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Critiques sur Les Rougon-Macquart, tome 11 : Au bonheur des dames (284)
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jeunejane
  01 juillet 2017
Denise, 20 ans, son frère Jean 16 ans et Pépé, le plus petit arrivent à Paris quelques mois après la mort de leur père.
Nous sommes en octobre 1864.
Ils espèrent être accueillis chez le frère de leur père, l'oncle Baudu, patron d'un magasins de draps rue de la Michodière.
Hélas, celui-ci fait de mauvaises affaires à cause d'un grand magasin installé en face "Au bonheur des dames". le patron en la personne d'Octave Mouret, vend les marchandises à un meilleur prix et la clientèle se détourne des petits établissements moins attrayants aussi.
Le grand magasin engage et Denise va y travailler comme vendeuse. Jean sera apprenti chez un ébéniste et Pépé sera gardé en pension.
Hélas, en été, Denise sera licenciée, devra reprendre le petit Pépé et habiter dans une mansarde dont le propriétaire est marchand de parapluies. Elle travaillera dans sa boutique.
En 1866, elle parvient à se faire engager chez Robineau qui tente de monter un grand magasin capable de concurrencer "Au bonheur des dames".
Peine perdue pour Robineau.
Entretemps, Denise rencontre Octave Mouret aux Tuileries, il la réengage et commence entre eux une histoire d'amour mais je résume car ce n'est pas aussi simple. Beaucoup de jalousies naissent et des embûches sèment le chemin de Denise qui tient à se faire respecter.
Très beau roman de la série des Rougon-Macquart écrit en 1883, presque 20 ans après le temps du roman qui s'étale de 1864 à 1869, avec une analyse sociale et économique du début du capitalisme, avec certes, certaines longueurs dues à la façon d'écrire de l'époque et au thème abordé.
Zola avait eu une idée de génie de faire traverser les années aux membres de cette famille de Plassans et de leur faire revêtir les différents rôles de l'époque.
J'ai toujours été étonné du terme employé pour son oeuvre : le naturalisme.
Actuellement, on parlerait certainement de romans sociologiques.
Ma préférence va à "La bête humaine" et à "Germinal" où les faits humains occupent plus de place mais celui-ci est bien intéressant.


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Patience82
  31 décembre 2016
J'ai lu ce livre quand j'étais un lycée. J'en avais un vague souvenir de l'histoire, et surtout que j'avais adoré. Et la relecture a confirmé le coups de coeur. Cette histoire a presque 150 ans, mais le sujet reste totalement d'actualité : opérations marketing, soldes, produits d'appel, employés motivés par des primes de vente. On est déjà dans cette société où un patron va créer un besoin qui n'existe pas chez sa clientèle. Les grandes entreprises sont donc en position de gagner plus d'argent, au détriment des petits commerces.
Ce roman est une belle analyse économique et sociale de la société de consommation, dans le Paris de la fin du XIXème siècle. Tout ça avec cette magnifique plume incisive et juste que j'adore.
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cyan
  30 novembre 2016
(...) Pourquoi lire ce livre?

Pour commencer, l'auteur fait la part belle aux femmes et à une femme en particulier, Denise, qui va grandir et s'affirmer en temps que personne à part entière, avec ses idées et ses espoirs. Pour ce qui la concerne, Au Bonheur des Dames est un roman initiatique qui la fait évoluer de jeune fille inexpérimentée et ignorante à femme consciente des malheurs de sa classe et libre de ses choix. Pour toutes les femmes de l'histoire, c'est la libération – toute relative – de certaines d'entre elles qui est mise en exergue face à l'asservissement des autres, que ce soit dans la sphère privée ou la sphère professionnelle toute nouvelle qui s'ouvre à elles.

