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ISBN : 2803635593
Éditeur : Le Lombard (29/05/2015)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Deux ans après son évasion, Caméléon est de retour à Paris. Grâce à la chirurgie et à des mois d'entraînement, il est devenu la réplique exacte de son vieil ennemi : Ric Hochet.
En prenant sa place, il va bouleverser son univers.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  30 juillet 2015
le thème du double, du sosie, est un classique de la bande dessinée. On se souvient par exemple de Mad Jim, le sosie de Lucky Luke, et de Latraviata, le sosie de Falbala… Et j'arrêterai là car je suis un peu à cours d'exemples, merci par avance de m'en envoyer d'autres (faute de quoi, je devrais bien le reconnaître, mon intro est un peu foireuse…).
A l'exception des dédoublements tactiques opérés par Mandrake le Magicien, on constate, à chaque fois, que le double est un personnage sans scrupules qui cherche à nuire au gentil héros, en prenant sa place, en salissant son image, en procédant à maintes actions pendables que la morale réprouve.
C'est le cas ici. Ric Hochet est aux prises avec le Caméléon, personnage déjà rencontré dans la série, qui, comme le suggère son surnom, est capable de revêtir plusieurs apparences, y compris celle de Ric. Et ce n'est rien de dire que dans cet album, il ne s'en prive pas. Il parvient même à prendre sa place dans presque toutes les planches, et son entourage n'y voit que du feu. Même sa petite amie Nadine tombe dans le panneau, et semble métamorphosée sous son charme (voir plus loin). C'est dire si la ressemblance est parfaite.
Il était logique que Zidrou choisisse le Caméléon comme source d'inspiration pour un premier scénario dans la continuité de l'oeuvre de Tibet, décédé en 2010. “Signé Caméléon” – inclus dans l'album “Traquenard au Havre” – était le premier épisode de la série publié en 1964. La scène finale où l'on voit Ric Hochet récupérer un avion sur le toit d'un immeuble est la scène d'introduction du quatrième album de la série "L'Ombre de Caméléon". L'histoire présentée ici s'intègre donc chronologiquement dans la série d'origine, et nous sommes au tout début du parcours de Ric Hochet, précisément en mai 1968, comme le prouvent de nombreux indices disséminés dans la BD. A ces indices s'ajoutent les meubles, les costumes, les véhicules… typiques de l'époque des sixties et montrant une réelle volonté des auteurs Zidrou et van Liemt de peaufiner leur reconstitution.
Passons maintenant en revue les grandes différences avec la série d'origine. J'occulte les détails afin de ne pas trop spoiler les sujets abordés. A déflorer uniquement si consentement mutuel.
1. le style graphique de Tibet, tendance ligne claire, n'a pas été respecté.

2. le changement de ton est manifeste. le héros de la série n'en mène pas large et semble être totalement dépassé par les événements. Les distances prises par rapport à la série d'origine sont nombreuses.

3. Nadine n'est plus l'oie blanche que l'on connaissait.

La cible de cette BD est-elle finalement le jeune lecteur actuel ? Ou le vieux lecteur nostalgique de la série initiale, à la recherche d'anciennes émotions oubliées ? Ou bien les deux à la fois ? Les auteurs en voulant ménager la chèvre et le chou, font ici le grand écart.
Peut-être fallait-il, pour mieux se les approprier, désacraliser ainsi les héros. Peut-être fallait-il humilier le trop parfait Ric Hochet et passer par perte et profit la pudeur de Nadine, pour rendre les personnages plus acceptables aux yeux des lecteurs d'aujourd'hui. Une fois admis les partis-pris des auteurs (et l'invraisemblance d'un scénario s'appuyant sur la possibilité de mettre au point un sosie parfait de Ric Hochet), l'impression générale concernant cette nouvelle enquête reste cependant très positive.
Le lecteur se laisse entraîner dans une intrigue suffisamment complexe et haletante, au scénario ponctué de passages certes plus violents et adultes que ce qu'aurait permis la série d'origine, mais qui ajoutent un peu de piment à l'action. La machination du Caméléon destinée à assouvir son désir de vengeance est sans doute un peu trop tordue et alambiquée, mais elle permet de nombreuses opportunités de rebondissement, et, par ricochet (mouais), assure le respect des fondamentaux : les bons finissent toujours par reprendre le dessus.
