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ISBN : 2130632068
Éditeur : Presses Universitaires de France (07/05/2014)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Wittgenstein affirmait qu’un livre de philosophie pourrait être constitué entièrement de blagues.
Bonne nouvelle : voici le défi relevé. Mes blagues, ma philosophie rassemble les histoires drôles, les provocations ou les insultes qui parsèment les ouvrages de la star de la « pop philosophie », pimentées de quelques inédits. Autant de prétextes pour aborder certaines questions fondamentales qui ont trait à la philosophie, à la politique, à la psychanalyse, à l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
colimasson
  07 juillet 2014
Dieu est un plaisantin, la vie est une farce et les philosophes sont les prophètes du message humoristique échu de droit divin. On comprendra enfin pourquoi la triade hégélienne constitue le support infini de toutes les blagues les plus cruelles, sordides et salaces qu'il soit possible d'inventer. Slavoj Zizek, plus accessible qu'un Lacan ou qu'un Hegel (volontairement ?) élitistes, révèle à ses lecteurs l'insoutenable légèreté de l'histoire drôle.

Et si la mère de toutes les blagues était la suivante ?
Citation :
« Ne mange pas le fruit de l'arbre de la connaissance ! » : ce premier interdit est de toute évidence une plaisanterie, une tentation contrariante dont le but n'est pas clair.

De la linguistique, un retournement de situation à se tordre de rire (de cruauté), et des convictions qui foutent le camp. Voici le prolongement de l'hypothèse selon laquelle l'immaculée conception dérive d'une mauvaise traduction de l'hébreu « alma » ("jeune femme" remplacé par "vierge").

Citation :
Il y a aussi de bonnes raisons d'accepter que les soixante-dix « vierges » qui attendent les martyrs au paradis musulman soient le fruit d'une mauvaise traduction : en employant le mot « hur », translittéré en « houris », le Coran se fiait à de vieux textes chrétiens utilisant l'araméen « hur », signifiant « raisins blancs secs », friandise. Prenons un jeune martyr en mission-suicide parce qu'il a pris littéralement la promesse de son leader : « Les portes du Paradis s'ouvrent pour toi. de belles vierges aux yeux noirs t'attendent sur les rives des fleuves de miel. » Imaginez la tête qu'il fera lorsque, se trouvant dans un paradis grouillant de ses collègues assassins, les soixante-dix houris arrivent sous la forme d'une poignée de raisins secs.

G. W. Bush est également mis à l'honneur... Il triomphe dans les lapsus où une opposition conceptuelle est élevée au niveau de relation dialectique avec soi-même.
Citation :
Je pense que nous sommes pris dans une tendance irréversible vers plus de liberté et plus de démocratie, mais cela pourrait changer.

Et la meilleure pour la fin :
Citation :
Alors que sa femme vient de subir une opération longue et risquée, un homme aborde le chirurgien pour connaître l'issue de l'intervention. le médecin commence : « Votre épouse a survécu, elle vivra probablement plus longtemps que vous. Mais il y a des complications : elle ne pourra plus contrôler les muscles de son anus, donc la merde coulera continuellement de son derrière. Il y aura aussi un flux continu de gelée jaunâtre et nauséabonde qui sortira de son vagin, donc les rapports sexuels sont exclus. Et un dysfonctionnement buccal fera retomber la nourriture de sa bouche ». Remarquant la panique sur le visage du mari, le chirurgien lui donne une tape amicale sur l'épaule et sourit : « Ne vous en faites pas, je plaisantais ! Tout va bien, elle est morte pendant l'opération.

