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ISBN : 2330121970
Éditeur : Actes Sud (05/06/2019)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 10 notes)
Résumé :
"Pour gagner une étape du Tour, certains cyclistes sont prêts à mourir dans des descentes suicide à plus de quatre-vingt-dix kilomètres/heure ; et je sais maintenant que d'autres sont prêts à tuer."

Une enquête palpitante pour une plongée inédite dans les coulisses du circuit professionnel : les financements, les stratégies, les relations entre leaders et porteurs d'eau, les vicissitudes de corps toujours à la limite de la rupture.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  25 juin 2019
Un tour de roue mortel
*
Le cyclisme et moi ça fait 2 ! J'ai pourtant assisté à un tour de France , enfant, quand il était passé dans ma région. J'avoue avoir aimé cette frénésie et cet engouement pour ce sport national. On voit le peloton arriver et puis on crie, on acclame, on trépigne. Et puis le stress baisse, encore quelques derniers cyclistes et c'est fini. On allume la télé le soir pour la transmission de la finale, celle de l'arrivée à Paris. Mais qui va gagner le Maillot Jaune?
*
Alors, j'étais bien en veine quand ce polar est sorti ce mois-ci. Vraiment un pitch intéressant, intrigant et original. Et de saison! Puisque ce fameux tour de France va bientôt commencer.
L'auteur de ce polar est d'origine mexicaine, avec son troisième livre, il plonge dans les coulisses du cyclisme professionnel. Et je dois dire qu'il le décrit avec brio et plein de véracité. A croire que lui-même faisait partie de ce milieu. Et pourtant non!
*
De manière fictionnelle mais tellement réaliste, il nous raconte l'histoire de deux étoiles montantes de la petite reine. Un colombien, Marc - le grégario, le coéquipier - et Steve, le leader favori du tour. La course commence et c'est déjà la catastrophe. D'accident maquillé en suicide, à des vélos trafiqués, des incidents sèment la panique voire la terreur au sein des équipes.
Marc se voit appréhendé par la police (lui-même fait partie d'une brigade) et sera obligé de coopérer et démasquer le tueur.
Entre menaces, trahisons, Marc se sent victime et est proche du suspect.
*
A travers 21 étapes (21 chapitres), on vit ce tour de France par la lorgnette de Marc. Un vocabulaire technique accompagne cette enquête. Cela permet de s'imprégner encore mieux de l'ambiance "panier de crabes" du sport professionnel. Car oui, il y a de la magouille, des entourloupes, du copinage, du chantage, bref, que les failles humaines habituelles :)
*
Jamais je n'ai découvert le vrai suspect. Je me suis faite avoir bien sûr. Quel suspense ! Envie de découvrir le gagnant et le tueur. Un peu perdue au début avec tous ces personnages mais alors quel bonheur une fois que la machine était lancée!
La couverture toute de rouge vêtue rappelle la farce sanglante que peut revêtir un évènement si important. Que le meilleur gagne !!!
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musemania
  30 juin 2019
A presque moins d'une semaine du départ de la 106ème édition du Tour de France, course mythique pour les amateurs de cyclisme, je ne peux que vous conseiller ce livre de l'auteur mexicain Jorge Zepeda Patterson qui m'a littéralement transportée sur les routes de France en compagnie des équipes en lice.
Dans une semaine, aura lieu le départ officiel à Bruxelles. Pourquoi Bruxelles me direz-vous alors qu'on parle du Tour de France? Pour célébrer le cinquantenaire de la première victoire du belge Eddy Merckx. Surnommé « le Cannibal », il a remporté 5 victoires de la Grande Boucle.
Je ne suis pas une grande fan de cyclisme et ne regarde pas assidûment les courses lorsqu'elles sont diffusées à la télévision. Mais il y a quelques années, le Tour de France est passé par ma commune et par curiosité, je m'y suis rendue. Et bien, j'ai été étonnée par la ferveur qui entourait cette course. Alors que ce n'était qu'un passage éclair, la fête était au rendez-vous, notamment avec la caravane publicitaire et ensuite, le peloton. J'avoue qu'il ne faut pas cligner des yeux, tant les cyclistes passent vite mais je m'y suis bien plue. Cette année, rebelote, ils retraverseront ma ville de part en part et l'occasion d'y aller faire un tour samedi prochain.
