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ISBN : 2841115062
Éditeur : Editions Nil (03/03/2011)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 155 notes)
Résumé :
Hier, une soirée privée était privée. Aujourd'hui, vos proches sont tous devenus photo-reporters, prêts à publier les photos les plus "délires" de votre crémaillère ou de votre anniversaire. Hier, on pouvait dîner à deux. Aujourd'hui, on ne peut dîner qu'à quatre (vous, lui ou elle, vos deux portables). Hier, une naissance ou un week-end en amoureux étaient des moments intimes. Aujourd'hui, la génération transparente en fait la chronique sur Internet parce que c'est... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
cleomine
  21 janvier 2012
Dans Facebook m'a tuer, les auteurs ont compilé des dizaines de situations quotidiennes en lien avec le célèbre réseau social, mais aussi le téléphone portable, et Internet en général. Ils expliquent que ces phénomènes ne sont plus seulement des outils, mais font partie d'un nouveau mode de vie, et qu'il est de plus en plus difficile de s'en passer. Bien sûr, les histoires font sourire, mais même si l'on n'est pas autant accro que ça, on peut s'y reconnaître, soi ou l'un de ses proches ! A partir d'exemples concrets, les auteurs nous font réfléchir sur nos pratiques, quel sens on donne à l'amitié, comment se font les rencontres sur le Net, comment on "gère" le quotidien à cent à l'heure et en faisant tout à la fois... En bref, on referme le livre avec l'envie de prendre son temps et de tout débrancher !!! Ok, je vais éteindre mon ordi... Mais laissez-moi terminer ma critique!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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pititecali
  19 mars 2015
Voilà un livre totalement effarant !

"Effarant", pas dans le sens "mauvais", même si ce n'est évidemment pas le style de bouquin qu'on est susceptible de qualifier de bijou littéraire, mais "effarant" dans le sens où il fait prendre conscience de certaines choses, et c'est pas joli joli !
Facebook m'a tuer, c'est une série d'anecdotes, des petits bouts de vie, d'histoires, de personnes comme vous et moi, qui nous ouvrent une petite porte sur leur quotidien, connectés H24. Des gens "en ligne".
La première chose qui m'a frappée, c'est à quel point leur vie va vite. Ils courrent, ils courrent, les furets ! Sincèrement, j'ai eu l'impression de faire cette lecture sous speed ou sous ecstasy. Ils m'ont flippée, ces gus, à courrir partout ! Courrir où ? Pour faire quoi ?
Ben rien du tout, c'est ça le plus beau. Ils sont tout le temps pressés, à te bousculer dans les escalators du métro, à refuser un rendez-vous avec un(e) ami(e) parce qu'ils n'ont pas le temps, à repousser le coup de fil à leur mère, qu'ils se promettent de passer depuis des semaines... Parce qu'ils ont un agenda surchargé ? Absolument pas. Ils courrent parce qu'ils doivent vite vite vite rentrer se connecter, retrouver le réseau, faire partie de la grande toile du web.
Regardez autour de vous ! Ce couple d'amoureux au resto (et peu importe leur âge !) même plus capable de se tenir la main et de se regarder langoureusement dans le blanc des yeux, chacun de son côté, les yeux rivés sur leur i-Phone. La même chose pour ces deux potes qui se promènent, et qui ne se sont pas vus depuis des mois, qui marchent côte à côte sans se calculer, oreillette dans l'oreille, car ils ont un "appel important à passer". Cette maman, qui, assise sur un banc au parc, surfe sur facebook et lieu de sourire à son fils qui vient de réussir enfin à grimper tout en haut du grand toboggan, et qui menace de se vautrer la tête la première sur le bitlume. Cette jeune fille moderne, qui n'envisage ses vacances que selon les éventuelles photos qu'elles pourrait y faire et afficher à la vue de tous ses contacts pour se trouver au centre de l'attention.
C'est pas glorieux tout ça, hein ?
Et vous savez ce qui l'est encore moins ?
