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ISBN : 2290031550
Éditeur : J'ai Lu (02/03/2011)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Après la mort de Richard Cœur de Lion, son frère Jean lui succède. Mais le roi de France, Philippe Auguste, apprend qu'un testament de Richard désignant son neveu Arthur de Bretagne est dissimulé à Londres, dans la grande tour blanche construite par Guillaume le Conquérant. Seul Guilhem, qui avait déjà sauvé la vie du roi, sera capable de ramener le précieux manuscrit.
De grands dangers guettent le chevalier troubadour, la troupe de cathares qu'il escorte ver... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  31 août 2014
Autant pour les tomes 1 et 2 j'avais essayé d'être bienveillant et indulgent, bref de prendre des gants, autant là non ça suffit… Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un bouquin aussi mal fagoté de la première à la dernière ligne. Durant plusieurs centaines de pages, impossible de m'enlever de la tête le sketch des Inconnus sur "Le Chevalier de Pardaillec"… le pire étant que quelque part, c'était un peu ça !
http://www.youtube.com/watch?v=biAUsaBKU3c

On commence par une présentation pédagogique des rapports de forces entre Plantagenêts et Capétiens au lendemain de la mort de Richard Coeur de Lion, puis on enchaîne sur un résumé pédagogique des événements du tome 2.
Guilhem d'Ussel accompagné par son Scooby Gang va prendre possession de son fief dans le Comté de Toulouse, tout en escortant le convoi de ses amis cathares qui vont route vers le Sud-Ouest. On traverse donc à cheval la moitié de la France avec les péripéties de remplissages : les périls sont aussitôt amenés, aussitôt résolus, on rencontre de vieilles connaissances (on me souffle dans l'oreille que leur importance sera montrée dans les préquels qui seront écrits par la suite... n'empêche, c'est un peu n'importe quoi !) qui racontent immédiatement et artificiellement toute leur vie, et à qui on raconte immédiatement et artificiellement toute sa vie, tandis que Guilhem poursuit sa romance à l'eau de rose avec Sanceline. le jeune cathare dépeinte comme pure et chaste dans le tome 2 nous est ici décrite presque comme luxurieuse. C'est la magie de la caractérisation des personnages de Jean d'Aillon.
Arrivé à destination le héros doit reprendre son château aux templiers. C'est l'occasion d'une série de petites scènes d'action ou de tractations plutôt pas mal, si Guilhem présenté comme un good guy dans les tomes 1 et 2, ne (re ?)devenait un personnage dur, froid et implacable. C'est la magie de la caractérisation des personnages de Jean d'Aillon. S'il s'agissait de montrer la nature duale d'un personnage à la fois mercenaire impitoyable et troubadour romantique c'est assez raté…
Après une accalmie digne de « Comment gérer un fief pour les nuls », avec des passages explicatifs sur l'agriculture, l'élevage, l'artisanat textile, le fermage, le métayage, les loyers et les taxes, le groupe remonte sur Bordeaux pour que Locksley puisse faire son rapport des événements du tome 2 à la vieille Aliénor d'Aquitaine. C'est là que l'auteur veut absolument caser la mort de Mercadier, et il fait de façon forcée…
Les personnages reçoivent alors une mission du roi de France et font voile vers l'Angleterre. le livre justifie enfin son titre d'épisode londonien alors qu'on s'approche dangereusement des trois quart du roman… Et c'est donc tout naturellement qu'on entre dans le vif du sujet par une présentation pédagogique de la capitale londonienne, truffée d'anecdotes architecturales et urbanistiques devant censément montrer que l'auteur s'est bien documenté pour maîtriser son sujet, et le rendre plus historique. Personnellement j'aurais préféré qu'il raconte mieux son histoire…
Après que Locksley soit passé à la banque pour solder ses avoirs en Angleterre, le groupe s'attaque enfin à sa mission. Comme dans les tomes 1 et 2, on va se déguiser en troubadours pour infiltrer le château des méchants. (Gros soupir.)
Fort heureusement, quelques sympathiques rebondissements à la "Ocean's Eleven" viennent sauver l'intrigue du naufrage. Sauf que tout est expédié en 30 pages, y compris la mort des méchants (en l'occurrence Dinant et son âme damnée Mauluc).
Les 75 dernières pages sont consacrées au retour des nos joyeux compagnons vers de Comté de Toulouse. Ils ont les sbires de John Lackland aux trousses, mais le problème est assez rapidement contourné. Par contre on en profite pour résoudre les « intrigues » laissées en suspens dans cet épisode 3 :


L'intrigue principale n'est pas terrible, et les intrigues secondaires le sont encore davantage. On ne sait jamais si l'auteur se sert de l'Histoire pour raconter ses histoires ou s'il se sert de ses histoires pour raconter l'Histoire. Dans le genre la palme revient à ce passage qui s'appesantit longuement sur les croisades et le royaume sicilien pour expliquer que Richard Coeur de Lion avait rédigé un testament conservé à la Tour de Londres… L'auteur nous montre qu'il s'est documenté, mais qu'est-ce que c'est lourdement exploité… Et encore plus qu'avant, tout est torché en 2 coups de cuillère à pot de manière précipitée et / ou naïve :

