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ISBN : 9791035202507
Éditeur : Thierry Magnier (22/05/2019)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Alistair a 22 ans et sa mère lui a toujours défendu de sortir de chez eux. Trop dangereux. Pourtant, Alistair est bien décidé à vivre son rêve : aller sur la Lune. Mais comment faire, quand on n’a parlé à personne d’autre qu’à sa mère et qu’on n’est jamais allé plus loin que le pas de la porte de son appartement ?
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
book-en-stock
  29 juin 2019
On pense avoir à faire à un garçon de 10 ans pas très éveillé, il en 21. Il prend tout au pied de la lettre et avec la plus grande naïveté. Il va apprendre ce que c'est que rire et courir, se confronter aux autres pour la première fois.
A partir d'une histoire sordide et tragique, Muriel Zürcher parvient à nous offrir un condensé de bonne humeur et de joie de vivre, et elle nous incite à rêver davantage. Quelle est sa recette ?
C'est une histoire qui sonne juste et actuelle, qui résonne en nous d'une façon ou d'une autre. Il est impossible de ne pas s'impliquer émotionnellement !
On a tous eu des rêves inaccessibles.
On a tous subi des traumatismes marquants.
On a tous eu une âme d'enfant ; certains l'ont conservée intacte, d'autres l'ont enfoui au tréfond d'eux-mêmes, toutefois elle ne demande pas grand-chose pour rejaillir.
Notre regard sur le monde est très personnel, individuel. Chacun a une perception singulière de ce qui l'entoure. La confrontation à l'autre n'est pas des plus aisée, elle nécessite une certaine pratique. Et la perte d'un proche est tout aussi difficile, le deuil est plus ou moins long, passe souvent par l'étape du déni.
C'est cet ensemble de réflexions qui émerge de ma lecture … et il m'est délicat de la résumer en quelques lignes.
Des personnages variés, vrais et tendrement attachants jusqu'aux animaux. de bons mots savoureux, des dialogues truculents avec de nombreux qui pro quo. Un ton enjoué avec des passages très émouvants qui touchent notre corde sensible. Des situations cocasses, burlesques et également tragi-comiques. Une intrigue certes quelque peu édulcorée… cependant la thématique n'est-elle pas la force de croire en nos rêves ? alors pourquoi pas, après tout, se laisser porter par une dose de magie et un zest de fell good !
Je n'ai pas encore parlé de la couverture, très représentative du récit ; de la mise en page avec un compte à rebours comme pour un décollage ; l'alternance des points de vue avec des chapitres à la première personne (Alistair) et d'autres à la troisième personne (Yaro).
Je l'ai abordée en toute confiance car j'aime l'écriture de Muriel Zürcher. Aucun de ses romans ne m'a déçue à ce jour. Néanmoins je reste bluffée par ce nouveau roman : une merveille !
(Merci aux Editions Thierry Magnier et à babelio pour cette masse critique)
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DocteurVeggie
  28 juin 2019
J'entends souvent des plaintes à propos de la littérature jeunesse, que celle-ci est trop édulcorée ou qu'elle utilise des mots simples. Certains livres de littérature jeunesse manquent de saveur, mais ce n'est pas le cas de Et la lune, là-haut. J'y ai passé un moment enchanteur en apesanteur, dixit Calogero.
Cette histoire des temps modernes avec clairement des références aux années 2010 -2020, comme plus belle la vie, les anges de la télé-réalité est mélangée avec des références un peu plus anciennes ainsi qu'avec des termes scientifiques, Nous obtenons un véritable condensé d'histoire qui ressemble un peu à un conte, mais sans le chichi du conte de fées.
D'un coté, nous avons Alistair, blanc, toujours dans la lune, super protégé par sa mère, avec une intelligence supérieur et qui n'a rien connu du monde. de l'autre coté, nous avons Yago, noir, sans papiers, fin roublard et finaud. Les deux personnages sont le jour et la nuit, l'ombre et la lumière, mais étrangement plein de choses les unissent sans le savoir : le sentiment d'insécurité, le rêve, l'obstination etc.
Les deux compères se rencontrent par un concours de circonstances fort bien arrangé et ce qui devait être à la base une escarmouche se transforme petit à petit en une histoire d'amitié totalement improbable. Laurel et Hardy auraient sûrement appréciés.
Les personnages sont attachants et on ne peut qu'éprouver de l'empathie pour les personnages entre la gaucherie d'Alistair dont on a parfois envie de lui mettre des baffes et le comportement de Yago qui monte très facilement dans les tours.
La lecture du livre est fluide et on suit facilement le courant. L'autrice en profite également pour soulever aussi la violence institutionnelle dans une partie du livre, j'ai fortement apprécié que cela soit soulevé.
Ce livre est une véritable ode à notre humanité ainsi qu'à la différence et à ce qu'elle peut nous apporter. N'en déplaira aux racistes et aux suprématistes.
Merci encore à Babelio et aux éditions Thierry Magnier dont je ne connaissais pas l'existence. On apprend toujours un truc avec les Masses Critiques.
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Lagagne
  16 novembre 2019
Alistair se réveille et maman est morte. Il se renseigne un peu sur le net et décide de l'inhumer dans le canapé avec l'aide de l'aspirateur et d'une housse en plastique, pour qu'elle continue à regarder Plus Belle la Vie, et tente de joindre l'horloge parlante pour prévenir les proches du décès. Ok.... Là je me suis dit que le point de départ était particulier.
Et puis je suis entrée dans cette histoire particulière. Je me suis attachée à Alistair et Yaro. J'ai eu de la compassion pour l'isolement de l'un, pour la situation précaire de l'autre. J'ai été touché par leur amitié et leur parcours.
C'est une lecture lumineuse, simple et intelligente, qui fait du bien.
