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EAN : 9782879296968
180 pages
Editions de l'Olivier (07/01/2010)
3.41/5   146 notes
Résumé :
Depuis qu'Emmanuelle a ouvert ce roman, elle n'est plus la même. Mère surmenée de trois enfants, salariée insatisfaite et épouse résignée ; elle décide un beau matin de tout envoyer balader pour se glisser dans une autre vie : celle de Lila Kovner, photographe et amoureuse passionnée.
Que se passe-t-il lorsqu'un personnage de roman devient votre âme sœur et vous comprend mieux que quiconque ?
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce roman. Une lecture fraîche, enivrante, parfumée sur des airs de liberté et de renaissance.

Emmanuelle, mariée et mère de famille décide de s'octroyer une journée sabbatique pour elle. Fatiguée des contraintes, des responsabilités, de la routine quotidienne, elle veut désormais « vivre sa vie avec la sensation de la terre mouillée après la pluie, fraîcheur et promesse s'élevant dans la brume. » Un livre à la main, elle se promène de rue en rue, de train en train, et vivra une de ses plus belles aventures intérieures, comme un long voyage d'une journée sous la charmille des souvenirs languissants. Plongée dans sa lecture, les coïncidences s'entremêlent à l'instantanée vision de sa vie. Très surprenant ce roman dans le roman, on titube dans deux histoires, on vibre et on s'attache à Emmanuelle ainsi qu'aux personnages dudit roman, on plonge dans les eaux qui miroitent une double réalité. Touchant, sensible, cinglant de vérités. Car Emmanuelle dans sa journée pour elle, exorcisera les souvenirs ainsi que sa vision de la société. Les enfants, le couple, les beaux-parents, le monde du travail, le temps qui passe trop vite, l'amour, l'amitié, on s'arrête avec elle sur le banc de la vie. On sent la photographe qui vit en elle, figeant avec une sensibilité percutante les images de la Vie.

J'ai passé une excellente journée avec Emmanuelle. Une journée où seul l'instant présent relève de l'importance, où la liberté d'être qui on est et de faire exclusivement ce que l'on veut juste une fois, juste un jour n'a pas de prix.
Un roman qui fait du bien et que je recommande sans hésiter ! Ne fut-ce que pour vous inciter à vous promener librement une journée sans vous préoccuper des qu'en-dira-t-on.
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Voilà un bien beau portrait de femme. Une parenthèse d'une journée, c'est ce que s'offre Emmanuelle, sans prévenir les siens. Quelles heures volées aux contraintes, aux rythmes effrénés d'une vie de citadine. Les souvenirs qui remontent, la lecture d'un livre qui coïncide avec l'humeur du moment. L'amitié d'Héloïse trop vite disparue, l'absence d'un être cher, comment concilier sa vie de famille, sa vie de femme , sa vie professionnelle. Tout cela est écrit avec délicatesse, talent et pudeur. Une femme du vingt et une siècle attachante et sensible. Je relirai avec grand plaisir cette auteure.
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Habituellement, j'accroche facilement à ces romans où un personnage erre dans sa ville ou au loin, revisitant ses souvenirs, repensant aux gens qui l'ont marqué, aux rendez-vous manquées, etc. Mais Les âmes soeurs n'a pas réussi à m'émouvoir ni à m'intéresser. Pour être complètement honnête, le début m'a un peu accroché. La protagoniste Emmanuelle raconte comment Malik est entré dans sa vie et comment il l'a changé. Il était l'étincelle. de quoi ? D'un changement, bien qu'elle ne sache pas encore lequel. Ceci dit, Malik était plutôt une étoile filante car il est reparti aussi subitement. Mais ce fut suffisant.

Puis, Emmannuelle enchaine en décrivant sa vie d'épouse et de mère, qui l'absorbe presque complètement, un automatisme qui ne la satisfait plus autant. Puis parle de quelques unes de ses amies, dont Héloïse, qui se bat contre le cancer. On découvrira assez rapidement qu'elle y a succombé – il n'y a rien de mieux qu'une maie mourante pour sympathiser avec un personnage, et pousser ce dernier à reconsidérer sa vie. Et Malik, dans tout ça ? C'était avant, ou après selon le cas. Voyez-vous, la chronologie n'est pas linéaire. Ce n'est pas le genre de trucs qui me dérange – en fait, j'aime plutôt cela – mais, dans le cas de Les âmes soeurs, je ne vois pas en quoi cela constitue une plus-valeur. Quoiqu'il en soit, Emmanuelle pense à Malik de temps à autre, son nom fait quelques réapparitions mais seulement pour signaler qu'elle s'ennuie, rêve de plus. Il faut croire que leur brève liaison l'a transformée.

