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ISBN : 2211239978
Éditeur : L'Ecole des loisirs (13/03/2019)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Cleveland, 2008. Lors de la crise des subprimes aux États-Unis, la ville de Cleveland (Ohio) est frappée de plein fouet. Anna, 17 ans, fuit sa famille en faillite et ses parents défaillants, avec ses frères jumeaux Chris et Bog. Direction Winston High, le lycée de la ville, abandonné. Ils seront peu à peu rejoints par d'autres jeunes livrés à eux-mêmes ou fugueurs, Oliver, Dean, Lily, Dalila, Bart. Puis Elijah qui trouve aussi refuge au sein de ce grand paquebot qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
letilleul
  26 avril 2019
Le roman se situe sur fond de la crise des surprimes en 2008, dans le paysage dévasté de Cleveland avec ses maisons abandonnées et ce choc de la société de consommation. Dans les dommages collatéraux, se retrouvent une poignée de jeunes ados et ils marquent leur identité en tentant de recommencer le monde. Ils ont fui leurs familles en ­perdition pour construire une sorte d'« abri anti-adultes », un squat où tenter de ne pas reproduire les mêmes ­erreurs que la génération précédente, aveuglée par le rêve américain, prisonnière des banques et de leurs promes­ses : s'affirment particulièrement Anna, fille d'immigrés polonais, et Elijah, ado des beaux quartiers. le texte, écrit à quatre voix présente ainsi les regards neufs de l'adolescence sur un monde injuste et les peurs, les envies, les révoltes qui sont ainsi générées.
Il en ressort une leçon d'humanité avec ses disputes mais aussi l'émergence du sentiment amoureux et l'envie de construire en collectif. Un belle réflexion contemporaine qui interroge sur le devenir de notre société.

Lien : http://www.liresousletilleul..
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asnico
  31 juillet 2019
Le postulat de départ est bon : 2008 ; crise des subprimes, des millions d'Américains se retrouvent à la rue, particulièrement à Cleveland, une ville pauvre des Etats-Unis.
Alors qu'elle n'accepte pas que le système favorise les riches, une bande de lycéens ainsi que des enfants vont fuguer et prendre leurs quartiers dans un lycée désaffecté. Ils sont frères et soeurs ou ne se connaissent pas et vont former une mini-société basée sur leurs propres règles. Ils y vivront plusieurs mois avant que l'inéluctable arrive. Luka, Anna, Dean, Lily, Shark, Oli viennent d'un milieu pauvre et n'ont pas eu forcément des parents aimants. Elijah vient d'un milieu plus riche et n'est pas forcément accepté tout de suite de tous. Quant au groupe des « Pélerins », les voyous du quartier, n'y pensons même pas !
Home Sweet Home, mouais… Home Long home plutôt ; j'avais hâte que ce soit terminé. Je m'attendais à ce qu'il n'y ait pas de suspens, on connaissait la fin mais y a des passages, à l'image de l'hiver de l'Ohio peut-être, qui sont vraiment longs et qui auraient pu être zappés au profit d'une dynamique étoffée, autour de la fragilité psychologique des personnages par exemple.
De plus, il y a quelques grosses fautes d'orthographe dans le livre et c'est moyen pour un roman ado quand même.
Reste l'idéalisme à (presque) toute épreuve d'Elijah et la pugnacité d'Anna.
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Nadael
  03 juin 2019
En 2008, la crise des subprimes touche douloureusement Cleveland, dans l'Ohio. Des dizaines de milliers d'habitations sont saisies par les banques, les propriétaires étant dans l'incapacité de rembourser leur prêt. Toutes ces familles d'origine modestes auxquelles on avait donné l'opportunité d'accéder à la propriété grâce à des crédits à long terme, se retrouvent à la rue suite à la hausse des taux. L'économie de la ville – et du pays entier – est gravement bouleversée.
De nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes, surtout dans le quartier de Slavic Village. Leurs parents, dépassés, défaillants, paumés les délaissent. Certains prennent la fuite, fuguent… C'est ainsi qu'Anna et ses petits frères Chris et Bog, Elijah, Oliver, Shark, Dalila, Dean, Lily, Luka, Zhou trouvent refuge à Winston Higt, un lycée abandonné. Ensemble, ils se soutiennent. Loin des adultes, ils réapprennent à vivre. À leur façon, hors de la société de consommation, de l'argent, de la possession, ils envisagent un nouvel horizon en prenant en considération les erreurs de leurs parents. Les difficultés ne manquent pas, les désirs frôlent l'utopie mais la petite bande est soudée, audacieuse et déterminée.
