, mes attentes. Il ne me reste plus qu'à confirmer cela prochainement avec un autre de ses titres. D'ailleurs je suis ouvert à toute proposition...
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Walktapus
  26 avril 2015
Si j'étais une première phrase de roman, j'aimerais me trouver ici, au bord de l'eau et du temps, comme une mélancolie pas très nette, un regret à peine formulé, une attitude contemplative qui ne parvient pas à cacher une profonde solitude et un vide existentiel. Il a beau camoufler tout ça derrière une philosophie mi péi'enne mi capitaliste, un scepticisme désabusé et une bouffée de fumée de cigarette, il ne trompe pas, ce milliardaire tout puissant, démiurge créateur de mondes, maître de l'orage et des éléments, immortel, avatar d'un ancien dieu, et tellement humain. Bienvenue parmi les héros zélazniens, Francis Sandow !
Une première phrase qui est un premier paragraphe. le paragraphe est la respiration expressive de la prose de Zelazny, tantôt long tantôt court, comme ce roman entre réflexions intimes et bouffées d'actions. Mais il y a aussi ses dialogues bondissants, qui en répliques brèves et allusives, disent tout ce qu'il y a à savoir des relations entre les personnages.
Personnages dont l'apparition n'est pas suffisamment préparée, je trouve, et c'est dommage, car le roman est patiemment construit en dévoilant une chose après l'autre, toujours en faisant confiance à l'intelligence du lecteur. Peut-être que Zelazny aurait pu ajouter une cinquantaine de pages à ce roman très court.
Parmi tous ses livres, ce n'en est pas un que j'ai aimé tout de suite, mais il s'en dégage une telle atmosphère que finalement, j'y suis revenu et revenu, l'aimant toujours plus à chaque fois.
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Ambages
  30 octobre 2017
J'aime l'univers que Zelazny crée dans ce roman. C'est tout un voyage dans le temps, dans les religions, dans les mondes qui peuplent l'imaginaire. Son écriture est charismatique, il y a un souffle vital, un contact avec les éléments naturels, le feu, l'eau, la terre, qui me force à me poser des tas de questions concernant l'humanité que contient chaque pensée, d'où quelle vienne. Un auteur qui laisse à réfléchir. L'histoire devient presque secondaire car il laisse le lecteur non seulement se creuser la tête pour rester en lien étroit avec ce qu'il nous dit mais en plus le lecteur a sa place pour créer son ressenti, voire imaginer une suite, par exemple Ruth, que devient-elle ? Sandow l'a-t-il oubliée ? Et Sandow, cet être issu de la Terre mais sur lequel le temps n'a pas de prise me paraît si trouble avec toutes ses facettes et son ombre le dieu Shimbo de l'Arbre Noir... C'est fascinant.
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Tatooa
  23 août 2019
Un livre qui peut se lire sur plusieurs niveaux de lecture, et malheureusement, j'ai le neurone en congés, donc je l'ai lu "premier niveau", à savoir l'aventure pour l'aventure.
J'ai pas approfondi ma lecture, je suis pas entrée vraiment dans la théologie exposée, dans la profondeur métaphorique et mystique du récit, mais rien qu'au premier niveau, j'ai vraiment bien kiffé.
C'est bien écrit, formidablement pensé, comme souvent avec Zelazny, bourré d'humour (noir), de réflexions sur le monde, la mort, profond, c'est le top.
Mais cela méritera, un jour, une relecture un peu plus "sérieuse" parce que je n'en ai pas tiré la substantifique moelle, je le sens, lol. Un avis à refaire, un ! Mdr !
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
MillencolinMillencolin   16 mars 2018
Et c'est pourquoi, ma Terre maternelle, j'ai pleuré sur toi intérieurement à cet instant de l'immense parade qu'on nomme le Temps : les clowns défilent, et chacun sait qu'au fond d'eux ils ont le coeur brisé.
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WalktapusWalktapus   28 avril 2015
Le jeu de l'écologie est bien plus compliqué que n'importe quel jeu d'échec, il défie la mise en équation par le plus perfectionné des ordinateurs. Ceci parce qu'en dernier ressort les problèmes posés sont de nature esthétique plutôt que scientifique.
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AlfaricAlfaric   27 janvier 2017
La peste soient des symboles qui, de par leur nature même, dissimulent autant de choses qu’ils en révèlent !
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AmbagesAmbages   30 octobre 2017
Max Weber a parlé de tout cela. Il a vu la nécessité de la bureaucratie dans l'évolution de toutes les institutions, et il a vu que c'était un bien. Oui, il a vu que la bureaucratie était bonne et nécessaire. Nécessaire, peut-être, à condition d'ajouter à ce mot une virgule, puis la mention "grand Dieu" suivie d'un point d'exclamation. Car dans l'histoire de toute bureaucratie il arrive une époque où elle se met à parodier ses propres fonctions. Il n'y a qu'à voir ce que la désagrégation de la grande machinerie austro-hongroise a fait à ce pauvre Kafka, et celle de la russe à Gogol.
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TatooaTatooa   19 août 2019
Mais la véritable source de mes peurs est ailleurs ; c'est tout simplement la crainte de la mort et du néant que tout homme ressent, décuplée chez moi malgré la révélation fugitive que j'ai eue d'une lumière que je ne peux définir.
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