Bon, revenons à nos moutons ou plutôt à nos cyclistes et à ce thriller vraiment pas mal ficelé! Quand j'ai vu qu'il était proposé par BePolar.fr, j'ai foncé avant tout pour la maison d'éditions qui le proposait car je trouve qu'Actes Noirs / Actes Sud propose vraiment un très bon catalogue et je suis rarement déçue. le fait qu'il concernait le milieu du cyclisme n'était, par contre, pas forcément ma tasse de thé.
Pourtant, tout du long, je me suis laissée transportée au sein d'une équipe en lice au Tour de France avec Marc Moreau, franco-colombien, coéquipier totalement dévoué au favori, Steve Panata. Or, sur les routes de France, les accidents se multiplient, les sabotages deviennent monnaie courante et l'envie de gagner peut mener à commettre de nombreux coups bas. Milieu très fermé, la lourde tâche incombera à Marc Moreau, ainsi en immersion, d'en trouver le coupable.
Mené comme une enquête contre la montre toute à fait inédite dans les coulisses du cyclisme professionnel, microcosme assez méconnu, on évolue au même titre qu'un citoyen lambda, au contraire des enquêtes policières où nous côtoyons avant tout inspecteurs et commissaires.
Il faut savoir que ce milieu dispose d'un langage tout à fait particulier que l'auteur m'a fait découvrir, sans que ça ne soit ennuyeux. Vu que je ne suis pas une experte, je ne peux pas juger mais il m'a semblé que l'auteur maîtrisait très bien son sujet. C'est toujours agréable d'apprendre sur un sujet qu'on ne connaît pas vraiment et ce, sans s'en rendre compte tant c'est agréablement décrit.
En plus de l'édition du Tour de France en question, les chapitres vont alterner avec le passé du personnage principal permettant de comprendre quel peut être l'état d'esprit qui l'a mené à la haute compétition. Les chapitres sont assez longs pour un livre qui se veut un thriller mais ils consacrés à chacune des étapes du Tour. C'est original et cela change des autres lectures.
Je remercie les éditions Actes Noirs / Actes Sud et BePolar.fr pour l'envoi de ce livre qui devrait être lu par tous et pas seulement, par les amateurs de cyclisme.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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michelblaise
  01 juillet 2019
Au mois de juillet 2016, le Tour de « France » est terrifié : un assassin, caché au sein du peloton, menace les 198 concurrents.
Les favoris sont mis « hors d'état de nuire ». Steve Panata – le leadeur américain de la « Fonar », assisté de Marc Moreau, surnommé Annibal (1), son ami franco-colombien depuis 10 ans et « gregario » (2) de l'équipe - demeure le seul susceptible de gagner la course pour la cinquième fois consécutive.
La victoire des équipes favorites, rivales de la « Fonar », est compromise. Les soupçons se dirigent très vite en direction des leadeurs de quatre autres plus modestes susceptibles, toutefois, d'inquiéter Steve Panata.
Pour démasquer le coupable, garantir la loyauté de la compétition, Marc Moreau, le narrateur, assiste - au coeur de l'organisation, durant les 21 étapes - l'inspecteur Favre. Annibal doit redoubler de sagacité : aider Steve à gagner, confondre le coupable résolu à voler la victoire ou, plus redoutable, à ruiner la crédibilité du Tour de France.
Le temps presse. Rencontres et discussions dérobées "agrémentent" les dessous du « Tour ». Annibal et son "amante", Fiona, responsable technique de l'équipe, le colonel Lombard, son mentor, Ray, le journaliste et, bien entendu, l'inénarrable inspecteur Favre s'efforcent d'élucider le complot.
Tous les suspects ont un mobile ; l'enquête est laborieuse ; les hypothèses ne cessent de varier. de l'italien Matosas, désormais favori, à Steve lui-même, jusqu'au directeur sportif de l'équipe « "Fonar" », menacé de limogeage si Steve échoue ; tous seront un instant soupçonnés.
Annibal est-il aussi innocent qu'il n'y parait ? En effet, une autre réflexion le tourmente. Exploitera-t-il les circonstances pour trahir son ami, Steve : s'échapper, aux derniers instants décisifs de la compétition, à la conquête du maillot jaune ?