Alfred Hitchcock le maître du suspens, doit se retourner dans sa tombe…
Le personnage principal est bancal : comme tout se décide à la cour d'Angleterre (ou plutôt aux cours d'Angleterre : Londres, Anjou, Aquitaine, Maine, Poitou, Bretagne) pourquoi raconter l'histoire d'un agent du Comte de Toulouse faisant des piges pour le Roi de France ? D'ailleurs, quand est-ce qu'on le voit ledit Comte de Toulouse… (Dans le tome 4 m'a-t-on dit…)
Les personnages secondaires sont ou falots ou caricaturaux, et seuls quelques figures historiques ou quelques créations de Sir Walter Scott, auquel l'auteur emprunte décidément énormément, sortent du lot, sans pour autant échapper aux Images d'Epinal. Car bien sûr on continue avec des Templiers très très méchants, des Cathares très très gentils, auxquels on ajoute des Juifs très très forts sur les questions d'argent mais très très persécutés… Dans ma critique du tome 2, je m'étais moqué de Jean d'Aillon en écrivant de façon caricaturale qu'il présentait le roi Philippe Auguste comme ambitieux mais calculateur, et dans ce tome 3 il va plus loin en écrivant carrément : « Mais si Philippe Auguste était un roi ambitieux, calculateur et visionnaire, il était aussi un roi prudent. »
Et on a encore des quarterons de figures qui sont longuement décrites et présentées alors qu'elles ne servent absolument à rien… Exemple :

Et l'auteur s'octroie le temps parmi les lamentations de son personnage sur sa situation de chevalier troubadour célibataire, de lui rappeler le souvenir d'une femme qui jamais été présentée ou mentionnée dans la série jusque là : Amicie, une ancienne maîtresse de Guilhem, qui lui en a préféré un autre pour de l'argent… Foreshadowing ? Non, il s'agit juste de teasing pour "De Taille et d'estoc", préquel de la série devant sortir l'année suivante, et pour la résolution du cliffhanger amoureux final, point de départ de l'épisode 4 devant sortir l'année suivante…

Pour résumé le livre date de 2011 mais m'a donné l'impression d'avoir été écrit un demi-siècle plus tôt au bas mot tellement il m'a parut vieillot sur le fond comme sur la forme. Comme pour les tomes 1 et 2, j'aurais aimé me prêter au jeu du roman de plage, mais non seulement c'est une série faiblarde, mais en plus je n'étais pas d'humeur à lui pardonner ses nombreuses faiblesses.
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tchouk-tchouk-nougat
  07 mai 2014
Troisième tome des aventures de Guilhem d'Ussel et l'ennui à commencé à me saisir à certain moment. Peut être est ce que je me lasse de ses personnages un peu trop lisse ? A moins que l'action ne tarde trop à venir et semble passer trop vite.
pourtant on ne peut discuter les qualités historiques du romen et ce trait d'aventure, qui une fois commencé, est vraiment agréable à lire. Mais il manque quelque chose d'essentiel qui au bout de 3 tomes commence vraiment à faire défaut. c'est l'émotion.
Un bon livre tout de même, pour tous les amoureux de l'Histoire romancée.
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philippe91
  11 août 2014
1200 : Guilhem d'Ussel, après avoir déjoué un complot templier contre le Roi Philippe Auguste, va prendre possession de son fief, tout en escortant les Cathares, que son action auprès du roi a sauvé du bucher, vers l'albigeois. Après avoir repris possession de son bien par les armes, il se voit confié une mission par le Roi de France.
C'est à Londres, accompagné de son ami Robert de Lockles, qu'il doit mettre la main sur un testament qui permettrait au Roi de France de contrer Jean, devenu Roi d'Angleterre à la mort de son frère Ricard Coeur de Lion .
Une fois de plus, les aventures de Guilhem d'Ussel sont menées tambour battant. Ce roman d'aventure se lit d'une traite, dans un style simple et agréable, l'ensemble est richement documenté. Un agréable moment de lecture.
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Tchippy
  17 mai 2015
Un chevalier troubadour, étrange association.
Au final, un livre qui se lit facilement, mais sans plus. Les personnages sont trop peu fouillés, à l'exception de Guilhem, qui se morfond un peu trop à mon sens sur son passé.
On vogue d'aventure en aventure, sans toujours voir le lien entre elles de prime abord.
Bref, l'écriture rapide pour arriver à caser tous les rebondissements de l'intrigue dans un livre poche, pourquoi pas, mais au prix de personnages lisses et sans intérêts, malgré l'énorme travail historique conduit par l'auteur.
Un bon livre de chevet pour s'endormir le soir, sans plus.
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tycos
  05 mars 2013
Dans son 3ème roman d'aventures de Guilhem d'Ussel, Jean d'Aillon nous propose une version de la mort de Mercadier, le terrible routier de Richard Coeur de Lion (mort l'année précédente) qu'il attribue à ses héros pour rajouter à la fin du livre les dernières hypothèses historiques sur cette mort. Terrible époque où les guerres se gagnaient avec ces armées de mercenaires sans foi ni loi.
Sinon nos amis s'enfuient à Londres en vue de dérober un document dans la terrible tour de Londres, rien de moins. Très bon livre d'aventures historiques encore. On ne s'ennuie pas un instant. Et on apprècie toujours le références historiques en fin de recueil.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   30 août 2014
Car sai eu ben per ver, certanament,
Qu’hom mort ni pres n’a amix ni parent
Et si m laissan per aur ni per argent
Mal m’es per mi, mas pieg m’es per ma gent,
Qu’apres ma mort n’auran reprochalent,
Si sai mi laisson pres.
No m meravilh s’ieu ay lo cor dolent,
Que mos senher met ma terra en torment,
No li membra del nostre sagrament
Que nos feimes el Sans cominalment,
Ben sai de ver que gaire longament
Non serai en sai pres.

