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EAN : 9782846331586
671 pages
AlterEdit (21/05/2007)
3.79/5   50 notes
Résumé :

Au début du 17e siècle, en France. Un cavalier s'élance et tombe comme la foudre au milieu des brigands épouvantés. Les rapières se croisent, les chevaux se cabrent, des hommes s'écroulent, d'autres s'enfuient. Alors, se découvrant d'un geste, le cavalier s'incline en souriant devant la frêle jeune fille qu'il vient d'arracher aux griffes des malfaiteurs. Capestang, jeune noble de province, vient de connaî... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
rulhe
  24 octobre 2021
le capitan à beaucoup de sinilitude avec le capitaine fragace de Théophile Gautier. l, action de passe sous le règne de Louis 13, les deux sont des Béarnais noble mais sans le sou. fin breteur, coureur de jupons, et défenseur des pauvres.il vont rejoindre des comédiens ambulans, par amour.il y a toujours des conplos, de l, action de l, humour.et les deux héros seront même incarner au cinéma par jean marais le capitan peut se lire de deux façons,soit comme un livre pour se détendre et passé un bon moment,soit comme un puzzle a la recherche des personnages qui était vraiment né à l, époque. personnellement j'ai fais les deux 👍 et j, ai revu les films 🎬.
pour conparai et autant j, ai étais déçu par les adaptations cinéma de livres que j, avais aimé,
la c, étais jean marais que je voyais dans les livres.j,ai peut être étais un peu long, mais c'est pour vous dire que j, ai passé un bon moment avec.bonne lecture a tous et toutes.👍
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Diabolau
  04 mars 2021
Ayant envie de lire un roman de capes et d'épées, ce que je n'avais quasi jamais fait, j'ai jeté mon dévolu sur celui-ci à cause de vieux et vagues souvenirs d'avoir vu l'adaptation cinématographique de André Hunebelle, étant enfant, avec Jean Marais et Bourvil.
J'avoue que le début m'a fait très peur, par sa grandiloquence et son nombre de points d'exclamation à la page, ainsi que par le nombre de références à la mythologie grecque, comme s'il voulait se la jouer Victor Hugo dans Les Contemplations (oeuvre que je "sirote" en parallèle et avec laquelle j'ai un peu de mal, je l'avoue).
Et puis, au bout d'un moment, notamment avec l'arrivée du personnage comique de Cogolin, ça devient plus léger et on prend plaisir à suivre les trépidations de ce matamore de capitan. du moins, pendant un moment.
Car rapidement, on se rend compte que c'est toujours le même schéma qui revient. Un personnage important (Concini, puis Richelieu) est amoureux d'une femme qui le lui rend bien mal vu qu'elle en aime un autre, et souhaite l'y forcer, utilisant pour cela tous les moyens, quitte même à renoncer au pouvoir de façon fort peu plausible.
Qui arrive à la rescousse ? le Capitan, bien sûr. D'ailleurs, il sauve tout le monde, parfois 2 ou 3 fois, bien souvent grâce à des deus ex machina grossiers (il passait justement par là...), mais toujours il refuse de cueillir les fruits de la gloire et met un point d'honneur à dilapider l'argent, lui venu à Paris pour faire fortune. Il préfère se jeter à corps perdu dans les batailles à un contre 10, 15 ou 20, s'en sortant souvent sans une égratignure, ou avec quelques estafilades bénignes.
Les ficelles sont vraiment trop grosses. À ce stade, ce sont des haubans pour pont suspendu. Dès lors, il devient difficile de faire abstraction des agacements consécutifs à une littérature datée, faite d'un lyrisme romantique confinant bien souvent au grotesque. Les personnages ne cessent de "rugir en eux-mêmes", de penser à voix haute, de s'évanouir d'amour, de terreur ou d'autres émotions. Bref, ils en font des caisses et on a envie de les tarter. L'auteur prend "le lecteur" à témoin, et j'ai horreur qu'on parle de moi à la 3è personne.
Le problème, c'est que ce cinéma va durer très longtemps, car cette oeuvre est parue en feuilleton et son auteur était payé à la ligne. Autant dire que ça se voit. Pour la petite histoire, Zévaco était d'ailleurs le 2è auteur de feuilletons le mieux payé de l'époque, après Gaston Leroux. Étrange destin, pour un ancien agitateur anarchiste ayant fait de la prison. Comme quoi, il n'y a que les sots qui ne changent pas d'avis.
Bref, c'est sympathique par endroits, mais c'est surtout long, fatigant, répétitif et invraisemblable. Même la partie action, chère aux films de capes et d'épées, est bien mal troussée, voire totalement idiote, comme à la fin quand un spadassin se jette à plat ventre pour tenter une botte sur le Capitan. Essayez de vous figurer la scène, moi j'y arrive pas.
Enfin, on peut s'interroger sur l'utilité des anachronismes dans une histoire qui tente par ailleurs de respecter assez strictement la chronologie. Ainsi, toute l'histoire se déroule en 1616, avant l'assassinat de Concini et l'exécution de Léonora Galigaï. La vraie Marion de Lorme avait alors trois ans, et le Marquis de Saint-Mars n'était même pas encore né. Pourtant, ces deux personnages sont bien présents, adultes, dans toute l'intrigue, y jouent un rôle primordial, et ceci sans le moindre avertissement de l'auteur. Il aurait été si facile d'inventer une courtisane imaginaire à la place de Marion, par exemple, et de choisir le comte de Chalais, autre intrigant et conspirateur qui a fini à peu près de la même manière que Saint-Mars, mais qui était né 20 ans avant lui.