Le défi à relever était particulièrement ambitieux. Il n'était pas facile, en effet, d'endosser des habits vieux de cinquante ans (rappelons que la série a été lancée en 1964) et d'en faire une série plus moderne, plus violente, adaptée aux goûts actuels des jeunes lecteurs habitués aux émotions fortes. Alors, R.I.P. Ric ? Non ! Visiblement, Ric n'est pas encore mort ! Longue vie à Ric sous la plume décomplexée de ses nouveaux pères adoptifs !

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Bibalice
  15 mai 2015
Si, comme tout le monde, j'ai succombé à la mode des romans graphiques, one shots violents et comics en tout genre depuis quelques années, je ne trouve rien de plus agréable que de replonger de temps en temps dans les séries de BD franco-belges que je lisais lorsque j'étais jeune. J'ai toujours eu un faible pour la ligne claire, les dessins colorés et les aventures souvent exotiques que nous proposaient les auteurs de cette école de BD.
Je n'en garde pas un souvenir impérissable mais je me souviens que Ric Hochet faisait partie de ces BD que je lisais adolescent. Une série policière avec, comme toujours, le plus innocent des héros, un reporter qui combat le crime sans jamais sortir de pistolet. Un pitch à la Tintin avec néanmoins un ton beaucoup plus sombre que dans les aventures du célèbre reporter du Petit Vingtième. Il me semble que ses aventures se déroulaient surtout le soir et souvent dans des coins assez glauques.
La série s'était arrêtée en 2010 suite à la mort du regretté Tibet. C'est donc avec joie que j'ai découvert la couverture rouge sang contenant de nouvelles aventures de Ric Hochet qui renaît avec ce tome sous la plume et les crayons de Zidrouet Van Liemt. La couverture est très belle et renferme quelques indices quant à l'intrigue.
L'intrigue justement. Sans trop en dévoiler disons qu'il s'agit d'une sombre histoire de vengeance initiée par un vieil ennemi de Ric Hochet -identifié dès les premières pages- bien décidé à lui prendre sa place pour mieux le faire tomber. L'action se passe dans les années 1960.
Rien de follement renversant mais on suit l'intrigue avec grand plaisir. L'originalité de ce tome repose sur le fait que le narrateur du récit est le méchant en personne, ce dernier tenant d'ailleurs le rôle principal. Ce choix des auteurs est intéressant mais ne manquera pas d'en agacer certains. Quand on lit une aventure de Ric Hochet, c'est pour retrouver Ric Hochet et personne d'autre. Bien sûr, tout dans le récit nous rappelle à quel point le reporter est un détective hors pair et un garçon formidable. S'il a un rôle mineur, il occupe absolument tout l'espace, toutes les pensées. M'enfin, je fais partie de ceux qui se fichent un peu de la légende de Ric Hochet (d'autant que je suspecte une certaine ironie de la part des auteurs), et j'aurai préféré le voir un peu plus au combat.
J'imagine que ce choix a été motivé par l'envie des auteurs et de la maison d'édition de rappeler à un plus jeune public qui est Ric Hochet, tout en jouant à chaque page avec les souvenirs des plus vieux lecteurs. C'est donc probablement un parfait récit de transition mais sans doute pas sa meilleure enquête. On ne doute cependant pas une seule seconde que les auteurs ne seront pas capables de proposer de grandes aventures à l'avenir. Il faudra simplement qu'ils oublient leur héros, qu'ils cessent de rappeler sa grandeur pour le mettre véritablement dans l'action.
