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Anouk Neuhoff (Traducteur)
ISBN : 2226157867
Éditeur : Albin Michel (07/09/2005)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Liz Hall, 15 ans, vient de mourir dans un accident de vélo. Elle se retrouve sur Ailleurs, un lieu où les défunts rajeunissent jusqu'à redevenir bébés avant de repartir dans le grand cycle de l'humanité... Pour Liz, qui rêvait d'atteindre enfin ses seize ans, le choc est brutal. Car elle n'a aucune envie de rajeunir. Ce qu'elle voulait, c'était décrocher son permis de conduire. Entrer à la fac. Connaître le grand amour. Il va pourtant lui falloir faire le deuil de s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
Illion
01 avril 2015
Aujourd'hui un livre plutôt atypique par rapport à ce que j'ai pu lire auparavant. Sous couvert de la fiction, l'auteure mène une réflexion approfondie sur la mort et la vie après la mort, mais aussi sur la vie tout court, le temps qui passe etc...
À bien y regarder, le scénario est assez classique dans son déroulé, voire même prévisible : un personnage (Liz), au terme d'un voyage qui nous est montré (ou non), arrive dans un lieu qui sera sa nouvelle demeure (ici, Ailleurs, l'au-delà). du fait de ses attaches avec son ancienne vie et/ou de ses projets, le personnage a du mal (parfois beaucoup) à s'acclimater à son nouvel environnement mais il fini par accepter les choses, se faire des amis etc... (d'autres options possibles selon le scénario voulu) et tout se passe pour le mieux pendant un temps. Quelque chose/quelqu'un vient faire enrayer la machine et le personnage déprime sec. Il se reprend/est sauvé in extremis et le reste de l'histoire se passe sans accro. Dans les (très) grandes lignes, les éléments que l'on retrouve dans ce livre. Dans un certain nombres de cas on peut reprocher ce conformisme et cette prévisibilité à l'auteur, mais dans le cas présent cela n'a pas la moindre espèce d'importance. le scénario est une base, un point de départ, voire un enrobage, bref il est presque accessoire au regard message sous-jacent délivré par l'auteur à travers son récit, message que l'on peut interpréter de différentes façon selon nos sensibilités. Aussi je vous laisserais lire le livre et décider par vous-même de ce que vous voulez y voir.
Pour situer son propos et le mettre en perspective, Gabrielle Zevin utilise la croyance répandue, et ce dans de nombreuses civilisations et religions, d'une vie après la mort. le titre peut, d'ailleurs, avoir un double sens par rapport à cette idée, mais aussi par rapport à la réflexion générale qui est menée. Je ne suis pas une experte des croyances sur l'Au-Delà, mais un certain nombre d'éléments font clairement référence à l'Egypte ancienne, la Grèce et la Rome antique et au Christianisme. Peut-être même à d'autres encore mais je ne les connais pas tous.
Références à l'Egypte ancienne :
- Une vie après la mort dans un lieu où règne le bonheur
- La traversée d'une étendue d'eau à bord d'un bateau pour se rendre dans l'Au-delà
- le bateau en question s'appelle le Nil en référence au fleuve sacré égyptien
- le travail ( en tant que corvée, labeur déplaisant et fatigant) n'est pas obligatoire
- La deuxième partie du livre s'appelle le Livre des Morts en référence à cet ouvrage égyptien supposé aider les défunts à atteindre le Royaume d'Osiris sans encombres.
Références à la Grèce et la Rome antiques :
- Une forme de vie après la mort dans un lieu qui est une copie du monde des vivants
- La traversée d'une étendue d'eau à bord d'un bateau pour se rendre dans l'Au-delà
- L'au-delà est bordé par un fleuve qui charrie les âmes des défunts
Références au Christianisme :
- Une vie après la mort dans un lieu où règne le bonheur
- L'au-delà est bordé par un fleuve qui charrie les âmes des défunts (référence à L'Enfer de Dante, oeuvre majeure de la pensée catholique De La Renaissance)
Références au Bouddhisme :
- Système de réincarnation
Également dans un des chapitres, un personnage mentionne de manière exhaustive tous les noms de l'au-delà donnés par les vivants : Paradis, Nirvanna, Valhalla etc... et dans un autre on retrouve des références à des oeuvres de Shakespeare où le Poète avait évoqué la mort : Hamlet et le songe d'une nuit d'été.