De nombreux autres thèmes sont abordés dans le roman. Retenons en particulier la critique plus ou moins acerbe de la société de l'époque et la mise en parallèle de la riche bourgeoisie oisive et des travailleurs vivant dans la misère; la réflexion sur l'évolution du commerce, encore d'actualité aujourd'hui s'agissant de la comparaison entre la qualité des produits des petits artisans et ceux de la grande distribution; la modernisation et l'urbanisation effrénée de Paris sous la poigne du baron Haussmann; les idées du socialisme naissant prônées par Zola; etc, etc.

Tout ceci contribue à faire de ce roman une oeuvre à la fois classique et novatrice pour son époque, toujours d'actualité aujourd'hui, que ce soit pour le propos social qui y est développé ou pour l'histoire personnelle de Denise. Les personnages sont fouillés, intéressants tout autant par leurs actes que par leurs contradictions. le contexte social et l'environnement qui forment le décor du récit sont décrits avec précision sans jamais être ennuyeux ou abscons. Pour finir, la plume de Zola est superbe, fluide, et entraîne le lecteur dans un tourbillon d'évènements, d'énumérations et de rebondissements qui maintiennent en haleine jusqu'à la fin, bien qu'il ne s'agisse par d'un roman d'action.

Bref, vous voulez découvrir un roman de Zola, celui-ci est l'un des plus vivants et des plus faciles d'accès de l'auteur.
(...)
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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cmpf
  06 octobre 2014
Où Octave triomphe. Il est, grâce à son mariage avec la patronne devenue veuve, et qui meurt opportunément à son tour, le grand maitre de ce magasin, qu'il va transformer selon de toutes nouvelles méthodes.
On y voit en effet apparaîtrent
- la lumière grâce à de grandes ouvertures et les vitrines, auparavant petites et sombres,
- la diversification,
- la publicité,
- la vente par correspondance,
- l'objet d'appel,
- Etc.

Son audace séduit un banquier qui lui prêtera l'argent nécessaire aux plus gros agrandissements. Mais si ces grands magasins prospèrent, c'est en ruinant les petits commerces. Comme le Vieil Elbeuf situé en face ou celui de Bourras, marchand de cannes et parapluies qui préfère la ruine à toutes les propositions de rachat d'Octave. Et son pouvoir s'étend de rue en rue, D'autant que l'idée est dans l'air du temps et que d'autres grands magasins ont envahi les quartiers avoisinants.
C'est dans cette atmosphère que Denise, petite provinciale orpheline, arrive à Paris avec ses deux jeunes frères pour travailler dans le magasin de son oncle Baudu, propriétaire du Vieil Elbeuf qu'il entend transmettre à son commis et à sa fille promis l'un à l'autre, tel qu'il l'a reçu. Denise est très attirée par ces nouveaux magasins qui représentent l'avenir. Son oncle ne pouvant vraiment l'employer, elle s'y présentera et y connaitra un dur apprentissage. Toutefois sans le chercher et modestement (comme il sied à une femme), elle va grimper les échelons jusqu'à régner à la fois sur le magasin et sur Octave. Ceci malgré l'animosité de quelques employés et son départ avant un retour où sa position est consolidée.
Tout n'est pas pourtant simple dans la vie de la jeune fille. le plus grand de ses deux jeunes frères entre en apprentissage, mais se dévergonde dans ses heures de loisirs et c'est encore le rôle de sa soeur de se sacrifier pour lui, repoussant le moment d'acheter ce qui lui est nécessaire pour satisfaire ses caprices.
Malgré tout mon respect, toute mon admiration pour Zola, je m'interroge sur sa constance à vouloir que les femmes se sacrifient, ce qu'elles font dans ses livres (entre autres) tout naturellement sans se plaindre. Je sais que l'époque veut cela mais j'aurais aimé qu'il s'élève un peu contre. Et pourtant on en verra encore bien d'autres avant la fin des Rougon.
Un de ceux que je préfère. D'abord parce qu'il n'est pas sordide, même s'il est dur. Ensuite parce que Zola ne cherche pas à tout prix à asséner ses théories sur l'hérédité, car si je trouve l'idée bonne, je le trouve parfois un peu lourd dans ce domaine. Enfin parce qu'il est profondément vivant. On déambule sans peine au milieu des autres clientes, des employés, des surveillants, on touche les étoffes, on est ébloui par les lumières...
Aussi pour sa vérité. Tous les ressorts de la séduction du consommateur, enfin la consommatrice sont parfaitement décrits. Zola fait parfaitement sentir la dualité de ces nouveaux commerces, où d'une part contrairement aux vieilles boutiques, l'acheteuse peut toucher, comparer, où elle a le choix non seulement d'acheter ou pas puisqu'elle circule au milieu des marchandises, mais de choisir entre de nombreux articles équivalents. Et où d'autre part elle est en réalité capturée, entrée juste pour voir, ou pour acquérir un seul article elle est harponnée par le foisonnement de couleurs, de sensations tactiles, et ne sait plus ce qu'elle voulait. Les articles, moins chers que dans les boutiques, il lui semble économique de les acheter, bien qu'elle n'en ait pas eu l'intention auparavant. Seule une des clientes habituelle, mère de famille sait parfaitement en tirer parti sans se laisser prendre à la séduction des amoncellements d'articles.
La vie des employés est également expliquée, la hiérarchie et la compétition qui existent entre eux, la précarité de leur statut, lorsque les ventes baissent de façon saisonnière ils sont remerciés.
A mon avis un grand Zola, très accrocheur.

