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Dominique Autrand (Traducteur)
ISBN : 2253140589
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 124 notes)
Résumé :
L'Amérique, chacun le sait, aurait dû s'appeler Colombie. Amerigo Vespucci, qui lui donna son nom, n'avait en rien contribué à sa découverte, ni même revendiqué ce privilège. Alors, pourquoi lui ?
Dans cet essai écrit en 1941 - alors même qu'il s'installe en Amérique -, Stefan Zweig reconstitue l'enchevêtrement des circonstances, des hasards, des malentendus qui sont à l'origine de cette étrange erreur.
Jeu d'érudit ? Pur délassement intellectuel ? On ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  11 novembre 2013
Habituellement fan des biographies, nouvelles et autres romans du génial Stefan Zweig, je suis un peu embêtée au moment de rédiger cette critique de son enquête historique Amerigo... Embêtée parce que cette critique ne peut qu'être mitigée...
Rien à dire sur le fond et le style, qui me plaisent toujours autant. En revanche, pourquoi cette forme artificielle de l'enquête historique et ces circonvolutions sans fin sur le caractère honnête ou malhonnête d'Amerigo Vespucci ? Plus de 500 ans après les faits, nous aurons de toute façon du mal à nous faire notre propre idée... Bref, l'enquête a beau être brève avec ses 121 pages, elle était encore trop longue de 50 pages un peu verbeuses à mes yeux !
Pourtant, le sujet est vraiment intéressant : pourquoi l'Amerique porte-t-elle le nom d'Amerigo Vespucci alors même qu'il n'a pas du tout participé à sa découverte ? Cette information ne va pas changer votre vie d'homme ou de femme moderne, c'est sûr, mais elle donne lieu ici à des développements brillants et érudits, à lire par pur plaisir intellectuel, ou pour briller dans les dîners.
Cette dénomination est le fruit d'une suite de hasards et de coïncidences historiques, sans qu'Amerigo ne soit ni un grand navigateur ni un grand imposteur... Il a eu le mérite de réaliser en premier que cette terre atteinte par Christophe Colomb n'était pas un morceau d'Asie, mais bien un 'monde nouveau', et d'écrire des lettres à son patron Médicis sur ce thème.
Dans l'effervescence des découvertes et de leur diffusion, ses écrits ont été repris, déformés, transformés... jusqu'à ce qu'un petit géographe de Saint-Dié veuille intégrer ce 'monde nouveau' à la cartographie de Ptolémée et propose pour cela l'appellation Amérique, sans chercher plus loin que le bout de son 'monde nouveau'.
Amerigo était sans conteste au bon endroit au bon moment, mais Zweig aurait peut-être pu le raconter plus directement et simplement.
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Moan
  30 octobre 2012
Dans Amerigo, Stefan Zweig répond à la question :" Pourquoi a-t-on utilisé , pour baptiser cette partie du monde, le prénom d'Amerigo Vespucci?"
"Parce que Vespucci a découvert l'Amérique? Il ne l'a nullement découverte! Parce qu'il a été le premier à fouler le sol du continent, et non seulement des îles de la côte? Non, ce n'est pas non plus pour cette raison, car ce n'est pas Vespucci qui a posé le pied le premier sur le continent américain, mais Colomb et Sébastien Cabot. Dans ce cas, peut-être a-t-il abusivement prétendu avoir été le premier à aborder ces terres? Non,Vespucci n'a jamais revendiqué ce privilège auprès d'aucune instance. S'agirait-il donc d'un savant, d'un cartographe qui, pour satisfaire son ambition, aurait proposé que l'on donnât son nom à cette nouvelle terre? Non,il n'a jamais agit de la sorte non plus, et n'a même vraisemblablement jamais rien su de l'usage qui était fait de son nom."
C'est cette histoire pleine de hasards, d'erreurs et de malentendus , que raconte Stefan Zweig. Il reconstitue la vie d'Amerigo Vespucci et ce que son entourage en a fait, pour arriver à une conclusion que j'ai bien appréciée.
Son écriture m'a emportée de la première à la dernière page. C'est avec plaisir que j'ai fait un petit retour depuis l'an 1000 avant de plonger dans cette époque des grandes découvertes!
