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EAN : 9782130548584
125 pages
Éditeur : Presses Universitaires de France (15/10/2004)

Note moyenne : 4/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur
D'écrivain comblé et adulé, Stefan Zweig était devenu un exilé se plaignant auprès de Romain Rolland de ne plus recevoir de courrier. Admirant profondément Montaigne mais aussi Nietzsche, Dostoïevski et Freud, Stefan Zweig souffrait d'être si peu semblable à ses modèles. Il lit et commente passionnément Montaigne pour y trouver la voie de sa liberté intérieure, la force d'assumer son ultime décision.

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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
gill
  04 juin 2013
Ce dernier livre, peut-être inachevé, de Stefan Zweig est plus qu'une biographie.
C'est un hommage, une rencontre, presque une conversation.
Pour Zweig, l'oeuvre de Montaigne, même si elle apparaît toujours comme un véritable plaisir littéraire, ne peut emporter l''enthousiasme que d'un homme mûr marqué par les épreuves.
De plus, sa rencontre doit être favorisée par les événements.
Et comme Montaigne, fuyant la peste qui ravageait Bordeaux, Stefan Zweig a fui le nazisme."Il fait alors l'apprentissage du métier de réfugié".
Il s'installe à Pétropolis au Brésil où il vivra ses derniers mois.
Et comme Montaigne, il croit voir s'éteindre, avec la guerre, la grande espérance de voir le monde devenir humain.
Absorbé par "Les essais", le dernier écrivain qu'il lit et qu'il commente est donc Montaigne.
"Montaigne" 'est un livre beau, court et profond.
Le premier chapitre est une sorte de préface où les esprits des deux écrivains s'entremêlent.
Puis Stefan Zweig fait se lever le rideau pour que l'auteur des "Essais" puisse orgueilleusement signer son livre du nom de Michel Sieur de Montaigne et porter des armoiries qui ont coûté à l'origine la modeste somme de neuf cent francs.....
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denis76
  24 décembre 2019
Entre deux plats de noël, une petite critique : )
Superbe Zweig, comme d'habitude !
Cet homme ( Stefan, mais Michel aussi ) est parti trop tôt, début 1942. S'il avait attendu un an de plus, il aurait vu le basculement des forces en faveur des alliés.
Pour revenir à Montaigne, c'est un homme que Zweig admire car ils ont vécu des épreuves similaires : être capable de rester soi-même dans la tempête, Montaigne pendant les guerres de religion, Zweig face au nazisme ; et ce après une avancée de l'humanité :
la Renaissance et la perspective d'un nouveau monde pour Montaigne, la conquête du ciel pour Zweig.
Ce qui fascine l'auteur, c'est que, sans être un ermite, Michel de Montaigne se détache de plus en plus de ses fonctions administratives et même familiales pour réfléchir dans la grande tour de son château, et aller à la recherche, à la rencontre de son moi intime :
"Qui suis-je ?"
Mais pour se connaître, il faut étudier les autres, ce qu'il fait tellement bien qu'il finit par bien connaître l'Humain, et il est, à plusieurs reprises, négociateur entre le roi Henri III, catholique, et Henri de Navarre, huguenot.
.
Quelle belle écriture, et tellement simple. Je dis que la simplicité est la marque des Grands.
On n'est pas noyés dans les détails, l'auteur va à l'essentiel, c'est à dire ici, à ce qui intéresse Montaigne : l'Humain.
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JeanLouisBOIS
  09 mai 2011
Voila un livre bien difficile à classer: c'est à la fois une biographie et aussi un essai. En effet, Stefan Zweig nous livre sa vision totalement personnelle et engagée de la vie de Montaigne. Il trouve dans l'auteur des Essais un frère dans l'esprit, un modèle de philosophe qui vit selon ses convictions dans une période troublée de la fin De La Renaissance. En fait, ce livre nous en apprend autant sur Montaigne que sur Zweig: c'est le dernier livre terminé de l'écrivain autrichien avant son suicide à Persepolis au Brésil, même s'il est probable qu'il ne s'agisse que d'une première mouture qui restait à peaufiner. Cependant, Zweig montre clairement ce qui le rapproche de Montaigne à tel point qu'on a bien des difficultés à voir ce qui sépare le maître du disciple et que l'on oublie que l'humaniste du XVème siècle était un bon vivant alors que l'auteur du Monde d'hier était facilement dépressif. Malgré ce travers, cette courte biographie nous fait pénétrer de façon passionnante et étonnamment pertinente dans la pensée de Montaigne dont la lecture m'a toujours parue particulièrement ingrate. Un livre donc très intéressant qui nous en apprend autant sur Zweig que sur Montaigne et qui donne envie de se replonger dans les Essais, surtout qu'il existe maintenant une version en français moderne (édition Quarto)
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zenzibar
  11 novembre 2019
Stefan Zweig (1881-1942) fut un auteur très inspiré et excella dans tous les domaines de la littérature, romans, nouvelles, poésie, théâtre, biographies.
