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EAN : 9782213672274
264 pages
Éditeur : Fayard (09/01/2013)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Des morceaux de cadavre humain sont expédiés en mai 2012 par la poste ou retrouvés en divers lieux à Montréal. Après une équipée rocambolesque qui le conduit du Québec à Paris, puis à Berlin, l’assassin présumé y est enfin reconnu et arrêté dans un cybercafé.
Âgé d’une trentaine d’années, né d’une mère russe émigrée au Canada et d’un père italien, maltraité dans son enfance par ce père qui a tôt fait de l’abandonner, violé par le tuteur qui le prend en charge... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
HannibalLectrice
  18 mars 2014
Je m'appelle Luka Magnotta. le monde entier me connaît depuis qu'on m'accuse d'avoir massacré un étudiant chinois, Lin Jun, avec un pic à glace, avant de le démembrer, de faire l'amour avec les morceaux et d'en manger certains. Je suis un mannequin métrosexuel hyper gaulé et millionnaire, je suis un petit garçon abusé par un vigile et martyrisé par son beau-père, l'amant honteux de sa belle-mère, je suis un acteur porno gay sous-employé, je suis scientologue, je suis un escort-boy que vous pouvez louer pour une heure ou un week-end, je suis nécrophile et cannibale. Je suis tout cela à la fois. Je vais vous raconter comment et pourquoi je suis devenu celui que les médias appellent le “Dépeceur de Montréal”… Bon, en réalité, j'ai déjà tout raconté, depuis des lustres, sur le net. J'ai averti, j'ai mis en garde, j'ai dit plein de trucs. Mais en pièces détachées. Pendant des années, au hasard des réseaux sociaux, de blogs, de chats, de forums, de sites psy ou porno… Mais personne ne m'a lu. Ou ne m'a cru. C'est la raison d'être de ce livre. C'est ma compil. Mon best of. C'est aussi celui de notre temps. Car qui mieux que moi, Luka Magnotta, le web-killer, peut vous raconter notre époque ? Oui, je suis le pur produit de l'hydre que vous avez créée et que vous nourrissez sans relâche autant qu'elle vous nourrit : la Toile.
Tout d'abord, il me semble important de vous dire que je ne fais pas partie de ceux qui se sont précipités sur le net pour voir cette horrible vidéo. Seul l'aspect psychologique du personnage m'intéresse.
Karl Zéro durant les 251 pages que dure le livre se met dans la peau de l'insipide Magnotta. Nous découvrons au fil des pages que celui-ci souffre d'un sérieux culte de la personnalité, personnalité qu'il a multiple soit dit en passant. Magnotta, narcissique, arrogant, imbu, auto-suffisant, affabulateur n'a pas supporté le fait de rester dans le rôle du "parfait" inconnu ...... et pour un petit moment de "gloire", il est passé à l'acte, l'acte le plus abo "minable" qui soit. Ce livre me renvoit justement à un autre livre "La part de l'autre" et Si?... et si Luka Magnotta était devenu le mannequin que tous les couturiers se seraient arraché?
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Dajesbox
  17 juillet 2013
J'étais enceinte et férue de Tumblr quand je suis tombée sur le visionnage intégral de "One lunatic, one ice pick" nous dévoilant le meurtre et le viol de Jung, un étudiant chinois.
Luka Magnotta a filmé son crime et l'a balancé sur la toile.
J'en ai vomi tripes et boyaux.
J'en ai eu des contractions.
Rien que d'en reparler, j'en ai à nouveau des nausées ...
Je ne suis pas pieuse mais ce jour-là, j'ai visionné l'oeuvre d'un démon.
Si je suis une inconditionnelle adepte des biographies sur les serial killers, il y a une marge énorme entre l'imagination, l'idée que l'on se fait d'un meurtre et un visionnage réel.
A l'instant où j'écris, des monceaux de captures écran me reviennent comme des boomerangs en pleine face ...
