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EAN : 9782902324040
462 pages
Cosmopolis (07/11/2019)
4.31/5   191 notes
Résumé :
Un thriller au réalisme captivant : Matière Noire est une bombe qui n'explose qu'à l'intérieur de votre organisme

Juillet 2017.
Une région. Deux disparitions.
Après une nuit en discothèque, la jeune Inès Ouari ne donne plus signe de vie.
Marion Testud, elle, n'est jamais rentrée de son jogging matinal.
Sur leurs traces, deux enquêteurs aux profils atypiques : Karim Bekkouche, chef de la BAC de Saint-Étienne, flirte avec les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
4,31

sur 191 notes

lyoko
  16 décembre 2019
Quel thriller palpitant, Ivan Zinberg nous emmène à la poursuite d'un tueur en série hors norme.
J'ai été emportée loin dans les méandre d'un scénario béton , et avec une écriture prenante, digne des meilleurs polars du moment.
J'ai malgré tout eu un peu de mal avec ce flic Karim Bek, qui a fait son job, même plus que son job, parce que ma sympathie est allée naturellement vers Jacques. du coup j'ai gardé mes distance avec Karim et il m'a manqué cette petite chose qui aurait pu faire de ce roman une vraie pépite. Malgré ce petit bémol , l'auteur nous mène par le bout du nez aves des descriptions précises et une maîtrise de la scène de crime parfaite. Sans oublier le côté scientifique qui est très précis et qui nous embarque dans une histoire terriblement réaliste.
Un très bon roman, une maison d'édition de confiance et un auteur à suivre avec attention.
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gruz
  28 novembre 2019
Dans la langue courante, dans les médias, sur les réseaux sociaux, le terme « polar » est utilisé à tort et à travers pour classer des livres qui ne le sont définitivement pas. Si vous voulez lire un vrai polar, Matière noire en est un parfait exemple, et il est plutôt bien fait dans le genre.
Ivan Zinberg est capitaine de police, et scientifique de formation. Ce sont des gages de sérieux dans la manière dont il va mener son enquête. Fictionnelle, mais pas seulement, puisqu'il s'appuie sur nombre de cas réels de disparitions et de meurtres.
Cochons les éléments de définition du polar :
– la présence de flics : check
– une recherche méthodique faite de preuves : check
– la recherche de compréhension du coupable et de son mode opératoire : check
Les ingrédients sont donc tous présents, mais ça ne suffit pas à faire un bon roman, loin de là.
Mais c'est réussi. Oui, l'intrigue est soigneusement fignolée, décrite dans ses moindres détails, prenant le temps et l'attention nécessaire pour que tout soit crédible. Avec une enquête ancrée dans son temps.
Ivan Zinberg a beau être du terrain, il est maintenant aussi un écrivain rodé. Matière noire est son quatrième roman, et surtout le premier à se dérouler en France et non plus aux USA. le fait de nous plonger dans des coins de France qu'il connaît parfaitement, renforce aussi le ressenti en termes d'immersion et de crédibilité.
Son écriture analytique et sa manière précise de raconter son histoire sont des garanties supplémentaires. Et il a réussi à injecter un souffle romanesque par ce qui fait le sel d'un roman : les personnages.
Deux investigations en parallèle qui vont se rejoindre, procédé traditionnel. L'une menée par un policier qui va aller au-delà de ses prérogatives. L'autre suivie par un journaliste (ex flic des RG) d'une feuille spécialisée dans les faits divers sordides. le premier, beur de service pour certains, se montre particulièrement acharné pour trouver la vérité. le second, l'ancien, met toute son expérience pour creuser à fond, malgré le coté sensationnaliste de son journal.
Deux protagonistes bien dessinés, à qui on s'attache et qui apportent une vraie dose d'humanité à cette intrigue détaillée et pleine de vie.
Si vous aimez les enquêtes vraisemblables, certes classiques, mais menées par un auteur fiable et qui a le talent nécessaire pour créer des personnages qui tiennent la route, Matière noire est fait pour vous. A mon sens, Ivan Zinberg a bien fait d'écrire sur ce qu'il connaît le mieux. Place à l'enquête !
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LeoLabs
  17 août 2020
Prenant, Haletant, Immersif... sont entre autres les quelques qualificatifs dithyrambiques qui peuvent être associés à ce roman, entre thriller et polar. Des personnages formidables, merveilleusement construits, profondément humains, autour d'une intrigue indéniablement crédible. Tout parait réaliste, et il ne m'en a pas fallu plus pour me convaincre de lire un autre roman de l'auteur.
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audelagandre
  07 novembre 2019
Saint-Étienne, juillet 2017. Karim Bekkouche, dit Bek, chef de la BAC, enquête sur la disparition mystérieuse de la fille d'une amie, Inès Ouari. En Savoie, c'est une joggeuse qui disparaît, Marion Testud. Jacques Canovas, ex-flic aux mythiques RG, recyclé dans la presse à faits divers est envoyé sur place par son rédacteur en chef. L'un flic, l'autre journaliste, méthodes différentes, mais objectifs similaires : le besoin de savoir. Lorsque de vieux « cold case » refont surface, c'est ensemble, malgré tout ce qui les sépare, qu'ils font front.
