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Adeline Wrona (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080712806
387 pages
Éditeur : Flammarion (19/01/2011)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Jeune écrivain ambitieux, Zola se fit connaître par le journal ; devenu un maître, il fit de la presse son arme de combat. Portraits, critiques d'art, chroniques politiques, récits pamphlétaires, manifestes, lettres ouvertes : la diversité de ses articles impressionne.

Car il fut de toutes les luttes. C'est dans la presse que l'auteur des Rougon-Maquart, auréolé d'un parfum de scandale, a forgé et défendu le naturalisme ; c'est là aussi q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
StephanieIsReading
  25 juin 2019
À l'instar d'un grand nombre d'écrivains du XIXe siècle ne pouvant pas vivre de leur plume, Zola a longtemps rédigé des articles et des chroniques dans les journaux, rémunéré à la ligne, afin de s'assurer un revenu régulier. Il y traite de thèmes variés allant de la politique à la littérature.
Dans sa correspondance, il évoque la nécessité d'une telle activité. Ce n'est que lorsqu'il signera son contrat avec Charpentier pour les Rougon-Macquart, qu'il s'assurera un revenu mensuel de 500 francs.
Le XIXe siècle est aussi celui des romans-feuilletons. La majeure partie des écrivains publiaient leurs oeuvres morcelées (quelque peu modifiées pour répondre aux exigences de la forme et de la mise en page) dans la presse avant de pouvoir les confier à un éditeur qui se chargerait de les publier en volume.
Les articles et les chroniques rédigés par Zola nous permettent de voir les thèmes traités dans la presse de l'époque et ce que Zola pouvait (ou devait) en dire.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   11 mars 2017
LETTRE À M. FÉLIX FAURE
PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Ces pages ont paru dans l’Aurore, le 13 janvier 1898.

Ce qu’on ignore, c’est qu’elles furent d’abord imprimées en brochure, comme les deux Lettres précédentes. Au moment de mettre cette brochure en vente, la pensée me vint de donner à ma Lettre une publicité plus large, plus retentissante, en la publiant dans un journal. L’Aurore avait déjà pris parti, avec une indépendance, un courage admirables, et je m’adressai naturellement à elle. Depuis ce jour, ce journal est devenu pour moi l’asile, la tribune de liberté et de vérité, où j’ai pu tout dire. J’en ai gardé au directeur, M. Ernest Vaughan, une grande reconnaissance. — Après la vente de l’Aurore à trois cent mille exemplaires, et les poursuites judiciaires qui suivirent, la brochure resta même en magasin. D’ailleurs, au lendemain de l’acte que j’avais résolu et accompli, je croyais devoir garder le silence, dans l’attente de mon procès et des conséquences que j’en espérais.

Monsieur le Président,
Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que vous m’avez fait un jour, d’avoir le souci de votre juste gloire et de vous dire que votre étoile, si heureuse jusqu’ici, est menacée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches ?

Vous êtes sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les cœurs. Vous apparaissez rayonnant dans l’apothéose de cette fête patriotique que l’alliance russe a été pour la France, et vous vous préparez à présider au solennel triomphe de notre Exposition universelle, qui couronnera notre grand siècle de travail, de vérité et de liberté. Mais quelle tache de boue sur votre nom — j’allais dire sur votre règne — que cette abominable affaire Dreyfus ! Un conseil de guerre vient, par ordre, d’oser acquitter un Esterhazy, soufflet suprême à toute vérité, à toute justice. Et c’est fini, la France a sur la joue cette souillure, l’histoire écrira que c’est sous votre présidence qu’un tel crime social a pu être commis.

Puisqu’ils ont osé, j’oserai aussi, moi. La vérité, je la dirai, car j’ai promis de la dire, si la justice, régulièrement saisie, ne la faisait pas, pleine et entière. Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le spectre de l’innocent qui expie là-bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu’il n’a pas commis.

Et c’est à vous, monsieur le Président, que je la crierai, cette vérité, de toute la force de ma révolte d’honnête homme. Pour voire honneur, je suis convaincu que vous l’ignorez. Et à qui donc dénoncerai-je la tourbe malfaisante des vrais coupables, si ce n’est à vous, le premier magistrat du pays ?
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Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2349921/meliane-marcaggi-les-zola
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