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ISBN : 225300698X
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1972)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 653 notes)
Résumé :
Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère comme le plaisir saute aux yeux. Chez les seconds tout est caché. Ils clament : « Nous sommes l'honneur, la morale, la famille. » Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  20 août 2013
Pot-Bouille, c'est du très bon Zola. Peut-être pas le meilleur qui soit, mais sans nul doute du très bon, bien plus agréable à mes yeux que les deux volumes précédents, Une Page D'Amour et Nana.
On renoue ici avec une mouture que j'aime assez, une façon d'écrire qui me rappelle celle de la Conquête de Plassans ou qui annonce déjà celle de la Terre, par exemple.
À bien des égards, cet opus n°10 fait figure de diptyque : une sorte de dédoublement du n°7, L'Assommoir en version bourgeoise ou bien alors, une manière de préambule au n°11, le célèbre Au Bonheur Des Dames.
Tout d'abord évoquons ce titre étonnant, difficile à comprendre de nos jours, mélange de pot au feu et de bouillabaisse, rimant admirablement avec tambouille et évoquant la "petite cuisine", comme on dit, ce qui se passe en arrière-cour, loin des façades sublimes, parfaitement lisses et polies, agrémentées de brillants et de couleurs affriolantes.
Là, pas d'erreur, qu'on ne s'y méprenne pas, on est dans la crasse, dans l'égout, dans la vomissure, dans la pourriture glauque et flasque que les gens "comme il faut", que les "braves gens" s'ingénient à minutieusement dissimuler derrière des sourires de façade, de belles manières et des attitudes altières.
L'idée d'Émile Zola est manifestement, après la joute en direction de la classe ouvrière qu'était L'Assommoir, de rentrer dans le lard de la bourgeoisie, en peignant ces familles "dignes" qui se bouffent la rate, et en lui signifiant bien qu'elle ne vaut rien, absolument rien de mieux que le bas peuple, l'hypocrisie en plus.
On assiste donc à l'arrivée à Paris d'Octave Mouret (le frère de l'abbé Mouret du tome n°5), jeune loup aux dents longues, qui rêve de conquêtes, que ce soit de femmes ou de commerce ; il veut faire un magasin éblouissant qui rayonnera loin à la ronde et qui écrasera tout.
Celui-ci est donc introduit par l'architecte Campardon dans un immeuble bourgeois, typiquement haussmannien, qui se targue d'une très haute respectabilité et d'une morale impeccable.
L'auteur utilise admirablement le contraste naturel, technique presque, entre l'escalier principal, grand, beau, majestueux, grandiloquent, illuminé, orné d'un tapis rouge, destiné à être vu et montré, et l'autre escalier, l'escalier de service, dissimulé aux regards, celui qu'on veut absolument cacher, étroit, ténébreux, crépusculaire et où pourtant circulent et se passent beaucoup de choses, pour ne pas dire, les principales.
Tout au long du roman, Zola s'applique à descendre en flèche chacun des locataires de chaque étage, de la loge du concierge jusqu'aux chambres de bonnes, sans oublier les propriétaires. Tout le monde y passe, à tour de rôle, à l'exception notoire d'un foyer, siège énigmatique de la famille d'un écrivain qui passe son temps à calomnier la bourgeoisie...
Tiens, tiens..., mais qui cela pourrait-il bien être ? Aucune idée !
Bah oui, il ne pouvait pas trop faire autrement notre Zozo qui accuse, que de se ménager une petite porte de sortie car il crache un peu dans la soupe, lui qui, à cette époque-là, s'était mis à vivre exactement comme les bourgeois sur lesquels il tirait à boulets rouges.
Ce genre de dissonances mises à part (il en était de même pour Hugo), l'écrivain signe un livre féroce, impitoyable à l'égard de l'absence de moralité de cette classe, dont la réalité exsude par la bouche des domestiques, qui vident le fiel côté cour, par la fenêtre des cuisines, non loin de l'escalier de service.
On est lubrique, adultère, cupide, calculateur, mesquin, hypocrite, menteur, faux-dévot, insensible, inconséquent, etc., etc., etc.
Pas besoin de vous faire un plus ample dessin, vous avez bien compris qu'elle sent le gâté cette pot-bouille, mais qu'elle vaut le détour. Ceci dit, ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire, bien peu de choses.
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rabanne
  16 novembre 2017
Octave Mouret, c'est un peu le Bel-Ami de Zola ! Fraîchement débarqué de sa province, les dents longues, ses vingt-deux ans audacieux, prêt à croquer la vie, les dames ne manquant pas de se retourner sur son passage...
