AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782211239974
304 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (13/03/2019)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Cleveland, 2008. Lors de la crise des subprimes aux États-Unis, la ville de Cleveland (Ohio) est frappée de plein fouet. Anna, 17 ans, fuit sa famille en faillite et ses parents défaillants, avec ses frères jumeaux Chris et Bog. Direction Winston High, le lycée de la ville, abandonné. Ils seront peu à peu rejoints par d'autres jeunes livrés à eux-mêmes ou fugueurs, Oliver, Dean, Lily, Dalila, Bart. Puis Elijah qui trouve aussi refuge au sein de ce grand paquebot qui... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
letilleul
  26 avril 2019
Le roman se situe sur fond de la crise des surprimes en 2008, dans le paysage dévasté de Cleveland avec ses maisons abandonnées et ce choc de la société de consommation. Dans les dommages collatéraux, se retrouvent une poignée de jeunes ados et ils marquent leur identité en tentant de recommencer le monde. Ils ont fui leurs familles en ­perdition pour construire une sorte d'« abri anti-adultes », un squat où tenter de ne pas reproduire les mêmes ­erreurs que la génération précédente, aveuglée par le rêve américain, prisonnière des banques et de leurs promes­ses : s'affirment particulièrement Anna, fille d'immigrés polonais, et Elijah, ado des beaux quartiers. le texte, écrit à quatre voix présente ainsi les regards neufs de l'adolescence sur un monde injuste et les peurs, les envies, les révoltes qui sont ainsi générées.
Il en ressort une leçon d'humanité avec ses disputes mais aussi l'émergence du sentiment amoureux et l'envie de construire en collectif. Un belle réflexion contemporaine qui interroge sur le devenir de notre société.

Lien : http://www.liresousletilleul..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
asnico
  31 juillet 2019
Le postulat de départ est bon : 2008 ; crise des subprimes, des millions d'Américains se retrouvent à la rue, particulièrement à Cleveland, une ville pauvre des Etats-Unis.
Alors qu'elle n'accepte pas que le système favorise les riches, une bande de lycéens ainsi que des enfants vont fuguer et prendre leurs quartiers dans un lycée désaffecté. Ils sont frères et soeurs ou ne se connaissent pas et vont former une mini-société basée sur leurs propres règles. Ils y vivront plusieurs mois avant que l'inéluctable arrive. Luka, Anna, Dean, Lily, Shark, Oli viennent d'un milieu pauvre et n'ont pas eu forcément des parents aimants. Elijah vient d'un milieu plus riche et n'est pas forcément accepté tout de suite de tous. Quant au groupe des « Pélerins », les voyous du quartier, n'y pensons même pas !
Home Sweet Home, mouais… Home Long home plutôt ; j'avais hâte que ce soit terminé. Je m'attendais à ce qu'il n'y ait pas de suspens, on connaissait la fin mais y a des passages, à l'image de l'hiver de l'Ohio peut-être, qui sont vraiment longs et qui auraient pu être zappés au profit d'une dynamique étoffée, autour de la fragilité psychologique des personnages par exemple.
De plus, il y a quelques grosses fautes d'orthographe dans le livre et c'est moyen pour un roman ado quand même.
Reste l'idéalisme à (presque) toute épreuve d'Elijah et la pugnacité d'Anna.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Milllie
  13 janvier 2020
2008, Cleveland, la crise des subprimes commence et achève de jeter dans la pauvreté les Américains pauvres qui s'en sortaient tout juste.
Pour Anna, 17 ans, cette fois c'en est trop : elle décide de fuir sa famille, ses parents défaillants et sa maison étriquée et d'emmener ses 2 petits frères jumeaux vers un endroit où ils pourront grandir dans des conditions plus favorables. C'est un ancien lycée désaffecté qui va leur servir de refuge, ils seront bientôt rejoints par une petite bande d'enfants laissés pour compte avec qui ils tenteront d'inventer une société meilleure, loin des adultes et de leurs manquements.
