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EAN : 9782070443833
544 pages
Éditeur : Gallimard (23/01/2014)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Le recueil de contes, Les Contes à Ninon est le premier ouvrage publié par Emile Zola.Nouvelle édition augmentée de nombreuses annexes (Biographie panoramique - Les citations les plus célèbres de Zola - Notes d'un ami de Paul Alexis - Émile Zola, sa vie, son oeuvre de Edmond Lepelletier - Zola par Émile Faguet). Navigation intuitive et ergonomique :? Naviguez par simple clic de chapitre à chapitre ou de livre à livre. ? Accédez instantanément à la table des matières... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  19 mai 2013
Paru dans les Nouveaux Contes à Ninon (les premiers dataient de 1859 - et publiés en 1864. Ceux-là sont de 1874), ce conte met en scène un gros matou de luxe, un Angora, choyé, nourri, aimé qui ne rêve que d'une chose : aller voir le monde, se sauver, faire comme les chats des rues. Cette pensée le tourmente, jusqu'au jour où la fenêtre étant restée ouverte, il en profite pour s'éclipser.

A la manière du rat dans la fable de la Fontaine (Le rat et l'huître), le chat va découvrir la rue, pure merveille... jusqu'au moment où il lui faut se trouver à manger, esquiver les dangers etc... Si je fais le parallèle avec le fabuliste, c'est parce que nous sommes en présence ici d'une vraie petite fable, avec sa morale (différente ici), donnée par le chat lui-même d'ailleurs puisqu'il en est le narrateur : contentons-nous de ce que l'on a, voici en substance ce que ce texte semble dire.

Nous trouvons ici un autre Zola. Point de grandes descriptions, un texte rythmé, saccadé par les actions. Décidément, cet écrivain au talent indéniable savait se mettre à la portée de tous !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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LydiaB
  17 mai 2013
"Les voici donc, mon amie, ces libres récits de notre jeune âge, que je t'ai contés dans les campagnes de ma chère Provence, et que tu écoutais d'une oreille attentive, en suivant vaguement du regard les grandes lignes bleues des collines lointaines." Ainsi commencent ces fameux contes dédiés à l'amie d'enfance. Et si ce texte, qui sert finalement de préface, est vraiment poétique, avec le style que nous lui connaissons, les autres ne le sont pas moins. Mais n'oublions pas : lorsque Zola écrit ces contes, il n'a que vingt ans. Pourtant, le talent est là.
Les longues descriptions poétiques sont une pure merveille. Associées aux différentes divinités de la forêt, dans un pur décor champêtre, elles transcendent le texte dans les deux premiers contes (Simplice ; le Carnet de danse). On remarque déjà l'érudition du jeune auteur mentionnant George Sand, Balzac ou Michelet dans Les Voleurs et l'âne, ou faisant référence à l'astronomie, L Histoire et autres matières savantes dans Aventures du grand Sidoine et du petit Médéric.
On voit poindre également le Zola défenseur de la veuve et de l'orphelin, le Zola pourfendant les idées reçues, fustigeant les idiots se moquant des êtres purs, innocents (Soeur-des-pauvres).
Vous l'aurez compris, ces petits contes ont plusieurs degrés de lecture. C'est toujours avec plaisir que je lis Zola et je me rends compte qu'à n'importe quel âge, dans n'importe quel genre, il est fabuleux. Talent, quand tu nous tiens !
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Pralinerie
  24 mai 2020
Simplice : un jeune prince délaisse ce qui intéresse les rois : à la gloire et au combat, il préfère la forêt. C'est là qu'il apprend le langage des animaux et des arbres jusqu'à croiser une nymphe.
Le Carnet de Danse. L'objet est coquet, qui permet aux jeunes gens d'inviter une jeune femme. C'est aussi source de souvenirs ou de projections !
Celle qui m'aime : Dans une fête foraine, chacun et chacune peut payer quelques sous pour découvrir "celle qui m'aime" - et peut-être se trouver un peu moins seul.
La Fée Amoureuse : une jeune femme vit enfermée dans un château avec son oncle. Un jour, Lois s'y arrête et Odette tombe amoureuse grâce à une petite fée.
