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ISBN : 2353660878
Éditeur : Eveil et découvertes (01/10/2011)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 31 notes)
Résumé :
La vie sous la Bulhavre est sévèrement réglementée. Aussi, le jour où Alkan bricole une planche à roulettes, il n'a d'autre choix pour la tester que d'enfreindre la règle du couvre-feu. Et c'est juché sur son engin qu'il heurte de plein fouet Liriana. Pire ! Il brise sa misphère, cet élément greffé sur le ventre à la naissance des enfants et contrôlé à distance par les tourneurs afin de réguler l'état de santé physique et psychique des habitants. Liriana lui révèle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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  08 janvier 2017
Un vrai coup de coeur pour cette dystopie (ou contre-utopie) !!
Le tourneur de page règne sur la Bulhavre depuis plus de 100 ans, monde qu'il a créé de toute pièce afin de préserver l'humanité. Or cette humanité vit privée de toute liberté, devant respecter quelques 10 000 règles ! Les personnes qui échappent à cela se retrouvent dans l'Outre-Monde et tentent de survivre, toujours pourchassés par les tourneurs.
Muriel Zürcher a fait preuve d'une belle imagination et nous emporte facilement avec elle dans cet univers singulier qu'elle sait nous faire apparaître. Son écriture est superbe : fluide dans l'enchainement des phrases et des différents moments du récit, précise dans le vocabulaire toujours adapté et même parfois créé (le monde des tourneurs par exemple), mais également très poétique dans les descriptions de la nature ou encore dans l'expression des sentiments.
La narration ne manque pas de cadence entre des périodes de calme et de bonheur, et des épisodes palpitants et pleins d'actions périlleuses. Les personnages sont particulièrement attachants ou repoussants selon qu'ils sont des tourneurs ou pas.
On pourrait penser que cette dystopie est très classique. Cependant, même si des éléments peuvent paraître semblables, ici rien n'est « forcé ». Les univers de la Bulhavre et de l'Outre-Monde sont on ne peut plus crédibles. L'auteur n'a pas eu besoin de recourir à de longues descriptions pour nous en convaincre. Il suffit de les évoquer et ce monde apparait.
Un bon premier tome qui ne se contente pas que d'exposer le lieu et les éléments de l'action. Il se passe de nombreux évènements marquants, l'histoire bat déjà son plein et plusieurs enjeux retiennent notre souffle.
J'ai une grande hâte à lire la suite…
Belle lecture que je recommande sans délai !
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Mikasabouquine
  09 août 2016
Une très bonne découverte!
Nous sommes dans un univers dystopique "classique". Restriction des libertés (et encore "restriction" le mot est faible pour ce livre!), règles strictes, environnement isolé, chacun est soumis et doit rester à sa place, le métissage est proscrit, tout est paramétré : le temps, les émotions, les souvenirs, la biologie, les repas (Les habitants ne mangent que des algues (beurk!) ou presque...)...etc
Pourtant, même si nous avons là tous les codes de la dystopie réunis, ce livre arrive quand même à se démarquer! Et ce n'est pas chose facile, car cet univers à la mode se développe de plus en plus et on y trouve souvent des répétions et/ou similitudes. C'est très certainement dû au fait (entres autres) que ce livre a 5 ans maintenant. Il est donc arrivé juste avant ou au début que ce genre prenne. Et il est vrai que lorsque j'ai trouvé que certains ouvrages dystopiques étaient du "déjà vu" c'était avec des livres récents.
Mais passons. L'originalité de ce livre n'est certainement pas dû qu'au fait qu'il soit "ancien". L'auteure a un réel talent d'imagination. Tout est très bien construit. L'écriture est fluide, riche et agréable. L'histoire tient la route et a vraiment "un truc en plus".
Nous avons détruit la nature. Et afin qu'elle puisse se régénérer, l'homme a compris (tout du moins ce fameux tourneur de page...) qu'elle ne pourrait le faire en notre présence. Pour que le monde puisse se reconstruire toute la population doit être mise à l'écart. Tous les humains ont donc été réuni sous la "bulhavre", une sorte de bulle de bonheur. C'est en tout cas ce que prônent les dizaines de milliers de règles que doivent respecter les gens sous cette bulle.