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SagnesSy
  09 juin 2019
Ce roman est un compte-à-rebours, un décompte de dix au décollage. 10, on rencontre les deux héros, Alistair et Yaro. Neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un, on passe avec eux par toutes les émotions. Puis on décolle, tous ensemble ! Qu'est-ce que ça fait du bien, un roman destiné aux ados (dès 13 ans) qui ravit tout autant les (grands) adultes ! J'ai pensé au Sauveur de Marie-Aude Murail, pour la manière dont tout s'imbrique parfaitement, comme dans une vie totalement idéalisée forcément, mais avec tellement de bonne humeur et de bienveillance qu'on en redemande. Alistair est un jeune adulte inadapté, mais il y a une raison à ceci et pas celle à laquelle on pense spontanément. Yaro est un débrouillard que la vie n'a pas du tout gâté. Leur rencontre aurait pu très mal tourner, elle se révélera plutôt miraculeuse. On parle ici de maths, de viser la lune, de sans-papiers, de mère (gravement) abusive (même animée par des intentions compréhensibles), de chien, chat, poisson rouge, j'en passe, on parle surtout de la façon dont nous sommes tous liés et de l'importance du « vivre ensemble ».
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cmillej
  15 janvier 2020
Grâce à Internet, Alistair est devenu un génie des sciences. Mais à 21 ans, il n'est jamais sorti de l'appartement où il vit avec sa mère, car cette dernière estime le monde extérieur trop dangereux. Alors Alistair a la maturité d'un petit garçon, et ne pense qu'à aller sur la Lune. le jour où sa mère meurt, il décide d'affronter le monde pour accomplir son rêve. C'est ainsi qu'il rencontre Yaro, 18 ans, sans-papiers, qui survie tant bien que mal grâce à de petites arnaques et qui pense avoir flairé la bonne affaire en la personne d'Alistair. Mais quand il comprend dans quelle galère il s'est fourré, il est déjà trop tard...
Un roman feel good, qui comporte pas mal d'invraisemblances mais reste agréable à lire. le road-trip des deux jeunes nous emporte dans des situations rocambolesques, qui permettent d'évoquer avec humour des sujets plus profonds : la relation parent-enfant, la folie, la différence et le regard des autres.
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critiques presse (1)
Ricochet   01 octobre 2019
Le lecteur oscille entre effarement, écœurement et admiration pour cette histoire brinquebalante qui lorgne pourtant vers les étoiles. Alistair et Yaro en sortiront grandis, prêts à continuer des existences forcément imprévisibles. Un roman singulier et maîtrisé.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   14 juin 2019
6 h 32, c’est l’heure à laquelle le réveil sonne (du lundi au vendredi sauf les jours fériés), mais j’attends toujours 34 pour me lever. Je n’oublie pas de rabaisser la lunette des WC. Après la douche, je m’habille. Maman déteste les joggings, alors je porte des pantalons larges en brun ou noir, ceux en velours avec des poches sur le côté et 3 % d’élasthane.
C’est en passant dans le couloir pour rejoindre la cuisine, à 7 h 02, que je remarque une absence. Ça ne sent pas le café.
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ArtiolaArtiola   20 juillet 2019
Il connaît ces moments où on est sûr de soi, où on se sent invulnérable. C’est toujours à cet instant précis que la vie décide de passer à l’attaque. De faire trébucher pendant l’évaluation d’athlétisme, de faire avaler de travers à la cantine quand LA fille vient de s’asseoir juste en face, de faire éternuer au moment de l’embrasser, de faire arrêter la famille alors qu’on avait presque oublié que ça risquait d’arriver. Ces attaques-là sont celles qui blessent, des égratignures au cœur qui, à force d’être répétées, finissent par ouvrir de larges plaies.
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letilleulletilleul   14 juin 2019
Pourquoi on appelle les clic-clac des clic-clac ? Quand je soulève l’assise en velours vert du canapé, il ne fait pas clic-clac, il grince un peu. Maman l’a acheté juste avant ma naissance, il y a vingt et un ans. Et c’était du solide, pas du premier prix. Même si elle l’a acheté en soldes, l’investissement devait durer pour la vie.
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ArtiolaArtiola   19 juillet 2019
Dégout + tristesse = pitié. Tu ressens de la pitié pour moi.
(…) Alistar a raison. Yaro a pitié de lui. Un gars tellement seul qu’il en est réduit à apprendre à décrypter les émotions sur Internet. Il n’a même pas eu un frère ou une sœur pour le changer de sa mère !
-Tu crois qu’on peut tout apprendre derrière son écran, mais tu te trompes, dit Yaro, les émotions… c’est pas scientifique, ça se vit avec les tripes. Faut que tu sortes, mec, faut que tu commences à vivre pour connaître tout ça.
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ArtiolaArtiola   20 juillet 2019
Grâce à mon expérience, je sais qu’il faut dire « asseyez-vous, je vous en prie » aux invités, parce que sinon ils restent debout et c’est gênant.
-Asseyez-vous, je vous en prie.
La dame s’assoit et tire sur sa jupe pour la faire descendre. Ses genoux sont collés l’un à l’autre, parce qu’ils ne faut pas montrer sa culotte, c’est une autre règle de politesse, qui est encore plus importante pour les hommes, surtout les Ecossais vu qu’ils ne portent pas de slips sous leurs kilts.
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Videos de Muriel Zürcher (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Muriel Zürcher
Lecture du livre pour enfants le Gang des Gigoteurs, de Muriel Zürcher, un livre interactif qui demande à l'enfant de réaliser quelques "épreuves" pour avancer dans l'histoire et qui développe leur motricité. Dès 3 ans. Illustré par Bérengère Delaporte. http://www.librairie-graine2.fr/albums-illustres/le-gang-des-gigoteurs
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