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Lamifranz
  08 juin 2022
Vous avez peut-être vu le film d'André Hunebelle (1960) avec Jean Marais et Bourvil... Oubliez-le. Non pas que le film soit mauvais, il est même très bon, et suit assez fidèlement le roman. Mais il ne donne qu'une idée assez éloignée de ce dernier, tant celui-ci est dense, bourré de péripéties, flamboyant d'aventures épiques, de romance, de trahisons en tous genres, d'humour, de vie, quoi... Bon, comme d'habitude chez Zévaco, la réalité historique est quelque peu malmenée (comme chez Dumas ou Féval, d'ailleurs), mais c'est un peu la coutume dans les romans-feuilletons, et c'est toujours au profit du mouvement, du panache, bref de ce qu'attend le lecteur.
Adhémar de Capestang est une sorte de D'Artagnan ou de Pardaillan, un jeune homme qui a plus d'honneur que de fortune, qui n'hésite pas à venir au secours des pauvres et déshérités, surtout quand ils se présentent sous la forme d'une belle et jeune demoiselle au frais minois. En sauvant cette âme en détresse des mains de vils coquins, Capestang ne se doute pas qu'il met le pied dans une série d'aventures dramatiques ou cocasses qui l'amèneront à affronter jusqu'à Concini, le premier ministre, conseiller machiavélique de la reine... C'est ce dernier qui par dérision va affubler notre héros du surnom de "Capitan" en référence au personnage de la comedia del arte espèce de matamore, fier-à-bras ridicule et vantard. Ce n'est pas divulgacher que révéler qu'à la fin, les bons vont gagner et que les méchants vont l'avoir dans le ... dos.
Attention ! Zévaco n'est pas Dumas, ni Féval. Il ne prétend pas à être un auteur "littéraire". C'est un raconteur d'histoire. Son style, si particulier est souvent excessif, il y a autant de points d'exclamation que de coups d'épée (et ce n'est pas peu dire), les personnages sont souvent caricaturaux, les intrigues aussi emberlificotées que cousues de fil blanc, mais il faut se rappeler deux choses : la première c'est que c'est plus ou moins la loi du genre, le public de ces publications étant plutôt populaire, la seconde c'est que Zévaco insuffle ainsi à son oeuvre une vie et un panache qui fait tout son prix ... et son succès.
Le Capitan, les dix volumes des Pardaillan, Nostradamus et le diptyque le Pont des soupirs et Les Amants de Venise sont des ouvrages qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie. Pas pour l'intérêt littéraire (on l'a bien compris) mais pour le plaisir.
Car le plaisir, c'est bien le premier but de la lecture, n'est-ce-pas ? L'apport de connaissances, la réflexion, sont également importants, mais ce qui fait qu'on garde un livre ouvert ou qu'on le ferme, c'est le plaisir qu'on y trouve, non?
Que celui qui n'est pas d'accord vienne m'assommer avec l'intégrale de la Comédie Humaine de Balzac, il y a des chances pour qu'il se fatigue avant moi...
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TournesolLeZouave
  29 janvier 2023
Excellent livre d'aventure. le style de l'auteur peut surprendre au premier abord mais l'on s'y habitue vite, il contribue à l'addiction du lecteur : impossible de s'arrêter tant les actions s'enchaînent, ponctuées de points d'exclamation en veux-tu en voilà. Certes, historiquement, l'auteur a pris des libertés. Après tout, ce n'est pas une biographie historique mais un roman d'aventure, donc il peut être excusé et s'en sortir avec un mauvais point. Pour le positif, nous y trouvons tous les rouages du genre : un chevalier intrépide avec un sens de l'honneur à toute épreuve, des "méchants" qui s'enfoncent dans leur méchanceté, du comique dans les dialogues comme dans les situations, des complots politiques, d'innombrables combats mettant en relief les vertus guerrières de notre protagoniste. Que demander de plus ?
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Taraxacum
  02 août 2021
Le Capitan est un gentilhomme en quête d'aventures, de gloire, d'amour et de fortune, au tout début du règne de Louis XIII, dans un roman de capes et d'épées historiquement quelque peu bringuebalant, mais haut en couleurs. Poisons, enlèvements, complots, tout y est, surtout les complots, car tout le monde complote contre le petit roi, comme s'ils voulaient l'abattre et prendre sa place avant qu'il soit assez fort pour se défendre. Une intrigue toute de coups d'épées, emmenée par un héros plein de bon volonté, mais reconnaissons pas le plus malin du lot, peut-être.
N'est pas Alexandre Dumas qui veut, les longueurs ici semblent bien plus longues, si je peux me permettre, que chez le papa des Mousquetaires. Et puis disons que tout ce qui a trait au Nubien Bélphégore a très, très mal vieilli.
Reste des personnages féminins beaucoup plus intéressant que chez Dumas, de Gisèle à la terrible Léonora, qui si elle n'avait pas été alourdie par son amour pour cet imbécile de Concini serait allé loin entre les pages de cet auteur.
Une lecture d'été, pas trop fatigante intellectuellement, avec les prérequis du genre et les ficelles habituelles, mais distrayante.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Concini devint livide. La peur de l’assassinat était son chancre rongeur...

