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Roland Jaccard (Préfacier, etc.)Gisella Hauer (Traducteur)Didier Plassard (Traducteur)Hans-Ulrich Lindken (Éditeur scientifique)
EAN : 9782869309654
141 pages
Éditeur : Payot et Rivages (30/11/-1)
3.39/5   23 notes
Résumé :
A lire la correspondance que les deux hommes échangèrent pendant plus de trente ans, on se dit que Zweig est vraiment le fils que Freud aurait aimé avoir : il apprécie en lui sa "modestie intérieure", tout en étant séduit par l'écrivain, si proche à bien des égards d'Arthur Schnitzler qu'il considérait comme son "frère jumeau."
A Zweig, Freud confie ce brevet de ressemblance : "Votre type est celui de l'observateur, de celui qui écoute et lutte de manière bie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
kielosa
  17 mai 2020

Avec Roland Jaccard comme guide, il est intéressant d'explorer la correspondance entre ces 2 illustres Autrichiens. En effet, qui de mieux pour nous guider que ce psychanalyste, essayiste et éditeur, né à Lausanne en 1941 de mère autrichienne et d'un père qui s'est suicidé. Comme journaliste il est en charge de la rubrique "psychanalyse" du quotidien le Monde et l'auteur prolifique de 38 titres rien que sur Babelio, parmi lesquels une biographie de Sigmund Freud, une histoire de la psychanalyse (en 2 tomes), l'éthique et la psychanalyse, la folie etc. Jaccard a aussi consacré 2 livres à l'actrice américaine Louise Brooks (1906-1985), qu'il a connue personnellement.
Il est tout à fait superflu de présenter ces deux personnalités les plus célèbres de l'empire Habsbourgeois, sauf peut-être rappeler qu'il y avait entre ces 2 correspondants une différence d'âge d'un quart de siècle : Sigmund Freud est né en 1856 et Stefan Zweig en 1881, soit exactement 25 ans plus tard.
Outre le fait qu'ils ont été des compatriotes et des gentlemen, il ne me paraît pas si évident qu'ils se soient envoyé autant de lettres et missives. Certes à peu près un tiers du nombre de lettres échangées entre Zweig et un autre compatriote à lui, Joseph Roth (1894-1939), mais qui vivait de sa plume comme lui. À titre indicatif de comparaison : le recueil de la correspondance que j'ai entre ces 2, en version pocket allemand et petits caractères, est de 624 pages contre les 157 pages du livre sous rubrique.
Il est incontestablement intéressant de lire ce que ces géants de l'Europe centrale pouvaient bien s'écrire, mais ne vous attendez pas à de véritables nouvelles bouleversantes ou fracassantes, pour cela les 2 auteurs étaient bien trop éduqués et modestes. le sentiment de base des deux a été un profond respect mutuel.
Il y a eu également une correspondance suivie à une certaine époque entre Sigmund Freud et la "mère" de la psychanalyse française, la princesse Marie Bonaparte (1882-1962). Seulement la situation entre correspondants était de nature foncièrement différente dans la mesure où la dernière nommée a d'abord été en traitement médical auprès du premier cité avant d'en devenir son remarquable homologue. Puis, il y avait entre eux une grande et sincère admiration et amitié. C'est l'épouse du prince Georges de Grèce (1869-1957) qui s'est rendue en 1938 à Vienne pour sauver Freud de l'horreur d'un internement en camp d'extermination nazi pour accompagner le grand toubib de 82 ans en Angleterre, après lui avoir payé ses taxes de sortie redevables au Reich. Marie Bonaparte a toujours regretté qu'elle n'ait pas réussi à faire de même pour les 4 soeurs de Freud, qui ont été exécutées par ce régime diabolique. Jusqu'à la fin, Marie est restée amie de sa fille, Anna Freud (1895-1982) psychanalyste à Londres.
De cette dame étonnante, la dernière des Bonaparte, il existe une merveilleuse biographie publiée par Célia Bertin (1920-2014) de 1982, que je peux absolument recommander et que je regrette de ne pas avoir eu encore le courage de chroniquer sur Babelio. Il est vrai que sa vie a été exceptionnellement complexe, mais cela ne devrait pas être une raison de remettre mon billet aux calendes grecques !
Je ne vais pas me mettre à critiquer cet ouvrage, qui se lit relativement facilement grâce aux efforts très méritoires de Roland Jaccard, parce que honnêtement qui suis-je moi, pour me permettre de juger deux gigantesques maîtres de notre civilisation.
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Unhomosapiens
  27 décembre 2020
Pendant plus d'une trentaine d'années, Freud et Stefan Zweig s'écriront régulièrement. Plusieurs de ces lettre ont été perdues, celles qui restent sont donc importantes pour rendre compte de l'amitié qui unissait les deux hommes. Zweig a très vite été conquis par les thèses de Freud sur la psychanalyse et Freud a su déceler dans l'oeuvre de l'écrivain l'utilisation de ces thèses. Plusieurs références sont faites à Romain Rolland et Jules Romain qui faisaient partie de leur cercle d'amis. Il est difficile aujourd'hui de s'imaginer les liens qui unissaient ce petit groupe d'intellectuels à travers toute l'Europe et qui partageait les idées nouvelles de la première moitié du XXe siècle. Cette correspondance devient d'ailleurs assez émouvante au fur et à mesure que l'on approche de la prise du pouvoir à Berlin par Hitler et de la deuxième guerre mondiale. Les dernières lettres seront envoyées et reçues à Londres, les deux amis s'y étant retrouvés pour fuir le régime nazi. Freud y mourra en 1939 et Zweig partira au Brésil où il se suicidera en 1943. C'est une page de l'histoire qui se tourne.
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identifiantidentifiant
  31 mai 2013
Que dire… Que Freud était un gros bébé capricieux ? AHAH ! Mais ouiiiiiii ! Incroyable ! Ayant lu quelques oeuvres de Freud j'étais assez admirative du personnage. Mais on est tous humain et on a tous nos petits travers non ?
C'était la première fois que je découvrais une partie de sa vie et j'ai beaucoup ri. Monsieur Freud pas content si son petit disciple ne file pas droit… Mais Sweig est assez fin et gère très bien cette relation, il reprend toujours le dessus en envoyant quelques belles louanges bien écrites et…… effet immédiat, papi Freud est tranquillisé et recommence à aimer son disciple.
Bon c'est un peu dur mais lisez-le et dites-moi ce que vous en pensez, j'ai été un peu choquée. C'est dans tous les cas fort intéressant pour en savoir plus sur ce monstre de savoir.
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steka
  09 juillet 2013
Un livre assez décevant somme toute, comme le récit d'une incompréhension persistante. Car tout au long de leurs échanges épistolaires, l'on entend Freud et Zweig clamer à répétition leur admiration réciproque et pourtant à aucun moment, l'on ne sent passer le courant dans ces échanges. Tout demeure dans une sorte de formel assez pesant.
Un livre n'ayant donc qu'une valeur essentiellement documentaire et pour le reste parfaitement dispensable.
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andras
  18 février 2016
On sait que Zweig a été très influencé par Freud. La réciproque est peut-être vraie également. Cette correspondance nous fait pénétrer dans les coulisses de l'oeuvre de ces deux hommes singuliers.
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critiques presse (3)
Telerama   12 mars 2014
Avec Romain Rolland ou Klaus Mann, Stefan Zweig a entretenu une riche relation épistolaire. Amitié, admiration, et puis, la guerre... Passionnant.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   11 octobre 2013
Entre 1927 et 1938, les deux écrivains viennois entretiennent une correspondance, enfin traduite en français. Un formidable témoignage sur une Europe au bord du gouffre et sur une amitié exigeante.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaViedesIdees   08 mars 2013
La correspondance complète entre Hannah Arendt et Gershom Scholem permet de prendre la mesure de ce qui unit puis sépara, autour de la douloureuse question du judaïsme et du sionisme, l’historien et la philosophe.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
UnhomosapiensUnhomosapiens   27 décembre 2020
Zweig à Freud