Ce roman démarre très fort et nous plonge directement dans la révolte d'Anna et dans son utopie de recréer un autre monde loin des adultes qui l'ont trahie. La description des injustices sociales et du contexte de ce qu'on finira par appeler "la crise" (nommée dans le roman "le vaste Bordel" !) est également très bien vue et on ne peut pas s'empêcher d'être horrifiés par cette ville qui part à la dérive.
Malheureusement après ce début ambitieux, j'ai trouvé que le roman s'essouflait un peu et j'ai eu du mal à rester passionnée jusqu'au bout. La faute peut être au style et à la narration, on alterne entre le récit d'Anna et d'Elijah, un garçon issu d'une famille plus aisée mais qui a fui sa famille, le tout retranscrit sous la forme d'un dialogue entre les 2 adolescents qui se souviennent des moments passés ensemble et se les racontent l'un à l'autre . A force de "tu m'as dit ça" et "tu faisais ci", j'ai fini eu l'impression de passer mon temps à devoir réfléchir à qui parlait de qui et le procédé m'a vite pesé.
L'histoire d'amour naissante entre les 2 adolescents n'est pas non plus à la hauteur du reste, on la voit venir de très loin et on a droit à une bonne partie des clichés du genre (je te déteste mais je t'aime, les opposés qui s'attirent...).
Il me restera de cette lecture quelques beaux moments de complicité entre ces enfants perdus, quelques passages forts et frappants et la critique de ce monde qui oblige les enfants à fuir la société des adultes pour se construire et s'en sortir. Dommage que l'auteur ait un peu cédé à la facilité, le roman aurait pu être beaucoup plus fort !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Nadael
  03 juin 2019
En 2008, la crise des subprimes touche douloureusement Cleveland, dans l'Ohio. Des dizaines de milliers d'habitations sont saisies par les banques, les propriétaires étant dans l'incapacité de rembourser leur prêt. Toutes ces familles d'origine modestes auxquelles on avait donné l'opportunité d'accéder à la propriété grâce à des crédits à long terme, se retrouvent à la rue suite à la hausse des taux. L'économie de la ville – et du pays entier – est gravement bouleversée.
De nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes, surtout dans le quartier de Slavic Village. Leurs parents, dépassés, défaillants, paumés les délaissent. Certains prennent la fuite, fuguent… C'est ainsi qu'Anna et ses petits frères Chris et Bog, Elijah, Oliver, Shark, Dalila, Dean, Lily, Luka, Zhou trouvent refuge à Winston Higt, un lycée abandonné. Ensemble, ils se soutiennent. Loin des adultes, ils réapprennent à vivre. À leur façon, hors de la société de consommation, de l'argent, de la possession, ils envisagent un nouvel horizon en prenant en considération les erreurs de leurs parents. Les difficultés ne manquent pas, les désirs frôlent l'utopie mais la petite bande est soudée, audacieuse et déterminée.
À l'écart du « Vaste bordel », ils vivent de petits larcins et de système D. Créent des ateliers pratiques, échangent leurs idées, transmettent des savoirs et des savoir-faire. Mais leur indépendance est fragile, les sorties à l'extérieur sont rares. Il leur faut sans cesse faire attention, se cacher. Leurs parents sont-ils à leur recherche? Et si la police les trouve, que se passera-t-il? Est-il possible de réinventer un avenir en vivant en vase clos? Est-ce vraiment ça, la liberté?
Puis voilà qu'un jour débarquent à Winston d'autres jeunes gens… Est-ce une aide ou une menace?
Écrit à quatre mains, ce roman se déroule sur une année « scolaire » et prend la forme d'un journal alternant principalement les voix d'Anna et Elijah, chacune s'exprimant à la première personne du singulier. Une construction narrative singulière qui apporte à l'histoire une grande empathie. le lecteur est happé par le quotidien de ces enfants et de ces adolescents. Un roman prenant et profondément humain.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Takalirsa
  26 décembre 2020
Quand la crise des subprimes éclate, ce n'est pas seulement une pauvreté encore plus dégradante que fuient Anna et les autres: c'est un monde des adultes devenu insupportable, entre alcoolisme, violence, discriminations et injustices ("Les liens du sang, c'est pas une garantie d'amour").