Ceci me permet d'introduire la structure du livre. Il est composé de trois parties de tailles inégales et d'un prologue et d'un épilogue. le prologue s'appelle "À la fin" et l'épilogue "Au commencement", ce qui est à contre-courant de ce à quoi on peut s'attendre habituellement mais parfaitement raccord avec l'écoulement du temps introduit par l'auteur dans son univers. La première et la troisième partie sont très courtes mais regroupent paradoxalement la majeure partie de l'amplitude temporelle du récit, notamment la troisième qui fait s'écouler presque 15 ans en quelques pages. La deuxième partie est très longue mais globalement centrée sur une seule année de temps.Cette année est la plus importante dans le scénario car elle présente le processus d'évolution majeure de Liz. Une fois accomplie, il n'y aura presque plus de changements et le reste devient anecdotique.
Au final c'est un beau livre, très intéressant dans sa construction et dans le point de vue abordé.
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Ewylyn
07 août 2015
Je l'avais repéré dans la blogosphère depuis quelque temps et le sujet m'intriguait fortement. Je me suis laissée tenter en le remarquant à la bibliothèque. J'avoue avoir peiné dans ma lecture, j'en ressors peu convaincue et mitigée, ce ne sera pas un coup de coeur malgré un concept très intéressant. La couverture est très jolie, la boule à neige est un bon choix, j'adore ce type d'objet, la référence se trouve dans le livre et elle représente bien le roman, je trouve.
L'histoire commencer par la mort de Liz Hall, elle se réveille sur un navire qui la conduit sur Ailleurs. Elle y rajeunira jusqu'à redevenir un bébé à renvoyer sur Terre. C'est un cycle vraiment intéressant, cela conduit à une boucle fascinante et une lecture sympathique de la mort, de la vie après la mort. le choc qu'a subi Liz est soudain, elle avait toute la vie devant elle et désormais, elle doit trouver sa place sur Ailleurs, faire le deuil de sa vie Terrestre. La morale, la philosophie sont une part importante du récit, la mort, la vie, se trouver un but dans cette nouvelle vie. J'ai été très prise dans la compréhension D Ailleurs et sur le changement de Liz, sur la partie philosophique du roman.
Le truc, c'est que l'intrigue se déroule sans surprises, du fait de cette linéarité et de l'inversion du cycle terrestre à Ailleurs. La seule action qui m'aura surprise, c'est que Liz aurait voulu repartir plus tôt, ça, j'aurais aimé qu'on aille jusqu'au bout. Et non revenir à ce qui — je pense — m'aura le plus agacée, c'est le chamallow ambiant. J'aime les contes, j'aime les happy end, j'avoue, j'aime la bonne moralité, mais là, trop, c'est trop, c'en est même devenu dérangeant. J'avais l'impression d'avoir le cliché du paradis sous mes yeux.
J'ai eu de la peine pour Liz, parce que tous ces habitants D Ailleurs ne semblaient pas comprendre que la mort est avant tout soudaine et qu'elle avait perdu un peu pied. La rassurer de cette manière n'était pas une bonne idée à mon sens, dire que ça ira mieux plus tard, c'est le coup de s'y habituer, ça fait très mal. Pourtant, même si je plains Liz, j'admets qu'elle m'aura rendu la lecture pénible. Elle a caractère que je ne supporte pas au début, détestable à dire vrai, mais son évolution a su me toucher. Les autres personnages me sont totalement indifférents, excepté Curtis et les chiens. le premier aurait dû être mieux exploité parce qu'il possède une personnalité très intéressante tandis que les chiens sont juste trop adorables et attachants.
Du style de l'auteure, je n'ai rien à redire, c'est simple et efficace, les descriptions et les émotions sont là, même si je n'ai réellement été touchée que les cinquante dernières pages. Les mots s'enchaînent avec fluidité, il y a cette simplicité touchante dans le style qui rend moins pessimiste la mort. C'est autant une façon de voir la vie après la mort que d'accepter la mort de quelqu'un, en ce sens, l'auteur a réussi son pari avec cet Ailleurs sympathique et bien pensé.