Les idées n'ont pas de véritable patrie sur terre. Elles flottent dans l'air entre les peuples, entre les hommes, et il n'y a pour ainsi dire pas de révélation, de foi, de religion qui ne mélange ce qui lui appartient en propre avec ce qu'elle réutilise, tout comme il n'existe pas de création pure : tout ce qui est inventé est trouvé.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   27 décembre 2020
Zweig à Freud

Laissez-moi exprimer clairement ce que je vous dois, ce que beaucoup vous doivent - le courage dans la psychologie. Vous avez ôté leurs inhibitions à d'innombrables personnalités, comme à la littérature de toute une époque. Grâce à vous, nous voyons et disons beaucoup de choses qui, sinon, n'auraient jamais été dites.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   27 décembre 2020
Freud à Zweig

Je souffre de notre époque comme vous, et comme vous je trouve ma seule consolation dans le sentiment d'appartenir au même cercle qu'un petit nombre d'autres personnes, dans la certitude que les mêmes choses nous sont restées chères, que les mêmes valeurs nous sembles incontestables.
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stekasteka   09 juillet 2013
Le masochisme enferme en lui-même le sentiment de culpabilité qui exige sa "délivrance".
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Catherine Mory est professeure de français et autrice de la BD « L'Incroyable Histoire de la littérature française ». Elle vous donne des coups de pouce pour en savoir plus sur les auteurs et les oeuvres au programme du bac de français
00:00 Introduction 00:16 Une enfance bourgeoise : négoce bordelais et humanisme 01:33 le collège à Bordeaux et les études de droit 01:54 Étienne de la Boétie : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi » 02:29 Guerres de religion, folie du monde, et retraite philosophique 03:02 Origine des Essais 04:43 Livre I, chapitre 31 : « Des Cannibales » 06:35 1581, un grand périple 07:26 Montaigne, maire de Bordeaux 07:49 1585, épidémie de peste 08:37 Livre III, chapitre 6 : « Des Coches » 10:32 Stefan Zweig, à propos des Essais
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