Au cas présent, une biographie de Montaigne…
Une vie extra-ordinaire dès l'aube de son existence terrestre ; fils d'un père anobli de fraiche date, il est confié à une famille de pauvres bucherons. De retour dans l'enceinte familiale, il a comme langue d'apprentissage le latin, au point que les domestiques devront eux-aussi acquérir quelques rudiments.
Il ne brille pas particulièrement dans sa scolarité, ne disposant pas d'une « faculté de compréhension rapide et agile ». Après des études de droit, il devient conseiller au Parlement de Bordeaux, charge qui lui permet de rencontrer Etienne de la Boétie.
Rencontre fondatrice sur le plan humain et de la création. Pas d'Essais sans cette alchimie avec La Boétie.
A la suite d'un échec pour une promotion, il décide en 1571, à 38 ans, de revendre sa charge et de se retirer dans le château familial où il commence l'écriture des Essais avec une première édition en 1580.
Double retrait, d'abord de toute activité dans la société, mais aussi domestique en s'isolant le plus possible des sujétions de la vie domestique.
Mais en dépit du symbole apparent, son esprit ne s'est pas enfermé dans sa tour d'ivoire.
Tout le contraire, le scepticisme, l'ouverture d'esprit ponctuent ses pensées exprimées dans ces Essais « Quelle vérité est-ce ces montagnes bornent et mensonge au monde qui se tient au-delà ? » (Les Essais p. 615 aphorisme qui fera fortune sous la plume de Blaise Pascal…)
Son esprit pétille et son propos fait voler en éclat les opinions qui garrottent les esprits de ses contemporains. Il s'insurge contre le traitement infligé aux habitants du « nouveau monde », colonisé récemment ; les vrais barbares, ce sont les conquérants européens, pas les populations locales asservies. La torture utilisée par la justice comme moyen ordinaire, le révolte. Il dénonce la présupposée supériorité de l'humain sur les autres animaux.
En 1580, Montaigne entreprend un long voyage en Italie et à son retour il apprend qu'il a été nommé maire de Bordeaux, sans doute porté par le succès naissant de ses Essais. Cette désignation ne lui sied guère mais il ne peut la refuser, s'agissant en définitive d'un ordre royal. Cette fonction est exercée à distance, à partir de son domaine ce qui ne n'empêche pas sa réélection. L'exercice de cette magistrature se terminera dans des conditions peu glorieuses mais qui doivent être restituées dans ce quotidien à la Jérôme Bosch ; dans une région ravagée par la peste, Montaigne fuit avec sa famille, laissant derrière servitudes publiques et surtout cette farandole macabre infinie de villes et des paysages de désolation.
De retour dans son domaine, après quelques péripéties dans l'arrière-cour de l'histoire et des grands du royaume il n'aura de cesse de se remettre à l'ouvrage. Car Montaigne, sans doute avec un zest d'auto dérision comme Stefan Zweig se plaît à le citer « L'esprit je l'avais lent (…) l'appréhension » tardive, (…) et après tout un incroyable défaut de mémoire », écrit à son rythme, en ne fermant jamais les portes.
Mais cet apparent handicap, Montaigne le métamorphose en une richesse éclatante. Tel un ébéniste de l'écriture, passes après passes, il lisse, embellit sa pensée, prenant régulièrement à contre-pied le lecteur soit en l'engageant dans des chemins de traverse, soit en faisant des haltes qui ne se révèlent en définitive que des pauses en trompe l'oeil ; malicieusement, un peu comme Socrate auquel Montaigne fait régulièrement référence, qui dans ses dialogues feint de rejoindre son interlocuteur pour mieux le neutraliser.
Montaigne est le maestro de l'esquive, mais pages après pages, relectures après relectures, l'architecture des Essais, comme sa tour qui seule a résisté à l'incendie, est solide, puissante et défie le temps.
Et puis la rencontre de Marie de Gournay en 1588 ; la jeune femme a 23 ans, Montaigne 55 ans. A la demande de la femme de Montaigne, elle assurera la publication de la 3eme édition en 1598 avec une belle préface. le profil de cette femme est pour le moins singulier à cette époque : être une femme de lettres, célibataire, brise les codes ; tout au long de sa vie, Montaigne aura donc fait preuve d'une liberté d'esprit incroyable mais dans la discrétion. Un contraste violent avec les fracas et les clameurs hystériques de ce XVIéme siécle.