Se reconnaître dans quasiment toutes les situations. Se dire "han, je fais ça aussi." ou "ah ben ça m'est arrivé la semaine dernière, tiens". Et quand les ressemblances s'enchaînent (sincèrement, à part les anecdotes sur les sites de rencontre et de sexe, je me suis retrouvée dans toutes les histoires, pratiquement. Ou au minimum j'y ai reconnu une des mes connaissances proches.
Ben oui, au boulot, quand on prend la pause à plusieurs, on dégaine tous les portables à peine entrés dans l'ascenseur, privés qu'on a été de notre "connexion" à l'INTERNET MONDIAL pendant quelques heures de taff. Quand je vais au resto avec mon mari, mon smartphone est posé à côté de moi, sur la table, et si ça "bipe", je ne me gêne pas pour y jeter un oeil. (je vous rassure il fait pareil, on fait TOUS pareil).
Et oui, je me suis déjà assise dans l'herbe au soleil avec mon téléphone, en envoyant les petits jouer plus loin, les surveillant juste du coin de l'oeil vite fait (bon, il n'y avait aucun moyen qu'ils se mettent en danger, mais n'aurais-je pas du profiter de ces instants ? les couver d'un regard bienveillant ? Leur sourire en leur faisant coucou et en les encourageant à s'amuser ?
Ne vous mentez pas, on en est tous là ! Que celui qui n'a jamais fait une petite visite "culturelle" dans le but de prendre quelques photos et de pouvoir "se la ramener" sur facebook, ou n'importe quel réseau social, en s'identifiant, se géolocalisant, et en faisant un petit selfie devant l'entrée du monument ou du bâtiment à visiter, histoire d'être sûr que tout le monde puisse bien comprendre où il est, me jette la première clé USB !
Alors oui, je me suis reconnue sans surprise dans ce thème, mais j'avouerais que le lire noir sur blanc, constater à quel point le monde entier peut-être contaminé, et déshumanisé à vouloir trop briser sa solitude à coups de pokes et de likes virtuels, au point de délaisser la "real life" au profit de farmville ou d'adopteunmec, juste pour le "plaisir" bien pâlichon de tout "partager" avec ses "amis" sans plus jamais profiter de ce qu'ils ont sous les yeux, ça m'a vraiment fichu une sacrée claque. Je n'aime pas ça du tout du tout. C'est quoi ce monde poucrave, sérieux ?
Ce livre, s'il n'est pas le chef d'oeuvre littéraire du siècle, nous met face à une réalité qui dérange. En tout cas, qui ME dérange. Et pourtant, je sais que je ne suis pas dans les plus atteintes. Je déteste téléphoner, je n'ai AUCUNE appli sur mon portable, à part Facebook. On va dire aucune appli inutile alors ! Et pourtant, si je me regarde attentivement, mon comportement, que je sois seule ou pas, me laisse vraiment un goût amer.
Je voudrais changer, je voudrais consacrer plus de temps et d'attention à la vie réelle qu'à des amis virtuels qui, pour les trois quarts, ne lèveraient sûrement pas le petit doigt si j'appelais à l'aide. Mais je doute qu'un retour arrière soit possible (dit-elle en partageant un avis sur son loisir, la lecture, sur son petit blog, son petit salon virtuel, espérant que 5 ou 6 clampins passant par là prendont le temps de la lire, et peut-être même qu'un ou deux laisseront une trace écrite de leur petit tour virtuel sur mon territoire virtuel. Pathétique, non ?)
Et vous pouvez tous le lire, ce livre, vous ressentirez tous la même chose, parce qu'on est tous comme ça ! (c'est encore pire comme constat !)

Cali
Lien : http://calidoscope.canalblog..
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Kimysmile
  05 mai 2014
Facebook m'a tuer n'est pas un roman, mais plutôt un concentré de saynètes mettant en scène nos nouvelles habitudes de vies. le titre n'est pas super bien adéquat vu qu'il parle non seulement de Facebook, mais également d'autres sites et d'internet en général. Ce fut pour moi une excellente lecture que je vous conseille fortement !
