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Hélène Denis-Jeanroy (Traducteur)
ISBN : 2253061735
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/1992)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 111 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture - « Notre vie possède des courants plus profonds que les éléments extérieurs, qui nous rapprochent et nous séparent. Une intense magie de la vie, accessible à notre seule émotion et non pas à nos sens, gouverne nos destins, même quand nous croyons les diriger nous-mêmes. »
Ainsi l'auteur d'Amok et de La Confusion des sentiments définissait-il l'unité de ces quatre récits parus en 1904 et salués par le grand écrivain Hermann Hesse. >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  10 janvier 2018
Deuxième nouvelle publiée par Stefan Zweig, dans laquelle l'on reconnaît toute la patte et la prédilection de l'auteur (à succès en devenir) par sa manière incomparable et intemporelle de décrire la profondeur des sentiments, la psychologie féminine comme masculine.
Erika Ewald, c'est la pure vierge, inexpérimentée et effarouchée, qui se dérobera dès les explicites tentatives de séduction de son entreprenant compagnon, quitte à s'en mordre amèrement les doigts...
Il y a beaucoup d'aternoiements dans les réflexions introspectives de l'héroïne de ce court récit, et l'on pourrait aisément être décontenancé par le côté exalté prêté au discours amoureux : passion secrète, platonique, fulgurante, quête d'absolu, amour sublimé, déception, confusion, remords, affres de la souffrance, résignation fatale (...)
Une plume déjà, en 1903, précise, incisive et clairevoyante, mais cette oeuvre de jeunesse (Zweig avait 24 ans) ne restera pas impérissable pour autant pour moi.
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Ambages
  24 novembre 2016
« Ainsi, l’enivrement de son âme conférait à sa misérable vie sans intérêt un éclat et une richesse inconnus. »
Zweig est un grand écrivain. Il éclaire mon esprit quand je le lis, sa prose est si raffiné que je suis émerveillée, envoutée. Et pourtant cela paraît si simple et fluide. C'est magique ! J'entre dans la tête des personnages. Ce recueil est constitué de quatre nouvelles dont la plus connue porte le titre de l'ouvrage : L'amour d'Erika Ewald. Les autres sont L'étoile au-dessus de la forêt, La marche et Les prodiges de la vie. Je les apprécie toutes avec toutefois une petite préférence pour cette dernière, dont l'action se situe à Anvers. Zweig décrit la création d'un tableau et la naissance d'un amour pour un enfant de la part d'une jeune fille, modèle du peintre, Esther alors qu'elle porte dans ses bras pour la première fois un nourrisson. Ce bébé lui sera retiré lorsque la peinture sera terminée et Esther sombrera dans un gouffre de souffrances à l'idée d'en être séparé, jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'elle peut toujours être proche de lui grâce au tableau exposé dans l'église. Mais…
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sabine59
  17 juin 2016
Un recueil de nouvelles qui m'a semblé assez différent des autres que j'ai lus.Les deux premières nouvelles restent néanmoins dans la même lignée: moments d'une vie déchirants, qui révèlent l'être à lui-même, modèlent son destin.
Mais les deux suivantes( la dernière est très longue) touchent à un univers que l'auteur n'avait qu'en partie exploré dans ses autres nouvelles: la religion.Vue comme une transfiguration, ou mal perçue , comme dans " La marche".
Elle ne semble pas, en tout cas, apporter les bienfaits que l'on attendait.Selon l'auteur, elle peut même engendrer l'amertume et les erreurs.
" Il est des heures vides, creuses, qui portent en elles le destin."Que ce soit pour la trop fragile Erika ou Esther la tourmentée, ces heures les ont cruellement marquées.
Ce n'est pas le recueil que je préfère , le thème de la religion m'intéressant moins, mais toutes les qualités d'écriture et la finesse d'analyse psychologique de l'auteur s'y retrouvent.
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marion_b
  02 octobre 2013
Des nouvelles extrêmement bien écrites, où le sentiment amoureux voyage se perd, se retient et s'abandonne.