Lien : http://colimasson.blogspot.f..
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folivier
  16 juillet 2014
Merci à Babelio et aux Editions PUF pour l'envoi de cet petit opuscule dans le cadre de la Masse Critique de Juin 2014.
Le titre m'avait attiré et me semblait intéressant. Associer l'humour très typé des blagues avec une réflexion philosophique était une démarche relativement incongrue et qui pouvait révéler de belles pistes de réflexions.
Slavoj Zizek, l'auteur de cet petit ouvrage, semble être un philosophe contemporain reconnu et connu et son humour ou tout du moins les blagues qui sont la base de sa réflexion sont très orientées autour du sexe, des juifs, de la religion et du communisme. Des blagues qui sont souvent assez drôles et qui parfois m'ont bien fait rire.
Néanmoins le but de cet essai n'est pas un recueil de bonnes blagues à raconter lors d'une soirée entre amis, mais un recueil de philosophie et c'est là que les difficultés commencent. Car si la démarche m'a semblé intéressante à chercher des préceptes et réflexions philosophiques dans des blagues, il m'a manqué assez souvent une étape importante que saute allègrement l'auteur. On passe directement de la blague au concept brut philosophique, sans explication ou démonstration pédagogique, par exemple la triade Hégélienne. On a du mal alors, pour ceux, comme moi, qui ne maîtrise pas forcément tout les concepts philosophiques et psychanalytiques à suivre la réflexion de ZIzek et apprécier son raisonnement.
Ce petit ouvrage a tout le même une qualité à nous obliger à réfléchir, à rechercher dans ses souvenirs de classe de philo, à reprendre des notions et concepts.
Il a aussi le mérite dans la toute première partie de s'interroger sur "la blague", qui n'a généralement pas d'auteur, qui apparaît comme cela ex-nihilo et se propage de manière virale.
Un petit opuscule amusant à lire, difficile à comprendre et enrichissant.
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critiques presse (1)
Bibliobs   27 juin 2014
Pour la philo, il n'est pas sûr que ça soit son livre le plus profond; pour les blagues, il y a de quoi sourire ici et là.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   15 avril 2015
Dans une vieille blague de la défunte République démocratique d’Allemagne, un ouvrier allemand trouve du travail en Sibérie. Sachant que tout son courrier sera lu par la censure, il dit à ses amis : « Mettons-nous d’accord sur un code. Si vous recevez de moi une lettre écrite à l’encre bleue ordinaire, elle est vraie ; si elle est écrite à l’encre rouge, elle est fausse. » Au bout d’un mois, ses amis reçoivent la première lettre, à l’encre bleue : « Tout est formidable ici, les magasins sont pleins, la nourriture est abondante, les appartements sont grands et bien chauffés, les cinémas projettent des films occidentaux, il y a plein de belles filles prêtes à tout, la seule chose qui est introuvable, c’est l’encre rouge. »
N’est-ce pas encore notre situation ? Nous avons toutes les libertés possibles, la seule chose qui nous manque, c’est l’ « encre rouge » : nous nous « sentons libres » parce qu’il nous manque le langage même qui nous permettrait d’exprimer notre absence de liberté. Ce que signifie ce manque d’encre rouge, c’est qu’aujourd’hui tous les principaux termes employés pour désigner le conflit actuel – « guerre contre la terreur », « démocratie et liberté », « droits de l’homme », etc.- sont des termes faux, qui embrument notre perception de la situation au lieu de nous permettre de la penser.
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colimassoncolimasson   23 juillet 2014
Alors que sa femme vient de subir une opération longue et risquée, un homme aborde le chirurgien pour connaître l’issue de l’intervention. Le médecin commence : « Votre épouse a survécu, elle vivra probablement plus longtemps que vous. Mais il y a des complications : elle ne pourra plus contrôler les muscles de son anus, donc la merde coulera continuellement de son derrière. Il y aura aussi un flux continu de gelée jaunâtre et nauséabonde qui sortira de son vagin, donc les rapports sexuels sont exclus. Et un dysfonctionnement buccal fera retomber la nourriture de sa bouche ». Remarquant la panique sur le visage du mari, le chirurgien lui donne une tape amicale sur l’épaule et sourit : « Ne vous en faites pas, je plaisantais ! Tout va bien, elle est morte pendant l’opération.
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colimassoncolimasson   30 juillet 2014
[Dans Les Virtuoses] Le héros raccompagne chez elle une jolie jeune femme qui, en arrivant dans son appartement, lui dit : « Vous entrez prendre un café ? » Il répond : « Il y a un problème, je ne bois pas de café », à quoi elle riposte avec un sourire : « Ce n’est pas un problème, je n’en ai pas. » L’immense force érotique de sa réplique réside dans la façon dont, par une double négation, […] elle prononce une invitation sexuelle si directe qu’elle en est embarrassante, sans jamais parler de sexe. […] Sur le même principe, on peut imaginer un dialogue entre les Etats-Unis et l’Europe fin 2002, alors que l’invasion de l’Irak se préparait. Les Etats-Unis disent à l’Europe : « Vous vous joignez à nous pour attaquer l’Irak afin de trouver les armes de destruction massive ? » ; l’Europe répond : « Mais nous n’avons pas l’équipement nécessaire pour rechercher les armes en question ! » Réponse de Rumsfeld : « Pas de problème, il n’y a pas d’armes de destruction massive en Irak. »
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colimassoncolimasson   10 juillet 2014
Il y a trois raisons pour lesquelles nous pouvons être sûrs que Jésus venait d’une famille juive : (1) il exerçait le même métier que son père ; (2) sa mère pensait que son fils était dieu ; (3) il ne pouvait pas imaginer que ses parents aient fait l’amour ensemble.
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colimassoncolimasson   11 avril 2015
Un homme qui se prend pour un grain de blé est emmené dans un hôpital psychiatrique où les médecins font de leur mieux pour le convaincre qu’il est un être humain ; pourtant, lorsqu’il est guéri (convaincu d’être un humain et non un grain de blé), et qu’on l’autorise à quitter l’établissement, il revient aussitôt, tremblant et terrorisé. L’homme craint d’être dévoré, car il y a un poulet devant la porte. « Mon cher ami, lui dit son docteur, vous savez très bien que vous n’êtes pas un grain de blé mais un homme. » « Bien sûr que je le sais, répond le patient, mais le poulet le sait-il ? »
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Videos de Slavoj Zizek (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Slavoj Zizek
Slavoj Zizek 25/02/2008
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