Un roman aux allures de vaudeville, grouillant de vie, de rencontres, de drames et de passions. Dans cet immeuble bourgeois parisien, qui se gausse d'une réputation d'honnêteté, se joue une sacrée comédie humaine, celle des apparences. Du rez-de-chaussée au grenier, en passant par l'escalier de service, des hommes, des femmes, des couples, des familles, leurs domestiques, ça cause entre les étages, ça jase bon train, ça se salue poliment, ça s'invite à tour de bras. Mais une fois la porte close, derrière l'épaisseur des murs, il y a des pleurs et grincements de dents, des baisers chastes, des adultères, des passions volées, les petits et grands drames de la vie...
Un rythme soutenu, une foule de personnages, drôles, touchants, pathétiques ou horripilants, une plume jubilatoire, réaliste et incisive ; Zola m'a enchantée, comme lors de mon adolescence. J'ai aimé retrouver le héros de l'un de mes classiques favoris (Au Bonheur des Dames), en plein apprentissage de la vie.
Une fresque sociale riche et sans concessions sur la bourgeoisie parisienne du 19ème siècle, où mariage, argent, sexe et amour ne font pas toujours bon ménage, et où l'hypocrisie et la vénalité règnent en maîtres. Intemporel.
(NB : petit clin d'œil à Iboo, à propos de Zola...... :-p)
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isajulia
  15 novembre 2013
On continue les présentations avec les protagonistes du clan Mouret. Après avoir vu à l'oeuvre François et Marthe dans La Conquête de Plassans, Serge dans La faute de l'abbé Mouret et Hélène dans Une page d'amour, on a matière à penser que ces braves gens ont autant un grain dans la tête que les illustres membres de la famille Rougon-Macquart.
Heureusement il y a Octave. Ah Octave ! Voilà de quoi ramener un peu d'air frais au milieu de cet arbre généalogique perturbé à souhait.
Fils de François et Marthe Mouret, le jeune homme a tout de l'ambitieux qui possède un fort potentiel commercial. Tout juste arrivé à Paris pour conquérir la ville et le coeur des femmes, Octave est logé dans l'immeuble des Vabre, par l'intermédiaire de Campardon, locataire de longue date et vieil ami de Plassans.
Rapidement, Octave prends ses marques auprès des occupants de l'immeuble et dans le quartier ou Campardon lui trouve une place dans le petit magasin des Hédouin, Au Bonheur des Dames. N'oubliant pas ses projets d'ascension sociale, notre héros sait que sa réussite passera par les femmes et met tout en oeuvre pour les séduire les unes après les autres. Seulement, dans cette "marmite ou mijotent toutes les pourritures", Octave ne sait pas encore dans quoi il a mis les pieds...
Avec Pot-Bouille, Zola se lâche et on aime ça !
Sa cible? La bourgeoisie, qu'il n'hésite pas à mettre plus bas que terre en décrivant le mode de vie de ces gens qui mettent tout en oeuvre pour avoir l'air chic alors que l'envers du décor est loin d'être reluisant. A chaque fois que j'ouvre un Zola je sais que je peux m'attendre à des surprises, à passer un bon moment et Pot-Bouille n'a pas dérogé à la règle. Je crois que ce que j'ai préféré dans ce volume des Rougon-Macquart, c'est les personnages. Malgré une intrigue centrée sur Octave, c'est avec tout les locataires de l'immeuble que nous faisons connaissance et il y a vraiment de quoi rire. Ils se veulent tous bourgeois mais en réalité, comme on dirait dans ma Provence natale, ce ne sont que des mange-merde qui font des économies de bout de chandelle pour faire croire à une richesse quasi inexistante. Quand à leur sens moral , il ne vaut mieux même pas en parler! Tant pis si ils font les pires saloperies entre les quatre murs de leur foyer, tant qu'en extérieur ils gardent un pseudo luxe de façade, les apparences sont sauvées!
Ce cher Emile sait mettre sa patte pour donner du style à une histoire qui pourrait agacer à certains moments et qui finalement s'avère très drôle. Il nous dépeint des personnages à la mentalité pitoyable avec une ironie et une finesse dont lui seul a le secret.
D'ailleurs, je lui accorde une fois de plus une mention spéciale pour la garce de service qui sévit dans tous ses romans et qui ici répond au doux nom de Madame Josserand. On a affaire à une vraie matrone qui mène son petit monde à la baguette et qui clame haut et fort "quand j'avais vingt sous, j'ai toujours dit que j'en avais quarante, il vaut mieux faire envie que pitié!". Toute façon, même avec quarante sous elle fait quand même pitié cette brave dame... Bref, vous l'aurez compris, c'est une vipère comme on peut les aimer chez Zola alors si vous n'avez pas encore eu l'occasion de croiser tout cette bande de joyeux drilles, n'attendez-plus, foncez sur ce 10ème opus des Rougon-Macquart, il est excellent.