A Winston High, le lycée désaffecté qu'ils squattent, les gamins tentent de refaire le monde, même si rien n'est simple ("Le vieux monde est mourant. La crise l'a prouvé. Nous, on essayait juste d'en construire un neuf, sur des bases plus saines."). Noirs-Américains, fille d'immigrés polonais, juif, catholiques, musulmans, immigré mexicain: de la petite Zhou qui reste muette au gigantesque Luka qui s'improvise cuisinier, ils constituent un joyeux microcosme de tous âges et de toutes origines. Avec eux, Anna et Elijah ont un vaste projet de société nouvelle "qui en vaille la peine: exister autrement". Cela implique des règles de vie collective bien sûr, mais aussi un échange de connaissances à travers des ateliers ("Des trucs qu'on pourrait s'approprier").
Les conflits sont inévitables mais il y a aussi de belles discussions, notamment sur la religion ("C'est pas "la religion on la garde pour soi", c'est "chacun fait ce qu'il veut tant qu'il n'emmerde pas les autres". Il s'agit de liberté et de respect, pas d'interdiction"). Les plus âgés tentent d'inculquer des valeurs essentielles aux plus jeunes, la tolérance, l'égalité, le respect. L'arrivée de Marcus et sa bande bouscule leur organisation et en même temps met à l'épreuve leur solidarité et leur détermination. Chacun cherche à se réinventer tandis que se déroule leur quotidien dans l'enfermement permanent. Au bout d'un moment, cela devient un peu monotone et surtout, on perd de vue le contexte économique à l'origine de l'intrigue.
On réalise ainsi que, malgré la fragilité de la situation, ces jeunes "se sentent plus en sécurité ici que dans leur famille". Cependant il faudra bien un jour ou l'autre réintégrer la "vraie" vie... Déchirés par la situation, appréhendant de retrouver ceux qu'ils fuyaient, les enfants sortiront néanmoins "pleins de souvenirs" et d'espoirs, conscients que "c'est bien de changer mais c'est bien aussi de savoir que certaines choses ne changent pas".
Lien : https://www.takalirsa.fr/hom..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30


critiques presse (2)
Ricochet   25 juillet 2019
A hésiter entre documentaire et romanesque, sans donner les coups d'accélération attendus par le lecteur, le livre gagne en réalisme mais perd peut-être en puissance.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Telerama   22 mars 2019
Alice Zeniter et Antoine Philias écrivent un livre à quatre mains pour porter les voix de deux adolescents fuyant le monde de leurs parents. Dans Cleveland ravagé par la crise, ces jeunes s’isolent pour vivre autrement. Un texte fort et subtil.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   26 avril 2019
Mon sac à dos habitué aux manuels scolaires était rempli du matériel de survie : lampe de poche, couteau suisse, bous- sole, parka moutarde, harmonica, quelques livres et un carnet pour que tout soit noté, pour la postérité. En me voyant étu- dier des cartes en cachette pendant la récré, Joey avait dit que j’étais bien trop fragile pour une aventure aussi risquée. Joey était jaloux. Pendant qu’il allait s’emmerder chez les scouts, je serais en train de voir ce que ça fait de pas avoir de chez-soi, comme un parfait inconnu, comme une pierre qui roule.