Mort contre la montre, publiée en France au mois de juin 2019 (Actes Sud - Actes Noirs), est le dernier roman de Jorge Zepeda Patterson. Diplômé de plusieurs universités d'Amérique du Sud et d'un doctorat de sciences politiques, délivré par la Faculté de la Sorbonne à Paris, Zepeda Patterson, journaliste et écrivain, est né, en 1952, à Mazatlán (Mexique, Etat du Sinaloa). Son premier roman, les « corrupteurs » (2013), est finaliste du prix Hammett. L'année suivante, il publie « Milena ou le Plus Beau Fémur du Monde ». Ces deux romans dénoncent la corruption au Mexique ; ils sont également traduits pour les éditions Actes Sud.
« Mort contre la « montre » est une performance pour qui ignore tout et n'accorde aucun intérêt au Tour de France ; les plus rompus identifieront d'authentiques références - champions, anecdotes et scandales divers. La totale réussite de ce roman tient de l'invention d'une édition originale du Tour de France intégrée à une remarquable fiction policière.
L'intrigue est prodigieusement conduite et maîtrisée. Durant plus de 300 pages, soit autant de chapitres que composent les 21 étapes du Tour de France – l'auteur domine rythmes et mesures ; aucun répit n'est laissé au lecteur. L'intrigue, élaborée « au cordeau », est méticuleuse, irréprochable, palpitante, crédible. Les enchaînements, les recoupements, mais encore « les fils » secondaires, sont cohérents. le tempo est vibrant, palpitant, inquiétant, parfois, notamment lors des récits d'étapes. Il apporte une plus-value au suspense de l'enquête criminelle étroitement liée aux stratégies de la course.
Bien évidemment, l'effervescence du récit n'est pas constante durant 300 pages, mais l'auteur possède le goût et l'aptitude d'alterner emballement et répit de l'écriture ; seuls les virtuoses y parviennent sans jamais lasser, ni agacer.
L'intrigue est la matière principale du roman policier, mais elle ne suffit pas à assurer le résultat de celui-ci. Les personnages, principaux et secondaires, la qualité des descriptions - les paysages, les lieux, les ambiances - incarnent des éléments essentiels. Jorge Zepeda « Patterson y parvient admirablement.
Les protagonistes du roman consacrent définitivement la réussite de celui-ci. Steve Panata, mais Annibal plus particulièrement, investissent merveilleusement les rôles de personnages principaux. Jorge Zepeda Patterson extrait ses héros de l'oeuvre fictionnelle ; l'on s'éprend, tout au long du récit, pour la personne attachante d'Annibal ; à aucun instant, il ne cesse d'habiter le lecteur.
Marc Moreau et Steve Panata se sont connus, il y a dix ans, lorsque ce dernier intègre, en 2006, la firme belge Ventoux « pépinières légendaires de professionnels » ; ce dernier sera préféré au premier, pourtant plus ancien et non moins talentueux, pour succéder au leadeur historique de l'équipe. Moreau fera abnégation de son talent pour le succès du champion, et encore dix ans après, au sein de l'équipe Fonar.
Pour autant, les deux coéquipiers, au parcours et d'origine sociale très différents, sont comme deux frères :
"Je me demande…si la profonde amitié qui finirait par unir nos vies n'était pas née de cette alliance initiale fondée sur la protection mutuelle. Nous étions éblouis l'un par l'autre…Steve avait grandi dans du coton…au Nouveau-Mexique. Ses parents avaient…encouragé son obsession pour le vélo…il les avait toutes remportées (les compétitions)…Je devins ce que je suis, poussé par les circonstances, comme tous ceux qui s'appellent pas Panata ; j'ai fini par être un cycliste – comme d'autres finissent …employés de bureau…En revanche, Steve était de ces êtres humains dont l'avenir est la conséquence d'un dessein tracé à l'avance… Il trouvait que ma situation de quasi-orphelin était une débauche de liberté…"
(P.14-15)
L'auteur éprouve les sentiments d'amitié, d'amours, de fidélité entre ces deux garçons, ceux d'Annibal, surtout, qui pense, pour la première fois après dix années de loyauté, trahir son ami et lui « ravir » la victoire. Mais peu importe, au fond : Patterson crée un personnage extraordinairement attachant.
Tous sont du même niveau émotionnel : méprisables, généreux, amusants, grossiers, émouvants, ambigus souvent, mais rarement tièdes.
Enfin, l'auteur a effectué un travail précis pour citer tel village, un endroit moins connu en France. Comment aurait-il pu en être différemment, au risque de ruiner la qualité d'un roman policier bâti autour du commentaire des étapes du Tour de France ?
L'intrique est talentueuse, le réalisme assuré, l'atmosphère exprimée.