L'idée de base est vraiment bonne, la population n'a pas été isolée pour un test (ou autre) mais pour préserver la planète. Nous avons aussi le mystère qui flotte autour du tourneur de page, son rôle, qui est-il...etc
Ce monde a vraiment été très bien pensé par l'auteure, tout est précis que ce soit les descriptions de l'environnement ou les conditions de vie. Les termes sont très bien choisis également : tourneur de page, tourneurs-effaceurs, tourneurs-alphas...etc ainsi que les prénoms : Alkan, Tahar, Minda, Artelune, Adélou, Guitin, Awim...etc le tout forme un ensemble vraiment très immersif et cohérent.
Les personnages sont touchants et intéressants et nous avons une sacrée vraie méchante! Iriulnik est tout simplement abominable! Sa cruauté se révèle au fur et à mesure du livre et atteint son summun à la fin (en tout cas pour le tome 1). Je n'ose imaginer quelles atrocités elle va commettre dans les prochains volumes!
C'est un livre qui est vraiment génial pour les garçons je trouve (pour les filles aussi bien sûr, mais je m'explique). Il est rare de trouver dans le genre dytopique un personnages principal qui est un garçon. Et second point, il y a toujours (ou presque) une histoire d'amour plus ou moins invasive et/ou plus ou moins cucul la praline. (Genre d'histoire qui me fait craquer la plupart du temps! lol. Donc ce n'est pas une critique!). Mais pour le coup, les garçons doivent se coltiner 9 fois sur 10 ce genre d'histoire. Et là, rien de tout ça! Encore un point qui fait que ce livre se démarque.
Ce que j'ai aimé également, c'est le rythme. Les chapitres sont courts et l'on ne suit pas toujours Alkan (personnage principal) dans tous les chapitres. Nous suivons également d'autres personnages (sa famille, ses amis, ou encore la terrible Iriulnik!). Et l'alternance est toujours très bien faite. Ces 2 derniers points font de ce premier tome un récit dynamique.
Seul petit point négatif, même si je trouve que toutes les personnalités de ces ados sont crédibles, je ne peux que constater, en revanche, qu'ils ont quand même beaucoup de bol dans tout ce qu'ils entreprennent! Ils réussissent et excellent dans certaines de leurs actions les plus périlleuses alors que d'autres adultes ( un en particulier) bien plus rudement rodés qu'eux ont échoué. Cependant, ça ne les décrédibilise pas non plus car le fait que ce sont justement des ados les aide par moment. Et au vu de la fin, j'ai fini par me dire qu'ils n'ont pas tant de bol que ça finalement...
En conclusion, un très bon premier tome dont je lirai la suite! Et je me demande bien comment ça va se finir...!
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florencem
  21 décembre 2011
Je dois dire que ce fut une belle surprise. Il m'arrive pourtant très rarement de prendre goût à des histoires où se sont des enfants qui sont les héros. Sûrement parce que maintenant, j'ai beaucoup plus de difficultés à me mettre à leur place, à m'identifier à eux. J'avais beaucoup aimé les histoires des enfants Grace de la série "Les chroniques de Spiderwick" de Holly Black et Tony Diterlizzi. C'est pour cela que j'avais sélectionné "Le tourneur de page" dans le masse critique spécial jeunesse. Je m'étais dit qu'après tout, j'aurais peut-être la chance de découvrir un autre roman avec des héros plus jeunes qu'à l'accoutumé et qui me plairait. Muriel Zurcher a réussi son pari avec cette saga !
Le début de l'histoire, je dois quand même l'avouer, m'a fait douter. Je sais qu'il faut toujours planter son décor dans une histoire, mais je n'ai pas tout de suite accroché. Je me doutais bien sûr qu'avec la témérité d'Alkan, notre jeune héros, les choses se bousculeraient très rapidement. Mais il a fallu du temps avant que cela n'arrive. Même si sa rencontre avec Liriana se fait au bout de quelques pages. Puis, les choses se précipitent. Alkan découvre toutes les supercheries que cache son monde trop parfait, et lorsqu'on lui enlève son frère sans que ses parents réagissent, le jeune garçon n'a plus d'autre choix ! C'est cette personnalité-là qui m'a poussé à continuer l'aventure. Alkan malgré son jeune âge (on ne sait d'ailleurs pas quel âge ont les différents enfants de l'histoire - c'est assez perturbant en soit même si ça ne change pas grand chose, mais j'aurais aimé avoir une indication) a l'étoffe même du héros. Courageux, intrépide, ayant ses propres convictions. J'ai tout de suite beaucoup aimé ce petit bonhomme. Sans compter son amour inconditionné pour son jeune frère (chose que je comprends aisément et à laquelle j'ai pu m'identifier sans soucis). Tout part d'ailleurs de cet amour fraternel. Je ne sais pas si, sans Tahar, son jeune frère, Alken aurait été aussi loin... Je trouve d'ailleurs rafraichissant que Muriel Zurcher ait choisi de mettre cet amour-là comme moteur de l'histoire. J'ai beau chercher, je n'ai pas beaucoup de références littéraires qui ont le même schéma.