– Assassiné par les flèches du seigneur Cupido. J’avoue, per bacco, qu’une couronne, un simple tortil de baron ne ferait pas mal sur la porte de mon logis... Vous avez ouvert votre main magnanime, et je me baisse, et je ramasse les miettes de votre magnificence.

– Te tairas-tu, briccone ! gronda Concini.

– Je me tais, Excellence !

– Parle ! Où est-elle ?

– À Meudon. La dernière maison du village, à droite, presque en face l’auberge de la Pie Voleuse. Hé ! mon cher seigneur, c’est ce coup-ci que nous allons trouver, vous m’entendez bien, trouver la pie au nid...

– Partons ! rugit Concini.

– Attendez donc, par tous les diables ! Quelle ardeur ! Nous avons le temps, vous dis-je. Elle est partie pour un certain hameau qui se nomme Versailles... où prenez-vous Versailles, monseigneur ?

– Je sais, je sais, passe ! Après ! Après, donc, morbleu !

– Après ? Eh bien ! elle doit revenir à Meudon, ce soir. Nous n’avons donc qu’à nous poster sur la route, et...

– C’est bien ! gronda Concini. Prends avec toi Bazorges, Chalabre, Pontraille, Louvignac et Montreval. Qu’ils soient bien armés. Dans une heure, nous partons...

– Oui, ricana Rinaldo, et nous tendons tranquillement notre filet. Mais, ajouta-t-il en baissant la voix, que dira votre illustre épouse légitime ?

