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ISBN : 2290336971
Éditeur : J'ai Lu (01/10/2003)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 246 notes)
Résumé :
Olivier Bécaille a été enterré alors qu'il souffrait d'un état de catalepsie. Le héros retrouve toutes ses facultés de mouvement dans son cercueil, dont il parvient à sortir, mais il renonce finalement à ressusciter.
La mort d'Olivier Bécaille, Un mariage d'amour, Jacques Damour : trois nouvelles sur le thème du retour du disparu. Pour voyager dans les grands thèmes du XIXe siècle et découvrir l'univers de Zola.
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  21 juin 2012
Emile Zola, l'auteur du "J'accuse" et de Germinal entre autres publications archiconnues, s'est aussi essayé au genre de la nouvelle, et avec un certain succès finalement. Autant le dire tout de suite, les "autres nouvelles" sont très réduites et beaucoup moins alléchantes que celle qui tient la tête d'affiche: Olivier Bécaille, lui, a vraiment quelque chose à nous dire, à nous raconter, car son expérience sort vraiment de l'ordinaire...
Effectivement, l'histoire d'Oliver Bécaille et de sa mort, qu'il nous raconte d'ailleurs lui-même, vaut la peine d'être narrée dans les détails. Assistant impuissant à sa propre mort donc, Olivier Bécaille voit défiler ses proches devant son cadavre sans pouvoir parler ni interagir avec eux, mais peut voir et entendre tout ce qui se passe. Enchaînant la veillée, la procession et l'enterrement, le pauvre Olivier Bécaille conte son malheur et ses angoisses surtout. Car finalement, sans dévoiler la fin devantage, c'est l'angoisse de la mort qui est mise en lumière dans cette nouvelle d'importance. Comment la voir arriver ? Comment l'embrasser ? Comment la surpasser ? Des thèmes métaphysiques un peu trop gros pour une nouvelle au premier abord, mais parfaitement organisés et synthétisés avec La Mort d'Olivier Bécaille.
Ce recueil met donc parfaitement en lumière la nouvelle phare, mais pêche fortement par les autres qui l'accompagnent, qui ne m'ont ni marqué, ni intéressé. Dommage donc : autant seulement publier la première tout seule... mais c'est l'intérêt de ce genre de petit recueil de nouvelles : publier une belle oeuvre et l'augmenter d'autres beaucoup moins connues pour les faire découvrir, mais franchement ici, le fait qu'elles soient désignées par "autres nouvelles" montre bien l'intérêt à leur accorder...
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Allantvers
  25 juin 2016
La lecture de ces quatre nouvelles de Zola sont aux Rougon Macquart ce que les huiles essentielles sont au parfum : un concentré riche et capiteux de littérature, dont chacune est enivrante à sa façon, et qui m'ont toutes quatre puissamment régalée.
La première, qui donne son nom au recueil, vient fouiller au plus profond de nos terreurs en faisant parler un homme, Olivier Bécaille qui tombé en catatonie tout en restant conscient, sait qu'on le croit mort et vit avec horreur sa mise en bière, son enterrement et… il ne vous reste qu'à la lire pour sortir de ce cauchemar et découvrir au passage une incroyable mise en abyme dans cette histoire quand Olivier rêve qu'il est enseveli.
« L'inondation » est tout aussi saisissante de sauvagerie quand elle évoque dans un cadre champêtre ravagé par la montée brutale de la Garonne, emportant les débris et les morts, les images épouvantables du tsunami sur les côtes de Fukushima.
On retrouve dans « Nantas » un peu d'Eugène Rougon dans son ascension sociale fulgurante, dont la base contractuelle s'avérera délétère quand son coeur viendra contre toute attente prendre le pas sur sa raison et faire vaciller sa force pour l'amour d'une femme.
« Les coquillages de Mr Chabre » vient clore par une note d'humour et une ode à la puissance vitale de la nature ce recueil marqué jusque là par de sombres interrogations sur la fragilité de l'élan vital, avec un gras et inodore Mr Chabre qui, trop occupé à engouffrer des crustacés pour dynamiser sa fécondité défaillante, ne sait voir comment sa jeune et vivace épouse trouve le moyen de résoudre ses problèmes de descendance, emportée par la sensualité d'un paysage de mer normand et les bras vigoureux d'un voisin fort serviable.
Un régal je vous dis, moi qui ressors de cette lecture comme d'une table gastronomique à laquelle je recommande vivement de s'attabler au plus vite !
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cmpf
  24 décembre 2016

Voici un recueil de trois nouvelles sur le thème de la mort.