Une petite remarque au passage mais dites-moi si je me trompe : Je suis loin d'être choqué par l'apparition d'une femme nue dans les pages d'une bd, mais dans le cadre d'un aventure de Ric Hochet, de cette école de BD franco-belge, c'est très déstabilisant. Nous sommes certes à la fin des années 1960, en pleine libération sexuelle, mais cela m'a semblé un peu forcé. D'autant que les auteurs insistent quelques pages plus loin pour nous montrer la même jeune femme (Nadine) topless sur la plage. Plus généralement, le ton semble hésitant : on trouve quelques vieilles expressions comme "Nom d'une pipe" mais aussi quelques termes anachroniques comme "biopic" ainsi que des phrases qui n'auraient figuré dans aucun album antérieur à celui-ci: "Elle est à croquer cette petite ! Je me demande si Ric l'a déjà..." le fait de ne pas prononcer le mot clef n'empêche aucun lecteur de le faire. Rien de grave, mais j'ai l'impression que les auteurs ont hésité entre le ton sérieux des aventures précédentes et une modernisation légèrement ironique de ses aventures, comme s'il fallait se moquer un peu de lui et proposer par ailleurs des choses plus "adultes" pour pouvoir proposer, aujourd'hui, un récit avec Ric Hochet comme héros.
Enfin, au delà de la couverture, le dessin, simple et coloré comme il se doit, est très beau. Mention particulière pour l'excellente -quoique rapide- séquence nocturne dans le jardin de Giverny.
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Rebus
  28 juillet 2015
Un nouveau Ric Hochet, on ne peut pas passer à côté. J'ai toujours aimé cette BD, que l'on pourrait parfois qualifier de kitsch, surtout dans les derniers albums qui, il faut bien l'avouer, ne sont pas du meilleur cru.
Néanmoins, la curiosité attisée par cette nouvelle aventure, j'ai eu la chance de recevoir RIP Ric via la dernière masse critique de Babelio.
On replonge à la fin des années 60, à l'époque du Caméleon, ennemi juré de Ric Hochet. Et le caméleon a soif de vengeance, il va même très loin pour nuire au détective reporter.
J'ai bien aimé : Zidrou dépoussière le mythe. le ton est plus moderne, les clins d'oeil sont foison, l'humour est bien présent. On sent une grande connaissance de la série. On retrouve aussi avec plaisir tous les personnages de la série. L'histoire est digne d'un Ric Hochet.
Cependant, quelques petits accrocs m'ont légèrement fait grincer des dents : Nadine. Mais que lui est-il arrivé ?? Franchement, l'écart est trop énorme. Je peux comprendre que l'album réponde à certains fantasmes de lecteurs sur la petite blonde aux yeux bleus, mais là, c'est limite et pas du tout respectueux du personnage inventé par Tibet et Duchâteau.
J'ai eu également un peu de mal avec le graphisme. J'ai aimé les décors, mais je préfère de loin la précision des dessins de Tibet.
Une lecture toutefois très sympathique. Il n'y a pas de doute : je vais continuer la suite des aventures de Ric.
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bdelhausse
  02 décembre 2017
Pas toujours facile de reprendre une série mythique, car il faut bien reconnaître que Tibet et André-Paul Duchâteau ont créé un héros d'anthologie. Célèbre pour ses vestes qui remplissent sa garde-robe et ses pulls à col roulé, journaliste à la Rafale, Ric Hochet est sans doute à peine moins connu que le reporter du Petit Vingtième...
Dans mon souvenir (car je n'ai jamais trop suivi la première série), Ric Hochet est une sorte d'avatar de Jean Marais dans la série des Fantômas. Sans doute n'est-il pas que cela. Mais c'est l'image que j'en ai. Et que je n'ai pas retrouvé ici.
Cela dit, on a sorti la grosse artillerie pour cette renaissance. Zidrou au scénario, c'est du très lourd. Côté dessin, Simon van Liemt fait ce qu'il peut... son trait est un peu moins fluide, plus brouillon, que Tibet, même si pour être équitable il faudrait le comparer aux premiers Tibet... mais sans être un fan de Tibet, c'est encore à son avantage que la comparaison peut se faire.
Zidrou semble hésiter entre l'hommage, le second degré, la démystification, le premier degré... et au final il met pas mal de temps à trouver le ton juste, à mon avis.
Il multiplie les références aux enquêtes passées. Porquerolles est au centre de tout. Mais également le méchant qui est le Caméléon, un adversaire de longue date... Zidrou se moque ensuite des caractéristiques fondamentales de Ric Hochet, c-à-d des vestes "dalmatien", des travers de Bourdon, on le sent (ce n'est que mon avis) prisonnier du personnage de Ric Hochet, plutôt que l'inverse.