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dourvach
  01 juillet 2017
"Amerigo" oder "Die Geschichte eines historischen Irrtums" (Allez on vous traduit : "L'histoire d'une erreur historique"... et rien d'une mystification, vous allez voir !).
Ou... comment des approximations savantes forgées par un tout petit cercle d'intellectuels dans leur minuscule Duché de Lorraine (tapi au coeur aujourd'hui oublié des Vosges : Saint-Dié) ont fabriqué le nom et la mythologie d'un continent... Une histoire incroyable.
Nous ne saurons "presque" rien - du moins pas grand chose (informations biographiques parcellaires ou perdues... à l'instar du destin injuste de ces centaines de tragédies d'Eschyle et Sophocle dont les copies-papyrus furent certainement saccagés et brûlés à Alexandrie au IIIème siècle après J.-C.) - de la petite vie tranquille mais "un moment aventureuse" du brave Amerigo Vespucci... oui, malgré l'ultime chapitre qui fera le point sur la "question Amerigo"...
Nous apprendrons en revanche beaucoup sur les mentalités et la circulation hasardeuse de l'information à la fin du Moyen âge, en ce début des "Temps modernes" post-colombiens (qualifiés parfois de "Renaissance") ... et encore un peu plus sur le charisme de cet imprimeur et ses compères "ès approximations", lettrés et artisans si enthousiastes du début du XVIème siècle...
Un tout petit livre passionnant et un essai historique magistral - fort rapidement lu (sept chapitres) - du grand et prolifique Stefan Zweig (1841-1942), dont le génie a trop tôt disparu : l'entière faute de ces incultes, sinistres crétins (et bien sûr criminels) de Nazis...
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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Blandine54
  28 août 2017
Je ne m'étais jamais demandée pourquoi le continent américain a été baptisé ainsi et je n'avais jamais entendu parler d'Amerigo Vespucci.
Stefan Zweig a grandement comblé mes lacunes grâce à son essai historique "Amerigo". Ce court récit nous permet de comprendre comment Amerigo Vespucci contemporain de Christophe Colomb s'est vu attribué la découverte de l'Amérique qui a été donc baptisée ainsi en son honneur.
Stefan Sweig nous indique comme dans une enquête les différentes pistes possibles pour expliquer ce malentendu historique.
Un petit cours d'histoire très plaisant avec le charme de l'écriture de Stefan Zweig.
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LeoSRoss
  20 août 2017
Comment l'Amérique a gagné son nom, par l'histoire d'hommes que le sort tire de l'oubli. Dans cette superbe petite biographie d'Amerigo Vespucci, Stefan Zweig établit déjà en préambule ce que réaffirmera Yuval Harari dans « Sapiens, Une brève histoire de l'humanité » : l'explication de l'expansion universelle de l'Europe à partir de la fin du XVe siècle (« plus de découvertes que pendant les mille ans qui ont précédé », dit Zweig, p. 23), a eu pour moteur le fait que les Européens ont été la seule grande civilisation (comparée aux Perses, aux Indiens, aux Chinois…) à assumer qu'ils ignoraient la plupart des choses du monde. Malgré les pouvoirs, les dogmes, malgré la théologie, malgré les mandarins. Assumer qu'on ne sait pas vraiment ce qu'il y a par-delà l'horizon de la Mare tenebrosum qu'évoque Zweig au début, au-delà de Gibraltar. Et un de ces jours, y aller voir. Refuser de « vivre dans un espace qu'il ne connaît pas ; enfermé dans un monde dont il ne découvrira jamais les dimensions ni la forme » (p. 15).
Alors Amerigo Vespucci voyage, écrit des lettres, et c'est leur titre qui fera le reste : Mundus novus (p. 32). Ce n'était peut-être pas un grand navigateur, ni un grand géographe, ni un grand écrivain – quoique, qu'en savons-nous vraiment ? – nous savons, nous, combien l'histoire peut plonger dans l'ombre ceux qui méritaient la lumière et glorifier ceux qui auraient dû rester anonymes – mais peu importe, Amerigo a été le premier à écrire et faire savoir : ce monde est nouveau. Nous nous sommes trompés. Ce ne sont ni les Indes ni le Japon. C'est autre chose. Assumer et reconnaître notre ignorance. Très socratique renaissance.
