AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2847201610
Éditeur : Gaïa (30/11/-1)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Dès le XVe siècle, des États et des hommes intrépides se lancent à la découverte du monde. Des vaisseaux triomphants, battant pavillons espagnols et portugais, sillonnent les mers et se disputent la découverte de nouveaux continents. Une époque vertigineuse où un océan peut encore être découvert au détour d’une forêt vierge.

À la même époque, par une tragique ironie de l’Histoire, un peuple disparaît. Les Vikings du Groenland. Un peuple qui a pourtant... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Pascalebzh
  02 avril 2010
Ce premier roman de Bruno d'Haluin, navigateur et voyageur, relate la vie de Jon, Islandais vivant à la fin du XVème siècle. Jon a huit quand il est enlevé par un navire anglais qui l'arrache à sa vie en Islande pour le conduire à Bristol. Il est placé au service d'un riche notable et exerce plusieurs métiers. Il apprend la vie rude des tanneurs et la condition de quasi-esclave, méprisé car Islandais. Il n'a qu'une idée en tête, retourner en Islande, pays dont il essaie de garder le souvenir et la langue, et y retrouver sa mère. Il parvient à prendre la fuite avec des marins écossais et islandais et navigue vers l'Islande). Commence alors une autre vie, au service d'un propriétaire terrien. Jon travaille aux prés mais sa passion c'est la mer. Excellent navigateur et marin, il devient renommé pour ses connaissances. Il s'intéresse au Groënland (où il est né), aux colons Vikings, aux terres qu'ils furent les premiers à découvrir. Après des années difficiles en Islande pendant lesquelles il connut la famine et la peste, il décide de partir pour les Açores retrouver une partie de sa famille, et s'embarquer sur un navire allant explorer le nouveau monde.