Autant dire que la personne qui débarque de nulle part va avoir du mal à apprécier pleinement les allusions. Et le vrai fan de Ric Hochet peut s'en offusquer... On le sait, c'est un exercice ingrat que de reprendre une série d'une telle ampleur.
Sinon, l'histoire m'a semblé très conforme à l'esprit qui prévalait "avant". On n'a pas vraiment de doute sur le fait que Ric Hochet triomphe, mais on veut juste savoir comment. On grossit le trait, on enfonce le clou... le suspense est à son comble: comment va faire Ric? Et tout s'arrange (ou presque).
Ici, j'ai trouvé le flux de la BD inégal, déséquilibré, mal maîtrisé, très rapide à certains moments, et très lent à d'autres. Et les incohérences (dont je peux reconnaître qu'elles forment aussi la marque de fabrique de la série) m'ont perturbé. Au moins, cela m'a donné l'envie de (re)découvrir la première série...
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antihuman
  06 juin 2015
En dépit de la vague de protestations, cet album à l'intrigue criminelle qui s'achève à Giverny tient la route: on adorera le motif psychologique du récit qui joue sur l'énième doppelgänger de Ric Hochet, et non le moindre puisqu'il s'agit là de son ennemi le plus dangereux...
Certes Ric a bien changé, car Van Liemt et Zidrou qui sont les nouveaux auteurs qui remplacent Tibet & A-P Duchâteau ont choisi de ne pas copier/coller le graphisme de leurs histoires et de donner un nouveau visage au reporter de "la Rafale". Mais n'en doutez pas un seul instant; ils n'ont fait qu'en fait que redonner aux personnages typiques de la série la patine et l'éclat qu'il leur manquait depuis un certain temps !
De telle sorte qu'on se sent beaucoup plus dans un Ric Hochet initial sinon à son meilleur (c'est à dire ceux produits dans les années 1970-1980) et enfin, en plein dans le ton impertinent qui était la patte de ces romans graphiques policiers, et ce, sans oublier ces fameuses aventures au goût de thriller parfois mêlé de fantastique. Espérons juste que passée la date de la fin des sixties ou l'album démarre, le scénariste donnera une bonne vitesse de croisière à ces nouveaux Ric Hochet - quitte à le faire évoluer dans une époque autre...
De même c'est la petite copine de Ric, la pétillante Nadine, qui est ici la mieux croquée dans toutes ses courbes vivantes et délurées - encore jamais vu pour l'heure dans les BD précédentes. Qui est qui, donc ? Qui tient les ficelles ? Et pourquoi, comment, de quelle manière ?
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critiques presse (4)
ActuaBD   23 mai 2018
Au chapitre des reprises réussies dans le domaine de la bande dessinée, il faut mettre le « Ric Hochet » de Zidrou et Van Liemt au tableau, une version respectueuse et intelligente, qui manie la nostalgie et le second degré avec une maîtrise inégalée.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   11 juin 2015
Zidrou est un scénariste très malin. On ne l’attendait pas dans ce registre, mais il démontre son sens du dialogue et des situations, pour dépoussiérer un héros qui sentait la naphtaline à des kilomètres.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   04 juin 2015
Un premier épisode alléchant qui conforte l’intemporalité du fameux Ric Hochet.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDZoom   28 mai 2015
On n’aurait mieux fait pour rendre les personnages de Tibet et Duchâteau à leur fascinante et mémorable vie de papier.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Eric75Eric75   08 août 2015
RIC : Tu sais, je me suis souvent demandé comment cet imposteur avait pu vous duper de la sorte.
NADINE (le rose montant aux joues) : Faut croire qu'il était vraiment bon...
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CLIFTONCLIFTON   19 novembre 2015
Cela a dû vous couter des efforts considérables pour devenir mon double ?
La haine, mon cher Ric Hochet.
La haine est le meilleur des carburant du monde.
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steph42steph42   17 septembre 2015
Ce n'est pas moi qui remue le passé , c'est le passé qui me remue !
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reve2003reve2003   21 décembre 2018
Qui se risque à allumer un feu de camp au cœur de l'été doit s'attendre à devoir éteindre un incendie de forêt !
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reve2003reve2003   21 décembre 2018
[...] j'ai fait de la haine que je lui porte, ma drogue. Sa mort est devenue ma raison de vivre !
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