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ISBN : 2081395533
Éditeur : Flammarion (16/08/2017)

Note moyenne : 4.47/5 (sur 180 notes)
Résumé :
L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un «... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  09 septembre 2017
Peut-être que le mot « chef d'oeuvre » est excessif et doit être réservé aux romans de Zola, Hugo ou Balzac. Peut-être…
Alors, je vais essayer de vous parler d'un livre magistral, un livre qui habite longtemps le lecteur avec des personnages qui au fil des pages deviennent des compagnons de route pour lesquels on a de la tendresse, qui vous font vibrer et partager leurs souffrances, leurs amours, leurs vies.
Ce livre, c'est « L'art de perdre » d'Alice Zeniter, une saga familiale foisonnante qui débute dans l'Algérie des années 30.
Dans la première partie, nous rencontrons Ali qui, dans sa Kabilie natale, semble promis à un avenir bouché à se casser le dos à essayer de cultiver une terre rocailleuse jusqu'à ce qu'un jour, comme un cadeau du ciel, un pressoir charrié par la rivière croise sa route, manquant de peu de l'estropier.
Dès lors, sa vie se transforme, Ali se lance dans la culture des oliviers et produit de l'huile, les affaires sont florissantes.
Mais ce que l'on appelle pudiquement « les évènements » sont en marche et le destin de bien des hommes et celui d'Ali devenu Harki va basculer, jusqu'à ce qu'un bateau l'emmène sous d'autres cieux.
Dans la deuxième partie, Ali essaie de survivre avec sa famille dans un camp à Rivesaltes et Hamid, son fils va poser des questions qui resteront sans réponse. le père à jamais blessé, garde le silence. Un fossé d'incompréhension va se creuser peu à peu.
Naïma, la petite fille d'Ali, vit heureuse à Paris, jusqu'à ce que les attentats de 2015, l'obligent à se poser des questions sur le passé de sa famille dont elle ignore tout.
Il y a beaucoup d'émotion et d'amour dans ce livre, même si les sentiments restent muets, faute de mots pour dire je t'aime ou je te comprends.
Ce roman poignant évoque avec subtilité et émotion les destins brisés par L Histoire et l'irrationalité des hommes, les séquelles de la colonisation, l'exil, le déracinement, le lourd poids de l'héritage familial mais aussi la force de l'amour filial.
La plume d'Alice Zeniter est élégante, tour à tour musicale et brutale. J'ai tourné les pages avec passion. La fin du livre m'a tiré des larmes.
Et j'ai relu ce livre, à haute voix, cette fois-ci, pour en partager l'émotion avec un proche qui a perdu la vue.
L'oralité transcende la beauté de l'écriture et cette relecture me bouleverse.
Alors « Chef d'oeuvre » ? Oui, je crois que ce roman mérite ce qualificatif.

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palamede
  15 novembre 2017
Parce que personne ne lui en a parlé, Naïma pendant longtemps ne connaît que peu de choses sur sa famille et sur l'Algérie - son pays d'origine mais pas de naissance. Ali, son grand-père enrichi dans le commerce des olives et devenu harki avec la guerre d'indépendance, disparaît avant de lui parler. Sa grand-mère Yema ne parle qu'arabe, une langue que Naïma ignore. Son père Hamid préfère taire l'histoire familiale, honteux de son propre père.
Ali, Hamid, Naïma, les représentants de trois générations d'une famille kabyle ballottée par l'Histoire, séparés culturellement et affectivement par les conséquences de la guerre qui libère de la colonisation ; pour Ali et sa famille, l'exil forcé avec la perte d’identité et l’invisibilité dans les camps de harkis puis dans un HLM normand, pour Naïma, née en France d’une mère française, la barrière de la langue et de la culture. Pour chacun, l'art de perdre en partie sa culture, de celle qui fait le ciment et le lien entre les membres d'une famille, mais aussi pour Naïma la possibilité de se détacher d'un héritage trop lourd pour s'autoriser à être soi.
Alice Zéniter signe ici un roman saisissant sur les harkis et leurs descendants. Leur histoire racontée avec poésie et réalisme par cette jeune et brillante auteure est tout à fait vibrante et touchante.
