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ISBN : 2290023558
Éditeur : J'ai Lu (15/05/2010)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 99 notes)
Résumé :
1198. Enlevé par des inconnus, Roncelin, vicomte de Marseille, a disparu. Sept compagnons partent à sa recherche. Parmi eux, Hugues de Fer, ancien croisé, le médecin Averroès, un frère et une sœur saltimbanques romains, et le meilleur archer d'Angleterre, Robert de Locksley. A leur tête, Guilhem d'Ussel, joueur de vielle et fine lame.

Mais, dans cette équipée, certains semblent être animés de tout autres desseins. Quelles sont les véritables raisons d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  29 avril 2014
Les intentions sont sans doute sympathiques à défaut d'être bonnes, mais cela pèche grandement dans l'exécution.

Après un crime horrible, un représentant de l'ordre, un célébrissime médecin arabe, un célébrissime archer anglais, un ancien mercenaire, un alchimiste perse et deux saltimbanques italiens font cause commune pour libérer le vicomte de Marseille des griffes d'un seigneur félon.
On suit le cahier des charges du film médiéval hollywoodien avec le concours d'arc, le duel judiciaire, les demoiselles traîtresses ou en détresse, les intrigues nobiliaires, les complots cléricaux, et les scènes d'action remplies d'exploz !
Bref, c'est clairement plus cool et plus rythmé que les gros pavés habituels du genre, mais j'ai l'impression que le style, l'intrigue et les personnages auraient pu être interchangeables avec des dizaines d'autres tant est forte d'avoir déjà lu tout cela ailleurs : on n'arrive pas à la cheville d'un Ellis Peters ou d'un Van Gulik qui pourtant ne sont plus de première jeunesse… Quelque part peu importe mais comme on a le cul entre le récit d'action et d'aventure et le récit d'intrigue et d'enquêtes, le capital sympathie s'en trouve diminué.
Aux niveaux caractérisation et psychologie c'est plutôt assez léger…
Tous les personnages sont unidimensionnels, certains étant réduits à 1 trait physique/psychologique :
- les gentils sont très gentils et déclament leurs déductions dès qu'ils en ont l'occasion
- les méchants sont très méchants et déclament leurs machinations dès qu'ils en ont l'occasion
- les comploteurs sont très fourbes et le long dénouement explicatif est truffé de leurs confessions
Les personnages deviennent les meilleurs potes du monde après une seule conversation, et se mettant à raconter toute leur vie voire tous les tenants et les aboutissants du vaste monde au premier venu qui leur prête une oreille attentive.
Quant aux sentiments, on s'aime et on se hait au premier regard ou à la première conservation. Au mieux cela sonne faux, au pire c'est artificiel pour ne pas dire assez balourd à ce niveau là.
On essaye d'approfondir un peu avec les états d'âme du héros éponyme, mais c'est aussitôt amené aussitôt oublié, pire cela ne fonctionne que très moyennement tant le personnage censément être principal fait office de cinquième du carrosse en se greffant de manière artificielle au scooby gang médiéval qui se constitue sous la plume de l'auteur. J'ai failli commencer à y croire avec le décalque de l'ordalie de d'Ivanhoé de Walter, mais non en fait.
L'intrigue est faussement complexe. L'infiltration très courte offre du suspens, mais l'exfiltration très longue beaucoup moins. Car tout est amené rapidement, et tout est résolu rapidement.
Le bon côté c'est qu'on retrouve le plaisir de ligne droite !
Il y a clairement un côté télévisuel à tout cela, mais j'ai eu l'impression d'un téléfilm français lambda avec ses lacunes habituelles. le whodunit du coupable ne marche pas car les fausses pistes ne servent à rien du tout et celui des traîtres ne marche pas non plus car on fait des révélations sur des persos qu'on n'a pas ou à peine vus auparavant. Car comme dans un copshow mainstream ces aspects là font long feu : on sait que la coupable est forcément le seul personnage qui nous a été présenté auparavant (encore que là on fait fort avec un coupable incarné par un personnage dont on apprend l'existence en même temps qu'il est démasqué…)
On sent que l'auteur c'est documenté pour planter le cadre de son histoire. Quelques belles descriptions de Marseille certes, mais les cinquante premières pages sont truffées de dialogues qui se forcent à présenter de manière peu naturelle tout le who's who de la Provence médiévale et des acteurs politiques majeurs du XIIe siècle. OMG j'ai trouvé indigeste toutes ces longues tirades sur les généalogies des uns et des autres (dont on ne parlera plus par la suite) et des conflits féodaux des uns et des autres (dont on ne parlera presque plus par la suite)…

Je déteste cette expression, mais ici on a sans doute affaire à sympathique roman de plage car il se lit à 100 pages à l'heure tellement c'est rythmé, simple et facile d'accès. Je l'ai lu sans déplaisir mais sans plaisir non plus. Peut-être suis-je un peu sévère envers cette série résolument easy readers, mais dans le même créneau j'ai lu tellement mieux et tellement plus intéressant… 
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sylvaine
  12 juin 2016
Marseille 1198. Nous voilà parcourant avec le viguier de la ville Hugues de Fer les rues et ruelles de ce Marseille moyenâgeux, ville riche indépendante des différents suzerains qui la convoitent,le comte de Barcelone,le comte de Toulouse, Richard Coeur de Lion sans oublier le pape Innocent III...Ville prospère donc. Quand le vicomte de Marseille, Roncelin, est enlevé par des inconnus le viguier mandaté par les consuls de la ville part pour le château des Baux afin de le délivrer et de le ramener vivant. Il va partir accompagné de son ami Ibn Rushd, médecin et grand cadi de Marrakech, plus connu en Occident sous le nom d'Averroès, il saura aussi s'entourer de preux chevaliers Guilhem d'Ussel, le troubadour, et Robert de Locksley le saxon, le meilleur archer d'Angleterre...vous savez celui qui vivait dans la forêt de Sherwood ....
