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Joël Gayraud (Auteur de la postface, du colophon, etc.)Marion Bataille (Illustrateur)
ISBN : 2842051262
Éditeur : 1001 Nuits (01/07/1997)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 67 notes)
Résumé :

Émile Zola (1840-1902), chef de file des écrivains naturalistes, met successivement en scène dans ce recueil les derniers jours d'un noble, d'un bourgeois, d'un commerçant, d'un ouvrier et d'un paysan. Cinq agonies, cinq tableaux pour esquisser une peinture sociale de la mort, rappelant que pour bien mourir, il faut bien vivre, et que l'inégalité règne jusqu'au dernier souffle.

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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  30 janvier 2014
Que faire de ceux qui restent quand on meurt? Que faire de celui qui meurt? le mourant se soucie beaucoup plus de ceux qui vont rester une fois qu'il soit mort. Si bien qu'il ne veut pas leur causer plus de peine. Il prépare attendre la mort dans le calme que de créer de la panique. Par contre, ceux qui doivent rester vivent déjà l'absence du mourant. Si bien qu'après sa mort, on se transforme tout de suite.
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Persepolis
  09 mars 2012
Comment meurt-on sous l'Empire? Eh bien... comme aujourd'hui. Les rites funéraires et la cérémonie mortuaire dépendent de la classe sociale à laquelle on appartient.
Mais la vraie question est plutôt l'attitude des proches lors de l'arrivée de la grande Faucheuse. Quelles sont leurs préoccupations? La dignité ou encore le respect est le maître mot des aristocrates alors que peu leur importe la disparition de la personne:
" Un vieillard, aux lèvres pincées, après avoir saisi ce bout de phrase: "... les qualités du coeur, la générosité et la bonté des trois caractères... " hoche le menton, en murmurant:
- Ah bien! oui, je l'ai connu, c'était un chien fini!"
Je ne vais pas détailler la mort de chaque personnage, cette nouvelle se lit très rapidement, je vous conseille plutôt de vous y plonger.
Elle nous permet de découvrir une autre facette d'Emile Zola, auteur de nouvelles, même si le thème et sa manière de traiter les personnages lui est bien fidèle.
J'ai choisi ce livre dans le cadre de l'opération de masse critique car je possède et j'ai déjà lu de nombreux romans d'Emile Zola mais je n'avais jamais eu l'occasion de lire une de ses nouvelles.
Ce fut donc un grand plaisir pour moi de lire ce livre dont j'ai trouvé l'édition intéressante (édition L'Herne). La qualité des pages est agréable et l'écriture bleue originale et marquante.
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ColonelBubble
  19 septembre 2013
L'argent plus fort que la mort
Chez les plus aisés, on meurt dans l'indifférence : pour le Comte de Verteuil, Mathilde sa femme, qui n'assiste pas à son enterrement, se masturbe (« Et la comtesse, sur sa chaise longue, n'a pas bougé. Elle joue toujours avec le gland de sa ceinture, les yeux au plafond, perdue dans une rêverie, qui, peu à peu, fait monter une rougeur à ses joues de belle blonde. ») ou dans la solitude : au pied du lit de Madame Guérard, ses trois fils se disputent son héritage et Adèle Rousseau agonise pendant que son mari, trop accaparé par son commerce, fait l'inventaire (le chagrin, sincère, doit vite laisser la place aux affaires).
Pour Jean-Louis Lacour, paysan, le travail de la terre ne peut souffrir aucune pause et personne n'a vraiment de peine : mort à soixante-quinze ans, le père a bien vécu.
Il n'y a que chez les miséreux qu'on pleure un peu plus. Chez les Morisseau, la mort du petit Charlot, dix ans, est cruelle mais c'est un coup du sort parmi tant d'autres et le soir quand on offre à manger « les Morisseau, affamés, mangent gloutonnement près du mort ».
Cinq récits efficaces qui reflètent la condition sociale face à la mort (la maladie qui terrasse, le faste de l'enterrement ou la dernière demeure du défunt sont bien sûr liés au niveau de richesses). Zola, même s'il grossit parfois un peu le trait, sait comme toujours ménager une chute saisissante…
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Hectorette
  12 mars 2012
Voici un tout petit livre qui parle de la mort, de la façon dont ou mourait au XIXème siècle, qui n'est pas si différente de nos jours.
Le comte de Verteuil va mourir.Il a épousé il y a plusieurs années une très belle femme, Mathilde. Pas d'amour entre eux, ils se supportent, voilà tout. Et quand il agonise, il ne bénéficie d'aucune marque de tendresse.Même la comtesse semble soulagée. Pendant l'enterrement, de nombreuses personnalités sont présentes puisque Monsieur de Verteuil était quelqu'un de très riche et très important au niveau politique et culturel. Et les langues (de vipère) se délient.
Madame Guérard va mourir.Veuve d'un magistrat, elle n'est pas dans le besoin et a consacré une bonne partie de sa vie et de son argent à combler les déficits financiers de ses trois fils. Pourtant elle est radine, et radine jusqu'à la mort. Alors, ses fils attendent son décès, patiemment mais avec avidité, malgré leur attachement à leur mère.
Adèle Rousseau va mourir. Elle a travaillé toute sa vie avec son mari pour pouvoir profiter de ses vieux jours grâce à ce pécule difficilement amassé. Mais elle va mourir sans toucher à sa petite fortune et sans son mari qui tient la boutique.
Charlot Morisseau va mourir. Les Morisseau sont une famille extrêmement pauvre, c'est d'ailleurs à cause de cela que leur fils se meurt. Les aides qu'ils ont demandées ne leur sont jamais parvenues et malgré un rude labeur, la famille ne parvient pas à manger à sa faim. Payer les médicaments pour Charlot leur devient impossible, alors ils vont le perdre, c'est comme ça.
Jean-Louis Lacour va mourir. Il a travaillé jusqu'aux derniers jours dans ses champs, aidé de ses trois enfants. Tous savent qu'ils vont bientôt perdre leur père et pourtant, ils continuent à travailler avec acharnement, jetant un coup d'oeil de temps en temps dans la chambre du paternel. Jean-Louis Lacour mourra seul et ses enfants retourneront travailler dès après les funérailles.
Emile Zola, en quelques pages, nous brosse un tableau édifiant de la vie au XIXème, chez les riches, chez les pauvres, à la ville, à la campagne. La plume est acérée, cynique, parfois compatissante; il dénonce les injustices qui sont partout, même face à la mort.
J'aime Zola, alors évidemment, j'ai savouré ces nouvelles, faciles à relire puisqu'en 30 minutes, le livre est terminé.

