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ISBN : 8865432543
Éditeur : Bao Publishing (30/11/-1)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 16 notes)
Résumé :
A la mort de sa grand-mère, une partie de l'univers de Zerocalcare s'écroule. Et il réalise que tout un pan de son histoire familiale lui est resté flou, voire inconnu. A grand renfort de digressions, d'invocations de super-héros et d'incursions oniriques, il s'efforce alors de retracer le cheminement des générations qui l'ont précédé, de la France à l'Italie, en passant par la Russie et l'Angleterre. Tandis qu'il décortique ainsi la trajectoire cosmopolite de sa fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Luxi
  18 juin 2018
En feuilletant cette bande-dessinée à la Médiathèque, je me suis dit très clairement que je n'allais rien y comprendre mais je l'ai emportée parce que la couverture m'avait happée et que les dessins me plaisaient. J'ai bien fait de faire confiance à mon intuition parce que cet ouvrage est un vrai petit diamant.
L'histoire s'ouvre sur la mort d'une grand-mère ; les parois du monde s'affaissent autour de Zero, son petit-fils. Mais c'est aussi l'heure des grands questionnements puisque ce décès fait rejaillir de nombreuses interrogations sans réponses.
Comment cette femme française, originaire de Nice, a-t-elle fini sa vie à Rebibbia, une banlieue italienne un peu paumée ? Pourquoi cette accumulation déconcertante de boîtes de chocolats dans ses tiroirs ? Pourquoi les fleurs qui décorent son cercueil sont-elles adressées à des prénoms différents ? Pourquoi sa mère porte-t-elle un patronyme anglais et pourquoi, toujours, ce silence écrasant lorsqu'il interroge sa famille au sujet de ses origines ?
MAIS BON SANG, QU'EST-CE QU'ON LUI CACHE A LA FIN ?!
Nous suivons ainsi Zero jusqu'à l'appartement de feu sa grand-mère où il est chargé de récupérer une très vieille bague avec laquelle celle-ci souhaitait être enterrée. Son ami Secco l'accompagne et, d'objets en boîtes remplies de photographies, nous faisons avec eux de grands bonds dans le passé de cette fameuse grand-mère aussi fantaisiste que mystérieuse.
Les dessins sont incroyablement percutants : concis ou plus détaillés mais toujours infiniment subtils, lumineux, inquiétants ou mélancoliques, souvent métaphoriques et truffés de références. J'ai été éblouie par ces dessins. En noir et blanc, ils sont exceptionnellement expressifs et parfois encore accentués par des touches subites mais puissantes de couleur rousse.
Entre personnages réels et personnages-animaux, monstres terrifiants aux dents aiguisées, délires, hallucinations et digressions permanentes, Zerocalcare perd le lecteur pour mieux l'éblouir à la fin. Vers la moitié de l'ouvrage, l'histoire prend un virage nettement fantastique et c'est d'autant plus fascinant qu'on a la sensation de ne plus rien comprendre du tout. Mais les révélations finales réunissent les divers morceaux du portrait et tout s'illumine ; ce tendre dénouement explique aussi ce fameux titre énigmatique : "Oublie mon nom". C'est drôle, c'est terriblement émouvant et intelligemment mené ; on se laisse prendre au jeu et cette famille devient peu à peu la nôtre également.
J'ai été particulièrement touchée par certaines planches dans lesquelles le Zero trentenaire se superpose au Zero d'autrefois. Son double adolescent réapparait avec ses doutes, ses colères foudroyantes, ses révoltes de camelote et ses refus provocants : culpabilité et remords submergent alors l'adulte qu'il est devenu. Pourquoi lui ai-je parlé comme ça ? Ne pouvais-je pas rester un peu plus avec elle ? Regrets qui font douloureusement écho à ceux que l'on éprouve face à sa propre vie : pourquoi n'ai-je pas accepté de jouer avec lui ce jour-là ? Pourquoi l'ai-je rabrouée avec autant de violence ? A présent que les personnes en question ne sont plus là, on se sent bien amer, coupable et abattu, impuissant surtout face à ses (petits) affronts irréparables.
C'est un magnifique conte empli de poésie, à la fois cocasse et poignant, qui mêle légèreté et tragique avec une grande inspiration. C'est une oeuvre qui traite de thèmes aussi divers et fondamentaux que la mémoire et le souvenir, la souffrance, les origines, les secrets de famille, la peur, la perte, le deuil et l'abandon. Une bande-dessinée que je vais assurément me procurer pour l'avoir dans ma bibliothèque et pouvoir la relire encore et encore… Une petite perle tout en délicatesse et sensibilité. Magique.
Lien : https://lechemindeslivres.wo..
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zazimuth
  21 mai 2018
Un énorme coup de coeur pour cette bande dessinée - roman graphique - empruntée à la médiathèque. le dessin me plaisait bien mais la couverture me laissait supposer une histoire de monstres, fantômes ou zombies à laquelle je n'accrocherais sans doute pas.