Le Sang : A la nuit tombante, des soldats s'endorment près du champ de bataille où ils ont dispersé l'ennemi. Leur nuit est peuplée de cauchemars.
Les Voleurs et l'Âne : Léon se moque des femmes, c'est un misogyne patenté. Et pourtant, lors d'une promenade, il croise Antoinette... le fera-t-elle changer d'avis ?
Soeur-des-Pauvres : Elle est généreuse et reçoit un cadeau : une pièce qui en donne d'autres. Elle les distribue sans fin dans la contrée.
Aventures du grand Sidoine et du petit Médéric : Il est géant mais un peu bête, il est minuscule mais intelligent et beau parleur. A eux deux, ils sont un être parfait. Quand Médéric propose de se mettre en quête du pays des heureux, c'est le début d'un tour du monde ! - Une nouvelle un peu plus longue et beaucoup trop bavarde à mon goût.
Voilà qui ne donne pas très envie de découvrir les autres contes de Zola, je crois que je préfère largement ses romans. Il fait partie des auteurs que je relirai bien un jour, juste pour voir si je l'aime autant qu'adolescente.
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zazimuth
  13 février 2012
Dans « le paradis des chats », un matou d'intérieur, choyé et bien nourri, soupire après la liberté des chats de gouttière. Il réussit à s'évader mais... le froid, la faim et la peur le font rentrer dans sa prison dorée.
Dans « le grand Michu », il est question d'une révolte de jeunes pensionnaires face aux repas qui leur sont servis. le héros, lui, est un garçon méritant qui va se sacrifier pour ses camarades.
Dans « Mon voisin Jacques », un étudiant découvre que son voisin est un croque-mort et que le regard de la société sur ce métier n'est pas tendre.
Des histoires un peu tristes ou amères dans une écriture dont j'avais perdu l'habitude. Quel plaisir de lire une belle langue, simple et précise pour évoquer le quotidien !
Lien : http://toutzazimuth.eklablog..
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emilielettres
  18 septembre 2018
Je suis très contente d'avoir trouvé cette petite nouvelle sur une brocante samedi ! Lue rapidement pour l'ajouter très vite à ma bibliothèque de classe : récit court dont le thème peut plaire à un bon nombre d'élèves, de langue de qualité, d'auteur classique, ce texte a tout pour plaire...
Petit plus : le texte comporte une fin à visée moralisatrice !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   17 mai 2013
Guillaume et Guillaumette, eux aussi, avaient possédé de grandes richesses, autrefois. Mais Guillaume aimait les joyeux convives, les nuits passées à boire, sans songer aux tonneaux qui s’épuisent ; Guillaumette aimait les rubans, les robes de soie, les longues heures perdues à tâcher vainement de se faire jeune et belle ; si bien qu’un jour le vin manqua à la cave, et que le miroir fut vendu pour acheter du pain. Jusqu’alors, ils avaient eu cette bonté de certains riches, qui souvent n’est qu’un effet du bien-être et du contentement de soi ; ils sentaient plus profondément le bonheur en le partageant avec autrui et mêlant ainsi beaucoup d’égoïsme à leur charité. Aussi ne surent-ils pas souffrir et rester bons ; regrettant les biens qu’ils avaient perdus, n’ayant plus de larmes que pour leur misère, ils devinrent durs envers le pauvre monde.

Extrait : (Sœur-des-pauvres)
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LydiaBLydiaB   19 mai 2013
Je ne vous cacherai pas que je tremblais de tous mes membres. Il y avait de l’épouvante dans ma joie. Je me souviens surtout d’une terrible émotion qui faillit me faire culbuter sur les pavés. Trois chats qui roulèrent du faîte d’une maison, vinrent à moi en miaulant affreusement. Et comme je défaillais, ils me traitèrent de grosse bête, ils me dirent qu’ils miaulaient pour rire. Je me mis à miauler avec eux. C’était charmant. Les gaillards n’avaient pas ma stupide graisse. Ils se moquaient de moi, lorsque je glissais comme une boule sur les plaques de zinc, chauffées par le grand soleil. Un vieux matou de la bande me prit particulièrement en amitié. Il m’offrit de faire mon éducation, ce que j’acceptai avec reconnaissance.
