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Frédérique Renoust (Autre)
EAN : 9782278100569
256 pages
Didier Jeunesse (20/10/2021)
4.18/5   92 notes
Résumé :
Accusé d’avoir commis un crime monstrueux, Sacha profite d’un transfert en ambulance pour s’évader de prison. Pas le temps d'hésiter : la montagne sera sa planque ! Surtout qu’il a été élevé pour survivre seul en milieu hostile. Mais lorsque l’étau se resserre, Sacha doit se confronter à un choix bien plus difficile : faire confiance à quelqu’un pour la première fois de sa vie…
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
4,18

sur 92 notes
Autre roman découvert, via net galley, grâce à Didier Jeunesse : A corps perdu de Muriel Zürcher.
Accusé d'avoir commis un crime monstrueux, Sacha profite d'un transfert en ambulance pour s'évader de prison.
Pas ​le temps d'hésiter : la montagne sera sa planque ! Surtout qu'il a été élevé pour survivre seul en milieu hostile.
Mais lorsque l'étau se resserre, Sacha doit se confronter à un choix bien plus difficile : faire confiance à quelqu'un pour la première fois de sa vie…
A corps perdu est un roman pour ados contemporain qui m'a énormément touché.
Nous découvrons Sacha, accusé d'un crime monstrueux alors que la France et le monde entier sont touchés par la COVID-19. Il a une quinzaine d'années. Son père l'a élevé à la dure, dans des conditions effarantes ! Certes, ce n'est qu'un roman, mais imaginer qu'un enfant puisse vivre un truc pareil m'a fait mal au coeur. Certains passages m'ont révoltés.
Sacha a beau avoir commis quelque chose de grave (que nous découvrons au fur et à mesure que les pages se tournent), il est très attachant. Son histoire qui nous est relatée par petites touches, un peu comme un puzzle, est touchante.
Il a perdu sa maman quand il était petit ; elle s'est suicidée alors qu'elle travaillait à France Télécom. Son père s'en est occupé seul et l'a élevé à la dure. Son entrainement était pire que celui d'un champion ! Et personne n'a rien vu, ou alors ils ont préféré fermer les yeux..
Mais cette éducation fait t'elle de Sacha un monstre pour autant ?
La question se pose : ce jeune garçon, lynché de tous, et qui est coupable aux yeux des réseaux sociaux, est t-il réellement coupable de ce dont on l'accuse ?
Certes il y a des preuves, seulement sont t'elles vraiment fiables ?
En plus de Sacha, nous découvrons une jeune fille victime de grossophobie : Océane ; mais aussi une journaliste qui n'a pas froid aux yeux, son photographe, un vieux monsieur, des chiens..
Et la montagne, en toile de fond, importante avec son climat, son ambiance et ses jolis paysages.
Je ne vais pas en dire plus, je n'ai pas envie d'en dire trop sans le vouloir.
Tout m'a plu dans ce roman que j'ai lu quasiment d'une traite (à un moment il a quand même fallut que je le lâche pour aller travailler) et avec un immense plaisir.
J'aime beaucoup l'écriture de Muriel Zürcher, dont j'ai lu plusieurs romans, et je la relirais sans aucune hésitation.
A corps perdu est un excellent roman pour ados et adultes que je vous recommande et que je note, évidemment, cinq étoiles :)
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Sacha est élevé par son père suite au suicide de sa maman, mais son géniteur est un survivaliste qui croit à l'effondrement de la société et, il va lui donner une éducation , un entrainement physique inhumain(e)s. Il le conditionne avec ses théories de survie, il le déscolarise, lui apprend à se méfier du genre humains, des sentiments et surtout il l'entraine sans répit à manipuler des armes à feu, ou blanches, à apprendre par coeur les cartes IGN, il lui apprend même à voler pour se nourrir !
Sacha vient d'être accusé d'avoir fait du trafic de masques en période de Covid, il est emprisonné et à l'occasion de son transfert en ambulance il en profite pour s'évader et grimper en courant vers la montagne savoyarde.
Dans une ferme isolée, il va être accueilli par Hector : un berger qui garde à l'alpage des moutons, il va lui donner un chiot de la Patou qui garde les agneaux. Et, quand il sera rattrapé à nouveau par son père, le conditionnement, l'entrainement recommenceront mais il va se révolter quand ce dernier laisse volontairement tomber dans la ravine son chiot Marmot. Il part, vit une errance en s'aidant des dures leçons de son papa.
Une jeune fille, Océane souffre de sa grossophobie et des réflexions désobligeantes de sa mère, des mentalités qui l'empêchent de faire les études qu'elle désire, aussi elle accepte volontiers d'aller aider sa tante pour s'occuper des brebis loin de tous.
D'autre part, dans le roman, nous suivons une jeune et belle journaliste : Louise qui n'arrive pas à obtenir de son chef des articles de fond et, elle est obligée de rédiger des papiers sur des entretiens avec des chanteurs.
Plus tard, Sacha va tenter de revenir à le bergerie d'Hector car il est poursuivi comme étant le " monstre des masques ", il va y trouver Océane, Lali : la Patou qui a vieilli et qui le reconnait, peu à peu ces 2 adolescents vont apprendre à se connaitre, à s'apprécier, à se confier mutuellement leurs souffrances et à devenir de véritables amis !
Entre temps, Louise accompagnée de Julien le photographe s'est lancée sur la piste du monstre, elle recueille des témoignages, interroge ceux qui ont connu Sacha et elle est de + en + persuadée de l'innocence de l'adolescent, elle va , aux cotés de la police apporter des preuves à cet effet !
Ce serait dommage de vous dévoiler la fin de l'histoire de ces 3 héros !
Muriel Zürcher signe un beau roman dans le cadre magnifique de la Savoie , très agréable à lire sur des thèmes actuels avec des personnages attachants et elle démontre avec pédagogie les travers des préjugés de tous ordres qui rendent malheureux les êtres humains !
Avec mes remerciements à la Masse Critique de babelio et aux éditions "didier-jeunesse".
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Ce roman young adult commence avec Sacha, 15 ans, emprisonné pour une raison tellement monstrueuse qu'à sa première sortie dans la cour de la prison il est tabassé violemment par les autres détenus. Il profite alors de son transfert à l'hôpital pour s'évader et s'enfuit dans la montagne. On apprend alors qu'il connait toutes les techniques de survie car il a été élevé à la mort de sa mère par un père convaincu du grand effondrement qui l'a préparé de manière atroce. On ressent beaucoup d'empathie pour cet ado qui a souffert et n'a pas les codes de la société. Il croisera sur son chemin une jeune fille qui malgré les remarques constantes de ses proches sur son poids garde une joie de vivre et une combattivité à toute épreuve. Parviendra-t-il à baisser la garde ?
Cette histoire se dévore et est un vrai page turner. L'histoire est racontée de plusieurs points de vue dont celui de Louise, journaliste cantonnée aux interviews masculines du fait de sa grande beauté et qui aspire à être enfin reconnue pour ce qu'elle vaut. Les trois personnages sont touchants et quand tout s'accélère on ne peut que trembler pour eux.
Je ressors de cette lecture bouleversée et je me souviendrai longtemps de ce que le père de Sacha lui a fait endurer pour « le rendre plus fort ».
Je remercie NetGalley et les éditions Didier Jeunesse pour cette lecture marquante.
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Le regard de la société pèse parfois bien lourd sur les épaules d'une seule personne… et parfois de manière fort injuste, alors que ladite société devrait protéger et aider !

