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ISBN : 291620461X
Éditeur : LES EDITIONS DU RIFFLE (25/04/2013)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Anéanti par la disparition de son Héloïse,
Jean de Mady s’est jeté sur le chemin des étoiles, jusqu’à Compostelle…
Des millions de pas, pour tenter de redonner un sens à sa vie.

Accompagnez-le dans son cheminement.

Pas à pas, vous serez ce pèlerin laïc qui va se nourrir de rencontres magnifiques. Ecoutez-le, il vous parle :
Des jeunes, des vieux, des quatre coins du monde. Un chef indien sorti de son Amérique. St Ja... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Indocile
  17 février 2016
/!\ SPOILER /!\
Cinquième livre écrit par Pierre Zylawski, cinquième livre lu de cet auteur. Je ne les ai pas lu dans l'ordre de parution cependant.
Ma petite digression déjà apportée lors de mes précédents commentaires reste d'actualité... Je crois bien avoir trouvé la phrase fétiche de l'auteur "dans tous les azimuts". Cette expression est jusqu'ici présente dans tous les livres lus de Pierre Zylaswki. Sera-t-elle dans le prochain ouvrage de Pierre Zylawski que j'ouvrirai ?
Le livre est fragmenté en deux parties qui composent les deux mouvements du personnage principal. Il y a tout d'abord la marche, tout s'enchaîne que ce soit les étapes ou les rencontres, puis il y a la stabilité via un séjour dans un petit village perdu où le marcheur se posera le temps de rassembler son courage pour revenir à la vie. Jean de Mady a perdu sa femme. Elle était toute sa vie. Pour ne pas sombrer plus encore, il quitte tout (ou presque) pour partir en presque-pélerinage jusque Saint-Jacques de Compostelle. Long voyage, mais riche voyage. Son bourdon gravé à chaque rencontre. Jean de Mady à défaut de remonter la pente, ne coule plus sous ses larmes.
Tout voyage est un aller, mais également un retour. le chemin emprunté pour rentrer ne doit pas forcément être le même que celui pour partir et sentimentalement parlant c'est le cas pour Jean de Mady qui part le coeur lourd et revient des projets plein la tête. Car dans la second partie du roman, s'amorce la remontée depuis Saint-Jacques de Compostelle vers le foyer du protagoniste, cependant une pause salutaire sera nécessaire à Jean pour avancer.
Avancer pour mieux sauter ? C'est une peut l'idée, mais tout en suivant le proverbe Zoulou prodigué en première partie. "Si tu avances tu meurs. Si tu recules tu meurs. Alors pourquoi reculer ?". Jean de Mady réapprend à vivre et comprend que la douleur même si elle s'estompe sera toujours présente, il devra vivre avec. Les lieux et les gens qui l'entourent dans cette étape le retiennent et en même temps le poussent. Il sait qu'il doit repartir, mais retarde son départ. Puis un jour, après avoir rendu service à la population locale il part, avant de plus pouvoir prendre son sac et chausser ses chaussures. Mais ce n'est pas un adieux. Jean a repris sa vie en main. Et sa vie n'est plus là haut, son foyer n'est plus au nord de Paris.
Bien qu'il soit question d'un pèlerinage, la notion religieuse n'est pas omniprésente. Elle s'égraine tout au long de la première partie sans être étouffante. J'avoue qu'au début j'ai hésité avant d'ouvrir le livre à la première page. Ayant beaucoup de mal avec tous les écrits où théologie et/ou religion sont présentes, j'ouvre rarement ce genre d'ouvrage. Mais cette fois-ci c'était différent. le roman m'avait été recommandé par l'auteur lui-même. Je ne suis pas déçue de l'avoir écouté.
Tout au long de ce livre sont retranscrits les sentiments de Jean. On vit avec lui sa remontée des enfers, on ressent sa compassion pour ces parents dont la fille n'a pas donné de nouvelles depuis si longtemps, on souffre avec ce chef indien venu d'Amérique, on rit, on pleure... C'est tout ce que l'on attent bien souvent d'un roman et c'est une mission réussi. La seconde partie ne nous laisse pas en reste, mais cependant je l'ai trouvé un peu plate au niveau de l'action vis à vis de Jean. Elle rapporte la notion de stabilité dans la vie de notre marcheur, mais cela passe par des travaux manuels et c'est un peu tout.
J'ai d'ailleurs trouvé Jean un peu égoïste, mais dans le bon sens du terme. Jean découvre le village, chacun essaye de faire sa connaissance, il aide comme il peut et lorsque tout le monde s'est attaché à lui il part, car il se rappelle qu'il doit vivre pour lui et non les autres. Je ne peux parier que ce soit le message que l'auteur souhaitais transmettre, mais c'est en tout cas celui que j'ai retenu.