C'est que, voyez-vous, je croyais que Malik était l'âme soeur d'Emmanuelle. En fait, il constitue l'une de ses âmes soeurs, tout comme d'autres dont elle se sentira obligée de raconter la rencontre et la relation. Ça m'a pris du temps à m'en rendre compte car pendant une bonne partie de ma lecture, j'attendais vainement le retour de Malik (à cause de la chronologie non linéaire). Ce n'était qu'un déclencheur, rien de plus.

Plutôt que raconter une liaison palpitante qui a transformé sa protagoniste, Valérie Zenatti tient à décrire avec moults détails sa vie quotidienne, une vie qui tourne autour de ses enfants et de son époux qui me semble vraiment antipathique. Que fait-elle avec un type comme lui ? Il n'est pas méchant ni violent mais il semble absorbé par lui-même, peu à l'écoute aucunement aidant. Mais je suppose que c'est réaliste, Élie était un gars qu'elle a aimé puis marié trop rapidement, il avait montré le meilleur de lui-même pour l'impressionner mais la routine s'est imposée, il est retombé dans ses vieilles habitudes égocentriques. Emmanuelle semble la seule à tenir la famille mais, soudainement, cette famille qui est encore important pour elle ne suffit plus.

C'est drôle, plus j'écris cette critique, plus le roman me semble meilleur que l'idée que j'en avait d'abord tiré. Dans tous les cas, c'est très réaliste. le lecteur entre dans la tête de la protagoniste et partage ses peines, ses joies, ses frustrations, ses désirs inassouvis. Il est clair que les personnages sont réussis, complets, vivants !

On apprend en cours de route qu'Emmanuelle est photographe. Depusi le début, on n'avait vu que sa vie de famille, ses amies et son amant, c'était à se demander si elle n'était pas seulement mère au foyer. Mais, elle est photographe. Elle a même travaillé en Bosnie pendant la guerre ! Vraiment ? Je ne sais pas pourquoi mais j'avais de la difficulté à le croire, ça ne me semblait pas coller avec ce personnage. J'avais contamment l'impression que Zenatti lui a collé ce métier pour boucler son roman. Elle voulait que ça se termine avec les photos du massacre des Juifs à Kovno pendant la Seconde guerre mondiale et ça a été son moyen. C'était une façon d'imbriquer le sujet de l'holocauste, des Juifs, de la recherche des origines, de la famille, etc.

Ce sont des trucs comme celui-là qui me font décrocher, quand ça me semble forcé. Ou peu utile. Vers la fin, Emmanuelle se sent obligé de raconter comment elle est devenue amie avec Héloïse, et même un peu son histoire. C'était quand elle s'est inscrite à une chorale amateure. Eh oui, la protagoniste s'est essayé à ça également ! Malheureusement, je me suis assoupi durant le chapitre où elle a tenté de briguer la présidence…

Valérie Zenatti avait tous les ingrédients pour produire un roman volumineux et fascinant mais, dans un bouquin d'à peine 172 pages, tous les petits éléments qui auraient pu être fort intéressants sont disséminés ça et là et perdent leur importance. En fait, certains semblent inutiles. Ils n'apportent pas de profondeur, ils donnent une impression de survol superficiel. Dommage…
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Passionnée par la lecture d'un roman, Emmanuelle, quarante ans, mariée, trois enfants, décide soudain un beau matin de prendre une journée de congé.
Son livre sous le bras, elle déambule dans Paris, s'arrête pour lire, repart, s'arrête……
Une journée volée, une journée de trêve dans son quotidien, une journée de lecture savourée, une journée de méditation.
D'une écriture sensible et délicate, l'auteur nous entraîne dans le sillage de son personnage.
En même temps qu' Emmanuelle fait le bilan de sa vie, elle nous fait partager la lecture du roman qu'elle lit, l'histoire de Lila et de Malik.
C'est original ce roman dans le roman.
En tout cas, « Les âmes soeurs » est une belle découverte et donne envie de lire les autres livres de Valérie Zenatti
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Une petite bulle d'air et de lumière, voici ce que nous propose l'auteure dans ce bref ouvrage qui va droit au coeur de toutes les mères de famille, qui jonglent entre boulot pas toujours satisfaisant, enfants accaparants et mari à qui son travail prend assez de temps pour qu'il ne se préoccupe pas de la futile organisation de la vie de famille.