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Annette55
  03 octobre 2017
En refermant ce beau livre en mouvement , l'on se dit qu'il va vivre en nous longtemps......longtemps, à travers le récit historique bouleversant, foisonnant , passionnant, prenant et vivant de bout en bout, écrit par une petite fille de harkis, qui ravive la mémoire d'une famille d'Algérie, transplantée, ballotée de 1930 à aujourd'hui ! Une histoire restée sous silence !

J'avais lu " -Sombre-dimanche" qui contait les sinistres existences hongroises avant et après le communisme, une histoire des Peuples aussi et "Juste-avant-l'oubli"de cet auteur .
Ici, en embrassant le passé, elle l'habite vraiment et rassemble les chaînons de son histoire familiale avec brio, sensibilité, doigté, en refusant toute conclusion facile , d'une manière pleine et rayonnante , juste aboutie.......

Elle met en scène la violence des relations France-Algérie qu'elle va suivre à la trace sur trois générations et conte courageusement en pages nourries d'un matériau riche à la fois historique et sociologique le destin , des Zekkar, cette famille d'immigrés , arrivée en métropole, au lendemain de l'indépendance de l'Algérie.

Lors de la 1ère partie est retracée avec exactitude le parcours de son grand- père, Ali, petit propriétaire terrien et notable, devenu harki, presque malgré lui .
Pour sauver sa peau et celle de ses proches, il quitte son pays , se réfugie dans une France froide et peu accueillante , qu'il ne comprend pas .
Ali, Yema et leurs enfants se retrouvent parqués, brutalement déclassés , pendant des mois , dans un camp de transit , une espéce de bidonville, tout près de Perpignan, avant d'atterrir dans une cité HLM de Normandie .
Hamid, , leur fils aîné intériorise avec force leur chagrin et leur honte tout en les aidant à pallier à leurs difficultés , à sa manière .
Avec exactitude, romanesque, un sens pictural très aigu des situations fortes,des rencontres et affrontements poignants , l'auteur conte la tragédie de ces sacrifiés de l'histoire , elle le fait sans préjugés ni certitudes absolues, une saga aux allures de dérisoire Épopée.
Elle magnifie ces déchirements intimes, cette culpabilité mortifère d'une communauté bannie des siens, le silence et la peur , le repli où elle se réfugie , un fardeau qui pèse sournoisement sur elle.
Trois parcours foisonnants et passionnants se croisent : la petite fille, le fils, le père , le patriarche, trois manières d'être au monde et de revendiquer son statut d'homme ou de femme.
Trois pans d'histoire pétris de culture arabe et française, Naima, la fille d'Hamid a peur de faire des fautes de français et qu'on l'assimile aux terroristes!
S'alléger, accepter de perdre, renoncer à la haine, se délivrer du jugement des hommes: "Dans -L'art-de-perdre, il n'est pas dur de passer maître ", refuser les conclusions simplistes et les pensées toutes faites ! Se réconcilier avec soi !
C'est le pari que réussit l'auteur !
Un roman magnifique à la fois violent et mélancolique, sur l'immigration et l'identité de la France d'hier et de maintenant, impeccable de maîtrise, à la beauté affûtée que chacun devrait lire!
Un excellent moment de lecture !
J'ai eu la chance d'apercevoir l'auteur à "La Grande Librairie ", pédagogue, belle et concentrée , habitée par son sujet .....
Merci à Marie , ma libraire de" La Taverne du Livre" à Nancy..
Ce n'est que mon humble avis, bien sûr .

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Merik
  01 octobre 2017
Ce roman habité ressemble à un long cri enfiévré, parfois de tristesse résignée, parfois de colère révoltée. Il fait le lien entre la guerre d'Algérie, l'immigration forcée et notre société, à travers une saga familiale sur trois générations. Une famille à l'origine algérienne, marquée du sceau du déracinement. Ali le grand-père prospère avec son pressoir à olives tombé du ciel en Kabylie. Hamid le fils construit sa vie entre exil, camp de Rivesaltes, intégration française. Naïma la petite-fille se débat en France contre la chape de silence, rempart de famille.