A lire !
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LiliGalipette
  06 novembre 2012
Octave Mouret arrive de Plassans avec la furieuse envie de conquérir Paris en passant par les femmes. Commis en tissus, il est embauché au Bonheur des Dames et rêve de séduire la patronne, Mme Hédouin. Octave loge dans l'immeuble de M. Vabre. Chaque étage accueille un parent du propriétaire et chaque ménage se veut honnête et bien arrangé. Lors des soirées bourgeoises où les voisins sont toujours invités, on discute des affaires de la famille. Mais, surtout, on essaie de marier les filles. C'est l'obsession de Mme Josserand qui ne sait plus que faire des siennes. « Hortense et Berthe hochèrent la tête, comme pénétrées de ces conseils. Depuis longtemps, leur mère les avait convaincues de la parfaite infériorité des hommes, dont l'unique rôle devait être d'épouser et de payer. » (p. 111) Quand le mariage de Berthe est enfin arrivé, rien ne se calme dans l'immeuble. Des querelles d'héritage et des dots non réglées agitent l'immeuble d'une même fièvre, celle de l'argent qu'on n'est jamais vraiment sûr de posséder tout en l'ayant dépensé pour bien paraître aux yeux de la famille et des voisins.
Le mariage de Berthe et Auguste Vabre est rapidement un échec, notamment parce que l'ombre de Mme Josserand plane sans cesse. « Sans doute […] on n'épouse pas seulement la fille, on épouse la mère souvent, et c'est bien désagréable quand celle-ci s'impose dans le ménage. » (p. 181) Voilà la sinistre particularité de cet immeuble où tout le monde sait ce que cachent les portes closes. M. Campardon, l'architecte diocésain, cocufie son épouse avec sa propre cousine. Chez les Pichon, l'héritage est conditionné au nombre d'enfants : les beaux-parents ne verseront pas un sou si leur gendre fait plus d'un rejeton à son épouse. de sa cour, M. Gourd, le concierge, veille d'un oeil intransigeant sur les allées et venues de tous. En cerbère des bonnes moeurs, il déteste la familiarité et la liberté des domestiques qui se moquent bien de lui.
Le pot-bouille, c'est la tambouille, la mauvaise cuisine faite de viande rance et de légumes flétris. C'est aussi le creuset où macère la crotte des petits bourgeois. La façade luxueuse de ce nouvel immeuble haussmannien dissimule des intérieurs chiches et crasseux. Les filles de cuisine et les domestiques gueulent aux fenêtres et sont les maîtres de l'arrière-cour. Et les baquets d'eau sale versés au ruisseau ne dissimulent pas la condition très humaine des locataires des lieux. Ça se pique de bourgeoisie et de mondanité, mais ça reste toujours des esprits étroits, vaniteux, arrivistes et intéressés. Ils ne sont séparés de la plèbe que par des plâtres bien essuyés et quelques meubles retapissés. « Quand ils se sont crachés à la figure, ils se débarbouillent avec, pour faire croire qu'ils sont propres. » (p. 465) Seul l'oncle Narcisse Bachelard a l'honnêteté de ses crasses. de tout le roman, on sort à peine de l'immeuble, mais c'est un monde à lui seul, un fabuleux microcosme parisien dont Émile Zola peint un tableau très cynique, voire cruel.
Quant à Octave, le futur propriétaire ambitieux du Bonheur des Dames, il va prendre une maîtresse à chaque étage, s'immisçant ainsi dans les intimités de tous les foyers. Lui qui était habitué à des succès faciles auprès des filles de Marseille, il enrage tout d'abord de ne faire plier aucune des jolies Parisiennes qui lui passent sous la main. « [Il] voyait un mauvais présage, une véritable atteinte à sa fortune, dans la déroute de ses séductions. » (p. 230) Finalement, il ne peut dissimuler un vague dégoût et une lassitude certaine du beau sexe : « Décidément, on n'aime bien que les femmes qu'on n'a pas eues. » (p. 385)
Vite, il me faut (re)-lire Au Bonheur des Dames ! Un Zola en appelle toujours un autre et mes vagues souvenirs de l'épisode à venir se sont réveillés à la lecture de cette description féroce de la petite bourgeoisie parisienne. Dans ce volume, Émile Zola ne met pas en avant la dégénérescence et l'atavisme de la famille Rougon-Macquart et de sa branche Mouret. Son étude sociale des moeurs sous le Second Empire lui fait explorer tous les univers en passant parfois par des prétextes : malgré ses conquêtes et ses liaisons, Octave Mouret a un rôle secondaire. Toutefois, je me suis parfaitement délectée de ce volume où l'auteur a une fois de plus fait montre de toute l'étendue de son talent.
