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Critique de Arthur409


Arthur409
  06 août 2020
Dans ce volume des « Rougon-Macquart », Emile Zola ne fait rien moins que de réécrire l'histoire biblique du jardin d'Eden. Serge Mouret, jeune prêtre affecté dans une petite paroisse de campagne, est le fils de François et Marthe Mouret, décédés tragiquement à la fin du volume précédent, « La Conquête de Plassans ». Voué au célibat, il est dévoré par un amour mystique pour la Vierge Marie, mais des crises d'extase finissent par mettre sa vie en danger. Grâce à son oncle, le docteur Pascal, il est placé pour son rétablissement dans une vaste propriété, le Paradou, où ne vivent qu'un certain Jeanbernat et sa nièce Albine.
Au contact de la nature et de la jeune fille, Serge découvre la sensualité dans tous ses aspects. Et là, j'avoue que le style de Zola m'a ébloui. Les descriptions à l'intérieur du parc du Paradou font justement appel à tous les sens, vue, toucher, ouïe, … et on retrouve la scène biblique sur un mode nouveau, transposée avec tous les détails. Il y a profusion de fleurs et de fruits, de couleurs et d'odeurs, on trouve au centre du domaine un arbre mystérieux qui exerce une étrange attirance … l'arbre de la Connaissance ? Et lorsque la « faute » a été consommée, renouvelant l'histoire d'Adam et Eve, surgit le Frère Archangias, tel l'ange à l'épée de feu qui jette Serge au-dehors du Paradis.
Ce roman continue le précédent dans sa critique de l'église catholique, sur le sujet particulier du célibat des prêtres, mais aussi de façon plus générale, sur la sévérité et l'étroitesse de vue de la religion, à laquelle Zola oppose l'appel de la nature sous toutes ses formes.
Et le livre s'achève sur un symbole païen porté par l'innocente Désirée : la victoire de la nature et de la vie sur la mort.
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