À l'écart du « Vaste bordel », ils vivent de petits larcins et de système D. Créent des ateliers pratiques, échangent leurs idées, transmettent des savoirs et des savoir-faire. Mais leur indépendance est fragile, les sorties à l'extérieur sont rares. Il leur faut sans cesse faire attention, se cacher. Leurs parents sont-ils à leur recherche? Et si la police les trouve, que se passera-t-il? Est-il possible de réinventer un avenir en vivant en vase clos? Est-ce vraiment ça, la liberté?
Puis voilà qu'un jour débarquent à Winston d'autres jeunes gens… Est-ce une aide ou une menace?
Écrit à quatre mains, ce roman se déroule sur une année « scolaire » et prend la forme d'un journal alternant principalement les voix d'Anna et Elijah, chacune s'exprimant à la première personne du singulier. Une construction narrative singulière qui apporte à l'histoire une grande empathie. le lecteur est happé par le quotidien de ces enfants et de ces adolescents. Un roman prenant et profondément humain.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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tichoulit
  07 avril 2019
Il se dégage une douceur amère de ce roman. Ces gosses qui tentent de survivre avec trois fois rien dans les couloirs déserts et froids d'un lycée, ça fait réfléchir. Anna et Elijah, sont les deux voix qui dominent dans le ce récit alternant les pensées de plusieurs ados. L'une issue d'une famille d'émigrants polonais, l'autre issu d'un milieu bourgeois. Ils racontent ce qu'ils ont vécu en cette fin d'année 2008.
La crise des subprimes c'est l'endettement de milliers de familles à partir de 2007, qui laisse des quartiers entiers désertés, assaillis par les gangs et par ceux qui n'ont plus de toits. On parle de rêve américain, de finance, de prêts immobiliers, mais ces jeunes, eux, on d'autres choses à rêver que ce qui tourne autour de l'argent. Ils choisissent de s'isoler sans adultes, et d'apprendre à se contenter de peu. C'est un roman de la survie : comment faire sans argent, sans nourriture, sans chauffage ? Alors on désigne des chefs, on apprend à faire confiance, à vivre en solidarité, on se débrouille avec les moyens du bord, même s'il y a des débordements, des caractères qui se détachent, l'amour qui frappe, la police qui rôde. Oui, c'est politique mais il y a une forme de retenue, une nostalgie. de la poésie émergent des mots simples des ados.
J'ai été frappé par cette histoire qui se déroule avec nonchalance mais force. Qui nous apprend beaucoup avec peu de mots. C'est lumineux, fort et subtil à la fois, plein de justesse, sans stéréotypes.
Une belle leçon de vie et d'humanité, un message de courage et d'espoir. On ne peut qu'être séduits.
Lien : http://lelamaquilit.blogspot..
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Colibrille
  26 avril 2019
Chaleureusement recommandé par une lectrice de ma connaissance, j'ai débuté la lecture de ce roman sans trop savoir à quoi m'attendre. Rapidement, j'ai su que je ne le terminerais pas. Je me suis arrêtée au bout d'une centaine pages, après avoir vainement essayé de me plonger dans le texte. Pour quelle raison ? L'histoire ne m'a tout simplement pas plu. Le contexte historique dans lequel s'ancre l'intrigue ne m'a pas intéressée, pas plus que les personnages et leurs interactions. Je m'attendais à être émue par le récit de ces adolescents qui se mettent volontairement en marge de la société, mais cela n'a pas été le cas. La faute à une intrigue trop lisse à mon goût. Je suis restée complètement hermétique à l'écriture, que j'ai trouvé fade, froide, manquant cruellement d'émotions. Cette lecture n'était pas pour moi, voilà tout.
