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Critiques sur Les Rougon-Macquart, tome 11 : Au bonheur des dames (284)
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lehibook
  19 janvier 2020
Le numéro onze de la série des Rougon-Macquart ramène au devant de la scène Octave Mouret déjà présent dans « Pot-Bouille » et qui est devenu patron grâce à un mariage opportun. le récit est centré sur l'ascension sociale de Denise Baudu qui abandonne le monde des petits commerçants pour le Grand Magasin , le statut de vendeuse pour finir femme du patron. C'est une « succès story » ce qui est assez rare chez Zola et le triomphe d'une femme ;C'est aussi le triomphe des grands magasins qui organise leur exploitation comme vendeuses et comme clientes.
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saphoo
  12 janvier 2020
Depuis le temps que je repousse ce moment d'ouvrir ce bonheur, il était temps. Et quel bonheur de se délecter de cette plume incomparable, ô combien délicieuse, riche, ciselée, qu'aucun auteur ne peut l'égaler de nos jours.
Le bonheur des dames est une petite révolution et les prémices de notre société de consommation actuelle. Emile Zola avait déjà tout compris, décrypter et je conseille à tout étudiant en commerce de passer outre les frais exorbitants pour faire une école, lisez donc Au bonheur des dames et vous avez là la base du commerce. Rions rions donc à gorge déployée, car c'est bien là le génie de ce Mouret, il avait la bosse du commerce.

Au delà du fil rouge, il y a une autre toile de fond très touchante avec cette petite Denise si humble si fragile si dévouée et l'amour qui germe, grandit, meurtrit. Jusque la dernière page, elle a tenu bon la petite Denise, oulala je me suis demandée si aller flancher avant. Crénom de nom ! Elle a tenu bon !
Je n'ai pas lu tous les Zola, loin de là, mais je suis bien heureuse d'avoir celui ci à mon actif, il fallait le détour.
Et bien voilà l'année 2020 qui commence fort bien, je pense bien ouvrir un autre Zola d'ici la fin de cette dernière.
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cvd64
  08 janvier 2020
les premiers pas d'une vendeuse dans le premier grand magasin de Paris, son ascension, sa transformation.
vu aussi en version théâtre avec l'école, l'histoire rendait aussi bien sur scène.
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Nadouch
  05 janvier 2020
Quelle oeuvre magistrale ! Une peinture d'une finesse incroyable d'une société en pleine mutation, tant au niveau économique qu'au niveau social. En effet, quand le grand patron du Bonheur s'amourache d'une jeune employée sans le sou, tout un monde est ébranlé. En même temps, les petits commerces font les frais de cette nouvelle économie basée sur la puissances des grands et leur sens du marketing...
Parfois criant d'actualité, ce roman de Zola est pour l'instant mon préféré des Rougon-Macquart car on y sent une profonde affection de l'auteur pour ses personnages, quels qu'ils soient, y compris les cocottes gâtées, les maris trompeurs, les petits commerçants aigris... On sent une profonde compréhension de chacun, sans jugement...
Et quel suspense ? La jeune fille cèdera-t-elle aux avances du patron ? Une belle histoire d'amour impossible...
Bref, un chef d'oeuvre comme on les aime !
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Tradal
  31 décembre 2019
J'ai relu ce livre. C'est un des meilleurs de Zola. C'est historique, le début des grands magasins, romanesque et une très belle histoire d'amour. Tous les personnages sont attachants et justement décrits...
Comme dans tout Zola il y a un élan qui emporte le lecteur
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100pour100lecture
  02 décembre 2019
Je ne sais pas pourquoi, mais en abordant ce roman, je pensais qu'il allait être beaucoup plus court, je pense que j'avais lu des extraits de plusieurs versions abrégées et donc je m'attendais à un livre beaucoup plus court et moins développé dans l'histoire. Mais connaissant Zola, on se doute néanmoins que ce n'est pas vraiment la brièveté qui l'intéresse, sinon de développer au contraire cette visée naturaliste en faisant une dissection de la société de son temps. de fait, Au Bonheur des Dames s'intéresse à l'apparition des grands magasins, contemporaine de l'époque de Zola, et montre les bouleversements induits par cette évolution du commerce, en apparence presque anodine.
L'histoire est narrée du point de vue de Denise, jeune fille fraîchement arrivée des environs de Paris avec ses deux plus jeunes frères dont elle s'occupe, et qui rejoint donc la capitale pour trouver un travail capable de subvenir au besoin de sa petite famille. Ainsi, le regard ingénu de Denise qui découvre, en arrivant à Paris, l'essor des grands magasins, permet à Zola de se placer en observateur et nous introduire peu à peu dans les arcanes de ce nouveau mode de consommation. En effet, Denise découvre d'abord Au bonheur des Dames en remarquant sa devanture éclatante en face de la boutique de son oncle chez lequel arrive. Celui-ci, M. Baudu est ensuite le second à aborder le sujet, critiquant d'emblée l'ouverture de ce grand magasin qui pratique une concurrence déloyale sans scrupule et semble viser à racheter peu à peu toutes les petites boutiques alentours, pour toujours s'étendre davantage. Denise ne cache pourtant pas sa fascination pour ce grand magasin et vient peu de temps après à y être embauchée comme vendeuse. On découvre alors aux côtés de Denise les coulisses de ce grand magasin et rapidement, le vernis semble s'écailler en révélant la façon dont sont traités les employés, et surtout Denise, moquée par ses paires, qui devient rapidement la cible favorite des moqueries. Parallèlement à l'arrivée de Denise au Bonheur des Dames, on suit les intrigues internes au magasin, d'affaires, amoureuses et amicales, ainsi que les préoccupations des petits commerçants qui ne peuvent peu à peu plus faire face à cette concurrence. Malgré les conditions difficiles au Bonheur des Dames, Denise décide d'y revenir dès qu'une place de vendeuse s'y libère, et face à l'étonnant intérêt du patron pour elle, Octave Mouret, elle grimpe peu à peu les échelons jusqu'à s'imposer comme son bras droit. Néanmoins, partout autour, les petits commerces sont contraints à fermer les uns après les autres, et les conditions de vie des commerçants que connaît Denise se dégradent de façon tragique.