Ceci étant, Luka Magnotta n'est pas un serial killer proprement parlant, néanmoins j'ai eu envie de comprendre qui se cachait derrière ce personnage en lisant l'oeuvre de Karl Zero.
Enfin, "oeuvre", c'est vite dit.
Tout d'abord, j'ai trouvé très peu judicieux d'écrire ce livre à la première personne. On a le sentiment de lire une autobiographie alors qu'il s'agit d'une fiction basée sur des faits avérés. C'est Luka Magnotta par Karl Zéro. Rien d'autre.
L'écriture est ultra simpliste. L'auteur s'en défend en prétendant avoir voulu parler comme le sujet. Ca reste tout de même très désagréable à lire ... L'unique point positif que je vois à cela est qu'on rentre plutôt facilement dans la peau du tueur. C'est que Monsieur Zéro ( Non, vraiment ça lui va divinement bien ce nom ) a usé des vrais dires de Magnotta. Il les a juste mis en scène.
J'en retiendrai que, plus que tout, Luka Magnotta voulait être célèbre. Psychologiquement faible dû à une vie complètement chaotique et ce depuis l'enfance, il s'est conduit à faire des choses peu orthodoxes dans l'unique but d'atteindre une certaine notoriété.
C'est pathétique.
Mais surtout flippant. Nous sommes à l'ère de la célébrité. Beaucoup sont prêts à tout pour atteindre un peu de reconnaissance, à échelles différentes, bien entendu. Néanmoins, Luka Magnotta n'est pas tant cet inconnu de départ ... Au fil de la lecture, il y a un sentiment dérangeant ... Celui de reconnaître ses sentiments. Il est alors difficile pour le lecteur d'admettre un lien entre lui et ce personnage de Magnotta.
Ce qui est surprenant, c'est qu'aucune mise en garde n'accompagne le roman. Ce livre n'est pas tout public ! Certaines scènes sont violentes et choquantes.
Enfin, bien que l'ouvrage soit le fruit d'une enquête de ce bon vieux Karl, il ne faut pas tout prendre pour argent comptant. Il manque des éléments importants du dossier pour être véritablement un ouvrage d'enquête.
Bref, ce n'est pas l'incontournable roman, ce n'est pas divinement bien écrit mais j'ai appris pas mal de choses sur Luka Magnotta ce qui me permet d'avoir le recul nécessaire pour juger.
Juger ce malade de pathétique merde et j'en suis navrée pour lui .
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chevrieraudrey34
  18 mai 2013
ce livre est intéressant mais ma fais poser la question : mais ce type était réellement aussi fou ? je l'ai lu facilement même si parfois même souvent, le dégoût m'a accompagné.. des mots parfois dur relatant bien la folie pure de ce tueur sans coeur.
ce livre est intéressant mais ma fais poser la question : mais ce type était réellement aussi fou ? je l'ai lu facilement même si parfois même souvent, le dégoût m'a accompagné.. des mots parfois dur relatant bien la folie pure de ce tueur sans coeur
Résumé de "Dans la peau de Luka Magnotta ; histoire d'un web-killer"
Des morceaux de cadavre humain sont expédiés en mai 2012 par la poste ou retrouvés en divers lieux à Montréal. Après une équipée rocambolesque qui le conduit du Québec à Paris, puis à Berlin, l'assassin présumé y est enfin reconnu et arrêté dans un cybercafé. Âgé d'une trentaine d¿années, né d'une mère russe émigrée au Canada et d'un père italien, maltraité dans son enfance par ce père qui a tôt fait de l'abandonner, violé par le tuteur qui le prend en charge, il mène ensuite une vie d'escort-boy et d'acteur de films pornographiques gays. Drogué au Net, il commence à assouvir ses instincts de mort et son goût de l'exhibition en se faisant connaître sur la Toile comme " cat-killer " (tueur de chats). Il est soupçonné d'être passé à l'acte sur un de ses " clients ", un jeune Chinois qu'il aurait massacré, découpé, consommé et dispersé. Karl Zéro a pu reconstituer l'ensemble des messages et aveux à caractère autobiographique diffusés sur le Net par Luka Rocco Magnotta, sous son nom ou sous pseudonyme, pendant près de dix ans, et a enquêté partout où a vécu et sévi celui qu'on surnomme désormais le " web-killer ". Il en a tiré un portrait cinématographique ainsi que ce livre qui, entrecoupé de commentaires de psychologues, médiologues, criminologues, par-delà la dérive démente d'un personnage hors du commun, illustre la face sombre d'un moyen de communication qui, sous couvert de convivialité, fait côtoyer l'enfer à des millions d'enfants et d'adolescents sans repères.
