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Jérôme Orsoni (Traducteur)
EAN : 9782330135607
368 pages
Éditeur : Actes Sud (27/05/2020)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Au cœur de la jungle péruvienne, une étrange et menaçante masse noire s’abat sur un groupe de touristes américains en excursion. Et les dévore vivants. Un peu partout dans le monde, des phénomènes anormaux et inexpliqués se produisent. Jusqu’à ce qu’en Chine, une bombe nucléaire explose, transformant tout l’ouest du pays en un vaste champ de ruines atomiques. Et ce colis qu’une scientifique spécialiste des araignées vient de recevoir, que contient-il ? Est-ce là, à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  01 octobre 2018
Une bien pauvre chose que ce roman. Au départ, une invasion mondiale d'araignées tueuses pourrait fournir un prétexte à un bon roman d'apocalypse (et aussi post-apocalyptique dans les volumes à suivre), mais on trouve ici tous les défauts du genre sans aucune des qualités.
Le récit est construit comme World War Z, à la limite du plagiat d'ailleurs, mais là où le modèle intéresse, la copie ennuie : personnages stéréotypés (le flic divorcé, la scientifique mariée à son travail, l'ex de la scientifique heureusement bien placé à la Maison Blanche pour l'aider dans ses recherches, les courageux anonymes, etc) ; dialogues vides, entre les soucis paternels de l'un pour sa fille et le remplissage verbal sans objet de personnages qui ne comprennent rien à ce qui se passe pendant que la menace approche d'eux ; vulgarités de toute sorte, jurons inutiles, exclamations sans intérêt, bavardages ineptes qui rappellent l'immortel "Seul sur Mars". Bref, le niveau Lidl de la littérature de SF.
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Windvaan
  09 janvier 2019
Entre anticipation apocalyptique et épouvante, l’histoire fait sans conteste penser aux scenarii des films comme « Arachnide » et « Invasion Los Angeles ». Et le style d'écriture d'Alexi Zentner (qui se cache derrière le pseudo d'Ezekiel Boone) va également dans ce sens. J'ai eu l'impression de lire un film (américain !) avec de courtes séquences dont le rythme s'accélère crescendo, faisant monter l'indéniable suspense et la tension (cardiaque).
Il y a un grand nombre de personnages qui surgissent, victimes bouffées d'intérieur ou d'extérieur, personnes qui, involontairement, propagent le fléau de cette masse velue grouillante, et des protagonistes qui essaient de trouver des solutions afin d'assurer une survie adaptée.
Le développement graduel des caractères des personnages principaux, leurs sentiments et leurs angoisses appellent à l'empathie pour certains d'entre eux (comme Mélanie l'entomologiste, Mike l'agent spécial ou encore Kim la vice-caporale...) et on ne peut qu'espérer (le coeur serré !) qu'ils ne se feront pas mastiquer par cette espèce d'arthropodes anthropophage, venue d'un autre âge.
Ça ne casse peut-être pas huit pattes à une araignée, mais c'est indubitablement un bon divertissement... inquiétant, mais efficace.
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Le_chien_critique
  12 août 2019
L'apocalypse zombies, c'est cool, mais l'arachnocalypse, c'est top !
Cela commence comme Indiana Jones : nous sommes au Pérou, près des géoglyphes, un milliardaire, flanqué de ses mannequins, de son bodyguard et d'un guide, doit marquer des pauses régulières afin de soulager ses intestins. Alors qu'il s'écarte du sentier, ses compagnons vont faire une rencontre qui va mettre un terme douloureux à leurs vies. le riche prend ses jambes à son cou pour sauter dans son jet privé pour rejoindre les Etats Unis. Mais...
Sur un pitch assez improbable, une invasion d'araignées tueuses qui n'est pas sans rappeler quelques nanars, l'auteur réussit à faire prendre la mayonnaise. A travers de nombreux personnages, du troufion de base à la présidente des Etats Unis en passant par un agent du FBI ou une scientifique,
Ezechiel Boone brosse le désastre internationale de cette nuée arachnide qui ravage tout sur son passage.
L'action est présente, mais l'auteur n'oublie pas ses personnages en s'attardant sur leur vie durant quelques pages. Ils prennent dès lors de l'épaisseur et échappent au manichéisme. Plus jouissif, et assez étonnant au vue du divertissement formaté, il n'hésite pas à s'en prendre régulièrement aux racistes, survivalistes ou suprématistes blancs. Il met à la tête des Etats Unis une femme forte, nous parle d'homosexualité dans l'armée et la société. Bref, les fachos et patriotes en prennent pour leur grade via un humour parfois noir.
L'horreur est parfois présente dans certaines scènes, les détails sur l'éclosion d'araignées au sein d'un être humain n'auront plus de secrets pour vous.
Un roman simple mais addictif grâce au point de vue choral, aux chapitres courts et aux cliffhangers multiples. Je me suis jeté sur sa suite et j'entame le dernier tome ! Une trilogie qui peut cependant se lire de manière indépendante.
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inbookswetrustblog
  17 avril 2018
Tout commence dans la jungle péruvienne. Un groupe de touristes américains - un milliardaire obèse, deux mannequins et un garde du corps - découvre la jungle en compagnie de leur guide, Miguel. Pendant que le milliardaire, qui a contracté une dysenterie, se soulage pour la unième fois, Miguel remarque quelque chose d'inhabituel :