Ce qui m'a frappée à la lecture de Bonheur des Dames, c'est la modernité et l'actualité de ce roman. le thème principal est en effet ce que l'on peut considérer comme le début du capitalisme avec le fleurissement des grands magasins et l'essor de la classe bourgeoise, les deux phénomènes s'entretenant de façon réciproque. Ce qui est d'autant plus intéressant, c'est l'approche assez sociologique de Zola, qui décrypte non seulement des phénomènes économiques de société mais aussi de l'impact de ceux-ci sur le tissu social, les relations de travail autant qu'intimes. Cent cinquante ans avant nous, Zola décrit déjà ce que l'on voit très souvent dans les grandes sociétés multi-nationales: des salariés parfois précaires, interchangeables sans problème, et donc peu de stabilité dans les sociétés au niveau des emplois. Cela m'a d'autant plus interpellée que j'ai regardé à peu près au même moment un reportage de Cash Investigation sur le thème de l'application des algorithmes dans les entreprises aujourd'hui (je vous le recommande par ailleurs si le sujet vous intéresse, il est disponible sur Youtube), et c'était une description assez similaire déjà, même s'il y a bien sûr de nouvelles implications aujourd'hui. Ce qu'il faut également noter dans l'oeuvre de Zola c'est qu'elle donne un point de vue très complet sur ce bouleversement sociétal, en donnant à voir la vision de Mouret des grands magasins, celle des vendeurs et vendeuses à travers Denise, celle des clientes et celle des petits commerçants. Ainsi, bien que ces grands magasins soient décrits comme des « monstres » d'un côté, on ne peut s'empêcher de sentir la fascination de beaucoup pour ces grandes devantures éclairées, son agitation permanente, ses prix attractifs et on comprend aussi d'autant mieux cette attraction-répulsion qu'exerce encore aujourd'hui le capitalisme.
Si l'on doit continuer la comparaison avec notre situation actuelle, le roman semble terminer sur le triomphe éclatant des grands magasins et de Mouret, quand notre société d'aujourd'hui paraît être davantage critique envers ces structures, et rétrocéder peu à peu pour revenir à un contact plus simple et direct entre le vendeur et le client (et non plus seulement consommateur).
En bref, un roman très actuel par son thème et son approche, qui s'attache plus à la description de moeurs qu'à des intrigues pleines de rebondissements, mais se lit néanmoins de façon fluide du début à la fin. Une bonne lecture !
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Kittiwake
  02 décembre 2019
C'est sans doute celui que je préfère! L'un des plus bienveillants pour son personnage principal, qui s'en sort plutôt bien, compte tenu de la précarité de sa situation lorsqu'elle débarque à Paris, orpheline flanquée de ses deux frères, mal accueillie par son oncle qui lui avait pourtant naguère proposé de l'aider. C'est par bonté d'âme qu'un marchand de tissu l'emploie, malgré ses difficultés liée au développement d'un magasin d'un genre nouveau, qui donne son titre au roman : Au bonheur des dames. Il ne faudra pas longtemps pour que Denise y fasse ses premiers pas dans la vente, avec des débuts extrêmement difficiles, tant les péronnelles en place sont promptes à la méchanceté. Quant à son frère qui court le guilledou et réclame sans cesse de l'argent pour payer ses frasques, il contribue au dénuement de la jeune fille. Mais elle est obstinée et vaillante.


