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ISBN : 2916952977
Éditeur : Le Passager Clandestin (17/10/2013)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 24 notes)
Résumé :
En 1955, Marion Zimmer Bradley imagine une société d'abondance frugale soustraite à l'empire de la technologie.


L’équipage du « Homeward », descendants de l’équipage naufragé du « Starward », premier vaisseau stellaire, a réussi son retour d’Alpha du Centaure vers la planète-mère, la Terre, après 130 années humaines... équivalentes à cinq siècles de contraction espace-temps ! Après une telle séparation, ils s’attendent à trouver sur Terre une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  27 avril 2017
C'est grace a Do que j'ai découvert cette petite nouvelle. Et franchement je ne regrette pas.
Un texte qui me semble assez avangardiste quand on voit l'époque à laquelle il a été écrit.
Je trouve que personnellement il garde encore tout son sens aujourd'hui, voir même qu'il est encore plus pertinent qu'à l'époque.
L'auteure met en opposition la science qui sert l'humanité dans sa généralité et celle qui sert l'individu. J'avoue que personnellement je rêve de ce monde qui pourrait revenir aux fondamentaux sans exploiter à outrance, en tenant compte des besoins, en appréciant ce que nous faisons de nos mains, et en respectant ce qui nous entoure sans pour autant perdre les connaissances acquises mais en les utilisant a bon escient.
Un très joli texte a vocation écologique, mais également économique dans un certain sens.
Une nouvelle que je conseille vivement.
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DoVerdorie
  11 avril 2017
"La vague montante" qui doit son titre a un poème d'Alfred Tennyson ("Les mangeurs de Lotus") est l'un des premiers textes de l'auteure (1955) et peut très probablement être considéré comme une des premières novellas SF écologistes.
Au moment où la Terre était en pleine expansion démographique et technologique, un vaisseau spatial a été envoyé vers le système d'étoiles du Centaure. Quand quelques siècles plus tard, les descendants de l'équipage scientifique d'origine reviennent sur la Terre, ils s'attendent à découvrir un monde à la pointe du progrès.
Or, c'est sur une planète redevenue agricole et presque bucolique qu'ils atterrissent... sans possibilité de retour.
Dire que la déception du personnage principal, le commandant Brian Kearns, est grande sera un euphémisme. Jeune homme raidi par une stricte réglementation, nécessaire à bord du vaisseau pendant les cinq ans de voyage, et incapable d'abandonner ses idées pré-conçues sur ce qui doit caractériser une civilisation, il refuse d'accepter le concept que la science doit d'abord servir l'individu dans l'humanité, et non l'inverse.
Des altercations avec ses co-équipiers et un vieil homme représentatif de ce "nouveau monde" arcadien constituent une grande partie de l'histoire.
Ces disputes permettent évidemment à l'auteure d'étayer ses pensées sur l'autosubsistance, s'opposant au progrès expansif qu'elle définit plusieurs fois comme "barbare".
Utopie ou Dystopie ? C'est selon les points de vue de chacun(e)...
Pour ma part, j'ai été agréablement surprise de lire un texte qui, 60 ans plus tard, retrouve encore ses échos dans nos structures sociales d'aujourd'hui, y compris parmi les réflexions féministes que l'auteure a su adroitement -mais sans excès- faire glisser dans ce récit qui permet de méditer sur ceci :
"Y a-t-il quelque paix
À vouloir toujours dépasser la vague montante? "
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Sea
  26 avril 2018
Le contexte
Où nous emmènera l'automatisation du monde du travail et de son économie Où nous emmènera la course folle du progrès technologique ? Où nous emmènera La robotisation, la conquête spatiale, le toujours plus de compétition, la consommation qui gâche les ressources non infinies. Où nous emmènera cette nécessité de croissance économique qui crée de l'emploi.
En fait personne n'en sait rien.
Nous imaginons, nous subissons.
Et si demain il y a moins de travail mais toujours autant de besoin et toujours plus de bouches à nourrir, et si demain l'argent et les richesses crées ne suffisent plus, que les banques craquent une fois plus, que le système en entier implose, que les robots prennent le contrôle de nos vies ?
Si demain une sorte d'apocalypse systémique arrive et emporte tout ?
L'histoire
Marion Zimmer Bradley décide, dès 1955, de proposer sa thèse très intéressante.
Une simple soustraction de la recherche de besoin qui ne sont pas vitaux pour l'homme, une simple renonciation à toujours plus de croissance qui crée les usines qui crées les emplois, une simple adéquation des besoins avec les ressources.