La Bulhavre en elle-même est aussi un concept que j'ai aimé. Enfin, je n'aime pas le concept de cette société aseptisé à l'extrême, mais plus le choix de partir d'une société si ordonnée et de préférer la renier pour retourner à une monde plus... chaotique. Au fil de ma lecture, et de part ma formation scientifique, je dois avouer que les actes et les choix du Tourneur de Page avaient, en quelque sorte, une cohérence. Sauvegarder l'humanité est d'ailleurs quelque chose que nous aurons, un jour ou l'autre, à envisager. Je n'ose pas imaginer les sacrifices et les décisions que devront prendre les personnes en charge d'une telle chose. C'est pour cela, que je crois que le Tourneur de page n'avait que des bonnes intentions au départ et qu'elles ont été perverties par la suite. J'ai hâte de voir comment les habitants de la Bulhavre réagiront quand tous les secrets qui entourent leur vie éclateront, car je l'espère, ce moment finira par arriver dans la saga.
J'ai aussi hâte Iriulnik prenne une bonne correction, et je reste polie ! Cette femme est une abomination, tout comme Rustor. Je n'arrive pas à comprendre comment de tels tyrans peuvent être au pouvoir alors qu'autant de personnes les détestent. Vous allez me dire qu'il y a tellement d'exemples dans notre monde à nous de ce genre de tyrans... Oui, je sais, mais ça n'empêche pas de ne pas comprendre. Sûrement parce que je vis dans un pays libre... Enfin, passons. Je pense que leur existence première à tous les deux est d'avoir des vrais méchants à haïr et ils sont parfaits dans ce rôle là !
Les habitants de l'Outre Monde... Tant de bonté malgré la pression constante et la cruauté qu'ils subissent de la part des tourneurs. J'apprécie ce choix. Qu'ils ne soient pas vengeurs, hargneux, vindicatifs. Ils pensent avant tout à survivre, ce qui vu leur situation est déjà beaucoup. L'accueil qu'ils ont réservé à Alkan et la place que l'enfant à pris me donne de l'espoir quand à la suite des aventures. Je me dis que ce petit peuple pourra changer les choses quand ils décideront d'agir. J'ai aussi hâte de voir plus souvent les abominables ! Je suis très curieuse de savoir qui ils sont vraiment, et s'ils vont prendre part à la futur guerre qui ne peut qu'avoir lieu. Les cinq enfants qui forment notre petit groupe de héros devraient être le lien qui fera basculer les frontières avec ce peuple qui s'apparentent beaucoup à de grands singes... Oui je suis curieuse à l'extrême de leur identité !
Il est vrai d'ailleurs, en parlant de nos héros, que les enfants sont souvent la source de changements. Ils arrivent à franchir des barrières qui nous semblent infranchissables en étant adultes. C'est peut-être ce côté là qui me plait finalement. Leur courage, leur enchantement, leur naïveté... Leur capacité à nous émerveiller.
J'attends donc le tome 2 avec impatience ! Merci à Babelio pour m'avoir permis de découvrir ce petit bonheur littéraire !
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odin062
  16 décembre 2011
Une nouvelle fois, je remercie Babelio et les éditions « éveil & découverte » pour cette version jeunesse de Masse critique qui une nouvelle fois m'a fait voyager dans un monde inconnu mais très plaisant !
Un bel ouvrage ce livre, au format poche avec la qualité d'un livre broché ! Si j'avais une critique négative à faire sur le support, c'est bien les quelques fautes de frappes qui parsèment le livre ainsi que les pages en doubles (369 à 376 par exemple), surement un problème d'impression.