Mes compaignons, cui j’amoie et cui j’ain,
Ceus de Cahen et ceus dou Percherain,
Me di, chançon, qu’ils ne sont pas certains,
Qu’oncques vers eus nen oi cuer faus ne vain.
S’ils me guerroient, ils font moult que vilain,
Tan con je serai pris.
Ce sevent bien Angevin et torain,
Cil bacheler qui or sont riche et sain
Qu’encombrez sui loing d’aus or ne m’aimment grain.
De beles armes sont ores vuit li plain
Por tant que je suis pris.
Suer comtessa, vostre pretz sobeiran
Sal dieus, e gard la bella qu’ieu am tan,
Ni per cui soi ja pres.
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AlfaricAlfaric   22 août 2014
J’ai beaucoup d’amis, mais petits sont leurs dons.
La honte sera pour eux si, faute de rançon,
Je reste ces deux hivers prisonnier
Ils le savent bien, mes hommes et mes barons,
Anglais, Normands, Poitevins et Gascons :
Je n’avais pas si pauvre compagnon
Que, faute d’argent, je laissasse en prison.
Je ne le dis pas pour faire aucun reproche
Mais je suis encore prisonnier.
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AlfaricAlfaric   31 août 2014
Maintenant je sais parfaitement
Que mort ou prisonnier n’ont amis ni parents,
Puisqu’on m’abandonne pour de l’or ou de l’argent.
C’est grave pour moi, mais plus encore pour mes gens,
Qui après ma mort seront déshonorés
Si longtemps je reste prisonnier.
Il n’est pas étonnant que j’aie le cœur affligé
Puisque mon seigneur malmène mes terres.
S’ils se souvenaient de notre serment
Que nous fîmes tous deux d’un commun d’accord,
Je suis bien certain qu’ici je ne serais pas
Longtemps prisonnier.

A mes compagnons que j’aimais et que j’aime,
A ceux de Caen, à ceux du Perche,
Dis pour moi, chanson, qu’ils ne sont pas fidèles
Et que jamais mon cœur ne fut pour eux faux ni volage.
Ils se conduisent en vilains s’ils me font la guerre
Tant que je suis prisonnier !
+ Lire la suite
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AlfaricAlfaric   22 août 2014
A la suite d’un tort fait à un de ses vassaux, Jean s’empara de Nottingham, puis se rendit à Londres pour y convoquer le conseil des barons et des évêques d’Angleterre. Devant eux, il accusa Longchamps d’avoir abusé du pouvoir. Guillaume avait mécontenté trop de gens pour que l’accusation soit rejetée. L’Assemblée des barons le cita donc à comparaître. Il s’y refusa et, avec ses hommes d’armes, marcha sur Londres pour se réfugier dans la tour.
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AlfaricAlfaric   22 août 2014
- Vous ne trouverez personne ici pour boire à la santé de Jean, expliqua alors en français un de leurs voisins, un homme à la belle barbe blanche et au chaperon de velours écarlate. Plus que sa conduite odieuse, qui suscite pourtant le dégoût, le peuple ne peut plus supporter ses promesses, ses vantardises, le luxe dans lequel il se vautre, ses vices et les cadeaux qu’il fait à ses amis, tout ça avec les impôts dont il nous accable.
- Qu’en disent les barons ? demanda Guilhem. Après tout, ce sont eux qui l’ont élu.
- Hélas ! beaucoup partagent ses exactions, d’autres courbent l’échine, ne sachant comment le remplacer. Quant aux courageux, ou aux plus inconscients, ceux qui ont affiché ouvertement leur mépris et le leur opposition à son arbitraire, Jean les a défiés en duel, demandant une ordalie pour départager leur désaccord. Mais il ne se bat jamais lui-même, il envoie toujours un champion à sa place.
- On peut battre un champion, remarqua Guilhem en jouant avec son gobelet.
- Pas le sien seigneur ! Lackland a à son service un brigand d’une force colossale et, après l’ordalie, les têtes des vaincus décorent immanquablement Dawbridge Gate.
- Seule une insurrection du peuple le chassera, intervint un autre, mais même les Normands qui détestent Jean ne s’allieront jamais avec les pauvres Saxons qu’ils méprisent.
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