En conclusion, j'avoue avoir été légèrement déçue par le roman. Il a de très bonnes idées, la preuve, j'ai adoré tout ce qui concerne Ailleurs. le concept, la façon de parler de la vie et de la mort demeure touchante et apaisante, dans le sens où c'est bien écrit, simple, agréable à lire. Je suis moins fan du trop-plein d'optimisme, ça m'a vraiment dérangée et c'est bien la première fois que ça m'arrive. Je ne me suis pas attachée au personnage principal et l'intrigue est trop cousue de fil blanc pour me captiver pleinement. Malgré ses points positifs, le roman se laisse lire et la fin est très jolie. C'est un roman qu'il faut lire au moins une fois, parce qu'il est original et intéressant dans ses idées.
Lien : http://la-citadelle-des-livr..
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pititecali
29 janvier 2014
Vraiment une très très belle découverte !

[Je vais faire court pour cette chronique (une fois n'est pas coutume !) car je suis absolument épuisée après une nuit quasi blanche. de toute façon, il n'y a pas à tergiverser 5 jours à propos de ce livre, je l'ai adoré, et je veux que vous le lisiez.]
Mais quelle délicieuse, délicieuse découverte fut ce roman ! Je me l'étais offert d'occasion, sur un coup de tête, après avoir eu l'avis d'une seule personne qui l'avait adoré. Autant dire que c'était assez risqué vu le peu que j'en savais. Il a donc intégré ma PAL il y a quelques mois, et Karine me l'a fait sortir via le baby-challenge des 5 livres imposés.
Et je dois dire que la surprise est vraiment bonne ! J'ai beaucoup aimé ce livre. D'abord, vu que je n'en avais pratiquement rien lu (même pas la 4ème de couv), j'ai été très surprise par l'histoire. Dans le bon sens la surprise. Quelle inventivité, quelle originalité ! Au point de me faire oublier totalement la jeunesse des personnages, ou la romance qui point inévitablement, et que je n'avais pas prévu de trouver dans ce livre. J'ai été renversée (un peu comme l'héroïne et son vélo d'ailleurs), par cette histoire d'un "ailleurs" qu'on découvre après la mort, et dont le fonctionnement de vie "à l'envers" est surprenant et finalement fort poétique.
Morte à même pas 16 ans, Liz, va non seulement devoir accepter son décès, et tout ce nouvel univers un peu bizarre qui s'ouvre à elle, mais surtout, elle va devoir accepter le fait de ne jamais devenir adulte et donc de ne jamais vivre les expériences qui vont avec. Passer son permis, vivre seule en dehors du foyer parental, aller au bal, tomber amoureuse... Comment renoncer à tout cela ?
C'est ce que nous raconte ce roman. La façon dont Liz va gérer tout cela, découvrir si oui ou non elle va supporter cette nouvelle vie, ou nouvelle mort, et si elle rajeunira au point de redevenir bébé et de refaire un petit tour sur Terre.
L'originalité est telle qu'on est happé du début à la fin, (ou de la fin au début, pour être aussi "à l'envers" que le livre :D , on brûle de découvrir les nouvelles embuches et la façon dont Liz s'en sortira. J'ai vraiment beaucoup aimé.
Ce livre aurait largement pu être un coup de coeur pour moi sans quelques petites choses qui m'ont moins plu. Tout d'abord le côté ado, même s'il ne m'a pas empêchée de me régaler de l'histoire, car je ne l'attendais vraiment pas dans ce livre. J'avais envisagé quelque chose d'un peu plus adulte, mais Liz, qu'elle garde son âge ou rajeunisse est toujours Liz dans sa tête, une fraiche ado de 16 ans... Et ses préoccupations ne sont plus les miennes...
Il y a eu aussi le style. Non qu'il soit mauvais, loin de là, mais j'avais cru ouvrir un roman au style plus travaillé, plus adulte. Il reste agréable et fluide bien sûr, mais souligne un peu le côté ado par une narration directe, un peu orale, représentative de la jeunesse des personnages. Pour autant, j'ai trouvé qu'il était vraiment judicieusement choisi vu la teneur de l'intrigue (c'est plutôt moi qui m'étais fourvoyée en fait !) et les dialogues sont absolument succulents, même s'ils restent adolescents.