La première, Un mariage d'amour est la préfiguration de Thérèse Raquin. Deux amants se débarrassent du mari pour pouvoir s'épouser après le délai de deuil. Une fois tué, le mort se révèle plus présent que de son vivant.

Le seconde, la nouvelle titre est assez angoissante. Bécaille, meurt après quelques jours de maladie. C'est un d'être hanté par l'idée de la mort avec laquelle il aime jouer. Mais ô surprise, bien que mort et ne pouvant ni parler, ni bouger, il voit et entend tout ce qui l'entoure.
D'abord calme, il s'angoisse peu à peu à l'idée d'être enterré vivant. D'ailleurs le convoi est prévu pour le lendemain.

Dans Jacques D'amour, un couple d'ouvriers connait plusieurs années de bonheur. Mais vient la guerre de 1870 puis la Commune. Entraîné par un de ces hommes qui savent pousser les autres à l'héroïsme tout en restant à l'abri, il s'oppose aux soldats, est condamné et envoyé à Nouméa. Il s'évade, est présumé mort et la nouvelle transmise à son épouse. Après l'amnistie il part à la recherche de sa famille.
Mais comme dans le colonel Chabert, le mort à été remplacé.


Dans ces trois nouvelles, le mort sort de sa tombe, symboliquement ou réellement pour reprendre ses droits. Mais il n'est pas si facile de retrouver sa place.