Le flair du jeune et ambitieux Octave Mouret, qu'on a connu papillonnant et opportuniste dans Pot Bouille, se confirme. Peu en peu il met en place une machine de guerre qui va broyer un à un les petits commerces environnants, avec une politique du prix d'appel cassé, sur lequel les petites échoppes ne peuvent s'aligner, et attirant ainsi le tout Paris qui dépense sans compter dans les rayons débordant d'un luxe d'articles tentants. (Les portraits de ces femmes hameçonnées ne sont guère flatteurs).


Toute cette histoire de commerce est égayée par les récits des amours licites ou illicites, et surtout par la passion qui dévore Octave Mouret pour Denise, qui le fait tourner en bourrique, sans calcul de sa part.


C'est aussi un état des lieux de la société de la fin du 19è siècle qui voit la naissance d'une économie de consommation écervelée, conditions précaires des employés, (même si Denise, usant de son influence auprès du patron parviendra à adoucir le sort de ceux ci).


Comme dans le Ventre de Paris, Zola excelle à décrire l'abondance : rayons débordant de marchandises, décorations luxueuses, mises en scènes pour attirer la foule des pratiques, bénéfices faramineux. Tout cela contraste avec la misère de ceux qu'il contraint à mettre la clé sous la porte.

Très belle fresque sociale, qui mêle passion et regard acéré que l'évolution de la société en pleine mutation.
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lecontebenedicte
  27 novembre 2019

Je ne crains pas de le dire (vous verrez pourquoi ensuite), j'ai adoré "Le Bonheur des Dames"!

Je l'ai lu et relu, mais j'avoue qu'à 12 ans j'étais plus motivée par l'histoire d'amour, délicieuse mais combien mièvre (pardon!) que par le problème que posaient les grands magasins (sujet d'actualité). La montée du désir de Mouret, n'ayons pas peur des mots, était un mets de choix pour mon petit coeur palpitant d'adolescente.

A treize ans, quatorze ans, je le lisais toujours. Mais là, je vais tomber dans ce gouffre qu'est l'opprobre, je passais allègrement TOUTES les descriptions, laissais là les voleuses de chiffons pour me jeter, telle la pudique et méritante Denise, dans les bras de mon cher Mouret.

Voilà pour le côté positif...
Car quelques vingt ans plus tard, j'eus à étudier le fameux Pamela de Richardson (Pamela ou la vertu récompensée), horrible roman épistolaire, qui décrit (en 2 tomes, une torture) la lutte de Pamela contre le Squire qui voudrait la séduire. Courageuse Pamela, comme elle résista à ce Lovelace...qui finit néanmoins par tomber dans ses filets.

L'Angleterre a vibré tout au long de ce roman paru en épisodes, et l'on sonna même les cloches, le jour du mariage, dans le village où l'action était censée se passer.

On me dira, quel est le rapport entre cette hypocrite intrigante et notre douce Denise? Je répondrai fermement : aucun, si ce n'est que toutes deux finissent par se faire épouser. Dans un cas comme dans l'autre la Vertu est Récompensée. D'ailleurs qu'est-ce qui vous fait croire que la fragile Denise ne se cramponnait pas à son filet?

Bien entendu, si nous vivions encore en ces temps difficiles où la condition de la femme n'était pas des meilleures, je crois bien que je me résoudrais à de tels extrêmes.

A tout prendre j'accorde maintenant ma préférence aux mariages tels qu'ils sont décrits chez Jane Austen, dont la finesse ne saurait être remise en question.

PS : Fielding, ce joyeux drille que la morale de Richardson indisposait, écrivit "Shamela" (de l'anglais "sham, faire semblant), l'histoire d'une prostituée.
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JulieAix
  22 novembre 2019
L'un des livres les plus célèbres et les meilleurs de Zola.
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MelissaChelle
  11 novembre 2019
Ce roman comme tous les romans classiques, demande une certaine exigence de lecture. À ne pas lire en pensant à autre chose sous peine de perdre le fil. Ne pas s'attendre à de grandes actions non plus. Mais comme j'aime ce langage, ce parlé d'autrefois. Zola nous plonge littéralement dans cette autre époque qui pourtant a existé. On découvre la vie d'avant tout simplement. Et je ne rentrerai plus dans un grand magasin sans penser à " Au bonheur des dames" parce que cela n'a pas changé. Nous sommes en surconsommation permanente et à y regarder, cette manière de faire n'est peut-être pas si modèle qu'on le pense.
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