Ce n'est pas à l'eau de rose, loin de là, mais avec un dynamisme et une envie d'en faire tout autant que l'auteure, qui nous entraîne dans les pas et les envies de cette quadra qui nous ressemble tant.
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
Il souriait souvent, sans raison particulière, c’était comme des guillemets au début et à la fin de ses phrases, ses yeux se mettaient à briller, son visage s’ouvrait. J’avais l’impression que son sourire se faufilait en ondulant dans mon corps comme une liane douce, se blottissait dans mon ventre et le fécondait pour donner naissance à mon propre sourire.
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Un jour dans la salle d’attente dans le cabinet du dentiste, je feuillette Paris-Match. Un témoignage exclusif sur l’Iran de Khomeiny. J’y lis pour la première fois le mot «geôle» et un noeud se forme dans ma gorge. On raconte des yeux crevés sur lesquels pissent les gardiens de la Révolution, des membres mutilés, des cellules où le jour n’entre jamais. Je ne comprends pas que ce soit écrit dans le journal, que je puisse lire ces horreurs dans une salle d’attente à Paris, presque au moment où cela a lieu, sans voir le monde se soulever autour de moi pour arrêter la main des bourreaux.
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Je venais d'emménager dans mon nouvel appartement, pas loin d'ici, rue Dupetit-Thouars. Le plafond s'est mis à goutter sur mes cartons. Un dégât des eaux banal, mais pour moi, un désastre. L'idée des papiers à remplir ou des travaux à faire me donne envie de fuir. C'est comme ça. Le courrier administratif m'épuise, tout ce qui ne m'intéresse pas me semble au-dessus de mes forces. Pour le reste, j'ai énormément d'énergie.
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L’heure était venue de cesser de lutter, et d’accepter d’aller dormir quelques heures avant que le réveil la somme d’entamer une nouvelle journée, parce qu’elle n’avait pas le choix, on la poussait dans le dos, tous les jours, pour qu’elle avance sans y penser, pour qu’elle mène les siens en mer, puis à bon port. Chaque matin. Chaque soir.
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Depuis toute petite, avant la mort de sa mère, mais bien plus encore après, son coeur avait appris à battre au rythme des pages tournées, et si sa vie ne lui semblait pas toujours digne de ses rêveries, si elle ne pouvait pas tout changer, tout abandonner, y compris elle même, elle pouvait au moins briser le carcan de ce travail insipide, prendre le temps de vivre, de regarder autour d'elle et en elle, de faire de la place pour ce qui lui tenait à coeur. Il lui fallait quelques semaines, quelques mois, pour accorder sa vie comme on accorde un instrument. Pour trouver ce qui la comblerait, lui permettrait de vivre et de faire vivre. Elle deviendrait libraire, peut être, ou bibliothécaire.
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Videos de Valérie Zenatti (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valérie Zenatti
Dans Qui-vive, la narratrice, Mathilde, semble perdre pied dans un monde toujours plus violent et indéchiffrable. Perdant le sommeil, puis le sens du toucher, elle s'arrime à des bribes de lumière des feuillets retrouvés à la mort de son grand-père, une vidéo de Leonard Cohen à Jérusalem, les réflexions douces-amères de sa fille adolescente et décide subitement de partir en Israël pour tenter de rencontrer ce qui la hante. de Tel-Aviv à Capharnaüm puis à Jérusalem, ses rencontres avec des inconnus ne font qu'approfondir le mystère. Trajectoire d'une femme qui cherche à retrouver la foi, ce roman initiatique interroge avec délicatesse le sens d'une vie au sein d'un monde plongé dans le chaos.
À l'occasion de ce grand entretien, l'autrice reviendra sur son oeuvre d'écrivaine où l'enfance et la guerre tiennent une place particulière, ainsi que sur son travail de traductrice.
Valérie Zenatti est l'autrice d'une oeuvre adulte et jeunesse prolifique. Elle reçoit en 2015 le prix du Livre Inter pour son quatrième roman, Jacob, Jacob (L'Olivier, 2014), et le prix France Télévisions pour son essai Dans le faisceau des vivants (L'Olivier, 2019). Son premier roman adulte, En retard pour la guerre (L'Olivier, 2006) est adapté au cinéma par Alain Tasma et réédité en 2021. Elle est également la traductrice en France d'Aharon Appelfeld, décédé en 2018, dont elle a traduit plus d'une dizaine de livres.
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