Venons-en à l'oeuvre en elle-même, voilà bien longtemps que je ne lis plus de livre jeunesse, l'auteur m'est totalement inconnue et la maison d'édition tout autant. Ceux-ci dit, malgré sa pauvre bibliographie, Muriel Zürcher à un imaginaire débordant et un talent pour transformer celui-ci en mots.
Quelle histoire ! Pour résumer rapidement, c'est l'histoire de deux frères qui vivent dans un monde parfait sous terre appelé la Bulhavre. Un monde parfait ? Pas totalement, il existe, comme partout, des imperfections, complots derrière cette façade. On est donc emporté par la découverte de ce nouveau lieu, la découverte de son fonctionnement et même la découverte de l'outre-monde proche, c'est-à-dire le monde à la surface. Autant dire que les idées pour le prochain tôme ne doivent pas être compliquée à trouver tant on ne connait pas en entier le vaste outre-monde et même la vaste Bulhavre.
Tout cela pour dire que ce livre est riche, riche en rebondissements, riche en personnages, riche en action… On ne s'ennuie pas une seconde et on comprend bien que ce livre, assez court, conviendra parfaitement à un public jeune adolescent se lançant dans la lecture de roman hors scolaire. Au-delà de ça, une critique de notre société, environnementalement parlant est présente ainsi que des scènes assez violentes montrant la cruauté de l'Homme. Une contre-utopie qui je pense pourrait attirer certains adultes en quête de jeunesse.
Quand j'ai reçu le livre, il était écrit « Vous ne le lâcherez qu'à la dernière page ! » et en effet, il est tellement captivant que je ne l'ai pas lâché jusqu'à la dernière page. Un livre qui se lit tout seul, sans se forcer et sans bloquer. Un livre que je vous conseille vivement.
Vivement le prochain tôme ! (Oui la fin est frustrante !)
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verobleue
  22 décembre 2011
La Bulhavre est un pays où les enfants ont une destinée toute tracée. Ils connaissent par coeur les 10 000 règles du manuel de vie. « Dire, répéter, redire, réciter. Jour après jour, année après année, les enfants apprenaient par coeur les dix mille règles du manuel. Ainsi, ils grandissaient. Blancs, noirs ou cuivrés, ils quittaient la Bulhavre des familles pour rejoindre celle des jeunes de leur couleur. Et quand l'âge de procréer arrivait, le Tourneur de Page assemblait les couples et leur octroyait une maison. Deux parents, deux enfants forment une famille. Une belle destinée pour conserver l'équilibre parfait de la population et de sa diversité. »
« Tu ne mêleras pas ton sang à celui d'un être différent » « Pour conserver les caractéristiques de chaque race humaine, la Bulhavre était divisée. Les familles d'un côté, les jeunes de l'autre, les officiels au milieu sans oublier les fins de vie à l'extrémité. Mais surtout la préservation des couleurs de peau était importante. Les noirs, les blancs, les cuivrés. Chacun avait son quartier réservé. Cette règle garantit l'équilibre de la population de Bulhavre. »
Tout est régulé en Bulhavre même le temps : « La pluie tombait le mercredi et le samedi soir. Sous la Bulhavre, chaque semaine, de chaque année, tout au long de la vie, le rythme de la pluie est identique. »
Alkan s'ennuie dans la monotonie de son quotidien « Il rêvait de quelque chose de différent, d'une journée qui ne serait pas pareille à la précédente. Sa vie était si prévisible qu'il craignait un jour de ne plus différentier la veille du sommeil »
Il en arrive à braver des interdits : il construit une planche à roulettes qu'il a essaie avant 213, la règle de l'heure du couvre-feu pour ne pas être découvert et par hasard, rencontre Liriana, une renégate de l'Outre-Monde.
Tahar, son frère, passe son temps à s'empêcher de dessiner. « Personne ne saurait représenter la vie » reprend une des règles du manuel mais Tahar dessine, c'est plus fort que lui : impossible de réfréner son envie. A la quatrième transgression en un mois, sa mère le dénonce et il disparaît.