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picturapictura   29 mars 2014
Positivement, je te l’ai dit, Ninon, le vieux Château sent l’amour, au milieu de ses arbres farouches. Il y a eu une fille enfermée là dedans, et les murs ont conservé l’odeur de cette tendresse, comme les vieux coffrets où l’on a serré des bouquets de violettes. C’est cette odeur-là, je le jurerais, qui monte à la tête d’Adeline et qui la grise. Puis, quand elle a bu ce parfum de vieil amour, quand elle est grise, elle partirait sur un rayon de lune visiter
le pays des contes, elle se laisserait baiser au front par tous les chevaliers de passage qui voudraient bien l’éveiller de son rêve de cent ans.
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picturapictura   22 mars 2014
Tu arrives des champs, Ninon, des vrais champs, aux senteurs âpres, aux
horizons larges. Tu n’es pas assez sotte pour aller t’enfermer dans un Casino, au bord de quelque plage mondaine. Tu vas où ne va pas la foule, dans un trou de feuillage, en pleine Bourgogne. Ta retraite est une maison blanche, cachée comme un nid au milieu des arbres. C’est là que tu vis tes printemps, dans la santé de l’air libre. Aussi quand tu me reviens pour quelques jours, tes bonnes amies sont-elles étonnées de tes joues aussi fraîches que tes aubépines, de tes lèvres aussi rouges que les églantiers.
Mais ta bouche est toute sucrée.
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Virgule-MagazineVirgule-Magazine   15 juin 2017
Un jour est venu où j’ai dû vous quitter, toi et les champs de Provence. Te souviens-tu, mon beau rêve, nous nous sommes dit adieu, par une soirée d’automne, au bord de la petite rivière. Les arbres dépouillés rendaient les horizons plus vastes et plus mornes ; la campagne, à cette heure avancée, couverte de feuilles sèches, humide des premières pluies, s’étendait noire, avec de grandes taches jaunes, comme un immense tapis de bure. Au ciel, les derniers rayons s’effaçaient, et, du levant, montait la nuit, menaçante de brouillards, nuit sombre que devait suivre une aube inconnue. Il en était de ma vie comme de ce ciel d’automne ; l’astre de ma jeunesse venait de disparaître, la nuit de l’âge montait, me gardant de je ne savais quel avenir.
(À Ninon, in Contes à Ninon)
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Videos de Émile Zola (102) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Émile Zola
Émile Zola : Analyse spectrale de l’Occident (1966 / France Culture). Diffusion sur France Culture le 12 mars 1966. Émile Zola peint par Édouard Manet en 1868 © AFP / Aglileo Collection / Aurimages. Par Pierre Sipriot. Réalisation de Hélène de Labrusse. Avec Georges Conchon (écrivain, journaliste, scénariste), Pierre Descaves (homme politique, Président du comité des programme radio de l'ORTF), Pierre Gascar (journaliste, critique littéraire, écrivain, essayiste, dialoguiste), Henri Guillemin (critique littéraire, historien, conférencier, polémiste, homme de radio et de télévision), Armand Lanoux (écrivain), Jean Mistler (homme politique, écrivain), Henri Mitterand (universitaire, auteur, critique, éditeur, spécialiste de Zola) et Gilbert Sigaux (professeur, écrivain, traducteur). Lectures par Gilbert Pigaut de textes d'Henri Barbusse, de Charles Péguy, d'Anatole France et d'Émile Zola. Émile Zola est un écrivain et journaliste français, né le 2 avril 1840 à Paris et mort le 29 septembre 1902 dans la même ville. Considéré comme le chef de file du naturalisme, c'est l'un des romanciers français les plus populaires, les plus publiés, traduits et commentés dans le monde entier. Ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision. Sa vie et son œuvre ont fait l'objet de nombreuses études historiques. Sur le plan littéraire, il est principalement connu pour "Les Rougon-Macquart", fresque romanesque en vingt volumes dépeignant la société française sous le Second Empire et qui met en scène la trajectoire de la famille des Rougon-Macquart, à travers ses différentes générations et dont chacun des représentants d'une époque et d'une génération particulière fait l'objet d'un roman. Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l'affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien "L'Aurore", de l'article intitulé « J'accuse… ! » qui lui a valu un procès pour diffamation et un exil à Londres la même année.
Sources : France Culture et Wikipédia
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