Après un début de roman un peu "longuet" , il fallait bien planter le décor, expliquer au pauvre lecteur les tenants et aboutissants des alliances, traités et trahisons , tout d'un coup l'intrigue s'emballe et là pas de quartier ... Nos héros n'écoutant que leur courage, leur détermination , leur résolution à tenir leurs engagements et leur parole de chevalier vont nous faire vivre des aventures dignes des plus grandes épopées . Et là face à ce type de récit je suis très bon public, j'adhère à 100% , je suppute, je tremble, je sursaute, je pleure , je ris , je me réjouis bref je participe ...
C'est ainsi que voulez vous ! Si vous aimez le Haut Moyen-Âge , les châteaux forts, les aventures des chevaliers, ce roman est fait pour vous j'en suis sûre .
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frankgth
  21 février 2014
Premier tome de cette série de romans d'enquête historique (même si depuis un épisode 0 nous contant la jeunesse de Guilhem est sorti), nous découvrons donc le chevalier troubadour Guilhem d'Ussel dans une histoire d'enlèvement qui partant de Marseille va avoir des ramifications jusqu'au Saint Siège de Rome. Pour ses débuts notre héros va rester assez mystérieux sur son passé que l'on devine quand même assez sombre et pas toujours glorieux. On va aussi découvrir son futur grand ami, un certain Robert de Locksley (Robin des bois en personne !) qui va ici croiser pour la première fois son chemin et lui apporter un sérieux coup de main pour résoudre une enquête nébuleuse et dangereuse.
Une histoire sombre et dure comme son époque, des personnages forts et bien construits, ce fut une vrai bonne découverte. Bien intégrée historiquement même si moins descriptif que du Pierre Naudin par exemple, l'histoire est rondement menée, dynamique et présente intelligemment tous les personnages importants de la série. Je ne connaissais pas l'auteur et j'ai trouvé sa plume très agréable, claire et sans fioriture. le seul petit défaut serait une histoire où je me suis un peu perdu entre les nombreux personnages et les différents droits et pouvoirs qui gravitent autour de Marseille.
Mais au final c'est un livre que je j'ai quasiment lu d'une traite avant de commander rapidement les tomes suivants qui vont nous faire voyager sur les traces de notre guerrier poète comme les titres le laissent entendre !
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Thoxana
  21 juin 2010
Jean d'Aillon nous entraîne cette fois en 1198 sur les pas de son nouveau héros Guilhem d'Ussel, chevalier-troubadour. L'action se déroule à Marseille et aux Baux de Provence, jolie cité médiévale qui méritait bien d'être un des acteurs principaux de cet ouvrage. Sept personnages tous très différents les uns des autres, se retrouvent mêlés, pour des raisons variées, à une tentative d'évasion d'un prisonnier qui se trouverait dans la citadelle des Baux. Parmi tous les personnages de ce roman, on retrouve Robert de Loksley, plus connu sous le nom de robin des bois et dont on parle tant en ce moment. Mais on s'attache vite aux sept protagonistes de l'histoire qui nous est contée.
Suite à la disparition du Vicomte Roncelin qui dirige la ville de Marseille et à l'assassinat de sa maîtresse, la piste mène le groupe aux pieds de la place forte. Il faudra faire preuve de ruse pour pénétrer à l'intérieur et tenter de libérer le vicomte. Il y a de l'action - scènes de bagarre et explosions -, de l'aventure, du suspens... On ne s'ennuie donc pas un instant !
Comme toujours, l'ouvrage est fort bien écrit et parsemé, à dose homéopathique, d'informations historiques qui permettent de replacer l'aventure dans son contexte. On passe donc un moment divertissant et instructif à la lecture de ce livre.
Il n'y a donc plus à attendre : il vous faut lire cet ouvrage et vous faire votre propre opinion !!