Mais j'ai découvert un graphisme très expressif et le choix de représenter certains humains sous des traits animaliers.
Calcare, le héros, est un jeune homme encore immature et peureux qui fait appel à son meilleur ami Secco pour le soutenir. A l'annonce de la mort de sa grand-mère qui l'a élevé, Calcare est chargé par sa mère de retrouver une bague dans son appartement avant l'enterrement.
En fouillant dans les souvenirs et les photos, il comprend qu'il ne connaît pas vraiment l'histoire de sa famille qui regorge de secrets.
C'est donc bien sûr un livre sur l'identité et les secrets de famille mais aussi et surtout sur la liberté. La liberté d'aimer quelqu'un d'une autre culture et de chercher à vivre en dehors des traditions et des règles éditées par ces cultures d'origine différentes. le monde des renards est fascinant.
J'ai envie de rapprocher l'atmosphère et la poésie métaphorique de cette histoire de livres comme "Ma grand-mère vous passe le bonjour" ou "Le livre de Perle".
C'est une perle, un trésor !!!!!
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TheaBib
  31 janvier 2018
A l'occasion du décès de sa grand-mère, Zerocalcare se plonge dans une histoire familiale mystérieuse et parfois compliquée.
C'est ma première BD de Zerocalcare, dont je découvre l'univers, et j'ai beaucoup aimé ce récit mi-réaliste mi-imaginaire où se mêlent ses souvenirs d'enfance dans son petit quartier italien et une ménagerie hétéroclite et surprenante, où on croise pèle-mêle un tatou qui lui sert de conscience (animal apparemment récurrent dans les BD de cet auteur), mais aussi un dodo-câlin, et quelques renards assez particuliers.
Une très jolie fable, pleine de lucidité mais en même temps pleine de poésie.
J'ai très envie de découvrir les autres BD de cet auteur, du coup !
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hannahens
  21 février 2018
Une drôle de bande dessinée qui mélange avec succès portrait familial et aventure fantastique.
Si le procédé narratif de base est un peu maladroit (le prétexte d'un ami à qui le narrateur, Zero Calcare, raconte l'histoire de sa famille) on passe très bien ce cap pour se plonger dans la fable familiale composée d'une grand mère, fraichement décédée, au passé obscure.
Le choix de l'anthropomorphisme de la mère de Zero, s'il perturbe au début, prend tout son son sens au fil du récit...
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critiques presse (2)
BDGest   29 septembre 2017
Regard vers le passé qui sait garder les pieds bien ancrés dans le XXIe siècle, Oublie mon nom possède toutes les qualités d’une œuvre totalement aboutie. Zerocalcare est un artiste important du Neuvième Art qu’il faut absolument lire.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   27 septembre 2017
Drôle, touchant et décalé, Oublie mon nom réussit à aborder les thèmes du deuil et de la quête de ses origines avec originalité et délicatesse. On adhère !
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
LuxiLuxi   18 juin 2018
C’est bizarre d’entrer ici en sachant qu’elle n’y reviendra jamais plus. Ce silence… C’est dur de trouver une personne qui saura respecter ce silence. Le respecter mais aussi le remplir. Ne pas l’abandonner aux ombres. Car elles nagent dans les eaux du silence. Quand tu n’as ni frère ni sœur, c’est une grande chance de connaître quelqu’un avec assez de tact, de délicatesse, qui saura combler ce silence comme ça, sur la pointe des pieds.
+ Lire la suite
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zazimuthzazimuth   21 mai 2018
- Mon trésor, tu crois vraiment que ton nom détermine ton identité ? (...)
- L'identité, c'est ce qui n'est qu'à toi. Et la seule chose qui n'appartient qu'à toi, ce sont tes secrets. Un homme sans aucun secret est un homme sans identité. (p.212)
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LuxiLuxi   18 juin 2018
Il paraît que la douleur rend plus fort, que ça blinde, il paraît. Que ça fait de vous un homme. Il paraît. Ces dernières années, j’ai traversé pas mal de deuils, des morceaux de cœur, perdus en chemin. Chacun d’entre eux est un bout de cette cuirasse, ça fait comme une armure. Personne ne te dit jamais que cette armure est lourde. Qu’elle te ralentit, t’isole. Te paralyse. Petit à petit la douleur te transforme en une sorte de bloc en béton armé. Mais au fond de ce bunker, il y a toi.
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zazimuthzazimuth   21 mai 2018
Des maisons en pierre, de la lavande... ces merveilles à la Cézanne, dont chaque recoin semble te murmurer... "Tu peux crever, t'auras jamais du haut débit ici, même dans cent ans. T'as plus qu'à danser sur le chant des cigales." (p.27)
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antoineperroudantoineperroud   30 septembre 2017
Dans l’échelle de l’abrutissement humain, Downton Abbey se situe entre la masturbation aux heures de repas et l’héroïne.
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Video de Zerocalcare (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Zerocalcare
Zerocalcare - Au-delà des décombres, Six mois plus tard
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