Bref, ce n'est pas le roman que je pensais découvrir, mais la surprise n'en est pas moins excellente, et je remercie Westley d'avoir parlé de ce livre, car je ne l'avais absolument jamais vu auparavant O.o (pourquoi n'est-il pas plus connu ?!) et ce fut un vrai régal. Je me suis plongée sans aucune difficulté dans cette histoire abracadabrante mais ô combien charmante !
Toute la poésie de la mort dans le coeur d'une adolescente qui n'a pas eu le temps de vivre sa vie, mais son ailleurs est-il l'enfer, ou le paradis ?
Je vous conseille vraiment ce livre, quel que soit le type de lecteur que vous soyez et le type de lectures dont vous ayez l'habitude, je ne vois aucune raison objective que vous n'appréciiez pas ce petit roman charmant, frais, et souvent drôle.
Cali
Lien : http://calidoscope.canalblog..
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lesangdeslivres
28 septembre 2014
La couverture est très belle et nous donne envie de commencer cette histoire au plus vite. Nous voyons un bateau voguant sur l'eau dans une boule à Neige.
Dès les premières phrases, nous ne pouvons qu'être emportés en plein coeur de ce roman. le style d'écriture de l'auteur est très simple à comprendre et nous donne envie de lire son oeuvre.
Nous sommes pris très vite dans un tourment de sentiments et de tristesse. Nous suivons notre jeune héroïne Lizzie. Nous sommes tristes pour ce qu'elle endure et nous sommes tristes aussi pour sa famille. Nous n'avons qu'une seule envie, les serrer fort dans nos bras pour effacer cette souffrance. La peine est immense quand nous voyons tous ces personnages sur Ailleurs. L'auteur nous détaille parfaitement cet endroit et nous fait croire en un endroit moins sombre après la mort. Nous nous amusons de voir nos personnages redevenir jeunes car ce n'est pas banal dans un roman. Nous les admirons tous pour la force qu'ils ont à se sentir bien dans leurs nouvelles vies. Là où ils vivent paraît tellement réelle que nous avons l'impression qu'ils y vivent normalement. Une grande part de tristesse s'installe dans cette histoire même si les personnages sont heureux, ou semblent l'être tout du moins. L'amour, l'amitié et l'attention que se portent beaucoup de personnes font que ce sont des moments très émouvants et nous ne pouvons qu'être émus.
Nous avons un gros pincement au coeur de voir nos personnages rajeunir. Nous lisons beaucoup de choses qui nous font mal au coeur et nous sentons la fin arriver à grands pas. Bien que nous soyons envahis par la tristesse, nous avons un sentiment contraire qui vient s'insérer dans l'histoire et nous avons une fin sublime et très satisfaisante.


Est-ce que j'ai aimé ce livre ?
C'est un gros coup de coeur ! J'ai été émue du début à la fin. Toute cette histoire m'a fait ressentir deux sentiments à l'opposé l'un de l'autre, mon coeur a beaucoup souffert et j'ai été totalement déstabilisée. J'ai adoré du début à la fin. L'écriture de l'auteur est simple et m'a fait totalement voyager dans le monde D Ailleurs.
Je vous le recommande chaudement car c'est une pure merveille !
Lien : http://lesangdeslivres.blogs..
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junko1
10 août 2016
Nous suivons ici Liz, quinze ans, qui meurt d'un accident de la route. Elle se réveille dans une chambre sur un paquebot, totalement chauve, vêtue d'un pyjama blanc. Elle fait la connaissance de Thandi, une jeune fille un peu plus âgée qu'elle, qui partage sa chambre. Elles ne savent pas ce qu'elles font ici. Elles rencontrent d'autres passagers, dont Curtis, le leader du groupe Machine, que Liz adule. Thandi et Curtis recouvent très vite la mémoire et savent qu'ils sont morts et la façon dont ils sont morts. Mais Liz pense qu'elle est en plein rêve et qu'elle va se réveiller d'un moment à l'autre. Grâce à des jumelles, elle assiste à son propre enterrement, et remarque que sa meilleure amie, Zooey, n'est pas venue. Elle se rend compte alors qu'elle est bel et bien morte. Cependant, alors que le navire a accosté sur l'île D Ailleurs et que tout le monde est parti, elle se cache afin de retrouver son ancienne vie. Elle est persuadée que le paquebot fera le voyage en sens inverse. Mais le capitaine, qui a l'apparence d'un enfant de 7 ans, la convainc de quitter le navire. Betty, sa grand-mère décédée d'un cancer du sein avant sa naissance, l'attend sur le quai. Celle-ci va prendre sa petite fille sous son aile.