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tchouk-tchouk-nougat
  18 avril 2014
Nous sommes en 1198, à Marseille. le seigneur de la ville, le Vicomte Roncelin, a été enlevé. Hugues de Fer, viguier de Marseille, va alors tout faire pour le retrouver, en vie si possible, afin de sauver un ami mais aussi sa ville bien aimée qui attire les convoitises. Sept compagnons vont faire alliance, chacun ayant leur propre raison, dans cette quête.
Une fois surmonté la difficulté de rassembler les différents éléments historiques, les jeux de succesion et d'appartenance des terres étaient bien compliquées au moyen age, ainsi que quelques recherches sur wikipédia sur certain objet, vêtement ou armes moyen ageuse dont je n'avais jamais entendu le nom, on se plonge avec délice dans l'écriture fluide de Jean d'Aillon.
Nous faison la rencontre de personnage attachant, ou au contraire détestable. Guilhem d'Ussel, bien entendu, mais aussi Robert Locksley revenant de croisade, troubadours ou encore Averroes, célèbre médecin musulman.
Action, rebondissements, suspence... Les bons ingrédients pour une lecture passionée.
Je regrette seulement un léger manque d'appronfissement dans les relations entre les personnages. L'amour ou l'amitié semble être un peu trop instantané et nous laisse le gout d'inachevé ou plus exactement d'être passé à côté de quelque chose.
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Citations & extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   29 avril 2014
Quand Richard était parti à la croisade, son frère Jean, comte de Mortain, à qui il avait confié le royaume d’Angleterre ne son absence, avait mis le pays en coupe réglée. Les Saxons fortunés avaient été les premiers dépouillés. Le père de Robert de Locksley, le riche comte de Huntington, avait ainsi été dépossédé de ses terres et quand Robert était parvenu à l’âge adulte, il avait été déclaré hors-la-loi pour s’être opposé au shérif de Nottingham. C’est ainsi qu’il était devenu Robin Hood, Robert au Capuchon, chef d’une redoutable bande de yeomen saxons, tous fins tireur à l’arc, qui se cachaient dans la verte forêt de Sherwood pour dépouiller les riches Normands qui la traversaient.
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frankgthfrankgth   21 février 2014
Guilhem entra dans Marseille par la porte de l’Annone. Par prudence, à partir de Sallone, il avait revêtu son haubert et s’était coiffé de sa cervelière. Il n’avait pourtant fait aucune rencontre d’hommes en armes, sinon une petite troupe qui recherchait trois hommes avec des chevaux de bât.

Il ressentait une troublante impression à revenir dans la ville où il était né, se souvenant des lieux sans vraiment les reconnaître. Il venait d’avoir treize ans quand il était parti. Ses pensées le ramenèrent à son père, tué par les Sarrasins, et à sa mère, morte d’épuisement dans la tannerie des Mont Laurier. Le passé lui revenait par vagues tandis qu’il passait devant les boutiques et les édifices qu’il avait fréquentés. Sans s’en rendre compte, il murmura une courte prière.
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AlfaricAlfaric   28 avril 2014
L’étroite et obscure ruelle qui descendait vers la mer était ravinée depuis les dernières grosses pluies d’automne et les déjections des hommes et des animaux s’accumulaient dans les ornières. Constatant ce désordre, Hughes de Fer décida de convoquer le chef du quartier pour exiger un rapide nettoyage car, à la prochaine pluie tous ces déchets iraient dans le port dont le curetage coûtait déjà assez cher. Il aurait voulu que les rues les plus fréquentées soient pavées de galets ou de dalles, comme le roi Philippe Auguste l’avait décidé à Paris, mais les marchands s’y opposaient, jugeant de telles dépenses inutiles.
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   18 avril 2014
Guilhem leva les index de ses deux mains :
-Tout ce qui se ressemble n'est pas identique, ami. Ces doigts se ressemblent, ils sont même presque pareils, pourtant ce ne sont pas les même doigts! Il arrive parfois que deux personnes soient l'image l'une de l'autre, ce n'est que l'effet du hasard.
-En effet, seulement elles portent le même nom : Marianne et Anna-Maria. Qui peut prétendre que c'est le hasard? Je crois que Notre-Seigneur a répondu à mes prières car j'avais pris la croix pour lui.
Guilhem fit la moue. Il avait connu trop d'atrocités pour croire que Dieu répondait aux prières des hommes.
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GrouchoGroucho   18 novembre 2014
- Hugues de Fer ! s'exclama le vieil homme au turban, les yeux brillant de surprise et de joie.
- Ibn Rushd !
Tous deux s'étreignirent longuement.
- Ibn Rushd, mon vieil ami ! Que viens-tu faire à Marseille ? Je te croyais cadi à Marrakech, s'étonna le viguier.
.../...
- Je suis en fuite, et tu es le seul ami qui me reste.
- N'en dis pas plus. Tu es mon hôte aussi longtemps que tu le veux.
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