"Le bourdonnement incessant des insectes, le mouvement, la chaleur, et la vie qui semblait présente partout, tout cela était devenu un bruit de fond. Et avant aujourd'hui, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus peu peur de la jungle. Mais aujourd'hui, c'était différent. le bruit de fond avait disparu. C'était inquiétant : à part le bavardage du groupe derrière lui, tout était si calme." (pages 12-13)

Distinguant au loin un homme envahi par une sorte de rivière noire avant de disparaître, Miguel tente de fuir face à cette "eau noire" qui donne l'impression "d'absorber tous les sons". En vain. Il eut juste le temps de réaliser que ce fleuve, qui laissait entendre un crépitement de la pluie, n'en était finalement pas un.
Ainsi commence l'invasion d'araignées cannibales par les quatre coins du globe : Pérou, Inde, Chine, Ecosse et Etats-Unis. Eclosion est un roman mondial. Nous suivons des scientifiques indiens et américains, un auteur de polars écossais, des survivalistes américains, un Chinois, un flic américain, et plein d'autres personnages. En effet, il y a plus de quarante personnages principaux et secondaires. Pas de panique : parmi tous ces protagonistes, beaucoup ne survivront pas. Certains même ne dépasseront pas la page suivante. En effet, Ezekiel Boone, alias Alexi Zentner (auteur du Bois de Sawgamet et de la Légende de Loosewood Island), est impitoyable avec ses personnages. Qui survivra ? Qui mourra ? Les araignées mettront-elles un point final à l'humanité ?

Parmi tous ces personnages, dix sont récurrents. Il y a notamment Mike Rich, flic de Minneapolis, divorcé et soucieux de ne pas faire partie de la vie de sa fille adolescente Annie. Il y a également Melanie Guyer, brillante chercheuse internationale et spécialiste des araignées. Son ex-mari, Manny, est conseiller auprès de la présidente des Etats-Unis, Stephanie. Kim Block est vice-caporale, Gordo et Amy sont survivalistes ; et Aonghas est auteur de polars écossais. L'invasion des araignées mangeuses d'hommes aura bien entendu un impact fort sur leurs vies. Et tout commence par la Chine, où une bombe nucléaire explose sans raison apparente dans l'Ouest du pays. La nouvelle se propage et un courant de panique afflue progressivement à travers le monde. Pendant ce temps, Melanie reçoit un colis en provenance du Pérou : un sac d'oeufs renfermant des araignées... qui daterait de dix mille ans. D'où viennent ces araignées ? Comment arrêter leur propagation inquiétante ? Comment exterminer ces bestioles ?

Roman mondial, roman choral... et roman palpitant. Les chapitres sont courts - voire très courts lors des moments clés -, le rythme du récit est véritablement haletant. On veut savoir, on veut avancer dans l'histoire, on veut comprendre ce qu'il se passe. le sort des personnages nous préoccupe. le style est franc, plutôt neutre, mais l'auteur réussit à nous happer dans son histoire.

Enfin, les fortes personnalités des personnages font également de Eclosion un premier tome remarquable. Surtout si ces fortes têtes sont... des femmes. Dans ce roman, elles occupent de hautes fonctions, voire de très hautes fonctions : scientifiques, chercheuse de renommée internationale, vice-caporale, et même présidente des Etats-Unis. Elles n'ont pas froid aux yeux, ce sont de fortes personnalités, sans pour autant tomber dans les clichés.

