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ISBN : 2290348384
Éditeur : J'ai Lu (30/11/-1)

Note moyenne : 2.7/5 (sur 245 notes)
Résumé :
Un jeune écrivain est invité par l'ambassade de France au Caire pour donner une conférence. Une proposition qui prend une autre dimension à la lecture des lettres égyptiennes de Flaubert : "J'ai baisé des filles de Nubie qui avaient des colliers de piastres d'or leur descendant jusque sur les cuisses, et qui portaient sur leur ventre noir des ceintures de perles de couleur." L'Égypte d'aujourd'hui ressemble-t-elle à l'Orient de Flaubert ? La sensualité orientale se ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
carre
  12 juin 2012
Un jeune auteur, passionné par Flaubert, se rend en Egypte pour une conférence à l'Ambassade de France, il fait la rencontre d'un autre auteur qui lui, espère joindre l'utile à l'agréable pendant son séjour.
Le roman de Zeller traite de plusieurs sujets, l'Islam et la place de la femme dans la socété hislamiste, la sexualité masculine, etc ...
Le point de départ n'est qu'un prétexte pour donner une image aussi idiote que malsaine de l'Islam. (La violence serait engendrée par la frustration !!!)
Zeller émet des avis mais n'arrive jamais à les approfondir. Au fil du roman, le malaise s'installe tant le jeune auteur accumule les provocations, les scènes sordides et malaisées. Les personnages sont antipatiques, et l'on pourra juste remercier Zeller d'avoir fait court. Lecture désagréable de bout en bout. Ou est-ce moi qui n'est rien compris. Mais une question perdure comment un si mauvais roman peut'il obtenir l'Interallié ?
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JeanPierreV
  10 juin 2016
Un jeune écrivain est invité par l'ambassade de France du Caire à un colloque ayant pour thème « la nouvelle génération romanesque française ». Dans l'avion il rencontre pour la première fois un autre écrivain, Millet, la quarantaine, également invité..« Il s'agissait d'un écrivain suisse assez célèbre [….] dont l'ambition était de décrire la misère sexuelle dans une société de marché et au passage je crois, la sienne » un auteur – toujours enveloppé malgré ses régimes – qui a notamment écrit un roman sans doute en partie autobiographique dont le héros s'appelait « Jean-Foutre La Bite », ça ne s'invente pas ! L'ambassade invitant la culture !
Deux « beaufs » en goguette, regardant d'un oeil goguenard les musulmans en prière, très préoccupés également, une fois arrivés, de trouver des « putes » -Je reprends leurs mots – pour la soirée…Le suisse veut à tout prix assouvir son besoin de sexe auprès de ces dames et l'autre lorgne sur une femme de l'ambassade…Mais ils parlent sans état d'âme de la « misère sexuelle des égyptiens ». L'hôpital qui se moque de la charité
Deux types qui s'emm…pendant leur séjour, et qui après leurs grasses matinées dans leur hôtel étoilé, vadrouillent d'un bouge à l'autre, ne font pas de tourisme, ils sont sur une « planète qui n'est pas celle de la civilisation« , de leur civilisation. Ils sont au Caire, mais n'attendez pas d'eux qu'ils admirent les pyramides, l'art antique égyptien, la culture musulmane..Aucun propos contemplatif a attendre de leur part pour cette civilisation..eux seuls détenant la vérité et la culture
Deux types qui au final, par leur attitude et leurs propos m'ont copieusement emm…
Si si ..je n'ai pas d'autre mot.
Une envie, malgré mon investissement de 50 centimes, de balancer ce bouquin trouvé neuf dans un vide grenier…l'impression fascinante d'avoir touché le pire. Et une interrogation : comment ce roman a t'il pu obtenir le prix Interallié? J'ai cru un moment que les membres du jury avaient voulu récompenser une suite de propos et de considérations de premier degré contre l'Islam et les musulmans. Je me suis demandé si ce n'était pas un renvoi d'ascenseur entre bobos..Après tout Florian Zeller est aussi un habitué des plateaux télé, un bobo professeur de grande école.
Puis Millet disparaît et ne revient pas d'une de ses virées sexuelles et notre écrivain parisien se perd en interrogations : « que lui est-il arrivé ? C'est peut -être grave » La jolie dame de l'ambassade, celle qui dégrafera son soutien-gorge pour lui, le rassure : « Non…Tu sais, s'il lui était arrivé quelque chose, on serait déjà au courant. Les nouvelles vont vite au Caire, surtout concernant les étrangers Puis, avec un sourire désarmant elle me dit qu'il ne fallait pas tout de suite imaginer une catastrophe. C'était selon elle une attitude caractéristique des Occidentaux ; elle appelait ça «la fascination du pire». »
Alors j'ai repris mon taxi pourri jusqu'à la fin du roman, qui quant à lui avait pris un deuxième élan…Que ce fut long avant d'en arriver là…!
