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(01/01/1900)
3.78/5   30 notes
Résumé :
Cette "histoire racontée au crépuscule" se présente sous une forme que Zweig réutilisera souvent par la suite: le récit enchassé.Son côté un peu artificiel ou du moins traditionnel (le narrateur annonce qu'il va raconter une histoire, puis se met à la raconter) est ici atténué de deux manières.Le narrateur pose d'entrée de jeu une question à un interlocuteur qui ne sera pas identifié et plonge le lecteur in medias res.Par ailleurs, les éléments de l'exposition qu'il... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
ibon
  16 août 2013
Les premiers émois de l'adolescence vus par Zweig. Comme avec "Brûlant secret" mais avec un aspect merveilleux en plus, très réussi.
Le décor est un château écossais dans lequel une grande famille s'est réunie durant l'été. On suit un adolescent de 15 ans, rêveur et intimidé par ses trois cousines déjà femmes.
Ses pensées et la chaleur l'amènent à se promener dans le grand jardin, la nuit.
Et soudain une silhouette drapée de blanc surgit et l'étreint tendrement...
Zweig a 30 ans, en 1911, quand il écrit cette nouvelle. Avec son talent confirmé depuis quelques années, son récit ( enchâssé) est , comme souvent, prenant et écrit avec passion. le premier baiser avec cette inconnue ( peut-être une de ses charmantes cousines?) a tout d'extraordinaire.
On peut compter sur cet auteur pour décrire le tourment et le doute de cet adolescent tout en se jouant de cet adulte en devenir (et du lecteur?) trompé par la démesure de ses émotions.

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sld09
  08 octobre 2020
Cette nouvelle m'a beaucoup plu.
La plume de Stefan Zweig est très agréable et particulièrement juste dans sa manière de raconter les affres de la passion.
Cette fois il nous parle de la passion amoureuse et des premiers émois adolescents qui peuvent être si extrêmes. C'est très bien raconté. C'est un peu triste (il s'agit d'un amour non partagé), un peu inquiétant aussi par l'intensité des sentiments du jeune homme.
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MarcelP
  15 août 2018
Un narrateur, dont l'image s'estompe avec le soir tombant, se remémore ou invente, c'est selon, le récit d'une passion adolescente.
En Écosse, le jeune Bob reçoit la visite crépusculaire autant qu'érotique d'une mystérieuse jeune femme, ombre opaline, dont l'identité lui demeure ténébreuse... Serait-ce la blonde et autoritaire Margot, l'une de ces trois cousines ? La fragile Élisabeth ? La discrète Kitty ? Ne s'agirait-il pas plutôt d'un fantasme voluptueux ? Cette forme blanche jaillissante ne serait-elle qu'une pollution nocturne juvénile ?
Cette nouvelle, somme toute gothique (la nuit, un sombre parc, une strige sensuelle et lactescente, une atmosphère onirique...), se lit avec allant : amour donné contre amour reçu, "bonheur d'aimer" contre "celui d'être aimé", la fin douce-amère résonne singulièrement. Qu'il est difficile de devenir un homme.
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StCyr
  25 juillet 2013
Un conte mélancolique, d'une tonalité clair-obscur, sur les premiers émois que provoquent chez un jeune adolescent en proie aux duperies romanesques de son esprit, les illusions et les charmes de l'amour jusqu'alors inconnu .Cette fable illustre bien la nostalgie d'un sentiment s'avérant éphémère et perdu pour toujours.
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MissAlfie
  13 avril 2016
Assez brève (à peine 30 pages, préface de la nouvelle comprise), cette nouvelle a été initialement publiée en 1908 mais traduite en français uniquement en 1945. de la même manière que dans Vingt-quatre heures... ou le joueur d'échecs, il s'agit d'un récit enchâssé : un narrateur va raconter à un tiers une histoire dont il a été témoin ou qu'on lui a relaté.
La brièveté de l'histoire m'a laissée quelque peu sur ma faim, mais j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à suivre les émois de Bob, un jeune homme qui s'éveille au plaisir et au désir. Zweig relate très bien à mon sens la passion, la fougue quand il se trouve avec cette inconnue, puis le calme qui l'envahit une fois qu'elle l'abandonne, sans parler de ses interrogations profondes concernant son identité.
Lien : http://croqlivres.canalblog...
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
TheWindTheWind   28 avril 2014
Il aimerait que toutes cessassent leurs visites et qu'il n'y eût que Margot qui vînt le voir, rien qu'une heure, rien que quelques minutes ; après il demeurerait seul pour rêver à elle sans être importuné ni dérangé, bercé par une douce joie, comme porté par de doux nuages, blotti dans la contemplation des visions consolatrices de son amour.
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rkhettaouirkhettaoui   21 octobre 2013
Certes, je ne te parlerai pas de moi, car dans ces villes immenses notre vie est pauvre en aventures ou du moins elle nous paraît telle, parce que nous ne savons pas encore ce qui nous appartient en propre. Mais je vais te conter une histoire qui convient à l’heure présente, laquelle, à vrai dire, n’aime que le silence. Et je voudrais qu’elle eût un peu de cette lumière crépusculaire, chaude, douce, fluide qui s’étend comme un voile sous nos fenêtres.
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rkhettaouirkhettaoui   21 octobre 2013
examine avec plus d’attention son visage, comme s’il le voyait pour la première fois. Et, frémissant de plaisir et tout près de pleurer, il trouve avec joie que cet orgueil l’a rendue plus belle, et ce mystère plus séduisante. Le regard de l’adolescent suit avec volonté la ligne arrondie de ses sourcils qui se relève brusquement pour former un angle aigu, plonge dans la froide cornaline de ses yeux gris-vert, caresse la peau transparente de ses joues ; il contourne ensuite l’arc tendu de ses lèvres qu’il voit à présent plus voluptueux, erre autour de ses cheveux clairs ; puis il s’incline rapidement, embrassant avec délices sa personne tout entière.
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rkhettaouirkhettaoui   21 octobre 2013
Dans le débordement de sa passion, il jaillit enfin du plus profond de son âme, ce cri de joie et de désespoir, de désir, de haine, de colère et d’amour, ce cri qui contient trois journées de tourment : Margot, Margot ! Et pour lui la musique de l’univers chante dans ces deux syllabes.
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rkhettaouirkhettaoui   21 octobre 2013
Rien de ce qui existait jusqu’ici ne compte plus, l’ivresse, le frisson, le spasme de la possession, la colère devant le secret si bien gardé : l’amour emplit tout son être d’une douce mélancolie, un amour presque sans désir, mais tout-puissant cependant. Pourquoi l’avoir tant tourmentée ? Ne l’a-t-elle pas comblé pendant ces trois soirs ? Sa vie n’est-elle pas passée brusquement d’un sombre crépuscule à une aurore éclatante et redoutable, depuis qu’elle lui a fait connaître la tendresse et le brutal frisson de l’amour ?
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