Ce sur quoi Zweig met le doigt avec Amerigo, c'est bien cet essentiel au-delà de la technique : « toute découverte, toute invention ne tient pas tant sa valeur de celui qui la réalise que de celui qui en comprend toute la signification, toute la force opérante » (p. 35).
Et c'est bien par le verbe que se trame cette « grande comédie des méprises » (p. 41) : un imprimeur réunit les trente-deux pages d'Amerigo, ajoute d'autres récits et attribue le tout à Vespucci. Un titre, nouveau monde, un auteur, l'association se répand en Europe, et malgré le Florentin, à son insu, la paternité de l'Amérique lui vient. Pour preuve de son innocence, Colomb lui conserve toute son amitié…
Après l'imprimeur vient le cartographe. C'est un jeune homme de vingt-sept ans – Martin Valdseemüller – géographe à Saint-Dié, dans les Vosges, qui se méprend et attribue la paternité de la découverte de l'Amérique à Vespucci. Plus tard il se rendra compte de son erreur et essaiera de la corriger sur d'autres textes, d'autres cartes. Mais trop tard, un nom sera né. Il aura nommé l'Amérique.
Amerigo était un marchand. Comme tous les explorateurs de cette époque, les motivations commerciales étaient au coeur de leur désir d'horizon, même si les humanistes mettront Vespucci sur un piédestal. Mais quand même : « il n'a pas martyrisé des hommes et détruit des royaumes comme tous les autres conquistadors criminels : il a observé les peuples étrangers en humaniste, en érudit, décrivant leur moeurs et leurs coutumes sans les glorifier ni les blâmer » (p. 69).
Enfin, mais ça je l'avais déjà vu dans le superbe « Magellan » de Zweig, nous ne pouvons qu'avoir une bizarre nostalgie de cette lointaine époque que nous n'avons pas connue : « cette époque de découvertes donne à l'audacieux qui ose mettre sa vie en jeu une occasion unique d'acquérir gloire et richesse ; c'est une époque faite pour les aventuriers et les amateurs de risques, une époque telle que le monde n'en a pratiquement plus connu depuis. » (p. 112).
De cette improbable histoire du nom d'un continent, Zweig en tire la grande leçon : « jamais un acte n'est décisif par lui-même ; ce qui compte c'est la connaissance de cet acte, et ses conséquences » (p. 121).
Alors, finalement, ce nom venu par une incroyable série de hasards et de méprises ? « l'Amérique ne doit pas avoir honte de son nom de baptême. C'est celui d'un homme intègre et courageux qui, à l'âge de cinquante ans, s'est risqué par trois fois, sur des bateaux minuscules, sur l'océan inexploré, un de ces « marins inconnus » qui à l'époque exposaient leurs vies par centaines, s'offrant à l'aventure et au danger. Et peut-être le nom d'un homme ordinaire comme celui-là, le nom d'un homme appartenant à la cohorte anonyme des braves, est-il mieux adapté à un pays démocratique que celui d'un roi ou d'un conquistador. C'est en tout cas plus adéquat que si l'on avait appelé l'Amérique Indes occidentales ou Nouvelle-Angleterre, ou encore Nouvelle-Espagne ou Terre de Santa Cruz. Ce n'est pas par la volonté d'un être humain que ce nom très mortel a franchi le seuil de l'immortalité […]. Ainsi utilisons-nous aujourd'hui comme le seul véritable, le seul concevable, ce mot qu'un hasard aveugle se plut à imaginer par jeu, ce mot sonore, ce mot vibrant : ʺAmériqueʺ ». (p 122).
--
Merci à N.-L. pour avoir recommandé ce livre à son père, qui m'en a ensuite parlé avec enthousiasme, ce qui m'a incité à m'y plonger sérieusement.
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   27 août 2016
Un des premiers possesseurs de la Cosmographiae Introductio en Espagne était, comme on en a la preuve (l'exemplaire annoté de sa main a été conservé jusqu’à nos jours), Fernando Colomb, le fils de l'amiral. Non seulement il a lu ce livre où l'on affirme, contre toute vérité, que Vespucci a foulé avant Colomb le sol du continent, mais il y a inscrit en marge ses propres remarques – dans ce livre où apparaît pour la première fois la proposition de nommer Amérique la nouvelle terre. Or, curieusement, dans la biographie de son père où il s'en prend à tout le monde, accusant chacun d'avoir été jaloux de celui-ci, il n'a pas un seul mot d'inimitié quand il évoque Vespucci. […] … rien ne parle plus clairement en faveur de l'innocence de Vespucci que le silence du fils sur cette malheureuse attribution qui priva son père de la gloire de voir désigné par son nom le monde qu’il avait découvert...

