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Dominique Autrand (Traducteur)
ISBN : 2253140589
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 110 notes)
Résumé :
L'Amérique, chacun le sait, aurait dû s'appeler Colombie. Amerigo Vespucci, qui lui donna son nom, n'avait en rien contribué à sa découverte, ni même revendiqué ce privilège. Alors, pourquoi lui ?
Dans cet essai écrit en 1941 - alors même qu'il s'installe en Amérique -, Stefan Zweig reconstitue l'enchevêtrement des circonstances, des hasards, des malentendus qui sont à l'origine de cette étrange erreur.
Jeu d'érudit ? Pur délassement intellectuel ? On ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Marple
11 novembre 2013
Habituellement fan des biographies, nouvelles et autres romans du génial Stefan Zweig, je suis un peu embêtée au moment de rédiger cette critique de son enquête historique Amerigo... Embêtée parce que cette critique ne peut qu'être mitigée...
Rien à dire sur le fond et le style, qui me plaisent toujours autant. En revanche, pourquoi cette forme artificielle de l'enquête historique et ces circonvolutions sans fin sur le caractère honnête ou malhonnête d'Amerigo Vespucci ? Plus de 500 ans après les faits, nous aurons de toute façon du mal à nous faire notre propre idée... Bref, l'enquête a beau être brève avec ses 121 pages, elle était encore trop longue de 50 pages un peu verbeuses à mes yeux !
Pourtant, le sujet est vraiment intéressant : pourquoi l'Amerique porte-t-elle le nom d'Amerigo Vespucci alors même qu'il n'a pas du tout participé à sa découverte ? Cette information ne va pas changer votre vie d'homme ou de femme moderne, c'est sûr, mais elle donne lieu ici à des développements brillants et érudits, à lire par pur plaisir intellectuel, ou pour briller dans les dîners.
Cette dénomination est le fruit d'une suite de hasards et de coïncidences historiques, sans qu'Amerigo ne soit ni un grand navigateur ni un grand imposteur... Il a eu le mérite de réaliser en premier que cette terre atteinte par Christophe Colomb n'était pas un morceau d'Asie, mais bien un 'monde nouveau', et d'écrire des lettres à son patron Médicis sur ce thème.
Dans l'effervescence des découvertes et de leur diffusion, ses écrits ont été repris, déformés, transformés... jusqu'à ce qu'un petit géographe de Saint-Dié veuille intégrer ce 'monde nouveau' à la cartographie de Ptolémée et propose pour cela l'appellation Amérique, sans chercher plus loin que le bout de son 'monde nouveau'.
Amerigo était sans conteste au bon endroit au bon moment, mais Zweig aurait peut-être pu le raconter plus directement et simplement.
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Moan
30 octobre 2012
Dans Amerigo, Stefan Zweig répond à la question :" Pourquoi a-t-on utilisé , pour baptiser cette partie du monde, le prénom d'Amerigo Vespucci?"
"Parce que Vespucci a découvert l'Amérique? Il ne l'a nullement découverte! Parce qu'il a été le premier à fouler le sol du continent, et non seulement des îles de la côte? Non, ce n'est pas non plus pour cette raison, car ce n'est pas Vespucci qui a posé le pied le premier sur le continent américain, mais Colomb et Sébastien Cabot. Dans ce cas, peut-être a-t-il abusivement prétendu avoir été le premier à aborder ces terres? Non,Vespucci n'a jamais revendiqué ce privilège auprès d'aucune instance. S'agirait-il donc d'un savant, d'un cartographe qui, pour satisfaire son ambition, aurait proposé que l'on donnât son nom à cette nouvelle terre? Non,il n'a jamais agit de la sorte non plus, et n'a même vraisemblablement jamais rien su de l'usage qui était fait de son nom."
C'est cette histoire pleine de hasards, d'erreurs et de malentendus , que raconte Stefan Zweig. Il reconstitue la vie d'Amerigo Vespucci et ce que son entourage en a fait, pour arriver à une conclusion que j'ai bien appréciée.
Son écriture m'a emportée de la première à la dernière page. C'est avec plaisir que j'ai fait un petit retour depuis l'an 1000 avant de plonger dans cette époque des grandes découvertes!
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raton-liseur
05 septembre 2011
Je me suis souvent demandé comment il était possible que Christophe Colomb ait découvert l'Amérique. Les découvreurs, qu'ils soient explorateurs ou scientifiques, aiment en général nommer leur trouvaille de leur nom, une façon vaine mais efficace de laisser une marque et d'être remémoré par les générations suivantes.