"Le Dr Basu lui tendit le bloc de papier et montra l'écran de l'ordinateur :
— Tu vois ?
— Nan, fit Faiz en hochant la tête.
— C'est pour cette raison que je suis la chef et que toi, tu t'occupes du café, dit-elle." (page 32)

Dans Eclosion, l'auteur nous met devant une problématique actuelle et intéressante. Comment l'humanité réagirait face à une menace inconnue, venue des profondeurs ? Comment ferions-nous ? Quels comportements adopterions-nous pour survivre ? Inclure des survivalistes dans l'intrigue est vraiment malin de la part de l'auteur. Leurs abris antiatomiques vont-ils les protéger de toute menace extérieure ? L'auteur nous propose une réflexion intéressante dans ce premier tome. Et j'ai la forte impression que le deuxième s'annonce encore plus haletant que le premier...
En bref, Ezekias Boone, alias Alexi Zentner - passionné par les araignées -, nous propose un premier tome saisissant, au rythme haletant, à la lecture addictive et aux personnages féminins charismatiques. Un humour grinçant, des bestioles noires cannibales, des personnages forts, un suspense maîtrisé, ce thriller apocalyptique a été une excellente lecture. Il me tarde de lire le deuxième tome de cette trilogie prometteuse et terriblement addictive.
Lien : https://lesmotsdejunko.blogs..
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baribal
  24 juillet 2018
Chapitres courts et intenses, cliffhangers en série, rythme soutenu, intrigue qui s'envole très vite... Ca fait le job, on n'peut pas dire le contraire. A moins d'avoir un problème avec les bestioles à 8 pattes, on ne risque pas de lâcher le bouquin avant la fin.
Ah oui, parce que ça parle d'araignées. C'est important à préciser quand même. D'araignées qui envahissent le monde par la terre et par les airs. D'araignées qui passent sous la peau et pondent dans le corps de leurs victimes. D'araignées par centaines. Par milliers. Par millions. Un océan d'araignées qui recouvre une bonne partie du globe. Quand on sait les émois que peuvent provoquer ces petites bêtes, il vaut mieux préciser la thématique de ce livre...
Alors j'étais la cible idéale pour ce bouquin. J'ai un gros faible pour les histoires dites de "terreur animale" et j'ai une certaine fascination pour les araignées (le genre de truc un peu compliqué à assumer lors des repas de famille), mais je ne suis pour autant pas complètement tombé sous le charme de cet "Eclosion".
Ca fait le job disais-je, certes, mais l'auteur se préoccupe trop de ses personnages (tous recrutés à l'association des clichés de série B) et s'attarde sur eux, sur leurs relations et leur vie privée au point de les rendre pour certains parfaitement exécrables. L'aspect scientifique, celui qui s'attarde davantage sur les araignées, leur métabolisme, leur comportement, leur inscription dans la classe arachnide, est bien présent, certes, mais si peu développé en comparaison... J'aurais vraiment voulu en savoir plus sur cette nouvelle forme de vie, même sans trop en dévoiler, ne serait-ce que par comparaison avec les espèces déjà connues.
C'est un peu lourd par moments donc. Un peu prévisible aussi, évidemment. Un peu simplet comme histoire. de l'horrifique à grosses sensations sans grande profondeur. Passé le "mais comment cela va-t-il finir ??" ça reste un peu stérile. Seulement voilà... l'auteur a l'air de s'amuser à mettre ses protagonistes en charpie, c'est presque attendrissant. Je suis accroché je n'peux le nier, je vais attendre les deux prochains tomes (c'est une trilogie) avec une certaine impatience mine de rien.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   12 août 2019
Melanie n’avait jamais compris la panique que ressentaient les gens à cause des araignées. Qu’est-ce qui faisait qu’ils en avaient tellement peur ? Leurs huit pattes, chaque membre étant séparé de l’araignée tout en faisant partie d’elle ? Ou les poils, comme sur les araignées plus grosses ? Est-ce que c’était le fait de voir quelque chose d’aussi familier que des poils sur quelque chose d’aussi étrange qu’une araignée qui faisait perdre la tête aux gens ? Même si on savait que la sous-espèce des Mygalomorphae, dont font partie les tarentules, possédait des poils urticants, ce n’était pas vraiment comme si les poils urticants étaient une menace pour l’humanité. Au pire, ils causaient une légère irritation. Et les rares espèces en mesure de blesser ou de tuer un être humain n’étaient pas toujours celles qui faisaient le plus peur aux gens. Pour Melanie, rien de tout cela n’avait le moindre sens. Les morsures de chiens envoyaient environ un million de personnes par an aux urgences mais, franchement, les araignées – à moins qu’une recluse brune ne vous morde, ce qui était quand même sacrément rare – ne font rien de plus que réguler le nombre de moustiques sur terre.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   12 août 2019