Tout d'abord, cette version de la vie après la mort ne manque pas d'originalité : le navire, le SS Nil qui emmène les morts sur une île ; les jumelles qui leur permettent de voir des courtes séquences de la vie sur Terre ; le fait que les habitants D Ailleurs rajeunissent jusqu'à redevenir des bébés (lesquels commencent une toute nouvelle vie sur Terre par la suite) ; le fait qu'ils n'aient pas besoin de médecin puisqu'avec le temps tout le monde finit par guérir ; les vocations (sortes de métiers) que les habitants doivent trouver sur Ailleurs, etc. Ce petit univers est original et plutôt bien travaillé, même si la vie sur Ailleurs ressemble beaucoup à une vie parfaitement paisible d'une petite bourgade américaine.
Ensuite, j'ai été touchée par le personnage de Liz, qui s'accroche à son ancienne vie, qui se rend constamment aux TP (Terrasses Panoramiques où elle peut voir quelques bribes de la vie de sa famille et de celle de sa meilleure amie), qui envie sa meilleure amie qui se rend au bal de fin d'année, qui se rend compte qu'elle ne sera jamais mariée, ni mère, etc. Elle regrette que sa vie se soit arrêtée si tôt et plonge dans la déprime. Mais elle se trouve une vocation qui va la tirer vers le haut. Il se trouve que Liz comprend ce que les chiens disent, ce qui n'est pas permis à tout le monde. Elle trouve un poste de conseillère à la Division des Animaux Domestiques. Cela consiste à expliquer aux chiens, aux chats et autres animaux les détails de la vie sur Ailleurs, puis à les placer dans de nouveaux foyers... Et c'est là que j'ai été déçue. C'est un roman jeunesse, soit. Mais les chiens qui parlent... Encore s'ils diraient des choses intéressantes... Mais ce n'est pas le cas.
Liz va rencontrer d'autres péripéties, braver des interdits (enfin un peu d'action), connaître l'amour. Néanmoins, la vie sur Ailleurs reste trop lisse, trop parfaite. Un peu comme les épisodes de Sept à la Maison (je n'ai pas vu toute la série, mais l'ambiance est très semblable à celle sur Ailleurs...). Les dialogues deviennent mièvres, la romance est trop similaire à ce qu'on peut voir dans les téléfilms de l'après-midi sur M6. L'univers créé par l'auteure s'essouffle.
Néanmoins, ce n'est pas un mauvais livre, au contraire. Ce roman nous explique que la mort fait partie de la vie, et que cette vie sur Ailleurs, comme la vie de Liz sur Terre, est une histoire passionnante qu'il faut vivre jusqu'au bout, et qu'il y aura d'autres vies. L'auteure dédramatise la mort, et ça nous fait du bien.
En conclusion, Gabrielle Zevin signe un roman optimiste, charmant, à l'univers original et bien mené, même si je regrette qu'elle n'ait pas exploré d'autres possibilités de cette vie sur Ailleurs, qui est un peu trop lisse à mon goût. Les chiens qui parlent, les dialogues parfois mièvres et le dégoulinement de bons sentiments m'ont refroidie. Néanmoins, Une Vie Ailleurs reste un bon roman jeunesse, qui a le mérite de nous rappeler que notre vie, celle que nous sommes en train de vivre, est une histoire passionnante et qu'il nous faut la vivre jusqu'au bout. Histoire de connaître la fin de l'histoire.
Lien : http://lesmotsdejunko.blogsp..