J'aime les livres qui me font voyager, découvrir des hommes et femmes, des pays, des cultures, une histoire, une période…je n'ai jamais, jamais eu ce déclic.
« J'ai refermé le livre sans trop savoir quoi en penser. J'avais un sentiment désagréable. » (P. 196) Ce n'est pas moi qui le dit..
Mais même refermé ce livre continuait de me trotter dans la tête et je l'ai relu une fois fermé, au deuxième degré en y trouvant une critique forte de l'attitude que le monde occidental, représenté par ces deux gogos, a face à l'Islam, à la culture musulmane, un monde occidental qui croit à sa supériorité et qui en examine un autre de manière très superficielle, en usant de clichés éculés répétés mille fois, sans aller au fonds de choses…Et alors cette lecture prend une toute autre tournure.
Mais un livre provoquant que beaucoup risquent de lire au premier degré. Malheureusement.
Au final, en ce qui concerne « La fascination du pire », je ne reprendrai pas les paroles d'une lectrice des oeuvres de Millet, l'écrivain suisse :
« Tu as déjà lu les livres de Martin ?
– J'en ai lu un
– Et alors
– Ça m'a suffi. » (P. 130)
Je retenterai l'expérience Florian Zeller, mais pas tout de suite, je dois finir de digérer cette première lecture
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Lune
  02 juin 2008
Il était dans la pile des livres à lire. Je sors ravie de cette lecture. Un style fluide et au détour de phrases, des observations et quelques vérités bien assénées sur notre société occidentale contemporaine.
Par ex., j'aime : "Il faut une capacité de résistance démesurée pour parvenir aujourd'hui à ne pas sacrifier au ravage de l'identique" ...Tout ce qui est exprimé, aujourd'hui, ne peut l'être que par le filtre déformant de la petite distance et de l'humour - non pas l'humour en réalité, mais la blague, la dérision, le stock de vannes sans chair. ...C'est ce qui signe la fin de la conversation entre les êtres et donc, d'une certaine façon, le règne de la solitude.", etc...
Des êtres lucides, manipulateurs, manipulés, sur fond de société occidentale/orientale, un beau cri de liberté de pensée et d'expression envoyé en pleine figure à ceux qui sont eux-mêmes manipulés par "l'identique", les journalistes, les médias, leurs propres certitudes conditionnées.
Apparemment simple et si complexe. Un peu de malaise étreint notre mode de pensée : "nous ne sommes donc pas à l'abri de..." Il y a prise de conscience à travers cette lecture.
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Cristie
  02 février 2013
La fascination du pire est le premier livre que je lis de Florian Zeller dont on parle en termes souvent élogieux.
L'histoire :
Un jeune écrivain français part en voyage au Caire suite à une invitation pour une rencontre littéraire. Dans l'avion il se retrouve au côté d'un autre écrivain, personnage trouble dont l'unique préoccupation semble être d'assouvir ses désirs sexuels. Seulement, les femmes islamistes ne sont plus celles décrites dans les correspondances de Flaubert et Millet, rejeté par les prostitués elles-même, il va conduire toute sa petite équipe à la poursuite de sa quête qui s'avère bien différente de celle qu'on imaginait ...
Que sait-on de L'Islam ?
L'art de cet écrivain est de savoir noyer le poisson. On retrouve beaucoup des stéréotypes en cours sur l'islam. En effet, l'auteur brosse un portrait particulièrement sombre sur les musulmans jusqu'à une volte face brutal le dédouanant totalement. Il nage en permanence entre fiction et réalité. Nous laissant nous faire notre propre idée de ce qu'il en est. J'ignore si il a volontairement choisi un sujet polémique mais même si il nous donne une belle leçon sur le pouvoir des mots je regrette d'avoir vu des théories aussi ridicules : la violence des islamistes provient de leur frustration sexuelle côtoyer de si beaux passages sur la solitude, le couple et la famille dans notre société.
Je note l'originalité dont il a su faire preuve mais je reste déçue par cette fin. C'est sympa le coup du manipulateur manipulé ça crée un peu de suspense mais je crois que cet écrivain gagnerait plus en évitant les effets de style, la polémique et en nous livrant un peu plus de lui même !