2854 – [Le livre de poche n° 14058, p. 108]
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JcequejelisJcequejelis   20 août 2016
Bermuda a été baptisée par référence à Juan Bermùdez, la Tasmanie d'après Tasman, l’île de Fernando Po d'après Ferdinand Po. Pourquoi cette nouvelle terre en porterait-t-elle pas le nom de celui qui en a divulgué la découverte ? C'est un geste de reconnaissance à l'égard d'un érudit qui le premier – tel est le mérite historique de Vespucci – a avancé la thèse que ces régions récemment découvertes n’appartenaient pas à l'Asie mais constituaient une nouvelle partie du monde, quartam pars mundi. En attribuant, de bonne foi, cet honneur à Vespucci, le brave Waldseemüller ne soupçonne nullement qu'il est en train de lui adjuger, au lieu de cette présumée île dénommée Terra sacta crucis, un continent tout entier qui s'étend du Labrador à la Patagonie, spoliant par la même Christophe Colomb, le véritable découvreur. Mais comment pourrait-il s'en douter quand Colomb lui-même l’ignore, qui soutient avec flamme que Cuba est la Chine et Haïti le Japon ?

2849 – [Le Livre de poche n° 14058, p. 55]
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JcequejelisJcequejelis   26 août 2016
… ce n'est pas l’appât de l'or et de l'argent qui … a lancé [Vespucci] à la conquête de l'océan, comme tous les autres, mais le pur plaisir de l'exploration. Il n'a pas martyrisé des hommes et détruit des royaumes comme tous les conquistadores criminels : il a observé les peuples étrangers en humaniste, en érudit, décrivant leurs mœurs et leurs coutumes sans les glorifier et les blâmer ; en sage élève de Ptolémée et des grands philosophes, il a observé la course des nouvelles étoiles et exploré les mers et les terres pour découvrir leurs merveilles et leurs secrets. Ce n'est pas un hasard aveugle qui l'a guidé, mais une connaissance rigoureuse des mathématiques et de l'astronomie – oui, clament les érudits, il est bien l’un des leurs, homo humanus, un humaniste ! Il sait écrire et, qui plus est, écrire le latin, la seule langue qu'ils jugent apte à exprimer les choses de l’esprit ; il a sauvé l'honneur de la science en la servant, elle, au lieu de succomber à l'attrait du gain et de l'argent. Chacun des chroniqueurs de son époque commence par une révérence avant de citer le nom de Vespucci, aussi bien Pierre Martyr que Ramus et Oviedo ; et comme ils ne sont pas plus d'une douzaine d'érudits à éclairer leur temps, Vespucci passe pour le plus grand navigateur du siècle.

2853 – [Le livre de poche n° 14058, p. 69]
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MoanMoan   30 octobre 2012
C'est Vespucci qui, le premier, en réfutant l'hypothèse que ce nouveau continent fût l'Inde et en affirmant clairement qu'il s'agissait d'un nouveau monde, introduit de nouvelles dimensions, qui restent valables aujourd'hui.
Vespucci parachève bel et bien la découverte de l'Amérique, car toute découverte, toute invention ne tient pas tant sa valeur de celui qui la réalise que de celui qui en comprend toute la signification, toute la force opérante; si le mérite de l'exploit revient à Colomb, c'est à Vespucci que revient, à travers ses quelques phrases, celui, historique, de son interprétation.
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JcequejelisJcequejelis   23 août 2016
Deux tombes discrètes à Séville et Valladolid. Deux hommes qui se sont souvent rencontrés au cours de leur vie sans jamais se haïr ni chercher à s'éviter. Deux hommes animés du même esprit de curiosité créatrice et qui se sont aidés l'un l'autre sur leurs chemins, loyalement et de bon cœur. Et sur leurs tombes va pourtant s’élever la querelle la plus acharnée. Sans qu'ils s'en doutent, la gloire de l'un va lutter contre celle de l'autre ; le malentendu, l'incompréhension, la manie de l'investigation et les ergoties personnelles ne vont pas cesser d'attiser entre les deux grands navigateurs une rivalité qui n'a jamais existé de leur vivant. Mais ils ne percevront pas plus cette bruyante querelle qu'ils ne perçoivent le vent qui souffle au-dessus de leurs tombes, porteur de paroles incompréhensibles.