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Oxo
  15 février 2020
Toujours intéressant de voir jusqu'où la nature humaine est capable d'aller : no limite !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   10 janvier 2014
Toutes les femmes ne sont pas séduites par les agresseurs. Ça arrive d’ailleurs chez les hommes aussi dans la mesure où l’horreur a un pouvoir de séduction extrême. Supprimez l’horreur, vous fermez presque toutes les salles du Louvre, les peintures, vous arrêtez les trois quarts de l’industrie cinématographique : films d’horreur, films de gangsters… Toute une partie de la production artistique se fonde sur l’horreur. Les pervers fascinent.
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rkhettaouirkhettaoui   10 janvier 2014
James Byron Dean, né en 1931 à Marion, mort à vingt-quatre ans en Californie, est parvenu à accéder au statut d’icône culturelle en un seul film, La Fureur de vivre. Un rebelle de lycée à l’âme trouble, torturé par les démons de l’adolescence. Comme moi… Les deux autres rôles qui firent de lui une star sont le solitaire asocial dans À l’est d’Éden et le paysan revêche et raciste de Géant. Sa renommée et sa popularité reposent sur ces trois seuls films dans lesquels il a tenu le premier rôle. Il fut le symbole de la jeunesse en désarroi des années 1950 et 60. Il a reçu deux nominations pour l’Oscar du meilleur acteur, à titre posthume, ce qui constitue un record. Comme Bruce Lee ou Marilyn Monroe, son décès tragique et prématuré, au faîte de la gloire, a contribué au mythe et à son inscription au panthéon du cinéma américain
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rkhettaouirkhettaoui   10 janvier 2014
Tout le monde peut faire semblant d’être quelqu’un d’autre en ligne – le fait de voir le nom de quelqu’un à côté d’un article ne signifie pas nécessairement que c’est cette personne qui l’a écrit. certaines de ces personnes ont des raisons spécifiques, et en empruntant l’identité des autres, ils pensent qu’ils peuvent atteindre leurs objectifs ridicules. les gens ne peuvent pas être aussi naïfs pour croire que tout ce qu’ils lisent est vrai. gardez l’esprit ouvert – ce que vous lisez sur internet n’a pas forcément de valeur. il faut moins d’une minute pour créer des faux noms d’utilisateurs. ça arrive tout le temps. ne jugez pas quelqu’un par ce que vous lisez en lign
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rkhettaouirkhettaoui   10 janvier 2014
C’est à 90 % sur Internet que ma vie s’est déroulée et c’est à cause d’Internet que je me suis fait gauler. Quand on héberge en soi autant de colocataires différents, Internet leur permet de s’exprimer tous…
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rkhettaouirkhettaoui   10 janvier 2014
Vendre des choses qui ne vous appartiennent pas à 100 % peut engendrer toute une série de sales conséquences qui aideraient policiers ou détectives privés à vous pister après votre disparition. À éviter coûte que coûte. N’acceptez que du cash pour ce que vous vendez, retirez tout ce que vous avez sur votre compte en banque, mais attendez aussi longtemps que possible avant de le fermer.
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