Personne ne le remarque à cause de la misphère. Sauf Alkan qui a cassé la sienne lors de son expédition en planche à roulettes. « La misphère, cette petite bille greffée à la naissance sur le nombril des habitants, permettait aux tourneurs de programmer et maîtriser le fonctionnement des organes du corps et notamment le cerveau et les hormones. Avec elle, rien de plus simple que d'effacer douleur, tristesse ou malheur »
Cette disparition sera le moteur des actes d'Alkan. Il va rechercher son frère par tous les moyens, même si pour cela il doit lui aussi devenir un renégat. « La vie était possible en dehors de la Bulhavre. Liriana le lui avait prouvé. »
Le Tourneur de Page de Muriel Zürcher, premier tome : Passage en Outre-monde est un roman destiné aux préados, 11 ans et +. Il m'a été permis de le découvrir grâce à Masse Critique Littérature Jeunesse et les éditions Eveil et Découvertes. Je les en remercie.
Je me suis bien amusée à lire cette histoire qui comportera certainement d'autres tomes. On y retrouve tout ce qui peut intéresser: un univers riche avec des protagonistes attachants, des territoires inconnus à explorer, des lois à transgresser.
Sans nul doute, vous passerez un bon moment à lire ce premier épisode et vous attendrez avec impatience, tout comme moi, de pouvoir découvrir la suite.
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critiques presse (2)
Telerama   18 janvier 2012
On suit avec bonheur leur prise de conscience progressive, et le roman, fort divertissant, distille en sourdine une véritable réflexion philosophique et politique. Bref, on tourne les pages !
Lire la critique sur le site : Telerama
HistoiresSansFin   28 novembre 2011
Le Tourneur de Page est une véritable petite réussite. Tous les codes du genre y sont présentés : Une société ultra-contrôlée qui n’y fait pas attention, un héros qui se « réveille » à cette réalité, des résistants, etc… [...] Une agréable façon, donc, d’aborder ce genre si particulier qui, sans le dire directement, nous fait une sorte de signal de ce qui pourrait se passer dans un avenir… pas si lointain.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
florencemflorencem   23 décembre 2011
Mais chez Tahar, cet apprentissage semblait n'avoir pas de prise. C'était plus fort que lui. Impossible de réprimer son envie de dessiner. Rien ne pouvait empêcher sa main de tracer des silhouettes et des visages inconnus. Sa volonté n'était pas de taille à lutter. Son instinct triomphait.
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florencemflorencem   23 décembre 2011
Mais son indifférence était feinte. Comme cette chance de nouveauté le tentait ! Plus encore qu'il n'osait se l'avouer. La colère de sa mère avait déclenché une prise de conscience brutale. Il savait que jamais il ne pourrait se soustraire aux règles, à la vie triste et soigneusement balisée qui l'attendait.
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chardonettechardonette   26 octobre 2012
Guitin fit un pas, un autre et accéléra. Il savait que chaque pas le rapprochait d'Iriulnik et Rustor. Et pourtant, il avançait, pressé. Car chaque pas qu'il faisait, éloignait le tourneur de ses parents. Guitin leur offrait la seule minime chance de survie possible. Au risque d'u perdre la sienne.
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florencemflorencem   23 décembre 2011
Ne voyaient-ils pas qu'il avait mal à s'en faire exploser la poitrine, son cœur tordu en tout sens par une main de fer ? Sa tête brassait des pensées contradictoires. Tantôt, la haine prenait le pas sur l'amour qu'il leur portait. Tantôt, il les regardait comme il l'aurait fait d'une espèce humaine inconnue. Ses parents étaient des victimes, trahis par un système qui pouvait leur enlever un fils aussi facilement qu'un bambou du jardin.
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LesLecturesDeCledesolLesLecturesDeCledesol   23 mai 2013
"– Allons, allons, mon garçon, sois raisonnable ! Je n’aimerais pas recommencer comme lors du dernier interrogatoire. Un brave type venu chercher son potentiel de fils. J’ai dû changer mon tapis tellement il était taché de sang. Tu ne voudrais pas salir mon tapis, n’est-ce pas ? Tu parleras de toute façon. Un conseil : fais-le maintenant !"
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Videos de Muriel Zürcher (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Muriel Zürcher
Lecture du livre pour enfants le Gang des Gigoteurs, de Muriel Zürcher, un livre interactif qui demande à l'enfant de réaliser quelques "épreuves" pour avancer dans l'histoire et qui développe leur motricité. Dès 3 ans. Illustré par Bérengère Delaporte. http://www.librairie-graine2.fr/albums-illustres/le-gang-des-gigoteurs
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