Quand il m’a déposé à la gare, mon père m’a filé trente dollars et a recommencé à faire semblant que tout irait bien, qu’on se verrait un week-end sur deux et que l’équipe des Browns irait au Superbowl. Sans prévenir, il m’a pris dans ses bras et, comme il n’avait pas fait ça depuis la fois où j’avais failli mourir en tombant de vélo, ça m’a fait quelque chose. Sa voiture a disparu dans un embouteillage et m’a laissé orphe- lin. Libre et triste
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
NadaelNadael   03 juin 2019
« Chaque fois que j’ouvrais le News Herald, j’espérais y découvrir un avis de recherche avec une photo de ma tronche et le témoignage de mes parents morts d’inquiétude. Je ne voulais pas qu’on me trouve mais j’aurais bien aimé qu’on me cherche. Devant toi, je faisais genre de m’en foutre, que c’était nous contre le reste du monde. (…) Mais à la nuit tombée, les doutes finissaient toujours par me rattraper. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
letilleulletilleul   26 avril 2019
On ne fait pas la révolution sans casser des œufs. La révo- lution industrielle a cassé tous les œufs. Si t’as déjà joué aux Lego, tu sais que le truc bien quand on casse tout, c’est de tout reconstruire. C’est moins amusant mais c’est plus constructif. Et je fais pas ce jeu de mots pour faire la maligne. Faire le malin, c’est ton truc. Moi, jamais je parle pour rien. Si je dis ça, c’est parce que à toute histoire y a un point de départ.
La nôtre commence en 2008 mais, si on creuse un peu, on se rend compte qu’en vrai elle avait déjà commencé en 1970. En 1970, les jeunes de Cleveland en ont eu marre. Ils ont marché du campus à la rivière pour dire stop la pollution. La pollution a continué.
Mais il y a toujours des jeunes. Cette année, les jeunes c’était nous. On en a eu marre. On a marché. La merde a continué. Mais de toutes nos forces on a marché.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
TakalirsaTakalirsa   23 décembre 2020
Un jour, il allait falloir que j'aie avec eux une petite discussion sur la différence entre l'audace et l'avidité. L'audace, c'est bien, c'est nous, c'est l'enfance. L'avidité, c'est par là que tout pourrit. C'est le royaume des adultes.
Commenter  J’apprécie          40
letilleulletilleul   26 avril 2019
Elijah Feldman
C’est bien moi. Je te cherche depuis un mois. Sur Google, je tape «Anna Wyczenski + Cleveland » ou «Anna Wyczenski + Cleveland + SlavicVillage».
Rien. Ni sur toi ni sur les autres. On est redevenus invisibles. Même pas une photo. J’en viens presque à me demander si tout
ça a bien eu lieu et si un jour on se reverra. 8 juin 2009, 11:35
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Alice Zeniter (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alice Zeniter
Alice Zeniter explore la face sombre d'Internet, où des personnes lassées de la violence et de l'injustice décident de se servir des nouvelles technologies pour exposer la vérité. C'est le thème de son dernier roman, "Comme un empire dans un empire", paru le 19 août dernier chez Flammarion.
Son personnage principal, une hackeuse (pirate informatique) se faisant appeler L., assiste à l'arrestation de son compagnon, accusé d'avoir piraté une société de surveillance. En rencontrant Antoine, elle va se demander comment continuer le combat quand l'ennemi semble invincible.
La spécialité de L. est d'aider les victimes de violences conjugales. Une sorte de Robin des bois des temps modernes, qui agit en solitaire au début du roman. Alice Zeniter explique que le web "représente un espace où l'on peut échapper à des déterminismes qui sont extrêmement pesants".
Ainsi son héroïne "part du principe qu'Internet étant un être sans corps, il y a plus de liberté" pour les femmes. Cependant, elle se rend compte que ce n'est pas le cas, "car le dedans reflète les problèmes du dehors, parfois les amplifient", selon l'auteure.
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous :  https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
+ Lire la suite
autres livres classés : pauvretéVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Livres et auteurs chez PKJ (pocket jeunesse)

Qui est l'auteure de "Eleanor & Park" et "Carry on" ?

Cat Clarke
Marika Gallman
Rainbow Rowell
Jo Witek

20 questions
71 lecteurs ont répondu
Thèmes : jeunesse , littérature pour adolescents , jeune adulteCréer un quiz sur ce livre

.. ..