Un roman coup de poing sur plusieurs sujets hélas encore et toujours d'actualité : la maltraitance d'un enfant, la discrimination physique, l'emballement médiatique.

J'ai apprécié la construction du récit en une alternance de flash-back et de moments présents et un mélange de divers points de vue. Les chapitres titrés permettent de se situer dans le temps et dans l'espace, ainsi on ne perd jamais le fil de la narration. Les points de vue divergents sont essentiels pour saisir les enjeux et faire le tour de la question.
Seul bémol : un côté un peu trop didactique parfois.
C'est une histoire révoltante que celle de Sacha et plusieurs passages sont durs à lire, de véritables scènes de tortures mentales et psychologiques. Heureusement que les passages à la bergerie comportent davantage de poésie et de douceur humaine afin d'équilibrer.
Les personnages d'Océane et de Louise sont un peu plus ternes que celui de Sacha, moins développés. Je le regrette mais le format du livre ne permettait pas davantage.

Je crois que je garderai des images fortes de cette lecture que je partagerai volontiers avec mes jeunes lecteurs.
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Je ne suis pas près d'oublier Sacha. Et Océane, Hector, Lali, Marmot.
Quel roman ! Construit comme un puzzle, chaque chapitre ajoute une pièce, qui nous permet de deviner peu à peu le motif final.