Ce qui est intéressant et passionnant, c'est que ce livre ne condamne pas. Il décèle avec justesse nos comportements (même si parfois les auteurs en font un peu trop une généralité) et les nouvelles dépendances auxquelles nous devons faire face…et quand on met chaque saynètes de bout en bout, Facebook m'a tuer fait assez peur à vrai dire… Ce qui m'a d'ailleurs beaucoup interpeller, c'est à quel point tous ces réseaux sociaux et autres sites internets peuvent faire augmenter un sentiment de solitude (Le chapitre consacré aux conversations virtuelles avec les "Faut qu'on se voit", plutôt que de se voir en vrai est frappant)…Chaque personne peut être à l'affut d'un "like" ou d'un "commentaire" sur sa dernière photo postée, et c'est vraiment interpellant, pour ne pas dire dérangeant…
Bref, lire ce livre permet de réfléchir, et de se remettre en question sur des comportements et des attitudes quotidiennes. Ce livre fait également rire, et se lit très facilement. A conseiller même aux ados qui sont encore davantage accro que nous (enfin…ça dépend :D).
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idevrieze
  13 juin 2012
Un livre révélateur ?
Je ne sais pas s'il est révélateur ou non. Il pose une évidence. Nous faisons partie de la génération Y (pour ceux qui ne le savaient pas et bien si nous faisons partie de la génération Y) et la norme veut que nous ayons tous un réseau social sur la toile. C'est plus pratique pour garder le contact, pour poster des photos, pour donner des nouvelles et organiser des soirées. L'avantage d'internet, c'est que la barrière de la timidité diminue voire s'efface. C'est plus facile, c'est plus pratique, tout le monde le fait, on se sent moins seul…. Tout ça tout ça. A l'heure où le consumérisme est à outrance, les relations internet le sont aussi et nous changeons.
Pourquoi ce changement ? Parce que l'on s'affiche et ainsi, nos petits secrets se dévoilent, avec ou sans permission. Et d'un profil qui montre qui l'on est, on passe à un profil qui correspond à ce que les gens s'attendent de nous. Est-ce un bien, est-ce un mal ? Je ne crois pas. C'est une autre façon de vivre. Vous avez un personnage d'apparat et votre personnalité propre bien cachée.
Une réflexion ludique sur nos comportements en devenir.
Je vous l'ai déjà dit mais nous sommes dans l'ère du consumérisme et du multitâches. Les frontières entre le pro, le perso, le familial, les relations amoureuses et les relations clients s'estompent de plus en plus. Ainsi, on choisit des partenaires de vie jetables. On se dit qu'on a le temps, que se caser pour longtemps, ce n'est pas si important car l'on se garde une liberté. le bilan de Facebook m'a tuer montre surtout un grand retour de la solitude. Car nous gardons des contacts beaucoup plus superficiels et l'on ne prend plus le temps pour les contacts privilégiés. Il devient certes facile de faire des connaissances ou de nouer une relation d'un soir. Qu'en est-il de l'amitié et de l'amour ? Nous devenons tous des produits de consommation et nous sommes clients et friands des autres produits.
Ce livre, je l'ai dévoré, et je me suis reconnue dans quelques un de ces chapitres. Bien entendu, je ne me considère pas comme quelqu'un d'exceptionnelle, j'ai plutôt tendance à vouloir me fondre dans la masse. Ce qui ressort de ce livre c'est que les gens ont peur tout simplement. Peur de se dévoiler et peur de la solitude. Il montre que nous sommes tous des animaux sociaux en fin de compte, encore et toujours. C'est juste notre mode de communication qui change.

Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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Wolkaiw
  06 mai 2018
Cet ouvrage, au titre plutôt évocateur, n'est autre qu'une succession d'anecdotes en ce qui concerne l'utilisation de la technologie et des réseaux sociaux, dont le but est de nous avertir des dérives de ceux-ci. le lecteur découvre donc une ribambelles de situations aussi crédibles que réelles qui nous font prendre conscience d'une réalité trop souvent mise de côté. Je me suis malheureusement retrouvée dans de nombreuses situations, représentant très fidèlement notre quotidien. On pourrait croire qu'il s'agit d'une grossière caricature, mais c'est à peine exagéré.
Tout cela nous est conté avec une note d'humour, de légèreté. Des situations banales, quotidiens dépeintes avec précision mais aussi avec un certain recul. Nous sommes amenés à suivre plusieurs personnages, sous différents angles, nous passons leur vie au crible et sommes tentés de les juger pour le peu que nous connaissons d'eux. A travers les différentes représentations de l'ouvrage, nous avons l'impression de connaître chacun d'eux, alors que tout cela n'est qu'une identité virtuelle.
J'ai trouvé qu'il s'agissait d'une analyse intéressante et pertinente de notre société. le livre illustre bien la perte de lien social, de même que le caractère chronophage d'internet et des nouvelles technologies. Il s'agit d'un véritable nid à microbes, pire qu'une addiction, une sorte de filet enregistrant nos moindres informations.
Ce livre est très abordable en ce qui concerne l'écriture. Simple et fluide, sans fioritures, elle nous emmène droit au but sans passer par d'inextricables chemins. Les situations sont décrites comme telles, avec les caractéristiques des sites/outils. C'est un livre contemporain, il aborde notre génération, ses excès, tout ce qui lui est propre. Il est très facile de s'y identifier, la lecture s'effectue sans prise de tête. Toutefois, je ne conseille pas de lire le livre d'un traite, cela peut s'avérer ennuyant à cause de la répétitions de diverses situations. Je conseille plutôt de lire quelques anecdotes chaque jour. Je dirais également que le public de ce livre est essentiellement jeune, entre deux âges.
En définitive, il s'agit d'un bon livre, pas transcendant certes, mais qui permet de prendre conscience d'une certaine réalité. Je salue le travail des auteurs et la référence à "Omar m'a tuer".
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
cleominecleomine   21 janvier 2012
Big Brother is watching you ? Pas vraiment. Aujourd'hui, nous enfilons nous-même nos bracelets électroniques pour nous épier mutuellement. Orwell, c'est du passé. Pas de Big Brother à l'ère de l'iPhone et de Facebook : nous sommes tous devenus des little brothers.
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IcyMedIcyMed   08 avril 2011
"Il y a deux ans, fouiner dans l’agenda d’Aline, c’était comme violer son journal intime ou pire, fouiller dans son sac. Maintenant son agenda est ouvert à tous ses amis sur Google. Google Agenda, c’est l’open space des agendas."
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CelkanaCelkana   23 février 2015
Grâce à nos iPhones et Blackberries, le 4/5, c'est bosser cinq jours pour le prix de quatre. Le temps restant est pour la famille, pas pour la femme. Pour un cinquième de son temps, Sophie est passée de working girl à desperate housewife. Sa promotion est bloquée, sa charge de travail demeure, sa famille lui prend son temps libre. Une belle affaire!
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c4lypsoc4lypso   02 mars 2015
Vanessa s’est créé un second profil : Miss Vaness. Désormais, il y a donc deux Vanessa sur Facebook :Vanessa Ducour, la gentille Vanessa Ducour, au beau sourire propre sur elle, en robe à fleurs avec dans ses contacts sa mère, sa tante, sa grand-mère et les amis des vieux.Et Miss Vaness, face B en cuir noir, splif au bec, main de son mec sur ses hanches à mimer le sexe. Une version plus trash, plus authentique… réservée à ses amis.
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MimimelieMimimelie   28 décembre 2016
S’appeler en direct n’a jamais été aussi compliqué. Du coup, on passe ses coups de fil dans les taxis, dans le métro ou avant de rentrer en salle de cinéma. Des appels éclairs bornés dans le temps aux portes de sortie rapide.
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