Challenge pavés 2014-2015
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Marcellina
  11 janvier 2017
Magnifique, c'est un peu court et pourtant, comment décrire une lecture si riche, si vivante, où le merveilleux sans cesse renouvelé côtoie si bien les jalousies les plus basses.
Magnifique, toujours, cette plume qui s'élève, se déchaîne dans un océan de toiles, de dentelles, de soie, se distrait parfois dans quelques dialogues bien sentis d'une société bien choisie où tous les genres se retrouvent.
Magnifique, cette montée en puissance qui de pages en pages s'envole en lumière vers l'apothéose tandis qu'autour c'est la débandade, tout s'effiloche, tout meurt dans l'obscurité la plus noire.
Magnifique, ces personnages si bêtes, si méchants, si pleins de cette envie humaine de toujours manger l'autre, le plus haut, le plus puissant pour être finalement à leur tour mangés.
Magnifiques, ces femmes si naïves, si avides, si avisées parfois qu'un bibelot met en transe, qu'un calicot transporte, qu'un arc-en-ciel de couleurs émerveille, que le mot solde rend folles.
Magnifique, ce bazar qui grandit au fil des pages, qui se modernise même dans ses cuisines et qui, de petite boutique spécialisée se transforme en un monstre magnifique dédié à la femme et ses envies toujours changeantes, toujours renouvelées.
Magnifique enfin, cet amour impossible, unique et pur qui s'épanouit lentement aux détours des comptoirs, des escaliers, des ponts volants et ce, malgré la médisance, les ragots malsains et les vilenies les plus basses.
Magnifique aussi ce travail de recherche de l'auteur, pour être au plus près de cette révolution commerçante que sont l'éclosion des bazars au détriment des petits commerces dédiés. Sans nous noyer dans des détails superflus, il nous expose froidement le calcul de la réussite tout en nous dévoilant avec la palette infinie de la poésie la beauté époustouflante qui se dégage de l'art de la présentation qui éblouit et excite toutes les femmes au point parfois de leur faire perdre la tête.
Magnifique, cette explosion d'odeurs, de couleurs, de sentiments et d'images dans lequel ce roman m'a tout entière plongée au point que le mot fin m'a semblé trop rapide, j'en voulais encore...