2850 – [Le livre de poche n° 14058, p. 63]
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Videos de Stefan Zweig (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stefan Zweig
Marie-Antoinette: Livre audio 2CD MP3 Livre audio de Stefan Zweig et Laurent Jacquet aux éditions Audiolib
Le cynisme de la boutade aura beaucoup fait pour la fâcheuse réputation de Marie-Antoinette. Des Parisiens affamés, elle aurait dit : « Ils n'ont pas de pain ? Qu'ils mangent de la brioche ! » Mot très certainement apocryphe, mais révélateur du portrait de femme futile et débauchée qui fut fait de l? « Autrichienne » après la Révolution. Zweig, s'appuyant sur les archives de l'Empire autrichien, retrace avec pénétration l'évolution de cette trop jeune reine de 15 ans, que la faiblesse de Louis XVI va précipiter dans un tourbillon de fêtes avant de la vouer à la guillotine.
La lecture de Laurent Jacquet, mêlant sensibilité et rigueur, rend pleinement justice aux exceptionnelles qualités de biographe de Stefan Zweig.
http://www.lagriffenoire.com/74931-article_recherche-marie-antoinette.html

Marie Stuart de Stefan Zweig - Lu par : Eric Génovèse aux éditions CdLEditions
Reine d'Ecosse à la mort de son père, en 1542, alors qu'elle n'a que six jours et reine de France à dix-sept ans, après son mariage avec François II, Marie Stuart est une des figures les plus romanesques de l'histoire. Veuve en 1560, elle rentre en Ecosse et épouse Lord Darnley, avec qui elle ne s'entend bientôt plus. Elle devient la maîtresse de Bothwell - une liaison qui entraînera sa perte. Lorsque Bothwell assassine Darnley, l'horreur causée dans le pays par ce forfait est si grande que Bothwell est exilé : Marie Stuart doit se réfugier auprès de sa rivale Elisabeth Ière, reine d'Angleterre. Celle-ci la gardera captive vingt ans, jusqu'au jour où, tombant dans le piège d'une conspiration contre la vie d'Elisabeth, la malheureuse Marie est condamnée à mort.
Parée de mille grâces par les uns, peinte comme une criminelle par les autres, chacun reconnaît en Marie Stuart une victime, dont l'énergie dans l'épreuve et la fierté devant la mort furent admirables. Il fallait un esprit libre et l'immense talent de Stefan Zweig pour faire revivre en toute justice la femme et la reine si cruellement unies par le destin. Sans négliger aucun des témoignages ni des travaux qui l'ont précédé, éclairant en grand psychologue les caractères des personnages de ce drame, reconstituant avec une minutieuse exactitude cette époque pleine de bruit et de fureur, Stefan Zweig a réussi pour Marie Stuart à concilier rigueur de scientifique et passion de l'artiste.

Magellan ( 1 CD MP3) de Stefan Zweig aux éditions le Livre Qui Parle
Portugais de petite noblesse, simple marin, Magellan apprendra sous le commandement de l amiral Almeira, combattra en mer, aux Indes ; sera plusieurs fois blessé. La mer, la route des épices, il connaît, se passionne pour. «Il ne savait ni sourire, ni plaire, ni se rendre agréable ; il était en outre incapable d exposer ses idées avec éloquence». Peu loquace, renfermé, retranché dans son isolement, cet éternel solitaire créait autour de lui une glaciale atmosphère de gêne et de méfiance. Il montera pourtant une expédition avec 5 navires et 250 hommes, sous l égide du roi Carlos 1er (Charles Quint). le récit tant du montage de l expédition que du périple en lui-même est haut en couleurs, plein de rebondissements, passionnant. On le dévore comme le meilleur des romans d aventures. On est là, à bord du bateau amiral, déplorant les altercations avec les 3 capitaines Espagnols ; on vibre au rythme des flots, des grains, des tempêtes ; on hurle parfois à l incompréhension ; on se rebiffe devant l injustice ; on craint sa rudesse ; on a peur du renoncement...
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