– Léonora ! murmura Concini en tressaillant. Oh ! cette femme, Rinaldo ! Cette femme dont la jalousie m’enlace d’un réseau où je me débats comme le lion pris aux rets ! Qu’elle ignore surtout, ah ! qu’elle ignore à jamais jusqu’au nom de celle que j’aime... Elle la tuerait, vois-tu, elle l’empoisonnerait comme elle a empoisonné... tu sais ! Celle-là et d’autres ! Et si l’aqua-tofana épargnait Giselle, c’est que de son stylet, Léonora lui fouillerait le cœur !
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
La jeune fille, avec une grâce hardie, porte un costume amazone en velours bleu ; sa beauté blonde et lumineuse est de celles qui étonnent, bouleversent, inspirent de foudroyantes passions. Mais ce qui frappe, charme, éblouit plus encore que la noblesse du front, la magnificence de la chevelure, l’azur profond des yeux, l’harmonie de la taille et du corps, ce qui imprime à cette beauté un caractère personnel, c’est cet air d’indicible dignité dans les attitudes, cette admirable franchise du regard, cette intrépidité d’âme qui paraît à son geste, à sa parole, à toute sa personne.
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Or, peuple, roi, conspirateurs sont unis par une même et vaste haine éparse ; ils frémissent d’une commune épouvante, prêts à se déchirer, ils lèvent les yeux sur la flamboyante figure qui plane sur le Louvre, sur Paris, sur le royaume. Et alors la même imprécation gronde sur toutes les lèvres, depuis le roi jusqu’au manant – excepté sur celles de la reine mère Marie de Médicis. Cette figure, c’est celle d’un homme qui commande, décrète, ordonne, règne, écrase, terrorise. Il est le luxe infernal ; il est la puissance sans limites ; il est l’orgueil sans frein ; il est l’orgie... il est le crime. Il passe comme un de ces incompréhensibles météores qui traversent les espaces historiques en laissant derrière eux un sillage de sang et de feu, puis éclatent et s’éteignent dans quelque suprême catastrophe...

Et cet homme, c’est Concino Concini...

L’amant de la reine !
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Une étrange terreur pèse sur Paris. Des bruits sinistres se répandent, pareils à ces grondements du ciel, précurseurs d’orage. Parfois, des bandes hurlantes passent, avec des physionomies d'émeute. Le bourgeois fourbit sa vieille pertuisane du temps de la Ligue. La noblesse est debout pour la reprise de ses privilèges féodaux. Guise conspire. Condé conspire. Angoulême conspire. Luynes veut gouverner. Richelieu veut gouverner. Le trône des Bourbons chancelle et va s’écrouler peut-être.

Et devant ces rafales d’ambitions déchaînées qui s’entrechoquent, il n’y a au fond du Louvre, désert et morne, qu’un pauvre petit roi de quinze ans, tout seul, abandonné, pâle et triste comme le peuple.

Et, comme le peuple, Louis XIII tremble et se demande :

"Qui va devenir le maître ?... Guise ? Condé ? Angoulême? Qui de vous va poser son pied sur ma tête ? "
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Celui qui, deux heures auparavant, eût pénétré dans la chambre de toilette de la marquise d’Ancre, l’eût vue assise devant une table encombrée de flacons, pinceaux et brosses : l’attirail compliqué d’une grande coquette. Pourtant, cette femme n’était pas coquette. Son esprit profond et mâle méprisait d’un hautain mépris les colifichets et fanfreluches des parures féminines. Sa pensée aux ailes de vaste envergure, en son vol de vautour, planait au-dessus des inquiétudes qui agitent les autres femmes.

Mais elle était laide !

Difforme, contrefaite, l’épaule gauche renflée, la bouche trop grande, le buste mal d’aplomb sur les jambes, laide enfin, Léonora n’avait pour toute beauté que deux yeux noirs resplendissants d’intelligence, pareils à deux étoiles égarées au fond d’un ciel triste de novembre. C’était cette disgrâce de la nature que Léonora, tous les matins, tâchait de réparer ou d’atténuer par l’application d’un art qu’elle avait étudié comme un général étudie la stratégie.

Laide, soit ! il est des laideurs harmonieuses. Mais que tout au moins sa présence fût supportable à l’homme qu’elle adorait d’un amour exclusif, absolu : son mari !
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