Pour le plaisir, je ne peux m'empêcher de vous faire partager ces quelques mots de Zola concernant ce roman :

« Là apparaît le côté poème du livre : une vaste entreprise sur la femme, il faut que la femme soit reine dans le magasin, qu'elle s'y sente comme dans un temple élevé à sa gloire, pour sa jouissance et pour son triomphe. La toute-puissance de la femme, l'odeur de la femme domine tout le magasin. Et l'idée commerciale d'Octave est là, plus ou moins consciente et affichée. »

Et c'est parfaitement réussi, un vrai coup de coeur, j'ai adoré :-)
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saphoo
  12 janvier 2020
Depuis le temps que je repousse ce moment d'ouvrir ce bonheur, il était temps. Et quel bonheur de se délecter de cette plume incomparable, ô combien délicieuse, riche, ciselée, qu'aucun auteur ne peut l'égaler de nos jours.
Le bonheur des dames est une petite révolution et les prémices de notre société de consommation actuelle. Emile Zola avait déjà tout compris, décrypter et je conseille à tout étudiant en commerce de passer outre les frais exorbitants pour faire une école, lisez donc Au bonheur des dames et vous avez là la base du commerce. Rions rions donc à gorge déployée, car c'est bien là le génie de ce Mouret, il avait la bosse du commerce.

Au delà du fil rouge, il y a une autre toile de fond très touchante avec cette petite Denise si humble si fragile si dévouée et l'amour qui germe, grandit, meurtrit. Jusque la dernière page, elle a tenu bon la petite Denise, oulala je me suis demandée si aller flancher avant. Crénom de nom ! Elle a tenu bon !
Je n'ai pas lu tous les Zola, loin de là, mais je suis bien heureuse d'avoir celui ci à mon actif, il fallait le détour.
Et bien voilà l'année 2020 qui commence fort bien, je pense bien ouvrir un autre Zola d'ici la fin de cette dernière.
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sabine59
  11 janvier 2018

Les héros de cette histoire, Octave et Denise, hantent toujours mon imaginaire... Et voilà un des rares tomes des Rougon-Macquart qui se termine bien, c'est à noter!

Magistral et prenant , ce sont les adjectifs qui me viennent à l'esprit pour qualifier ce livre.

" Je veux faire le poème de l'activité moderne". Ainsi Zola définissait-il le projet de son roman. Et je dis: pari gagné !

Car d'abord, poétique, cette oeuvre l'est: les descriptions des vitrines du grand magasin sont à elles seules un déferlement d'images toutes aussi belles et envoûtantes les unes que les autres." La cendre fine des dos de petit-gris, la neige pure des ventres de cygnes", " les bleus se décolorant en pâleurs d'une tendresse infinie", cela fait rêver...

Et quel visionnaire que l'auteur! A une époque où le principe des réclames n'était encore que balbutiant et assez rudimentaire, il envisage déjà l'avenir, à travers l'esprit novateur et bouillonnant d'Octave, devenu patron d'un grand magasin, après la mort de sa femme, propriétaire du lieu. Changer les produits de place, renouveler régulièrement les articles, faire des vitrines un tableau attractif, solder, introduire le luxe dans la décoration, autant d'initiatives géniales de sa part, pour conquérir la femme.Et faire acheter, encore et encore!

Car la femme est au centre de tout cet univers commercial. On retrouve ici le Zola mêlant l'érotisme au sujet, la femme étant mangée de désir pour " le bonheur des dames"... Et cette dimension féminine est aussi incarnée, dans sa version douce, têtue et émouvante, dans sa timide obstination, par Denise, simple vendeuse qui gravira les échelons et saura conquérir un coeur...

La chute irrémédiable des petites échoppes est vraiment bien décrite, symbolisée par la boutique de Baudu, l'oncle de Denise, qui n'a pas su ni pu suivre le mouvement de la modernisation.

Une page enthousiasmante de cette fresque familiale, dominée par un Octave fantaisiste, audacieux, intuitif, et une Denise, dont on aime la force patiente , sous son apparente fragilité, et dont on suit avec intérêt la transformation au fil du roman.

Un bonheur pour le lecteur !
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Biblioroz
  15 janvier 2019
J'ai été :

- happée par les mâchoires de ce monstre parisien où la femme est élevée à la position de reine pour pouvoir profiter ensuite de sa fièvre d'achats multiples et compulsifs.