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critiques presse (2)
Ricochet   25 juillet 2019
A hésiter entre documentaire et romanesque, sans donner les coups d'accélération attendus par le lecteur, le livre gagne en réalisme mais perd peut-être en puissance.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Telerama   22 mars 2019
Alice Zeniter et Antoine Philias écrivent un livre à quatre mains pour porter les voix de deux adolescents fuyant le monde de leurs parents. Dans Cleveland ravagé par la crise, ces jeunes s’isolent pour vivre autrement. Un texte fort et subtil.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   26 avril 2019
Mon sac à dos habitué aux manuels scolaires était rempli du matériel de survie : lampe de poche, couteau suisse, bous- sole, parka moutarde, harmonica, quelques livres et un carnet pour que tout soit noté, pour la postérité. En me voyant étu- dier des cartes en cachette pendant la récré, Joey avait dit que j’étais bien trop fragile pour une aventure aussi risquée. Joey était jaloux. Pendant qu’il allait s’emmerder chez les scouts, je serais en train de voir ce que ça fait de pas avoir de chez-soi, comme un parfait inconnu, comme une pierre qui roule.
Quand il m’a déposé à la gare, mon père m’a filé trente dollars et a recommencé à faire semblant que tout irait bien, qu’on se verrait un week-end sur deux et que l’équipe des Browns irait au Superbowl. Sans prévenir, il m’a pris dans ses bras et, comme il n’avait pas fait ça depuis la fois où j’avais failli mourir en tombant de vélo, ça m’a fait quelque chose. Sa voiture a disparu dans un embouteillage et m’a laissé orphe- lin. Libre et triste
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letilleulletilleul   26 avril 2019
On ne fait pas la révolution sans casser des œufs. La révo- lution industrielle a cassé tous les œufs. Si t’as déjà joué aux Lego, tu sais que le truc bien quand on casse tout, c’est de tout reconstruire. C’est moins amusant mais c’est plus constructif. Et je fais pas ce jeu de mots pour faire la maligne. Faire le malin, c’est ton truc. Moi, jamais je parle pour rien. Si je dis ça, c’est parce que à toute histoire y a un point de départ.
La nôtre commence en 2008 mais, si on creuse un peu, on se rend compte qu’en vrai elle avait déjà commencé en 1970. En 1970, les jeunes de Cleveland en ont eu marre. Ils ont marché du campus à la rivière pour dire stop la pollution. La pollution a continué.
Mais il y a toujours des jeunes. Cette année, les jeunes c’était nous. On en a eu marre. On a marché. La merde a continué. Mais de toutes nos forces on a marché.
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NadaelNadael   03 juin 2019
« Chaque fois que j’ouvrais le News Herald, j’espérais y découvrir un avis de recherche avec une photo de ma tronche et le témoignage de mes parents morts d’inquiétude. Je ne voulais pas qu’on me trouve mais j’aurais bien aimé qu’on me cherche. Devant toi, je faisais genre de m’en foutre, que c’était nous contre le reste du monde. (…) Mais à la nuit tombée, les doutes finissaient toujours par me rattraper. »
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letilleulletilleul   26 avril 2019
Elijah Feldman
C’est bien moi. Je te cherche depuis un mois. Sur Google, je tape «Anna Wyczenski + Cleveland » ou «Anna Wyczenski + Cleveland + SlavicVillage».
Rien. Ni sur toi ni sur les autres. On est redevenus invisibles. Même pas une photo. J’en viens presque à me demander si tout
ça a bien eu lieu et si un jour on se reverra. 8 juin 2009, 11:35
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NadaelNadael   03 juin 2019
» Anna : (…) Les gamins se sentent plus en sécurité ici que dans leur famille. Les liens du sang, c’est pas une garantie d’amour, vous savez. On parle de gosses battus ou oubliés dans les coins. De gosses privés d’école à cause de la crise. Vous aussi vous seriez venue vivre ici si tout ce qu’on vous offrait dehors c’était le chômage, les dettes ou des placements en centre d’accueil. Agent Foster : Vous faisiez quoi, ici. Anna : On était ensemble. »
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Videos de Alice Zeniter (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alice Zeniter
À l'occasion du festival 2019 "Oh les beaux jours !" de Marseille, rencontre avec Alice Zeniter autour de son ouvrage écrit avec Antoine Philias "Home sweet home" aux éditions Ecole des loisirs.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2301431/antoine-philias-home-sweet-home
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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