Il exclut immédiatement tous les endroits occupés par des survivalistes animés par une idéologie qu’Amy et lui trouvaient répugnante, comme les suprémacistes blancs qui parsemaient les montagnes, ou pire : les hippies, les véganes, les pacifistes, les survivalistes écolos qui construisaient des abris avec des matériaux recyclables et refusaient de stocker même les armes les plus rudimentaires pour assurer leur défense.
[...] Il savait qu’il fallait être un peu dérangé pour venir préparer la fin du monde à Desperation en Californie et y construire un abri, mais il y avait un monde entre le brin de folie qu’il partageait avec Shotgun et la folie furieuse de certains survivalistes. La plupart d’entre eux vivaient dans un monde où le gouvernement était toujours sur le point de nous réduire tous en esclavage, où il fallait se tenir constamment prêt à une conspiration mondiale manigancée par les Juifs, un complot des Noirs, une invasion des Chinois ou un attentat terroriste de plus. Certains étaient racistes, antisémites ou paranos, mais la plupart étaient tout simplement complètement tarés.
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rkhettaouirkhettaoui   04 juin 2018
...mais rien de tout cela ne l’effrayait autant que les cigales. Oh, les cigales. Le cliquetis de leurs cymbales, et puis celles aux yeux rouges, les essaims qu’elles forment, et leur manière de tomber des arbres sur le trottoir. Et le craquement quand on les écrase. Oh mon Dieu, ce craquement. Les cigales vivantes sous les pieds, les exosquelettes rejetés. Pire encore : leur nombre. Du point de vue de l’évolution, la saturation du prédateur est géniale : tout ce que les cigales ont à faire, c’est se reproduire en une quantité si grande que toutes les espèces qui se nourrissent d’elles en aient à satiété. Les survivantes n’ont plus qu’à vivre leur vie. Et ensuite, après quelques semaines, elles disparaissent et ce n’est plus qu’un cimetière de coquilles vides, qui lui donnait aussi la chair de poule. Heureusement qu’il lui faudrait attendre encore une décennie avant qu’une autre putain de nuée de cigales envahisse Washington.
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rkhettaouirkhettaoui   04 juin 2018
Qu’est-ce que Julie pouvait bien faire dans un labo à étudier les araignées ? En plus, Julie était jolie, et pas comme les autres filles en sciences qui étaient jolies simplement parce qu’il n’y avait pas de compétition. Julie aurait pu être jolie dans une école de commerce ou à la fac de droit, pensa Melanie. Ça, c’est une jolie fille. Elle sourit à cette idée. Elle pouvait se dire ce genre de choses parce qu’elle était comme elle. Elle faisait son âge, mais elle était belle. Et pas simplement pour son âge : c’était le genre de femme de quarante ans qui fait se demander aux hommes, en regardant leur épouse, pourquoi ils n’ont pas pris une meilleure décision.
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rkhettaouirkhettaoui   04 juin 2018
Miguel savait qu’il aurait dû se mettre à courir, mais il y avait quelque chose qui l’hypnotisait dans le silence de l’eau. Elle ne rugissait pas comme un fleuve. Au contraire, elle donnait l’impression d’absorber tous les sons. Tout ce qu’il parvenait à entendre, c’était un murmure, un bruit glissant, comme le crépitement de la pluie. À sa façon, le mouvement du fleuve était beau, qui coulait et, à certains endroits, se séparait en plusieurs bras avant de se rejoindre un peu plus loin. Voyant qu’il approchait, Miguel recula encore d’un pas. Mais au moment où il réalisa que ce n’était pas un fleuve, qu’en fait ce n’était pas de l’eau, c’était déjà trop tard.
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