Ainsi nous ne sommes plus esclaves d'un système qui en demande toujours plus et toujours plus de sacrifices pour de vaines richesses et de vaines ambitions.
Du coup je vois à travers les lignes et la thèse de Marion Zimmer Bradley se profiler le mythe de la décroissance et l'arrêt des folies économiques et l'arrêt des soifs de richesses et de puissances de nos décideurs.
Mon opinion
1955, année de la publication de cette nouvelle, c'est très surprenant alors que l'homme n'a pas encore mis un pied sur la Lune alors que la mondialisation économique est inexistante alors que la population mondiale se remet à peine d'une guerre mondiale alors que les premiers lave-vaisselle arrivent seulement en masse dans les ménages et les premières télévisions arrivent en masse dans les ménages. Alors que la population mondiale ne compte que 2.5 milliard d'êtres humains, nous en sommes à plus de 7 milliard en un plus de 60 ans.
Marion Zimmer Bradley met le doigt pile où cela fait mal ou du bien, à vous de voir.
Elle démontre toute l'absurdité de nos comportements qui épuise les ressources terriennes et qui ne répondent pas aux vrais besoins humains.
Marion Zimmer Bradley insiste bien et propose un autre modèle de société bien plus vertueux, qui paraît idéal puisqu'il ne détruit rien, ne gâche rien et répond aux besoins humains et épanoui l'homme autant matériellement que spirituellement. Ce monde vit en paix.
Donc selon elle notre modèle ou système n'est pas le bon. Nous persistons dans le moins mauvais des systèmes capitalistes. Sa thèse est très sage mais très limité.
Je ne pense pas qu'un monde sans progrès ni recherche de progrès dans tous les domaines, ni croissance économique, ne suffisent à nos épanouissements, après il est aussi très vrais que nous courrons au désastre économico-écologique. Et nous sommes toujours en guerre.
C'est vrai que cette fuite en avant est absurde, Marion Zimmer Bradley explique que toutes ces innovations et progrès et quête sont des échappatoires pour que l'homme s'échappe de lui-même au final. Et cela se révèle impossible, alors l'homme revient aux fondamentaux et devient plus sage.
Il faut faire confiance en un mix des deux, croissance et décroissance, ou une croissance qui laissera le temps, un progrès qui ne gâchera pas, et des hommes et des femmes utiles. Il est sans doute utile de faire des expérimentations de décroissance dans certaines contrées de notre planète et en tirer des résultats au niveau matériel et spirituel.
Lire cette nouvelle m'a fait me rendre compte que nous devons prendre les bonnes décisions pour un avenir serein et savoir où nous voulons aller avec nos enfants.
Que leur laissera-t-on ? Je regrette que les personnages n'est pas été plus travaillés.

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bina
  09 février 2018
Un petit (par la taille) mais qui fait réfléchir sur la société de notre société actuelle. Et qui plus est un livre de science fiction écrit par une femme en 1955 , il n'y en a pas des masses. Marion Zimmer Bradley a su s'imposer dans ce milieu.
Le voyage interstellaire de Brian Kearns et son équipage est sur le point de prendre fin après cinq ans de vol depuis la planète du centaure. C'est le voyage retour. Quatre génération plus tôt, alors que la planète Terre lançait le premier voyage interstellaire, le premier voyage s'est échoué sur une planète à cinq années de vitesse hyperspatiales de là. Quatre générations après, le voyage retour a pour but de donner des nouvelles du premier équipage. Mais qu'allaient-ils trouver su terre près d'un siècle (en années humaines) plus tard ? le vaisseau et les moyens de communication sont-ils devenus obsolètes ? Comment a évolué le voyage intersidéral ? Où en est la conquête des autres planètes pour désengorger la terre victime de surpopulation ?
Lors de l'atterrissage, c'est le choc….Personne ne capte leur radio, il n'y a aucun trafic aérien, la population vit dans des villages ruraux…La terre aurait-elle régressé au lieu de poursuivre sa croissance exponentielle ? Comment va s'intégrer l'équipage qui se pensait à la pointe du progrès ?
Le choc est violent et nous amène à réfléchir) notre société actuelle. Nous ne sommes plus dans le même contexte qu'à la publication de ce roman, (première décennie de la Guerre Froide, course à l'espace entre les Etats-Unis et l'URSS) mais nous ferions bien de nous inspirer de ce qu'imagine Marion Zimmer Bradley.