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Maliae
  27 avril 2014
Je ne sais plus du tout ce qui m'a poussé à mettre ce livre dans ma Wish list et donc à l'acheter, peut-être le titre ou un avis sur la blogosphère mais ce qui est sûr c'est que je me suis ennuyée terriblement et pourtant il est court (à peine plus de 150 pages). J'avais juste l'impression que le narrateur voulait étaler ses connaissances et sa culture, et que pour lui les autres étaient des cons. J'ai pas plus aimé l'écrivain qui est avec lui, qui ne pense qu'au cul et a une pauvre histoire minable qui ne m'a pas ému du tout. La fin se voudrait un peu cynique, elle m'a juste exaspéré. Je n'ai vraiment pas accroché, le message n'est pas arrivé jusqu'à moi et je ne vois pas bien l'intérêt de ce livre honnêtement. Je n'ai pas été touché, j'ai souvent levé les yeux au ciel et j'avais juste hâte de le terminer (le seul fait que je l'ai finis est qu'il est court). Voilà, une véritable déception (même si en fait je ne savais pas trop ce que j'attendais de ce livre).
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
jecogitejecogite   24 août 2015
J'ai encore repensé à notre virée de la veille. Au fond, ce qui m'avait surtout marqué, c'est moins l'absence de sexe que l'obstination avec laquelle jusqu'au bout de la nuit nous l'avions cherché. Je me suis souvenu de ce que m'avait dit martin en sortant du dernier bar, au petit matin : il avait parlé de "frustration", sous-entendant ainsi, […] que c'était l'islam qui, par sa morale redoutable et sa haine du sexe, s'acharnait à entretenir perversement ce sentiment. Pourtant, en y repensant, c'était surtout son attitude à lui qui m'avait marqué, sa quête effrénée, sa frénésie, et finalement son désespoir, et je me suis dit que la frustration dont il avait parlé était avant tout la sienne, c'est-à-dire indépendante des circonstances de notre soirée, et qu'il devait la trimballer en permanence avec lui. C'est, je crois, l'un des pénibles paradoxes de l'occident : l'exacerbation de la frustration malgré la soi-disant liberté sexuelle. Après des siècles de frigidité, d'ailleurs assez relative, l'Occident s'était peu à peu libère de sa morale religieuse et de sa pudibonderie sociale. On considère généralement que c'est une chose heureuse. D'un certain point de vue, pourtant, la multiplication des rencontres sexuelles qui en a découle à été une véritable 'catastrophe humaine', dont le signe le plus évident est la dissolution des dernières barricades protégeant l'individu du marché, à savoir le couple, et dans une moindre mesure, la famille. Mais le plus étonnant est que cette libération progressive ne lui a pas permis, comme on aurait pu le croire, de sortir de la frustration, le plaçant au contraire devant le spectacle de sa propre impuissance à répondre à l'accroissement de ses désirs. […] - Ton problème,, tu vois, c'est que tu n'as aucune nuance… - Quelles nuances ? - Par exemple, ça ne te passe même pas par la tête de distinguer l'Islam modéré et l'Islam extrême… Oui, c'est effectivement la subtile distinction que tout le monde n'arrête pas de faire partout. Tu ne peux pas lire une page dans un journal sans qu'elle soit rappelée : elle est juste mais ne permet pas de régler le problème. Les nuances, bien souvent, sont une façon de ne pas penser. Et je trouve qu'on devrait s'en méfier un peu plus. En France l'art de la nuance a complètement étouffé toute possibilité de réflexion. Il est devenu pratiquement impossible, par exemple, de prononcer certains mots sans être immédiatement suspecté d'avoir voulu en prononcer d'autres. […] On est obligé de se taire. Il y a un silence obligatoire sur tous les sujets… On nous a d'abord répété en boucle pendant des mois qu'il ne fallait surtout pas faire d'amalgames entre musulmans et islamistes, ce qui est la moindre des choses, je te l'accorde. Mais cette volonté de ne pas confondre les problèmes a finalement créé une confusion générale tout aussi inquiétante. Toute personne réfléchissante sur l'Islam, est immédiatement suspectée de vouloir dire d'autres choses. Par exemple, toute personne mettant le doigt sur l'agressivité et l'instinct de domination indéniablement propre à cette religion est immédiatement accusé d'avoir en réalité voulu critiquer les Arabes. […] Quand je dis que, pour moi, il y a une incompatibilité entre l'islam et le système occidental, je n'ai pas besoin de me réfugier derrière une distinction entre les modérés et les fanatiques, puisque je parle de la religion. Il y a une ferveur égalitaire et un culte de la tolérance qui voudraient nous faire croire que toutes les valeurs se valent. Mais rien n'est plus faux. Et pour moi, celles de l'islam sont parfois dangereuses et régressives. En France, une grande quantité de musulmans est comme toi : ils se disent musulmans, mais ne poseront jamais de problèmes d'incompatibilité puisqu'ils se sont beaucoup éloignés de leur religion. Mais je parle de l'islam qui ne fait pas de compromis avec le monde réel. Rien qu'un seul exemple : un type qui doit faire ses cinq prières par jour ne peut pas s'intégrer dans le système occidental, c'est absolument impossible.