Un récit toujours au présent comme un coup de poing permanent, sans la saveur romanesque du passé simple imparfait qui éloigne tant de la réalité. L'emploi du présent inscrit le passé dans les gestes quotidiens, empêche de se dire que c'est fini tout ça, au contraire les étages générationnels se mêlent pour ne former qu'une histoire troublée, inscrite dans les gênes harkis de Naïma sans qu'elle sache trop pourquoi.
"Ils taisent leur histoire individuelle et ses complexités, ils acceptent en hochant la tête une version simplifiée qui finit par entrer en eux, par recouvrir la mémoire et quand leurs enfants voudront creuser en dessous ils découvriront que tout a pourri sous la bâche de l'amour sans faille et que les vieux disent qu'ils ne se souviennent plus.".
Il y a dans ce récit comme une urgence à dire les choses pour le narrateur, à les lire pour le lecteur.
J'ai été scotché par la puissance de ce roman (comme beaucoup d'autres lecteurs ici).
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oran
  26 août 2017
Ecrire comme un exutoire pour apaiser, sans oublier,
Un roman où explose des vérités assassines,
Des vérités fratricides obombrées par l'écriture romancée…
Et en complément…
Le 6 septembre 1962, deux mois après la reconnaissance officielle par la France de l'Indépendance de l'Algérie , la vie d'un petit village bas-alpin , au pied de la montagne de Lure, ONGLE , 237 habitants, va renaître grâce à l'accueil du maire , Monsieur André Laugier et son adjoint Monsieur Raymond Reybautd, de vingt-cinq familles de réfugiés harkis, majoritairement originaires de la région de Palestro (aujourd'hui Lakhdaria) en Kabylie, 133 personnes parmi lesquelles les grands-parents et le père d'Alice ZENITER qui vont séjourner dans ce hameau de forestage jusqu'en 1966.
Ce rapatriement épique a été possible grâce à la pugnacité de l'ancien officier de Section administrative spéciale (SAS), le lieutenant DURAND , qui s'est occupé, avec son épouse, de l'exfiltration et de l'accueil de cette communauté. Après avoir transité dans une ferme près de Palestro, le camp de Tefeschoun (aujourd'hui Khemisti), puis Alger et enfin ,Marseille, ces familles, oh combien démunies, passent l'été au camp de Millau dans le Larzac . Elles sont dirigées vers les Basses-Alpes, où elles sont attendues, le préfet de ce département ayant accordé l'autorisation administrative de séjour. Jusqu'alors les longues prospections sont restées stériles, ainsi, le préfet de Vaucluse, Jean Escande (celui- là même qui assista aux obsèques de Camus) s'opposa formellement à l'installation d'une arrivée massive de français musulmans dans son département susceptibles de générer des incidents...
C'est finalement dans ce petit bourg en voie de dépeuplement que ces familles trouvent refuge début septembre. Les hommes deviendront ouvriers forestiers. Pendant que les harkis construisent leur hameau, les familles campent sous des tentes militaires. La population locale et les nouveaux venus ne se fréquentent pas, jusqu'à ce mois de novembre où une violente tempête de neige dévaste les installation précaires. Et là, la solidarité des habitants va être exemplaire : ils vont secourir les malheureux en les recueillant chez eux, dans les granges , en leur offrant réconfort et chaleur. En décembre 1962, la construction du hameau de forestage est achevée.
L'arrivée des familles de harkis a permis de sauver l'école de la commune. Un journal de l'époque décrit d'ailleurs les harkis comme de « vrais gars du pays ». A la fermeture du centre de forestage en 1965, certains iront à Cannes, d'autres resteront dans le département, d'autres s'installeront ailleurs.
La Maison d'Histoire et de Mémoire d'Ongles (MHeMO) a été ouverte en 2008 .Une exposition permanente intitulée Ils arrivent demain, conçue avec l'aide des historiens Jean-Jacques Jordi et Abderahmen Moumen. relate l'épopée du lieutenant Yves Durand qui démissionna de l'Armée pour pouvoir ramener des anciens supplétifs en France. Elle montre l'évolution de leur situation, puis la transformation du hameau de forestage en centre de formation professionnelle à l'intention des descendants d'anciens harkis, jusqu'en 1971.