Difficile donc d'en parler, au risque de trop en dévoiler.
En outre, aucun de mes mots, aucun résumé, ne pourrait parler suffisamment bien de la beauté de ce roman, de son intérêt, de sa profondeur, de son émotion.

D'entrée, on fait la connaissance de Sacha en prison, en attente de son procès, mais prêt à se faire démolir par ses "compagnons" de cellule, Sacha qui plaide coupable d'un crime grave voire horrible (et très ancré dans l'actualité). Sacha qui se barricade derrière les conseils reçus de son père, pour devenir plus dur, plus fort, plus inaccessible aux émotions. Sacha qu'on va deviner peu à peu avec un coeur gros comme ça, gamin massacré par la vie mais qu'on a tellement envie d'aimer.

On rencontre aussi Océane, 135 kg d'envie de vivre et de danser. Qui nous fera voir peu à peu que la maltraitance verbale d'une mère peut être aussi grave que celle physique d'un père.

Et Louise, la journaliste trop belle pour se sentir prise au sérieux. Et qui va devoir faire ses preuves.
On se doute que ces trois là finiront par se rencontrer, et ce ne sera anodin pour aucun, mais on avance en zig zag dans l'histoire avant d'en savoir plus.

Et on n'oubliera pas non plus Hector le berger, celui qui sauve, quasiment le pivot de l'histoire même s'il n'est plus là.

Si ce roman n'est pas linéaire, il est facile à suivre car le titre de chaque chapitre non seulement mentionne la date, mais la situe par rapport aux évènements déjà connus.

Malgré la profondeur, l'empathie et les émotions, il y a aussi un côté polar et thriller, d'abord pour deviner la vérité sur ce qui s'est réellement passé, puis pour savoir quelle sera l'issue.
J'avoue à un moment avoir craqué et être allée voir la fin, sans parvenir à prévoir si elle serait heureuse ou malheureuse. Incapable de continuer à lire calmement, j'ai préféré me faire une idée, plutôt que d'avaler les pages pour savoir.
Je supporte très difficilement la violence, même en roman. Donc le début m'a été difficile. Mais on s'attache vite à ce malheureux gamin, c'est un très beau roman.
À la fois intemporel (un gamin en grave maltraitance, une journaliste qui enquête) et très ancré dans notre année, avec les masques anti covid qui s'invitent dans le drame.

À titre personnel, j'ai bien aimé qu'on se promène de Chambéry à Novalaise, en passant par le Col de l'Épine !

Le résumé ne m'avait pas vraiment tentée, mais vu mon coup de coeur pour Robin des Graffs, je n'ai pas hésité, il fallait que je lise celui-ci, et il est encore plus fort, plus prenant.
Je trouve la couverture très belle.
Lien : https://livresjeunessejangel..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
La trahison déclencha un maelstrom de sentiments contraires.Le désespoir de voir sa confiance trompée par le seul être qui comptait pour lui cohabitait avec la colère face à ce traitement injuste qu'il n'avait rien fait pour mériter.L'incompréhension attisait sa confusion.
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La confiance, c’est perdre le contrôle, c’était la leçon du jour. Mais l’homme était vieux, Sacha entraîné au combat, et la perspective de manger valait toutes les entorses à la prudence. Et puis le chiot avait l’air si heureux… Aurait-il été si spontanément joyeux si l’homme était vraiment mauvais ?
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Les émotions, c'est le moteur de la vie. On ferait quoi sans elles ? On mourrait d'ennui.
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Pour que son fils dépasse ses limites, comme tous les sportifs de haut niveau, il fallait que la motivation dépasse sa fatigues. Et quelle meilleure motivation peut-on trouver que celle de faire cesser la douleur? Le père voulait que Sacha mobilise assez de force pour le frapper et tenter de se débarrasser de lui.
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Pourquoi tu crois qu'il y a des gens qui sautent en parachute, qui traversent des canyons sur un fil, ou qui font de l'escalade ? C'est pas pour mourir, c'est pour se sentir vivant. C'est ça, la liberté !
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Vidéo de Muriel Zürcher
Prévenir du harcèlement scolaire en classe est essentiel et indispensable. Mais comment faire ? Christian Millette, intervenant bien-être et harcèlement scolaire, revient sur son expérience et propose différentes idées pour lutter contre le harcèlement. Il s'appuie sur le roman Des bleus au cartable de Muriel Zürcher, publié chez Didier Jeunesse.
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