Tout au long du livre, toutes parties confondues, sont intercalés maximes et proverbes. Elles illustrent les actions de Jean, mais également le monde qui s'offre à lui au fur et à mesure de ses pérégrinations.
Pour finir, parlons du titre. Tout le monde a bien vu ou senti le rapport "Je marche donc je suis" avec la très célèvre philosophie de Descartes "Je pense, donc je suis". En effet, rappelons que "Cogito, ergo sum" formule latine forgée par le philosophe René Descartes, alors qu'il souhaite trouver un fondement solide à la connaissance. Sa "conclusion que seule sa propre existence, en tant que « chose qui pense », est certaine au départ" (Extrait Wikipedia). Cela signifie à mon sens que sa certitude d'être découle tout d'abord du fait de penser. Ma propre compréhension du titre de Pierre Zylawski est donc que Jean de Mady n'a l'impression d'exister uniquement parce qu'il marche, autrement dit il existe uniquement parce qu'il avance. Là également on peut trouver au terme avancer plusieurs illustrations tant physique par son voyage que général puisqu'il ne reste pas abattu et redresse, doucement, la tête.
Belle leçon...
Lien : http://www.nitquindo.com/#!j..
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lessortilegesdesmots
  06 novembre 2016
Alors là, je reste sans voix. Je ne sais pas comment chroniqué ce roman mais je vais essayer. Pour preuve, je ne ferais pas comme d'habitude. J'ai mis un peu de temps à m'immerger dedans. Je suis vraiment sortie de ma zone de confort livresque. Je n'ai pas l'habitude de ce style-là et encore moins par les choix de l'auteur. Je n'ai pas eu du tout ce à quoi je m'attendais. Si vous pensez lire juste le périple d'un homme sur le chemin de Compostelle, je vous direz "c'est en partie vrai". Et j'ajouterai même que c'est l'histoire d'un homme qui se cherche et de sa personnalité. C'est aussi le portrait d'une France éloignée des nouvelles technologie où la nature est mise en avant. On traverse un bout d'Espagne et c'est pareil. C'est rafraichissant. On respire. Pierre Zylawski nous pousse à la réflexion, à faire également ce cheminement de l'esprit et de l'âme mais sans la marche. Tant mieux, je ne suis pas sportive pour un sous. C'est pour ça que j'ai mis du temps à rentrer dans l'histoire. le chemin de Compostelle n'est qu'un prétexte pour rencontrer le monde. Je n'arrivais pas à trouver la voix qui s'exprimait. Mais au fil du temps, j'y suis parvenu.
Le roman est découpé en deux parties. J'ai largement préféré la deuxième. La première est sympa mais pousse à lire en douceur, à savourer, à prendre son temps. Et je ne suis pas la meilleure à ce sujet. Quand à la deuxième, c'est tout ce que j'aime. Certaines expressions me sont restées en tête. J'ai mis du temps à comprendre le principe des poèmes ou haïkus. Mais au final, j'ai trouvé que peut-être on pouvait voir ça comme une répétition mais également comme un moyen de marquer l'esprit du lecteur. Concernant Jean de Mady, il a eu toute ma sympathie. Si des hommes comme lui existaient en France et même dans le monde, on se porterait tous mieux. Je remercie au passage l'auteur de m'avoir induite en erreur concernant une chose à son sujet. J'ai imaginé Jean d'une façon tout au long et à la lecture de la dernière page, je me suis prise une claque monumentale. Chapeau pour cette révélation. Ça nous prouve à quel point les mentalités n'évoluent pas tant que ça et à quel point les stéréotypes ont la vie dure. Je pense que je m'en souviendrais.
En bref, si vous aimez les instants de vie saupoudrés de rencontres qui nourrissent l'âme, si vous aimez ces romans qui s'impriment non par leur écriture mais par leur âme, foncez. Il y a un quelque chose qui rend ce roman vraiment particulier. Ce n'est pas un coup de coeur mais on en retire une leçon qui ne peut que vous faire grandir humainement et ce à n'importe quel âge.
Lien : http://lafetedesmots.blogspo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
IndocileIndocile   17 février 2016
Proverbe Zoulou :
Si tu avances tu meurs
Si tu recules tu meurs
Alors pourquoi reculer
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IndocileIndocile   26 octobre 2015
C'est bien ici, le premier rendez-vous des deux tours, j'y suis ! Seul !
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