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critiques presse (13)
LeJournaldeQuebec   09 octobre 2017
Même si elle n’a que 31 ans, la romancière française Alice Zeniter signe ici un très grand roman qui, en plus d’avoir déjà remporté plusieurs récompenses, est en lice pour les prestigieux prix Goncourt et Renaudot.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique   19 septembre 2017
"L’Art de perdre" est une saga familiale qui plonge dans les non-dits de la guerre d’Algérie. Un roman universel absolument magnifique.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox   18 septembre 2017
Dans "L'art de perdre" (Flammarion), Alice Zeniter fait vivre et bouger trois générations meurtries par la guerre d'Algérie, à commencer par le grand-père harki. Une fiction pour réparer les non-dits d'une guerre occultée.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeFigaro   15 septembre 2017
Alice Zeniter se penche sur le parcours de sa famille paternelle ­algérienne.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   11 septembre 2017
Les petits-enfants n'en ont pas fini avec une histoire non écrite. Alice Zeniter la raconte ici, pour tous, dans un roman générationnel d'une superbe liberté.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaPresse   07 septembre 2017
Un sujet délicat ‒ les relations avec l'Algérie demeurent un sujet sensible en France ‒ traité avec beaucoup de finesse.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Culturebox   07 septembre 2017
Un récit puissant sur les non-dits de la guerre d'Algérie racontant avec une rare empathie le destin d'une famille française dont le grand-père fut harki.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Culturebox   05 septembre 2017
"L'art de perdre" est un récit puissant sur les non-dits de la guerre d'Algérie qui raconte avec une rare empathie le destin d'une famille française dont le grand-père fut harki.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeFigaro   04 septembre 2017
En quelque 500 pages, drôles et tragiques, captivantes et touchantes, la jeune Alice Zeniter confirme son talent de conteuse
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   04 septembre 2017
Comment se définir quand on n'a pas de mots à mettre sur son passé ?
 C'est tout l'enjeu de ce roman dans lequel la trentenaire revient sur la guerre d'Algérie dans une France traversée par les questions identitaires.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaCroix   25 août 2017
Sur trois générations, Alice Zeniter dresse la grande histoire d’une famille kabyle, que le destin a placée dans le camp des harkis.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   24 août 2017
Avec « L’Art de perdre », la jeune romancière signe une saisissante enquête en filiation sur les non-dits de la guerre d’Algérie.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama   16 août 2017
Avec souffle et empathie, ce roman écrit par une petite-fille de harkis ravive la mémoire d'une famille d'Algérie ballotée de 1930 à aujourd'hui.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
ninamarijoninamarijo   20 novembre 2017
Le mariage, c'est un ordre, une structure. L'amour, c'est toujours le chaos - même dans la joie. Il n'y a rien d'étonnant à ce que les deux n'aillent pas de pair. Il n'y a rien d'étonnant à ce que l'on choisisse de construire sa famille, son foyer, sur une institution qui est durable, sur un contrat évident plutôt que sur le sable mouvant des sentiments.
- l'amour, c'est bien, oui, dit Ali à son fils, c'est bon pour le coeur, ça fait vérifier qu'il est là. Mais c'est comme la saison d'été, ça passe. Et après il fait froid.
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palamedepalamede   18 novembre 2017
Le camp Joffre – appelé aussi camp de Rivesaltes – où, après les longs jours d'un voyage sans sommeil, arrivent Ali, Yema et leurs trois enfants est un enclos plein de fantômes : ceux des républicains espagnols qui ont fui Franco pour se retrouver parqués ici, ceux des Juifs et des Tziganes que Vichy a raflés dans la zone libre, ceux de quelques prisonniers de guerre d'origine diverse que la dysenterie ou le typhus ont fauchés loin de la ligne de front. C'est, depuis sa création trente ans plus tôt, un lieu où l'on enferme ceux dont on ne sait que faire en attendant, officiellement, de trouver une solution, en espérant, officieusement, pouvoir les oublier jusqu'à ce qu'ils disparaissent d'eux-mêmes. C'est un lieu pour les hommes qui n'ont pas d'Histoire car aucune des nations qui pourraient leur en offrir une ne veut les y intégrer. 