Bonne lecture,
Michel.
1) A 22 ans, durant ses années de régiment, Marc Moreau fut ainsi surnommé par la presse régionale. le colonel Bruno Lombard avait formé une jeune équipe de cyclistes dans laquelle il l'intégra. Remarqué pour ses "penchants pour la montagne", les médias le surnommèrent Annibal « » du nom du général punique qui avait entraîné son armée à travers les Pyrénées et les Alpes à dos d'éléphant pour attaquer la Rome antique.
2) Gregario (cyclisme) : terme de cyclisme sur route qui désigne un type de coureur dont l'objectif principal, voire exclusif, est d'aider le leadeur d'équipe à atteindre ses propres objectifs sportifs. Il a pour rôle d'aider le coureur en lui apportant de la nourriture et de l'eau mais également à lui changer de vélo en cas de crevaison ou autres problèmes mécaniques. Il est également sollicité pour aider son leader à réussir son échappée en prenant ses relais ou en "cassant" le rythme des concurrents. (Source Wikipédia)

Lien : https://fureur-de-lire.blogs..
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arsinoelacrapaude
  17 juillet 2019
OMG un assassin sur le Tour de France !!! Quelle horreur !!!
Comme si c'était déjà pas assez difficile de terminer la Grande Boucle en un seul morceau !
Moi, qui attend le Tour chaque année avec impatience, qui vais le voir dès que je peux quand il passe vers chez moi, qui aime le vélo (le regarder mais aussi en faire), dès le pitch, j'ai été ferrée !
Par contre, dès le début du roman, l'auteur m'a fâchée.
Quewhâ ??? Comment ???
Il y aurait des salauds, des mecs pas sympas, de l'homophobie, des manigances, des coups de pute dans le Tour ? M'enfin n'importe quoi ! Ces mecs sont tous des héros, des warriors, avec de l'honneur et tout !!!
Vraiment, quoi !!! L'auteur ne va quand même pas salir ce sport si noble ???!!!
Puis je suis un peu redescendue sur Terre et ai tempéré mon enthousiasme...
Et alors, j'ai adoré.
La construction du roman est astucieuse : une étape, un chapitre. Quelques flashbacks par-ci par-là pour faire la lumière sur la psychologie des personnages, tous très crédibles et très attachants (mon préféré étant le Polonais ^^). Il y a des méchants, des gentils, des sympas, des taciturnes, des cons, des qui-se-la-pète... comme dans toute micro-société fermée, quoi.
Et donc des suspects à foison, des rebondissements... et du vélo !!! Ca parle machines, stratégie de course, condition physique... On apprend plein de choses, et je pense que tout est suffisamment clair pour un néophyte.
Ce qui m'a le plus fait délirer, c'est que quand l'auteur raconte une étape du Tour de l'intérieur, avec les stratégies de course nous étant dévoilées, donc, j'entendais Laurent Jalabert, Marion Rousse, Thomas Voeckler, Thieery Adam et Alexandre Pasteur commenter l'étape à grands cris à la télé car eux ne connaissent pas la stratégie !
Bref, le suspense est bien mené, sans temps mort.
Quant au dénouement, il est parfait, se finissant par quelques lignes qui renversent presque tout et nous font nous demander si le méchant est bien celui qu'on croit !
Bref, une belle réussite :)
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Polars_urbains
  17 juin 2019
Un polar sur le Tour de France en un prologue et vingt étapes pour débusquer celle ou celui qui sème les incidents et même la mort dans les équipes. Qui veut du mal à qui ? Qui protège qui ? Assez de questions pour éveiller la peur au sein du peloton et chez les organisateurs qui ne souhaitent pas voir se gripper une machine sportive et financière si bien huilée… Contacté par la police, Marc Moreau, un jeune coureur franco-colombien, gregario chargé de seconder Steve Panata, le leader très médiatique de l'équipe Fonar, va aider à l'enquête. Une tâche délicate et vite dangereuse pour ce fidèle équipier excellent grimpeur, parfois relégué au rang de porteur de bidons. Autour de Marc s'agite une foule de coureurs, d'entraîneurs, de masseurs, de mécaniciens et de journalistes, parmi lesquels sa petite amie et un énigmatique colonel qui suit sa carrière depuis ses débuts.