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LiliGalipette
  09 mai 2015
La mort d'Olivier Bécaille – Il ne bouge plus. Il ne respire plus. Il ne voit plus. C'est certain, Olivier Bécaille est mort. Et pourtant, il entend tout ce qui se passe dans la chambre. « La mort n'était donc pas le néant puisque j'entendais et que je raisonnais. » (p. 13) Il suit les préparatifs de son enterrement et entend le chagrin de sa jeune épouse. Alors, est-il vraiment mort ?
Nantas – Monté à Paris et dévoré d'ambition, Nantas est certain de faire fortune. Mais les portes ne s'ouvrent pas comme il le voudrait. Ah, il est prêt à se vendre si ça peut le faire réussir. « Il y avait chez Nantas une ambition entêtée de fortune qu'il tenait de sa mère. C'était un garçon de décision prompte, de volonté froide. » (p. 38) Voilà que se présente une femme qui lui propose de se marier : se faisant, il assure sa propre fortune et il sauve une jeune fille. Mais ce marché ne serait-il pas de dupes ?
L'inondation – Il est une famille de fermiers prospères sur les bords de la Garonne. Les récoltes sont exceptionnelles, le bétail est gras, les mariages sont heureux et les enfants sont nombreux. Pas de doute : cette famille est bénie de Dieu. Hélas, la cruauté du sort va s'acharner sous la forme d'une inondation. « Nous entendions le gémissement sourd de la maison pleine d'eau, sonore, avec ses cloisons qui craquaient déjà. » (p. 83) Réfugié sur le toit de sa demeure, le patriarche se demande s'il va tout perdre, s'il est possible d'espérer en la clémence divine.
Les coquillages de M. Chabre – M. Chabre est un vieux marchand de grains enrichi après des années de négoce. Hélas, son mariage avec la jeune et belle Estelle reste sans enfant. « Un homme qui a gagné cinquante-mille francs de rentes a certes le droit de s'étonner qu'il soit plus difficile d'être père que d'être riche. » (p. 95) Selon les conseils d'un médecin, le couple part en Bretagne où M. Chabre va se bourrer de coquillages soi-disant dotés de vertus fortifiantes. Évidemment, la rencontre d'un jeune Breton, blond et fort, n'aura aucun rapport avec la future grossesse de la belle épouse Chabre.
Quel plaisir de retrouver mon Émile dans ces textes courts où il a déployé tout son talent : en quelques mots, il plante un décor et campe des personnages. le lecteur n'a qu'à se laisser aller et à suivre les intrigues. Zola avait un don pour saisir le ridicule des bourgeois, des nouveaux riches et des maris cocus. Mais il est impossible de ne pas sentir la tendresse qu'il nourrit pour les personnages qu'il soumet aux pires avanies. Comme toujours avec Émile Zola, j'en demande encore.
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sarahdu91
  31 mai 2017
Quatre nouvelles assez intéressantes pour leur côté dramatique, en passant par "la mort d'Olivier Bécaille" qui est juste considéré comme mort par ses proches mais qui en fait se trouvait dans un état de catalepsie... "Nantas", plutôt un ambitieux professionnel pour lequel une simple vie de couple n'arrivait pas au niveau de son élévation au travail."L'inondation" la meilleure à mon goût, qui est une descente aux enfers d'une grande famille qui subit les ravages de la Garonne qui s'est mise à déborder dans un village et enfin "les coquillages de Mr Chabre" ce pauvre homme marié et sa femme, ces derniers voulant à tout prix avoir un enfant.
Tout un panel de personnages différents mais le point en commun de ce recueil de nouvelles réside plus au niveau de l'angoisse grandissante qui se dégage des situations ou encore de celle des personnages qui subissent des déboires personnels.
Une écriture toujours aussi juste et descriptive pour laquelle je ne me lasse pas...
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
CiryaherCiryaher   05 octobre 2013
La lampe était allumée, lorsqu’on frappa.
- Ah ! voici le médecin, dit la vieille femme.
C’était le médecin, en effet. Il ne s’excusa même pas de venir si tard. Sans doute, il avait eu bien des étages à monter, dans la journée. Comme la lampe éclairait très faiblement la chambre, il demanda :
- Le corps est ici ?
- Oui, monsieur, répondit Simoneau.
Marguerite s’était levée, frissonnante. Mme Gabin avait mis Dédé sur le palier, parce qu’un enfant n’a pas besoin d’assister à ça; et elle s’efforçait d’entraîner ma femme vers la fenêtre, afin de lui épargner un tel spectacle.
Pourtant, le médecin venait de s’approcher d’un pas rapide. Je le devinais fatigué, pressé, impatienté. M’avait-il touché la main ? Avait-il posé la sienne sur mon coeur ? Je ne saurais le dire. Mais il me sembla qu’il s’était simplement penché d’un air indifférent.
- Voulez-vous que je prenne la lampe pour vous éclairer ? offrit Simoneau avec obligeance.
- Non, inutile, dit le médecin tranquillement.
Comment ! inutile ! Cet homme avait ma vie entre les mains, il jugeait inutile de procéder à un examen attentif. Mais je n’étais pas mort ! j’aurais voulu crier que je n’étais pas mort !
- A quelle heure est-il mort ? reprit-il.
- A six heures du matin, répondit Simoneau.
Une furieuse révolte montait en moi, dans les liens terribles qui me liaient. Oh ! ne pouvoir parler, ne pouvoir remuer un membre !
Le médecin ajouta :
- Ce temps lourd est mauvais … Rien n’est fatiguant comme ces premières journées de printemps.
Et il s’éloigna. C’était ma vie qui s’en allait. Des cris, des larmes, des injures m’étouffaient, déchiraient ma gorge convulsée, où ne passait qu’un souffle. Ah ! le misérable, dont l’habitude professionnelle avait fait une machine, et qui venait au lit des morts avec l’idée d’une simple formalité à remplir ! Il ne savait donc rien, cet homme ! Toute sa science était donc menteuse, puisqu’il ne pouvait d’un coup d’oeil distinguer la vie de la mort ! Et il s’en allait, et il s’en allait !
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egolegoegolego   24 août 2013
Pourtant, le médecin venait de s'approcher d'un pas rapide.
Je le devinais fatigué, pressé, impatienté. M'avait-il touché la
main ? Avait-il posé la sienne sur mon cœur ? Je ne saurais le
dire. Mais il me sembla qu'il s'était simplement penché d'un air
indifférent.
– Voulez-vous que je prenne la lampe pour vous éclairer ?
offrit Simoneau avec obligeance.
– Non, inutile, dit le médecin tranquillement.
Comment ! inutile ! Cet homme avait ma vie entre les mains,
et il jugeait inutile de procéder à un examen attentif. Mais je
n'étais pas mort ! j'aurais voulu crier que je n'étais pas mort !
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dew72dew72   04 août 2012
La mort ne m'effraie plus ; mais elle ne semble pas vouloir de moi, à présent que je n'ai aucune raison de vivre, et je crains qu'elle ne m'oublie.
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LiliGalipetteLiliGalipette   09 mai 2015
« Un homme qui a gagné cinquante-mille francs de rentes a certes le droit de s’étonner qu’il soit plus difficile d’être père que d’être riche. » (p. 95)
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Dionysos89Dionysos89   12 janvier 2012
C'est un samedi, à six heures du matin, que je suis mort après trois jours de maladie.
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