Montaigne ne connaît que trop les horreurs d'une époque de violence sanguinaire alors que les élans de la Renaissance laissaient espérer un monde nouveau. Pour les activistes de chaque parti il ne saurait y avoir de cohabitation avec l'autre, celui qui pense et prie différemment le même Dieu.
Cette période si sombre de Montaigne, où on peut légitimement douter de tout, en particulier de l'existence du Bien, de la nature de l'homme, est apparue tragiquement familière à Stefan Zweig en relisant les Essais.
Les Essais ont manifestement accompagné le grand homme de lettres dans les dernières pages du livre de sa vie qu'il a décidé de fermer prématurément.
Mais il parait improbable que Stefan Zweig ait cru pouvoir trouver une forme d'encouragement au suicide dans les pages des Essais.
Montaigne est juste un homme, remarquable entre tous, pas un guru qui propose un système ou des recettes de (sur)vie, et encore moins un culte de la désespérance. « Mon métier et mon art c'est vivre » (Les Essais p.398)
Montaigne ou un extraordinaire et effervescent laboratoire de vie positive comme cette belle biographie le rappelle.
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Herve-Lionel
  21 août 2018
La Feuille Volante n° 1272
MontaigneStefan Zweig – PUF,
La biographie de Michel de Montaigne est l'ultime ouvrage de Stefan Zweig avant son suicide au Brésil en février 1942, On peut sans doute y voir une dernière tentative de conjurer son projet de quitter cette vie que Montaigne aimait tant mais qui ne lui convenait plus à lui, à moins qu'il n'ait fait sienne cette pensée des Essais «  La plus volontaire mort est la plus belle » .
Du propre aveu de Zweig, la rencontre avec l'auteur des « Essais » n'a pas facile puisque, bien que nourri de culture française il n'était pas prêt, à vingt ans, à en recevoir le message. Il lui a fallu attendre longtemps qu'il mûrisse en lui pour qu'il lui consacre cette biographie comme on retrace la parcours d'un ami. Même si notre auteur, qui est aussi connu comme romancier et nouvelliste, a consacré son talent à nombre de biographies, ce sujet n'a peut-être pas été choisi par hasard à cause peut-être de similitudes qui existaient entre eux. Les voyages, la fuite de Montaigne quittant Bordeaux pour échapper à la peste à laquelle répond celle de Zweig fuyant le nazisme, une autre peste, mais brune celle-là, la violence des guerres de religion et celle qui poussa l'écrivain autrichien à errer par le monde... Il a souhaité honorer le combat de Montaigne pour la liberté, de penser, d'agir, d'écrire, d'aimer … une valeur si menacée en cette première moitié du XX° siècle en Europe et qui lui manqua tant parce que son absence signifiait aussi l'intolérance. Il célèbre sa lucidité face au naufrage de l'humanisme et à la folie meurtrière des hommes qui ne vivent que pour la violence, parle de sa dénonciation de l'inhumanité, de la fragilité de la condition humaine de son époque et de sa volonté d'être lui-même, c'est à dire un homme qui refuse de prendre part à toute ce déchaînement de haine à l'extérieur. Pourtant il attendra longtemps pour devenir véritablement Montaigne ; il renoncera aux charges publiques et se retirera dans sa tour comme en lui-même et bien sûr avec le rempart de ses livres, sans pour autant renoncer à ses richesses ni aux voyages. Pourtant, cette forme d'égoïsme de Montaigne qui ne parle que de lui, cesse d'une certaine façon quand il devient écrivain, c'est à dire accepte d'écrire non plus pour lui mais pour les autres en leur confiant le résultat de ses méditations personnelles et intimes. Son oeuvre est en effet une « quête de soi-même » menée au rythme d'une vie retirée dans sa tour. Pourtant sa notoriété littéraire le fait élire maire de Bordeaux, ce qu'il apprend quand il est en Italie et alors même qu'il n'a rien demandé . Plus tard ce mandat sera renouvelé et il sera, lui-même sollicité par le roi pour des médiations et des négociations dont l'avenir du royaume a peut-être dépendu, Ainsi, par un revirement du sort, quand plus jeune il avait sollicité des charges publiques et que, celles-ci lui avait été refusées , il se voit, alors qu'il avait décidé de se retirer du monde, de méditer et de se préparer à la mort, pressé par le roi lui-même d'intervenir dans les affaires de l'État. Est-ce à dire que Zweig voyait entre eux beaucoup de similitudes ? Peut-être.