Les chapitres alternent les descriptions de l'étape du jour vue de l'intérieur et les commentaires sportifs, donc la vie de cette société semi-fermée qu'est le peloton avec ses luttes entre équipes adverses et ses rivalités internes. Les incidents se succèdent, vélos trafiqués, coureurs intoxiqués, menaces à peine voilées, chacun entraînant de nouveaux soupçons et pointant des suspects possibles. Dans Mort contre la montre, comme dans les grandes épreuves internationales de cyclisme, il est question de calculs et de tactique, d'alliances et de méfiance, mais aussi de fidélité ; car le problème est de savoir jusqu'à quel point un individu doué, ambitieux mais parfois contraint par son directeur sportif à souffrir l'humiliation d'être réduit à « un pizzaiolo de rue, portant de l'eau et de la nourriture d'un bout à l'autre du peloton étiré » peut se contenter d'être un équipier au service du leader. C'est finalement, au-delà de la traque du ou des commanditaires des actes criminels, le coeur du roman du Mexicain Jorge Zepeda Patterson.
N'étant pas un spécialiste du cyclisme professionnel, je me garderai bien de dire si Mort contre la montre est un roman à clés et encore moins de le décoder. Mais c'est un livre passionnant dans lequel l'auteur fait montre d'une très grande connaissance du milieu du vélo en général et du Tour de France en particulier. Un roman à dévorer, du prologue à la dernière étape avec l'arrivée sur les Champs-Elysées, qui me fera regarder dans quelques jours le Tour d'un autre oeil.

Lien : http://www.polarsurbains.com..
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critiques presse (1)
Liberation   28 juin 2019
Economiste, sociologue et chroniqueur politique, Jorge Zepeda Patterson a la plume classique mais bien incarnée et alerte. Du coup, pas la peine d’être fan de cyclisme pour rester dans le sillage de Moreau-Annibal-Mojito.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   09 juillet 2019
- Merci, Annibal. Le cyclisme vous doit beaucoup : la rébellion du gregario est une leçon pour l'avenir. Vous vous êtes mesuré à une machine froide et à un réseau d'intérêts, et vous avez réussi à vous imposer, armé de votre seul talent et de votre force. C'est un honneur de vous avoir connu. (p. 319)
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   07 juillet 2019
J'avais décidé d'être franc avec le journaliste. Ray était une sorte d'alter ego du cyclisme, défenseur de la pureté et de l'éthique sportive ; le bruit courait qu'en 1998, c'était grâce à son intervention que la police avait saisi un chargement de drogues destiné à l'équipe Festina, le premier grand scandale de dopage massif. Sa responsabilité n'avait jamais été prouvée mais beaucoup crurent que le vieux journaliste avait préféré le scandale, espérant ainsi déclencher une purge qui nettoie les poubelles qui avaient prostitué son sport. (p. 182)
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   24 juin 2019
- Tout joueur de foot, de basket ou de ce que vous voulez, se bat pour de distinguer ; cependant je n'ai pas souvenir d'asssassinats dans les vestiaires, répondit-il, à son tour sur la défensive.
- Justement, c'est ce que vous ne comprenez pas. Le cyclisme n'est pas un jour. On dit : "Allons jouer au foot, au basket ou au tennis", mais personne ne dit : "Allons jouer au cyclisme" , parce qu'on ne joue pas au cyclisme. Au cyclisme, on se bagarre, au cyclisme on se bat. - J'avais entendu cette phrase dans la bouche d'un journaliste, elle n'était pas de moi, mais Favre n'était pas obligé de le savoir. - Qu'on nous décrive comme un peloton n'est pas un hasard, car nous sommes une troupe qui part à la guerre, sauf que cette guerre se passe entre nous. (p. 53-54)
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   01 juillet 2019
La souffrance est l’essence du cyclisme, et pas seulement à cause de ce qu’on exige d’un professionnel ; c’est aussi ce qui nourrit la passion du supporter. Un mélange pimenté d’épique et de sacrifice. Ce n’est pas un hasard si les spectateurs s’agglutinent dans les côtés des grands sommets: c’est là qu’ils assistent à l’autoflagellation qu’ils sont prêts à s’infliger pour le rester.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   23 juin 2019
Ces longs entraînements solitaires forgèrent le coureur que je suis devenu. L'apprentissage des techniques et des stratégies viendrait plus tard, mais c'est là que je construisis la véritable substance qui est à la base du cyclisme professionnel : la capacité d'accueillir la douleur, d'en atteindre les limites et de continuer. (p.18)
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