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palamedepalamede   17 novembre 2017
... il ne peut pas s'empêcher d'imaginer ce que ce serait de vivre avec une femme qu'il aimerait comme un adolescent. Dont le sourire le paralyserait chaque fois. Dont les yeux lui feraient perdre les mots. ... C'est plaisant de rêver quelques secondes. Il ignore que pour ses enfants et encore plus pour ses petits-enfants ces quelques secondes de rêve qu'il s'autorise parfois deviendront la norme à partir de laquelle ils jaugeront leur vie sentimentale. Ils voudront que l'amour soit le cœur, la base du mariage, la raison qui pousse à fonder une famille et ils se débattront en tentant d'articuler l'ordre du quotidien et la fulgurance de l'amour sans que l'un des deux n'étouffe ou ne détruise l'autre. Ce sera un combat permanent et souvent perdu mais toujours recommencé.
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PtitmoussePtitmousse   18 novembre 2017
De ces algéries multiples, les Français font des départements français. Ils les annexent. Ils les rattachent. Ils savent déjà ce qu'est une histoire nationale, une histoire officielle, c'est-à-dire une vaste panse dans laquelle peuvent être incorporés de larges pans de terre pour peu que ceux-ci acceptent qu'on leur attribue une date de naissance. Lorsque les nouveaux venus s'agitent à l'intérieur de la grande panse, l'Histoire de France ne s'inquiète pas plus que l'homme qui entend son ventre gargouiller. Elle sait que le processus de digestion peut prendre du temps.
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dadotistedadotiste   18 novembre 2017
« À la radio, quelques journalistes discutent de la récompense que les “shahid” se croient promise lorsqu'ils meurent dans un attentat : soixante-dix ou soixante-douze vierges, selon les propos, mais l'origine du nombre est flou car le seul texte retrouvé décrirait simplement une abondance. Il s'agit, de toute manière, d'une erreur d'interprétation du Coran, avance un invité, puisque le livre sacré utilise un mot de syriaque qui évoquerait en réalité des raisins. »
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Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 17 novembre 2017
LES COUPS DE COEUR DES LIBRAIRES 17-11-2017
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Au Gré des jours de Françoise Héritier aux éditions Odile Jacob https://www.lagriffenoire.com/96536-divers-litterature-au-gre-des-jours.html
Nos richesses Nos richesses de Kaouther Adimi aux éditions Seuil https://www.lagriffenoire.com/88366-divers-litterature-nos-richesses.html
Correspondance: (1944-1959) de Albert Camus et Maria Casarès aux éditions Gallimard
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Tu me vertiges de Florence M-forsythe aux éditions le Passeur https://www.lagriffenoire.com/75359-divers-litterature-tu-me-vertiges.html
L'Art de perdre - Prix Goncourt des lycéens 2017 de Alice Zeniter aux éditions Flammarion https://www.lagriffenoire.com/90195-divers-litterature-l-art-de-perdre.html
L'amas ardent de Yamen Manai aux éditions Elyzad https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=79562&id_rubrique=338
Le Couple d'à côté de Shari Lapena et Valérie le Plouhinec aux éditions Presses de la Cité https://www.lagriffenoire.com/92906-divers-polar-le-couple-d-a-cote.html
Pas un mot de Brad Parks aux éditions Mazarine https://www.lagriffenoire.com/95446-divers-polar-pas-un-mot.html
Fin de série de Christian Rauth aux éditions de Borée https://www.lagriffenoire.com/84050-divers-polar-fin-de-serie.html
Tension extrême: Prix du Quai des orfèvres 2018 de Sylvain Forge aux éditions Fayard https://www.lagriffenoire.com/99854-divers-polar-prix-du-quai-des-orfevres-2018.html
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