Dans ce livre, Stefan Zweig propose une lecture des documents d'époque, afin de comprendre comment une telle incongruité a pu se produire. Pourquoi Christophe Colomb n'a pas découvert la Colombie, et pourquoi Amerigo Vespuci n'a rien découvert du tout. Amerigo Vespuci était-il un imposteur usurpant la gloire d'un autre ou tout cela n'est-il qu'un concours de circonstance ?
La théorie de Stefan Zweig est simple et bien étayée : Amerigo Vespuci n'est en rien un imposteur et n'a probablement pas même été au courant du fait que la découverte de ce qui allait se révéler un continent entier lui était attribuée. Mais comme Stefan Zweig l'explique bien mieux que moi, une découverte, ce n'est pas seulement trouver quelque chose de nouveau, c'est aussi prendre la mesure des changements que cela va entraîner. La découverte physique de Colomb n'est rien tant qu'elle n'est pas comprise comme étant celle d'un nouveau continent, qui n'apportera pas les richesses escomptées de l'Inde des épices mais qui ouvre tout un champ de nouvelles possibilités, dont les Espagnols puis les autres puissances coloniales ne tarderont pas à s'emparer.
Un petit livre érudit qui fait voyager dans la littérature des récits de voyages de l'époque et qui se lit sans besoin de connaissances historiques particulières. Pas de grande théorie du complot ou quoi que ce soit dans ce genre, seulement une intéressante dissection des mécanismes sociaux qui donnent leur sens et leur saveur à l'histoire intimidante de nos manuels scolaires.
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leinavaleski
17 septembre 2012
Le livre est assez court (une petite centaine de pages) mais se lit lentement car le style est assez lourd. Je le déconseillerais donc pour une lecture détente ou juste pour le plaisir. Par contre, quand on s'intéresse à la question du nom de l'Amérique, c'est très intéressant et très complet sans pour autant entrer dans les détails inutiles. L'auteur aborde à la fois tous les hasards ayant conduit à nommer le nouveau monde “Amérique” mais revient aussi sur Vespucci lui même et l'image qu'on avait de lui à certaines époques.
Je savais finalement très peu de choses et ce fut une lecture très instructive. C'était aussi assez amusant de voir comment, de presque rien (quelques lettres), les hasards peuvent conduire à quelque chose d'aussi énorme. Parce qu'une fois que le nom a été donné à ce nouveau monde, on ne peut plus revenir en arrière et on imagine mal comment ça pourrait être autrement.
Je ne sais pas trop quoi dire de plus sur ce livre sinon je vais tout vous raconter, et je pense qu'il est plus intéressant de le lire soi même. En bref, c'était un peu long à lire mais c'était intéressant et il est assez impressionnant de constater que ça aurait pu se passer de tellement de manières différentes que c'est forcément comme ça que ça devait se passer.
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EFourn
22 mai 2015
Une citation de Confucius était postée il y a quelques jours sur Babelio qui disait : « Faire quelque chose de remarquable vaut mieux que d'être remarqué ».
L'erreur de Colomb a été de croire qu'il était arrivé aux Indes et de s'être entêté dans son erreur au point de perdre toute crédibilité. le mérite d'Amerigo, le seul (historiquement) est d'avoir compris le premier que Colomb avait découvert un nouveau monde.
C'est ensuite un enchainement de hasards, de malentendus mais surtout d'éditeurs peu scrupuleux, qui ont conduit Amerigo, bien malgré lui, à être remarqué (à la suite d'une remarquable confusion) et à être considéré comme le nouveau Ptolémée.
Il est intéressant de voir l'évolution de l'image de Vespucci à travers les siècles, tour à tour génie de la navigation ou infâme escroc, il faudra du temps pour que le rôle véritable d'Amerigo soit clairement établi.
Un livre qui illustre simplement le fait que l'histoire est vivante, mouvante, en constante évolution et fonction d'éléments nouveaux, d'interprétations nouvelles ou au gré de l'évolution des paradigmes historiques. Tenter de figer pénalement l'histoire est tout simplement absurde !!