Ivan Zinberg est capitaine de police. Il aura fallu qu'il soit publié chez Cosmopolis pour que je découvre sa plume, et soyons honnête que je m'y intéresse. Sans vouloir faire du prosélytisme, je n'ai pas d'actions chez Ring, cette maison d'édition fait le job, et elle le fait bien ! D'abord, elle envoie les romans aux blogueurs en temps et en heure, premier bon point. Elle leur laisse le temps de les lire, second bon point. Enfin, elle met la lumière sur des auteurs aux multiples talents qui forment, pour moi en tout cas, une nouvelle génération d'auteurs qui feront la différence dans la littérature noire. Après un week-end passé à Bruxelles, Salon de l'iris noir, j'ai eu la chance d'en rencontrer 4, de constater à quel point ils sont accessibles (eh non, ils n'ont pas la grosse tête !), gentils et incroyablement reconnaissants du boulot non rémunéré que nous faisons nous, les blogueurs à tenter avec perversité le lecteur lambda de les découvrir.
Digression terminée ! Je disais donc, Ivan Zinberg est capitaine de police. Ceci explique certainement la précision de son intrigue dans le déroulé des opérations. Il sait de quoi il parle. Excellent point puisque j'ai eu, et cela durant toute ma lecture, la sensation de voir se dérouler un film d'Olivier Marchal. Je sais, je vous saoule avec Olivier Marchal, mais en matière de polars français, pour moi, on ne fait pas mieux : c'est affûté, acéré et tranchant. Écriture singulièrement cinématographique donc où la précision des descriptions jouxte la précision des émotions. Rien n'est laissé au hasard dans cette profession où l'abject quotidien flirte avec la vie intime. Bek et Jacques ne sont que des hommes, empreints d'humanité malgré les horreurs vécues et la lie humaine fréquentée. Derrière les carapaces se cachent des âmes fatiguées aux bleus nombreux, aux coups reçus, aux affaires manquées.
« Jacques se dit qu'ils avaient des points communs. Chacun composait avec une vie privée compliquée et n'était pas disposé à s'en ouvrir. Un phénomène fréquent au sein de l'institution. À la maison poulaga, monde rude et viril où l'on se devait de rester fort, on ne montrait pas ses faiblesses et ses doutes. L'autre similitude était leur amour du métier. Lui n'exerçait plus, mais son âme demeurait celle d'un policier. Il ressentait une abnégation similaire chez Bek. Tous deux appréhendaient le côté sombre de l'être humain : lui en couvrant des faits divers, Karim en travaillant comme flic. Ils affrontaient les mêmes horreurs, palpaient et façonnaient la même matière noire, nourrie de violence et de sang. »
Nième « couple » de flics me direz-vous… Détrompez-vous ! Ces deux-là, ont ce petit quelque chose en plus, une solide appartenance au monde réel sûrement, qui fait que le lecteur adhère immédiatement à leurs histoires respectives, et les suit dans leurs quêtes. Unis par un passé écrasant, des émotions à fleur de peau, ils poursuivent leurs affaires chacun de leur côté jusqu'à leur rencontre page 318 seulement ! Ce sont surtout deux personnages qui fonctionnent à l'instinct, guidés par une forme de 6e sens qui sort de leurs tripes et qui vient se heurter à la réalité terrain. Forts de leurs intuitions, d'autres diraient de leur flair, ils avancent, comme guidés par la force impétueuse de leurs tripes. Je crois énormément à cet instinct d'une forme quasi supérieure, qui vous fait prendre une direction plutôt qu'une autre, sans possibilités de factuellement l'expliquer. Par cette façon de développer ses personnages, Ivan Zinberg m'avait ferrée !
le récit est articulé autour de l'alternance des enquêtes. Ce genre d'exercice, périlleux, dans lequel il est facile de se vautrer, génère ici un intérêt équivalent du lecteur pour une enquête et pour l'autre : il est ici parfaitement neutralisé. C'est la maîtrise de ce procédé compliqué qui rend le lecteur accro, car l'auteur nous accroche dès les premières pages à l'humanité de ses personnages. Ils pourraient faire partie de nos vies, ne sortent pas d'un Marvel, n'ont rien de super héros, ils sont faits de chair, de sang.
Ce roman s'ancre puissamment dans une époque : la nôtre. Vous y trouverez par exemple de nombreuses références littéraires des grands maîtres américains du polar (de quoi augmenter vos piles à lire), des noms de séries actuelles, des références aux monuments du cinéma français. L'environnement n'est pas lisse, il est diablement vivant et laisse l'empreinte d'une période.