L'auteur refait la généalogie des Eyquem, commerçants enrichis et anoblis qui s'allient à une demoiselle Louppe de Villeneuve, d'une famille de commerçants prospères d'origine juive espagnole , la mère de Michel, ce qui n'est pas sans rappeler es propres origines de Stefan. Si Montaigne chercha à cacher cette ascendance, Zweig ne se signalera pas comme écrivain juif mais, lui aussi, comme un humaniste brillant, éclairant le monde de sa pensée. Comme Michel il reçut une éducation de qualité caractéristique de chaque époque et chacun aura une lente maturation d'écrivain. Zweig comme Montaigne honoreront le nom de leur famille par la culture et le transmettront aux générations futures.
Pourtant si Montaigne, mis à part un « journal » de voyage, est l'homme d'un seul livre, ce n'est pas le cas de Zweig, plus prolixe. et si les « Essais » n'ont jamais cessé d'être une référence de notre littérature, les écrits de l'écrivain autrichien ont longtemps été dans l'oubli même s'ils sont heureusement redécouverts actuellement
Montaigne s'interroge abondamment sur lui-même, cherche à se connaître, se demandant notamment « Que sais-je ? » ce qui le distingue des érudits et des religieux de son époque qui affirmaient péremptoirement détenir la vérité. Je note que s'il revenait aujourd'hui, il pourrait utilement se poser la même question. Ainsi,se peignant lui-même, il constate au long de sa vie des changements que le font passer de l'épicurisme au scepticisme, au stoïcisme pour finalement lui conférer une certaine sagesse mais aussi un forme de solitude, Cela , à mes yeux, fait de lui un écrivain de l'humain, de « l'humaine condition ».
© Hervé Gautier – Août 2018. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
denis76denis76   24 décembre 2019
Cependant, pour se comprendre, il ne suffit pas de s'observer. On ne voit pas le monde quand on a le regard fixé sur son nombril. Voilà pourquoi il lit l'histoire, il étudie la philosophie, non pour en retirer des enseignements ou des certitudes, mais pour voir comment d'autres ont agi, pour confronter son moi à d'autres moi.
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zenzibarzenzibar   04 octobre 2019
Ce que Montaigne a énoncé quelques siècles plus. tôt reste vrai et valable pour ceux qui s'efforcent d'acquérir leur autonomie.

Toute notre gratitude doit aller à ceux qui, en une époque d'inhumanité comme la nôtre, affermissent en nous l'humanité et nous exhortent à ne pas aliéner notre seul bien, ce que nous ne devons surtout pas perdre, à savoir notre moi intime.

Seul celui qui reste libre envers et contre tout fait croître et perdurer la liberté sur terre.

(P.44 et 45)
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sevm57sevm57   27 janvier 2020
Montaigne loue comme principal avantage des livres leur capacité à stimuler, par leur diversité, sa faculté de jugement. La lecture incité à répondre, à exprimer sa propre opinion. Ainsi prend-il l'habitude d'annoter les ouvrages, de souligner, puis d'inscrire à la fin la date à laquelle il les a lus, parfois aussi l'impression qu'il en a retirée à ce moment-là.
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AllantversAllantvers   18 septembre 2019
C'est une des lois mystérieuses de la vie, ses valeurs authentiques et essentielles nous apparaissent toujours trop tard: la jeunesse quand elle s'enfuit, la santé dès qu'elle nous abandonne, et la liberté, cette précieuse essence de notre âme, alors qu'elle va nous être ôtée ou qu'elle l'a déjà été.
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   09 mai 2011
Nous devons notre reconnaissance à ceux qui renforcent en nous le sens de l'humain dans une époque inhumaine comme la nôtre, à ceux qui nous exhorte à ne pas abandonner ce qui nous est propre, ce que nous ne saurions perdre, notre moi le plus profond. Car seul celui qui reste libre de tous et de tout accroît et préserve la liberté sur terre. (p.29).
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Videos de Stefan Zweig (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stefan Zweig
6 décembre 2009 :
Mot de l'éditeur : « Cest depuis cette seconde que je tai aimé. Je sais que les femmes tont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne ta aimé aussi fort comme une esclave, comme un chien , avec autant de dévouement que cet être que jétais alors et que pour toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à lamour inaperçu dune enfant retirée dans lombre ; cet amour est si désintéressé, si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par lamour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, dune femme épanouie. »
Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans lombre, nattendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte dun enfant, symbole de cet amour que le temps na su effacer ni entamer. Lêtre aimé objet dune admiration infinie mais lucide. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix dune femme qui se meurt doucement, sans sapitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui quelle admire plus que tout. La voix dune femme qui sest donnée tout entière à un homme, qui jamais ne la reconnue. Avec Lettre dune inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore lanalyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant dune profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure quelle touche au sublime.
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