Car ce n'est pas régresser que de choisir de réorienter notre mode de vie. Pourquoi se sentir obligé de vouloir toujours plus ? de vouloir dominer la planète et asservir les hommes ?
« Ce n'est pas la science que nous n'aimons pas, c'est l'usage qu'on en a fait en la considérant comme une fin et non comme un moyen. Et finalement, les barbares ne sont pas ceux que l'on pense. »
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XL
  20 janvier 2016
En pleine phase d'expansion spatiale, la Terre a envoyé des vaisseaux coloniser les galaxies lointaines. Lorsqu'une avarie a contraint l'équipage du Starward à se poser en catastrophe, ils ont trouvé Terre II qu'ils ont aménagée et habitée pendant plusieurs générations, sans jamais perdre l'espoir d'un retour... Plusieurs siècles ont passé lorsque le Homeward se présente aux abords de la planète-mère, avec à son bord une douzaine de passagers triés sur le volet et entraînés pour cette mission dès leur plus jeune âge. Les jeunes gens s'attendent à des changements, mais sont pris au dépourvu par l'évolution de la civilisation terrestre. Même s'ils savaient dès le départ qu'ils ne reverraient ni leur monde d'origine ni leurs proches, ils doivent s'adapter à une situation qu'ils n'ont pas prévue. Pour certains et en dépit du très bon accueil qui leur est réservé, l'installation ne va pas sans quelques difficultés. L'auteur leur réserve une surprise pour la fin !
Cette novella date de 1955 : l'auteur, que je connais surtout pour sa version féminine de la légende arthurienne, y développe une intéressante option SF où elle décrit une société post-industrielle revenue à des concepts d'économie frumentaire et de marginalisation technologique. La position des habitants de Terre I et de Terre II est radicalement opposée : la confrontation des deux conceptions donne de l'attrait au roman, puisque les uns et les autres sont persuadés de la suprématie de leur modèle de société et du bien fondé de leur rapport au monde. Petit clin d'oeil : le nom des engins spatiaux n'est pas innocent.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   26 avril 2017
-Et que faites-vous du surpeuplement ? De la diminution des ressources alimentaires naturelles ?
Le rire de Frobisher résonna avec force dans l'obscurité :
-Même les barbares n'espéraient sûrement pas trouver des denrées comestibles sur Mars ou sur Venus ! Les voyages interstellaires auraient peut-être résolu ce problème, mais à un coût prohibitif. Non, du jour où l'être humain a décidé de ne plus gaspiller les ressources naturelles dans de vaste projets abstraits, ou de ne plus les disperser aux quatre coins de l'espace, tout ça s'est résolu aisément .
+ Lire la suite
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lyokolyoko   27 avril 2017
La science s'est toujours tellement préoccupée des ensembles - la Nation, la Race, l'Humanité-Dans-Son-Ensemble - qu'elle a imposé des fardeaux terrifiants aux individus. Au bénéfice du monstre Humanité-Dans-Son-Ensemble, on a même livré des guerres qui ont fait disparaitre a une vitesse effrayante les individus qui constituaient justement cette humanité.
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Bookworm84Bookworm84   13 octobre 2013
On peut construire sa propre cheminée en une journée, avec l'aide d'un voisin, et s'en servir pour cuisiner le reste de sa vie. Une unité alimentaire, on devrait consacrer des années rien qu'à étudier la mise au point. Des douzaines et des douzaines de travailleurs spécialisés ou non passeraient ensuite des mois à la fabriquer. Ensuite, pour que le prix de vente soit assez bas pour la mettre à portée de tout le monde, il faudrait en construire des millions. Ça signifierait des centaines et des milliers de personnes entassées dans des usines, juste pour exécuter ce travail. Sans plus avoir le temps de cultiver et cuisiner leur propre nourriture, ou vivre leur vie. C'est un trop grand prix à payer. Ça n'en vaut pas la peine.
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aideraider   28 mai 2017
Selon quels critères mesure - t - on le degré d'évolution d'une civilisation ?
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Bookworm84Bookworm84   13 octobre 2013
Ce n'est pas la science que nous n'aimons pas, c'est l'usage qu'on en fait en la considérant comme une fin en soi, et non comme un moyen.
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Fille de Ygerne et de Gorlois, Duc de Cornouailles, je suis l'enseignement des prêtresses de l'Ile Sacrée d'Avalon pour succéder à ma tante Viviane, la Dame du Lac, je suis (la Fée):

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