Lien : http://leslecturesdesophie.b..
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sandrine68
  30 avril 2017
une bonne façon de découvrir l'oeuvre de Zola. Comme pour "comment on se marie", il prend des personnages de milieux sociaux très différents en partant des plus riches, pour finir par les plus modestes. Ici, il suit les mêmes étapes: les causes du décès, les circonstances, les réactions des héritiers et l'enterrement. On sent sa verve satirique contre les plus riches obsédés par l'argent et sa tendresse pour les plus pauvres, ici ces paysans accompagnant le grand-père dans sa dernière demeure, un cimetière paisible. "le père Lacour sera bien dans le trou. Il connait bien la terre et la terre le connait"; également sa sensibilité à la misère (nouvelle 4 avec les parents qui voient leur fil unique mourir d'une maladie mal soignée). du grand Zola...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur   04 juin 2013
Le père Lacour sera bien, dans ce trou. Il connaît la terre, et la terre le connaît. Ils feront bon ménage ensemble. Voici près de soixante ans qu’elle lui a donné ce rendez-vous, le jour où il l’a entamée de son premier coup de pioche. (Partie 5).
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ellimac29ellimac29   24 octobre 2010
Louis ne bouge pas, tout seul, buvant à une cruche, lorsqu'il a soif. il est comme un de ces vieux chevaux qui tombent de fatigue dans un coin et qu'on laisse mourir. Il a travaillé soixante ans, il peut bien s'en aller maintenant, puisqu'il n'est plus bon à rien qu'à tenir de la place et à gêner les enfants. Est-ce qu'on hésite à abattre les arbres qui craquent ?
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PersepolisPersepolis   12 février 2012
S'il meurt, c'est qu'il avait la mort dans le corps; et tout le monde sait que, lorsqu'on a la mort dans le corps, rien ne l'en déloge, pas plus les signes de croix que les médicaments. Une vache encore, ça se soigne.
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PiertyMPiertyM   30 janvier 2014
Et, deux jours plus tard, chez le notaire de leur mère, ils discutent, les dents serrées, les yeux secs, avec un emportement d’ennemis décidés à ne pas céder sur un centime. Leur intérêt serait d’attendre, de ne pas hâter la vente des propriétés. Mais ils se jettent leurs vérités à la face : Charles mangerait tout avec ses inventions ; Georges doit avoir quelque fille qui le plume ; Maurice est certainement encore dans une spéculation folle, où il engloutirait leurs capitaux. Vainement, le notaire essaye de leur faire conclure un arrangement à l’amiable. Ils se séparent, en menaçant de s’envoyer du papier timbré.
C’est la morte qui se réveille en eux, avec son avarice et ses terreurs d’être volée. Quand l’argent empoisonne la mort, il ne sort de la mort que de la colère. On se bat sur les cercueils.
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PersepolisPersepolis   12 février 2012
Un vieillard, aux lèvres pincées, après avoir saisi ce bout de phrase: "... les qualités du coeur, la générosité et la bonté des grands caractères..." hoche le menton, en murmurant:
- Ah bien! oui, je l'ai connu, c'était un chien fini!
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Videos de Émile Zola (131) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Émile Zola
À l'occasion du Festival International de la Bande Dessinée 2020, Méliane Marcaggi & Alice Chemama, vous présentent leur bande dessinée, "Les Zola".
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2349921/meliane-marcaggi-les-zola
Notes de Musique : Youtube Library
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