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis27 août 2016
Un des premiers possesseurs de la Cosmographiae Introductio en Espagne était, comme on en a la preuve (l'exemplaire annoté de sa main a été conservé jusqu’à nos jours), Fernando Colomb, le fils de l'amiral. Non seulement il a lu ce livre où l'on affirme, contre toute vérité, que Vespucci a foulé avant Colomb le sol du continent, mais il y a inscrit en marge ses propres remarques – dans ce livre où apparaît pour la première fois la proposition de nommer Amérique la nouvelle terre. Or, curieusement, dans la biographie de son père où il s'en prend à tout le monde, accusant chacun d'avoir été jaloux de celui-ci, il n'a pas un seul mot d'inimitié quand il évoque Vespucci. […] … rien ne parle plus clairement en faveur de l'innocence de Vespucci que le silence du fils sur cette malheureuse attribution qui priva son père de la gloire de voir désigné par son nom le monde qu’il avait découvert...

2854 – [Le livre de poche n° 14058, p. 108]
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JcequejelisJcequejelis20 août 2016
Bermuda a été baptisée par référence à Juan Bermùdez, la Tasmanie d'après Tasman, l’île de Fernando Po d'après Ferdinand Po. Pourquoi cette nouvelle terre en porterait-t-elle pas le nom de celui qui en a divulgué la découverte ? C'est un geste de reconnaissance à l'égard d'un érudit qui le premier – tel est le mérite historique de Vespucci – a avancé la thèse que ces régions récemment découvertes n’appartenaient pas à l'Asie mais constituaient une nouvelle partie du monde, quartam pars mundi. En attribuant, de bonne foi, cet honneur à Vespucci, le brave Waldseemüller ne soupçonne nullement qu'il est en train de lui adjuger, au lieu de cette présumée île dénommée Terra sacta crucis, un continent tout entier qui s'étend du Labrador à la Patagonie, spoliant par la même Christophe Colomb, le véritable découvreur. Mais comment pourrait-il s'en douter quand Colomb lui-même l’ignore, qui soutient avec flamme que Cuba est la Chine et Haïti le Japon ?

2849 – [Le Livre de poche n° 14058, p. 55]
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JcequejelisJcequejelis26 août 2016
… ce n'est pas l’appât de l'or et de l'argent qui … a lancé [Vespucci] à la conquête de l'océan, comme tous les autres, mais le pur plaisir de l'exploration. Il n'a pas martyrisé des hommes et détruit des royaumes comme tous les conquistadores criminels : il a observé les peuples étrangers en humaniste, en érudit, décrivant leurs mœurs et leurs coutumes sans les glorifier et les blâmer ; en sage élève de Ptolémée et des grands philosophes, il a observé la course des nouvelles étoiles et exploré les mers et les terres pour découvrir leurs merveilles et leurs secrets. Ce n'est pas un hasard aveugle qui l'a guidé, mais une connaissance rigoureuse des mathématiques et de l'astronomie – oui, clament les érudits, il est bien l’un des leurs, homo humanus, un humaniste ! Il sait écrire et, qui plus est, écrire le latin, la seule langue qu'ils jugent apte à exprimer les choses de l’esprit ; il a sauvé l'honneur de la science en la servant, elle, au lieu de succomber à l'attrait du gain et de l'argent. Chacun des chroniqueurs de son époque commence par une révérence avant de citer le nom de Vespucci, aussi bien Pierre Martyr que Ramus et Oviedo ; et comme ils ne sont pas plus d'une douzaine d'érudits à éclairer leur temps, Vespucci passe pour le plus grand navigateur du siècle.

2853 – [Le livre de poche n° 14058, p. 69]
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JcequejelisJcequejelis23 août 2016
Deux tombes discrètes à Séville et Valladolid. Deux hommes qui se sont souvent rencontrés au cours de leur vie sans jamais se haïr ni chercher à s'éviter. Deux hommes animés du même esprit de curiosité créatrice et qui se sont aidés l'un l'autre sur leurs chemins, loyalement et de bon cœur. Et sur leurs tombes va pourtant s’élever la querelle la plus acharnée. Sans qu'ils s'en doutent, la gloire de l'un va lutter contre celle de l'autre ; le malentendu, l'incompréhension, la manie de l'investigation et les ergoties personnelles ne vont pas cesser d'attiser entre les deux grands navigateurs une rivalité qui n'a jamais existé de leur vivant. Mais ils ne percevront pas plus cette bruyante querelle qu'ils ne perçoivent le vent qui souffle au-dessus de leurs tombes, porteur de paroles incompréhensibles.

2850 – [Le livre de poche n° 14058, p. 63]
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MoanMoan30 octobre 2012
C'est Vespucci qui, le premier, en réfutant l'hypothèse que ce nouveau continent fût l'Inde et en affirmant clairement qu'il s'agissait d'un nouveau monde, introduit de nouvelles dimensions, qui restent valables aujourd'hui.