Qu'en est-il de l'enquête ? Elle se greffe dans cette atmosphère construite de main de maître, par un auteur qui baigne dans le milieu. Ne vous attendez pas à des twists de malade mental toutes les 3 pages, il a parfaitement compris que le twist à outrance n'est pas la clé du polar réussi. La grande originalité réside dans la révélation du nom du tueur à la page 381 quand le livre en fait 458 ! C'est à ce moment précis que la lectrice avide que je suis se demande, à juste titre, ce qu'il va bien pouvoir nous raconter dans les 77 pages restantes !! Je vous laisse le découvrir, mais force est de constater qu'il en a sous le pied, car je n'avais encore jamais lu un polar où le nom du criminel est révélé aussi tôt sans provoquer un ennui intersidéral jusqu'à la fin.
Si je ne vous ai pas convaincu de lire ce bouquin, je rends mon tablier de blogueuse blonde et je retourne dans ma cuisine… Oui, certains aimeraient beaucoup que j'y reste d'ailleurs dans ma cuisine et surtout que je me taise… Ce n'est pas gagné les gars, je vous le dis de suite, il n'est pas né celui qui va me faire taire.
Je souhaite à Ivan Zinberg, un succès colossal pour ce livre qui a parlé à mes tripes, et pourquoi pas (rêve doux) une collaboration future avec Olivier… Oui je sais, je vous saoule 😉
Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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mimo26
  04 décembre 2019
Si vous voulez lire le nouvel opus au réalisme captivant d'Ivan Zinberg, allez vite vous procurer « Matière noire ».
L'auteur est capitaine de police et scientifique de formation, donc une très bonne base pour nous emmener dans une enquête sensationnelle, lecteur d'Agatha Christie, quelques Simenon, Stephen King, Dean Koontz, Ellroy, Finder, Marshall, Connelly, Crais, Descosse
La force de « Matière noire », c'est la qualité d'un roman qui est au plus près de fait authentique. La fiabilité du récit, des actions, l'ambiance et l'intrigue sont telles que l'on se retrouve plongé comme si on regardait un grand reportage. C'est une parfaite réussite !
Malgré cela, ne vous attendez pas à trouver du suspens à chaque fin de chapitre, le récit est sans excès de violence ni de scène insurmontable.
Deux enquêtes menées parallèlement qui n'ont rien en commun, l'histoire se déroule en juillet 2017 autour d'une région avec deux disparitions. Après une nuit en discothèque, la jeune Inès Ouari ne donne plus signe de vie. de son côté, Marion Testud, elle, n'est jamais rentrée de son jogging matinal.
Sur leurs traces deux personnages aux profils atypiques.
D'un côté Karim « Bek » Bekkouche, chef de la BAC de Saint-Etienne, qui n'a pas de limite et qui c'est prendre des risques, de l'autre Jacques Canovas un journaliste (retraité des services RG) à Crimes Hebdo.
Tous deux ont de bonnes raisons de vouloir élucider ses affaires. Leurs chemins vont se rejoindre alors que d'anciens meurtres mystérieux refont surface. C'est une véritable course contre la mort qui est lancée.
Pour moi, c'est une lecture qui mérite le détour et le statut de chef d'oeuvre dans mon panthéon personnel et j'ai hâte de découvrir ses autres romans !
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
arabesquearabesque   29 août 2020
La mère de famille ne s’embarrassait ni de l’orthographe ni du respect de la langue. Bek détestait cet usage dans les échanges écrits. Mais peu importait. On n’en était plus à cette nuance près à l’époque du terrorisme, de la flambée des populismes, de la désinformation de masse, de l’Internet fou et du dérèglement climatique.
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chrisantemchrisantem   29 février 2020
Vers midi, il mangea léger et fit le ménage dans son appartement. Il lustra ses quatre-vingt-dix mètres carrés sans s’octroyer la moindre pause. Ce qui chez les gens représentait une corvée agissait sur lui à la manière d’un catalyseur d‘énergie. Évoluer dans un univers propre et ordonné lui procurait un confort psychologique. Il ignorait le pourquoi du mécanisme. Bek soignait constamment son intérieur, avec une efficacité à faire pâlir le plus compétent des majordomes.
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arabesquearabesque   31 août 2020
On s’habitue à tout, même aux pires malheurs. L’être humain est programmé pour tout supporter. Et survivre. J’en ai fait l’expérience et je sais que c’est vrai.
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SerialThrillersSerialThrillers   18 octobre 2020
Il tira de sa poche le matériel nécessaire. Haschisch. Feuilles à rouler. Briquet. Cigarettes. Attirer l'attention avec ce genre de friandise, drogue ou alcool, marchait à merveille dans un contexte de fête. Un peu comme ces pédophiles qui usaient de bonbons ou de tours de magie pour séduire les enfants.
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galyalaingalyalain   05 août 2020
L’ex-flic se rappelait cette phrase de Mark Twain : " L'Homme est le plus cruel des animaux, il est le seul capable d'infliger une douleur à ses congénères sans autre motif que le plaisir." Constat lucide.
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@editionsducaiman @La fosse aux ours @Cosmopolis @larchipel @livredepoche @equinoxlesarenes
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