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Pays_des_contesPays_des_contes29 janvier 2013
Lise avait été heureuse. C'était extraordinaire… Pendant tout son séjour sur terre, elle ne s'était pas considérée comme quelqu'un de particulièrement heureux. Comme beaucoup de gens de son âge, elle avait été sujette à des sautes d’humeur et à des coups de cafard dont elle trouve aujourd’hui les raisons totalement stupides : elle n’avait pas été la coqueluche du lycée, elle n’avait pas de petit ami, son frère lui tapait parfois sur le système, et elle avait des taches de rousseur. A de multiples égards, elle avait vécu comme si elle attendait que toutes les choses bien arrivent : habiter seule, aller à la fac, conduire une voiture. Aujourd’hui, Liz voir enfin la réalité en face. Elle avait été heureuse. Heureuse, heureuse, heureuse. Ses parents l’avait aimée ; sa meilleure amie avait été la fille la plus compréhensible et la plus merveilleuse du monde ; le lycée avait été facile ; son frère n’avait pas été si abominable que ça ; son carlin s’était plus à dormir à côté d’elle dans le lit ; et puis, oui, elle était même passé pour jolie. Jusqu’à une semaine plus tôt, sa vie s’était déroulée sans la moindre anicroche. Son existence avait été heureuse et simple, et maintenant cette existence était terminée.
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mariie_dhzmariie_dhz31 août 2014
Les gens en général, tu t'en rendras compte, ne sont pas tout bons ou tout mauvais. Quelquefois ils sont un tout petit peu bon et énormément mauvais. Et quelquefois, ils sont bons avant tout avec une pointe de mauvais. Quant à la majorité d'entre nous, eh bien, nous nous situons quelque part au milieu.
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cats26cats2620 mai 2014
Il y aura d'autres vies. [..]Et il y aura d'autres vies pour les traites impayées, pour les aventures d'un soir, pour Prague et pour Paris, pour les souliers trop petits à bout pointus, pour les incertitudes et les revirements. Et il y aura d'autres vies pour que les pères conduisent leurs filles à l'autel. Et il y aura d'autres vies pour d'adorables bébés à la peau comme du lait. Et il y aura d'autres vie pour un homme que vous ne reconnaîtrez pas, pour un visage dans la glace qui ne sera plus le vôtre, pour enterrer ses proches, pour vous tasser , pour voir vos dents tomber [...]Oh, il y a tellement de vies! Nous adorerions pouvoir les vivre en même temps et non une par une. Nous pourrions choisir les meilleurs moments de chacune d'elles, puis les enfiler comme des perles. Mais ce n'est pas comme ça que cela marche.

Sur Ailleurs, nous nous imaginons bêtement savoir ce qui va se passer sous prétexte que nous savons combien de temps il nous reste. Cela, nous le savons, d'accord, mais nous ne savons jamais ce qui va advenir.

Fut un temps où Liz redoutait le moment où elle se mettrait à oublier les choses mais lorsqu'elle avait effectivement commencé à oublier, elle avait oublié d'avoir peur d'oublier.
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IllionIllion01 avril 2015
Je me représente la chose comme un arbre, parce que tout arbre est en réalité deux arbres. Il y a l'arbre avec ses branches que tout le monde voit, et puis il y a l'arbre à l'envers avec ses racines, qui pousse dans l'autre sens. La Terre correspond aux branches, qui poussent vers le ciel, et Ailleurs correspond aux racines, qui poussent vers le bas de manière parfaitement symétrique. Les branches ne pensent pas beaucoup aux racines, et peut-être les racines ne pensent-elles pas beaucoup aux branches, il n'en demeure pas moins qu'elles sont reliées par le tronc, tu comprends ? Même si la distance paraît longue des racines aux branches, elle ne l'est pas tant que ça.
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IllionIllion29 mars 2015
Peut-être qu'être mort n'est pas aussi terrible quand vous êtes vraiment vieux, car, autant qu'elle puisse en juger, la plupart des morts sont en effet vraiment vieux. Vos chances de vous faire de nouvelles relations du même âge que vous sont par conséquent assez fortes. Et puis, tous les morts que vous connaissiez du temps où vous-même n'étiez pas mort pouvaient parfaitement se trouver dans cet endroit nouveau, cet Ailleurs, ou quel que soit son nom. Et puis peut-être, si vous viviez assez vieux, finissiez-vous par connaître plus de morts que de vivants, de sorte que mourir était une bonne chose, ou du moins une chose pas si terrible. De l'avis de Liz, pour les personnes âgées, la mort n'était pas si différente d'une retraite en Floride.
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