Vespucci parachève bel et bien la découverte de l'Amérique, car toute découverte, toute invention ne tient pas tant sa valeur de celui qui la réalise que de celui qui en comprend toute la signification, toute la force opérante; si le mérite de l'exploit revient à Colomb, c'est à Vespucci que revient, à travers ses quelques phrases, celui, historique, de son interprétation.
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Videos de Stefan Zweig (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stefan Zweig
Marie-Antoinette: Livre audio 2CD MP3 Livre audio de Stefan Zweig et Laurent Jacquet aux éditions Audiolib
Le cynisme de la boutade aura beaucoup fait pour la fâcheuse réputation de Marie-Antoinette. Des Parisiens affamés, elle aurait dit : « Ils n'ont pas de pain ? Qu'ils mangent de la brioche ! » Mot très certainement apocryphe, mais révélateur du portrait de femme futile et débauchée qui fut fait de l? « Autrichienne » après la Révolution. Zweig, s'appuyant sur les archives de l'Empire autrichien, retrace avec pénétration l'évolution de cette trop jeune reine de 15 ans, que la faiblesse de Louis XVI va précipiter dans un tourbillon de fêtes avant de la vouer à la guillotine.
La lecture de Laurent Jacquet, mêlant sensibilité et rigueur, rend pleinement justice aux exceptionnelles qualités de biographe de Stefan Zweig.
http://www.lagriffenoire.com/74931-article_recherche-marie-antoinette.html

Marie Stuart de Stefan Zweig - Lu par : Eric Génovèse aux éditions CdLEditions
Reine d'Ecosse à la mort de son père, en 1542, alors qu'elle n'a que six jours et reine de France à dix-sept ans, après son mariage avec François II, Marie Stuart est une des figures les plus romanesques de l'histoire. Veuve en 1560, elle rentre en Ecosse et épouse Lord Darnley, avec qui elle ne s'entend bientôt plus. Elle devient la maîtresse de Bothwell - une liaison qui entraînera sa perte. Lorsque Bothwell assassine Darnley, l'horreur causée dans le pays par ce forfait est si grande que Bothwell est exilé : Marie Stuart doit se réfugier auprès de sa rivale Elisabeth Ière, reine d'Angleterre. Celle-ci la gardera captive vingt ans, jusqu'au jour où, tombant dans le piège d'une conspiration contre la vie d'Elisabeth, la malheureuse Marie est condamnée à mort.
Parée de mille grâces par les uns, peinte comme une criminelle par les autres, chacun reconnaît en Marie Stuart une victime, dont l'énergie dans l'épreuve et la fierté devant la mort furent admirables. Il fallait un esprit libre et l'immense talent de Stefan Zweig pour faire revivre en toute justice la femme et la reine si cruellement unies par le destin. Sans négliger aucun des témoignages ni des travaux qui l'ont précédé, éclairant en grand psychologue les caractères des personnages de ce drame, reconstituant avec une minutieuse exactitude cette époque pleine de bruit et de fureur, Stefan Zweig a réussi pour Marie Stuart à concilier rigueur de scientifique et passion de l'artiste.

Magellan ( 1 CD MP3) de Stefan Zweig aux éditions le Livre Qui Parle
Portugais de petite noblesse, simple marin, Magellan apprendra sous le commandement de l amiral Almeira, combattra en mer, aux Indes ; sera plusieurs fois blessé. La mer, la route des épices, il connaît, se passionne pour. «Il ne savait ni sourire, ni plaire, ni se rendre agréable ; il était en outre incapable d exposer ses idées avec éloquence». Peu loquace, renfermé, retranché dans son isolement, cet éternel solitaire créait autour de lui une glaciale atmosphère de gêne et de méfiance. Il montera pourtant une expédition avec 5 navires et 250 hommes, sous l égide du roi Carlos 1er (Charles Quint). le récit tant du montage de l expédition que du périple en lui-même est haut en couleurs, plein de rebondissements, passionnant. On le dévore comme le meilleur des romans d aventures. On est là, à bord du bateau amiral, déplorant les altercations avec les 3 capitaines Espagnols ; on vibre au rythme des flots, des grains, des tempêtes ; on hurle parfois à l incompréhension ; on se rebiffe devant l injustice ; on craint sa rudesse ; on a peur du renoncement...
Vous pouvez commander cette sélection sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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