Entre ombre et lumière, il nous entraîne aux portes du mysticisme, de la dévotion mais aussi de l' incompréhension.
Tout en reconnaissant le talent incontestable de Stefan zweig ( C'était pour moi une première lecture de l'auteur) j'ai eu un peu de mal à rentrer dans ces histoires trop empreintes,à mon goût ,de religiosité.
L'adage se confirme en tous cas: Comme le disaient si bien Aragon et Brassens :"Il n'y a pas d'amour heureux."
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zohar
  21 février 2011
Traversé par de pleines émotions cachées, tout son être est emporté comme dans un tourbillon effréné de sentiments secrets, pour un jeune violoniste dont elle tombera éperdument amoureuse : Erika, l'héroïne de cette nouvelle, est une jeune enseignante de piano. Candide et ouverte à l'amour !
Tous les deux vouent un profonde passion musicale, ce qui aurait pu être un prélude à leur amour naissant. Or, il n'en est rien ! Erika restera au seuil de la porte de son destin, comme dans un rondeau triste dont la mélodie exprime les angoisses et les angles durs de la solitude.
Zweig aborde dans cette nouvelle (à l'atmosphère enveloppante et poétique) le thème des amours infirmes qui engendrent des souffrances secrètes, mais aussi et surtout, de l'apparent non-sens de certaines vies (le récit étudie les forces cachées qui président aux rencontres, de l'absurdité des destinées) avec une grande finesse psychologique, en décortiquant le banal sans lui enlever sa crédibilité !
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   21 novembre 2016
Des paroles saisies au passage, prononcées par différentes voix : un suicide... Sous les roues... Mort... En pleine campagne...
Elle tressaille. Instinctivement son regard rencontre le ciel lointain et muet et, à l'horizon, les arbres noirs et frémissants. Tout là-haut, une étoile solitaire au-dessus de la forêt. Le regard de cette étoile est comme une larme étincelante. Elle la contemple, et elle ressent soudain une tristesse telle qu'elle n'en a jamais connue. Une tristesse pleine de passion et de nostalgie, comme il n'y en a jamais eu dans toute sa vie...
Lentement le train repart en trépidant. Assise dans un coin du compartiment, elle sent des larmes couler en silence sur ses joues. La peur sourde a disparu, elle n'éprouve plus qu'une douleur profonde et étrange dont elle recherche en vain la raison. Une douleur semblable à celle des enfants lorsqu'ils se réveillent en sursaut, pleins d'effroi, au milieu d'une nuit sombre et impénétrable, et qu'ils se sentent complètement seuls...
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rabannerabanne   10 janvier 2018
Durant un certain temps, le silence se maintint entre eux ; ce n'était pas là gaucherie de leur part, mais bien cette vague crainte qu'éprouvent les personnes dotées d'un degré de culture plus raffiné d'entamer un entretien par des banalités.
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genougenou   12 octobre 2016
Il n'est rien de plus effroyable que le frisson ressenti par une vie qui, après avoir avancé avec courage, et comme elle aperçoit déjà la dernière crête à escalader, est envahie soudain par la peur d'avoir fait fausse route et perd alors la force d'accomplir les derniers pas en avant.
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AmbagesAmbages   20 novembre 2016
Et seul un léger tiraillement tout à fait imperceptible autour de ses lèvres étroites et pâles trahissait qu'un combat acharné se livrait en elle et qu'elle était la proie de désirs effrénés qui ne voulaient pas se laisser traduire par des mots, et qui, parfois seulement, agitaient sa bouche fermement close d'un tressaillement farouche, comme si soudain elle était secouée de sanglots.
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AmbagesAmbages   24 novembre 2016
Les premières lueurs de l'aurore embrasaient doucement les vitraux. Mais il ne perçut pas cette lumière, car il n'aspirait plus à des jours nouveaux, à la vie, qu'il avait parcourue pendant de si longues années, effleuré par ses prodiges sans qu'ils l'eussent jamais illuminé. Et, sans crainte, il se sentit désormais proche de cette ultime merveille qui n'est plus une illusion ni un rêve, mais la vérité : obscure, éternelle.
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