- sidérée par les ruses et tactiques commerciales déjà en vigueur à cette époque et qui déployaient une ingénuité manipulatrice extraordinaire visant à attirer l'acheteur dans ses rets.

- peinée par l'inéluctable désoeuvrement de tous les petits commerces qui ne pouvaient rivaliser avec la machine et sa soif de tout engloutir. L'avenir du commerce était en marche.

- révoltée par l'ampleur des insinuations perfides, par le poids des commérages sournois et mensongers, au sein de la rue mais aussi et surtout du beau monde !

- écoeurée par les rivalités et les jalousies permanentes dans les relations humaines.

- charmée par la douce et insignifiante Denise, par son courage et sa force qui illuminent tout ce roman.

- amusée de constater que Zola, dans ses envolées lyriques qui décrivent tout cet univers de chiffons, ne m'a jamais lassée sur plus de 500 pages, quel talent !

- subjuguée par la force de cette écriture qui anime tous les étages, et même les sous-sols, de ce grand magasin.

Je suis restée trop longtemps sans lire Zola mais c'était une grave erreur. C'est tout de même grandiose !
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Neneve
  23 avril 2019
Ah mais quel beau tome de cette saga !!! Je crois bien qu'il détrône le ventre de Paris, que j'avais pourtant adoré. Dans ce tome, nous suivons Denise Bandu, qui arrive à Paris avec ses deux frères. Confiante qu'elle trouvera de l'aide auprès de son oncle, elle déchante. C'est que le magasin de son oncle doit déposer le bilan : le Bonheur des Dames, grand magasin de nouveautés, a raison du petit commerce de quartier. Elle n'aura d'autre choix, pour subvenir aux besoins de ses frères et elle, que de trouver une place de vendeuse au Bonheur des Dames.
À force de persévérance, elle attirera l'attention d'Octave Mouret, que nous avons suivi dans Pot-Bouille, propriétaire du magasin. Et sa réputation d'homme à femmes l'a suivi dans ce tome. Autant Mouret avait une maîtresse à chaque étage dans Pot-Bouille, autant ici, on dit qu'il a une maîtresse dans chaque rayon… Mais évidemment que ce ne sera pas si simple… Denise vient brouiller les cartes, et l'homme pourrait bien avoir trouvé sa perle, même s'il avait juré de ne jamais se remettre avec une femme.
Bref, encore un tome riche, une plume dénonciatrice, des descriptions de grand intérêt, des personnes plus vrais et plus vivants que jamais. du grand Zola, qui réjouit et fait du bien. J'attaque de suite le prochain tome… question de rester dans l'ambiance de ce grand auteur.
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isabelleisapure
  16 juillet 2017
N'est-il pas présomptueux de ma part d'oser donner un avis sur un roman de Zola qui est à mes yeux l'auteur le plus magistral de tous les temps ?

Comment en parler lorsque l'on a comme moi, fait aucune étude littéraire ?
Comment trouver les mots pour exprimer mon ressenti sur cette oeuvre unique que constitue les « Rougon-Macquart » ?

En choisissant de relire « le bonheur des dames » j'ai eu envie de redécouvrir un livre d'une étonnante modernité.
On y assiste à l'avènement des grands magasins, à la montée en puissance du capitalisme faisant naître une véritable société de consommation entraînant malheureusement la déchéance des petits commerces.

Il est intéressant également de noter l'attention que l'auteur porte à la condition féminine en nous montrant les prémices de son émancipation.
De plus en plus, les femmes sortent sans leur mari pour se retrouver entre elles et se livrer avec délectation à des séances de shopping, toujours à l'affût des bonnes affaires.


Lire « le bonheur des dames », c'est se laisser envoûter par la majesté d'une écriture unique, c'est se promener dans les allée d'un grand magasin, c'est palper les étoffes chatoyantes au son de leur frou-frou, c'est se perdre dans un maelstrom de sensations, de bruits, d'odeurs, jusqu' à en perdre la notion du temps.

Lire « le bonheur des dames », c'est être heureux, tout simplement !
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