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jecogitejecogite   24 août 2015
Les pays musulmans, pour la plupart, sont dans une négation absolue du sexe. [...] vous savez ce qu'on promet aux martyrs ? - Au paradis, un martyr est un héros, mais surtout […] il a le droit à 72 vierges pour lui. C'est important, je pense, pour comprendre un peu mieux le terrorisme. Tous ces jeunes types sont incroyablement frustrés: c'est normal qu'ils ne restent pas indifférents à de telles propositions… - Tu veux dire que pour toi, la motivation des kamikazes est sexuelle ? - Si j'étais palestinien, que je n'avais rien, aucune richesse, aucun avenir véritable, que j'avais perdu dans la guerre plusieurs membres de ma famille, et surtout, qu'il était impossible de coucher avec des filles, c'est à dire, si j'étais dans un système de frustration maximale, franchement, on me proposerait d'aller me faire sauter sur l'ennemi, et, dans l'instant, me retrouver avec autant de femmes pour moi, oui, franchement, je crois que je n'hésiterai pas une seule seconde… j'irais me faire sauter sur l'ambassade française. [...] - C'est simple, c'est même très simple. […] Et c'est précisément pour ne pas se confronter à cette vérité que tout le monde s'acharne à faire croire que le problème est très compliqué ! Mais organise une bonne libération sexuelle dans ces pays et ce sera la fin du terrorisme. […] - En France, pourtant, avant la libération sexuelle, les gens étaient aussi très frustrés, ils ne sont pas allés pour autant se faire sauter sur des bombes. - Oui, mais l'état de frustration occidental n'a jamais égalé celui du monde musulman. Il y a 50 ans, on pouvait facilement avoir une maîtresse… et la prostitution était courante. A la limite, le seul moment de frustration comparable a été l'époque des grandes croisades. La chasteté absolue. On voit ce que ça a donné : c'était tout simplement insupportable pour eux de savoir qu'on forniquait dans les autres pays. Ils sont donc religieusement parti en guerre, violant au passage un nombre incalculable de jeunes musulmanes, comme la pseudo-guerre sainte algérienne a fait des milliers de viols en dix ans. Voilà ce que je dis : le Djihad, comme toute guerre sainte, a une motivation principale : LE CUL !
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jecogitejecogite   24 août 2015
En sortant du bain, j'ai passé un coup de fil à jeanne. Je ressentais la nécessite de lui dire que je l'aimais. Je suis tombé sur son répondeur. Je lui ai laissé un message. On entend souvent répéter qu'il ne faut pas dire ce genre de choses, et que les sentiments, lorsqu'ils sont exprimés simplement, sans détour, contiennent une sorte de pesanteur ridicule, de mauvais goût, voire de vulgarité impardonnable et finalement contre-productive. Et cette prescription ne concernerait pas uniquement le sentiment amoureux, mais toute forme d'élan vers l'autre. A la limite, la seule façon d'exprimer quelque chose serait d'installer parallèlement un doute volontaire sur la sincérité de ce qui est dit. J'avais par exemple remarqué qu'il était plutôt rare que les gens abandonnent cette attitude faussement détachée et ironique qui les protége si bien du monde. Tout ce qui est exprimé, aujourd'hui, ne peut l'être que par le filtre déformant de la petite distance et de l'humour – non pas l'humour en réalité, mais la blague, la dérision, le stock de vannes sans chair. Tout est devenu prétexte à rire, mais à rire bêtement et grassement. Les uns loin des autres, c'est-à-dire, finalement, les uns aux dépens des autres. Un être pensant et ressentant par lui-même ne pourra jamais participer à l'euphorie sans joie du monde. C'est ce qui signe la fin de la conversation entre les êtres et donc, d'une certaine façon, le règne de la solitude.
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jecogitejecogite   24 août 2015
C'est le téléphone, et notamment le portable, qui a définitivement assassiné la pratique de la correspondance. Je pense souvent à ces femmes qui vivaient dans l'espérance, sur le gage d'une seule lettre d'amour, quand l'autre, par exemple, partait à la guerre. Les mots avaient alors une force redoutable puisqu'ils décidaient des vies. On attendait, et on faisait confiance même sans nouvelles de l'autre pendant des périodes infinies. Aujourd'hui on commence à panique des qu'on ne parvient pas à le joindre sur son portable. Que fait-il ? Pourquoi ne répond-t-elle pas ? Avec qui est-il ? L'angoisse a gagné du terrain. Nous sommes rentré dans une période sans retour qui signe la fin de l'attente, c'est-à-dire de la confiance et du silence.
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carrecarre   12 juin 2012
Ce livre est une fiction : la plupart de ce qui y est dit est faux ; le reste, par définition, ne l'est pas non plus.
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