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PiertyM
  05 septembre 2015
Une fois dans Pot-Bouille, on se rappelle forcement de la conquête de Plassans (4è tome) où on découvre la famille Mouret et on assiste à sa déchéance macabre, et on fait la rencontre des trois petits Mouret dont les deux autres Serge et désirée sont repris dans la faute de l'Abbé Mouret (5è tome), ici dans ce dixième tome, Emile Zola nous fait ressusciter le troisième fils des Mouret dont déjà dans le quatrième tome le père doutait déjà de sa moralité, criant son grand désespoir en découvrant la vie de débauche de son fils, il s'agit bien d'Octave Mouret, un gentleman bien dans sa peau qui débarque dans Paris pour faire bouillir les cœurs...
Zola nous confine dans les corridors, les salons et les chambres d'un immeuble, l'ambiance est très bien assaisonnée qu'on ne peut pas se perdre dans ces courtes allées qui fondent la vie de toute une société, l'arrivée d'Octave apporte une forme d'exaltation dans ce monde, il entraine avec lui une chaleur qui réanime chaque famille car il n'est pas comme son frère Serge Mouret qui se laisse ronger par sa conscience, il n'est pas non plus comme sa sœur désirée qui est la réincarnation pur jus de leur racine généalogique qui est Adélaïde, non, Octave est un jeune homme plein de vie, voulant profiter de chaque moment de la vie et enfin mordre sur une belle pomme quant à lui assurer un bel avenir...
Ce que j'ai aimé dans ce tome est cet agencement des portraits que nous fait l'auteur sur et des familles et des personnages comme si chaque famille représentait une couche sociale sans qu'on tombe vraiment dans des misères extrêmes ou dans des richesses affolantes, on reste beaucoup plus dans la gestion interne ou psychologique des foyers où on se rend compte que ça souffre presque des mêmes maux. On déguste ce tome du début jusqu'à la fin sans que le papa naturaliste nous alourdisse avec des détails à faire bomber des poitrines, il sent qu'il a eu plus de faits à gérer dans ce tome, surtout avec un Octave, toujours débout, bougeant dans tous les sens, prêt à saisir une opportunité, qu'il a rendu son écriture très vive!
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Citations et extraits (129) Voir plus Ajouter une citation
rabannerabanne   16 novembre 2017
Hippolyte, en train de laver la robe de madame, répondit :
– Ça n’a pas plus de cœur que mes souliers… Quand ils se sont crachés à la figure, ils se débarbouillent avec, pour faire croire qu’ils sont propres.
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rabannerabanne   14 novembre 2017
Le menu, arrêté dès la veille, fut pourtant remarquable : un potage crème d’asperges, puis des petites timbales à la Pompadour ; deux relevés, une truite à la genevoise et un filet de bœuf à la Chateaubriand ; deux entrées, des ortolans à la Lucullus et une salade d’écrevisses ; enfin comme rôt un cimier de chevreuil, et comme légumes des fonds d’artichaut à la jardinière, suivis d’un soufflé au chocolat et d’une sicilienne de fruits.
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rabannerabanne   16 novembre 2017
Malgré leurs croyances opposées, ils s’entendaient parfois sur l’infirmité humaine. Tous deux étaient dans les mêmes secrets : si le prêtre recevait la confession de ces dames, le docteur, depuis trente ans, accouchait les mères et soignait les filles.
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rabannerabanne   12 novembre 2017
Il s’ennuyait mortellement et ne savait de quelle façon se retirer. Dans la petite salle à manger froide, ces gens passaient ainsi l’après-midi, en mâchant toutes les cinq minutes des paroles lentes, où ils ne parlaient que de leurs affaires. Les dominos eux-mêmes les dérangeaient trop.
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rabannerabanne   12 novembre 2017
Sur le pavé noir et boueux, des vitrines claires de magasins fraîchement décorés, flambant de gaz, jetaient des carrés de vive lumière ; tandis que de vieilles boutiques, aux étalages obscurs, attristaient la chaussée de trous d’ombre, éclairées seulement à l’intérieur par des lampes fumeuses, qui brûlaient comme des étoiles lointaines.
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