J'ai trouvé ce roman extrèmement intéressant et très bien documenté. L'époque des grandes découvertes maritilimes est passionnante. L'auteur confronte admirablement bien l'essor des grnades puissances que sont l'Espagne et le Portugal et bientôt l'Angleterre dans la course à la route des Indes, lorsque qu'au même moment décline la civilisation des Vikings, avec l'abandon des colonies du Groënland et l'oubli des anciennes routes menant au Vinland. La vie quotidienne en Islande est également très bien décrite. Seul bémol, j'ai trouvé justement le style trop documentaire pour ressentir de l'empathie pour les personnages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Junie
  06 mars 2016
Pour ceux qui ne craignent pas de s'embarquer sur des coques de noix, ceux qui aiment les mots comme "ressac", "estran", "timonier", ceux surtout qui ont dévoré dans leur jeunesse les romans de piraterie, de navigations périlleuses, d'explorateurs des mers, ceux dont les narines palpitent quand une bonne brise iodée fait moutonner les vagues, ceux-là peuvent monter à bord avec ce chenapan de Jon.
Moi qui avait gardé le souvenir de "L'aventure viking" et des exploits d'Eric le Rouge et de Leif Turlusson, qui raconte la traversée de l'Atlantique nord au Xè siècle, et la découverte du Canada par les Scandinaves, je me suis sentie en milieu connu dans ce récit, bien que l'histoire se déroule quelques siècles plus tard.
L'Islande, comme chacun sait, est la terre natale des Sagas, interminables poèmes épiques en prose rapportant des exploits guerriers, des faits surnaturels, des histoires de familles et de dynasties héroïques. L'équivalent de nos chansons de geste.
Dans Jon l'Islandais, il est bien question d'exploits et de voyages, de quête personnelle, de retour aux sources et aux origines, dans une société médiévale où l'individu ne compte pas. Comme il n'a pas lu "L'Alchimiste", il ne se doute pas qu'il cherche à "accomplir son destin", à réaliser sa "légende personnelle". Il tente de survivre en milieu hostile, et tient peut-être de ses ancêtres le goût de la liberté. Sans famille, sans instruction, sans aucun soutien, il n'a que sa force de résilience pour affronter les coups de tabac et la fortune de mer.
Est-ce que ça finit bien? Je ne suis pas encore arrivée au dernier chapitre, mais je soupçonne l'auteur de s'être identifié à son personnage et d'avoir lui-même un peu de sang viking. Il ne peut donc y avoir de fin malheureuse!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          102
le-bibliomane
  17 mars 2010
C'est à l'âge de sept ans que le jeune Jón Thorsteinsson est enlevé sur les côtes d'Islande par des pêcheurs anglais.
Au XVe siècle, cette pratique d'enlèvement d'enfants est suffisamment fréquente pour que le Royaume du Danemark (auquel l'Islande est inféodée) s'en inquiète et proteste auprès de l'Angleterre.
Ces enfants sont revendus en Angleterre où ils sont exploités comme domestiques et comme main d'oeuvre à bon marché. C'est ainsi que Jón va se retrouver à Bristol où il va être employé en qualité de domestique au sein d'une famille de commerçants aisés : les Barstaple.
Il va ainsi passer son enfance à accomplir maintes corvées au service de cette famille de tisserands récemment reconvertie dans le commerce maritime.
Le jeune garçon n'oublie cependant pas d'où il vient et c'est souvent qu'il pense à son lointain pays et à sa mère.
Parvenu à l'adolescence, Jón va faire la connaissance d'autres jeunes gens qui, comme lui, et pour diverses raisons, se sont retrouvés à Bristol et cherchent à regagner leur pays d'origine.
S'étant secrètement concertés, les jeunes gens vont profiter d'une tempête pour s'enfuir en dérobant un vieux navire.
Après un périlleux voyage, Jón va retrouver sa terre d'Islande et tenter de se construire une nouvelle vie. Mais une épidémie de peste va mettre à bas tous ses espoirs de fonder un foyer. Quant à sa mère qu'il espérait tant revoir, il apprendra qu'elle est partie depuis plusieurs années s'installer aux Açores. Il apprendra aussi qu'il n'est pas né en Islande, mais dans cette mystérieuse contrée où plus personne ne va : le Groenland.
De ce Groenland, on ne sait en effet plus rien depuis de longues années. Colonisé au Xe siècle par les islandais qui s'y sont implantés à l'Ouest et à l'Est, le Groenland et ses établissements, après cinq siècles, va voir sa population subitement disparaître. C'est de là que viennent Jón et sa mère, dans un des derniers bateaux revenus en Islande. Quelle est, ou quelles sont, les cause de cette mystérieuse disparition des Groenlandais ? Nombre d'hypothèses ont été émises à ce sujet et aujourd'hui encore personne ne peut affirmer avec certitude les raisons de cette énigme. Épidémie ? Famine ? Refroidissement du climat ? Conflits avec les populations Inuits ? Il semblerait que toutes ces hypothèses aient joué un rôle dans la disparition de ce peuple groenlandais qui aurait poussé des expéditions jusque vers les côtes de l'Amérique du Nord.
Jón apprendra que son père est, lui, resté au Groenland. Il n'aura de cesse de faire la lumière sur le destin tragique des groenlandais. La tâche lui sera pourtant bien difficile. Il n'existe plus de navires en partance pour cette contrée abandonnée et au sujet de laquelle circulent d'étranges rumeurs de populations retournées au paganisme.
Mais en cette fin du XVe siècle, le monde européen est en effervescence. C'est l'âge des grandes découvertes avec les voyages de Magellan, Jean Cabot et Christophe Colomb. le monde semble devenir plus grand au retour de chacun de ces explorateurs qui comblent un à un les vides laissés sur les cartes. Jón va ainsi profiter de ce formidable élan vers l'inconnu pour tenter de retrouver ses origines.
Bruno d'Hallouin, dont c'est ici le premier roman, nous livre un roman d'une grande sobriété et d'un grand respect dans la véracité des faits historiques. Dédaignant les effets spectaculaires et les détails parfois sordides qui émaillent souvent les romans historiques se déroulant au moyen-âge, il nous entraîne dans un récit captivant où transparaît sa grande passion pour l'époque des grandes découvertes maritimes. Cette sobriété dans la narration, alliée à une grande exactitude historique ravira les amateurs de romans historiques qui trouveront dans cet ouvrage une qualité comparable aux oeuvres du grand Mika Waltari, le maître en la matière.
C'est donc avec grand plaisir et beaucoup d'émerveillement que le lecteur suivra le parcours de Jón Thorsteinsson, des rives de l'Avon aux fjords islandais, de l'archipel des Açores aux immensités glacées et désertes du Groenland, la quête d'un homme curieux de découvrir le secret de ses origines tandis qu'autour de lui le monde subit une profonde mutation sous l'impulsion de quelques hommes déterminés à élargir, au péril de leur vie, une représentation du monde qui n'avait pas évolué depuis l'écoumène de Ptolémée dessinée treize siècles auparavant.


Lien : http://lebibliomane.blogspot..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
litolff
  02 novembre 2012
Un roman historique extrêmement bien documenté dans lequel j'ai appris des tas de choses passionnantes, telle la découverte du continent américain par les Vikings 5 siècles avant Colomb !
Je rejoins l'avis de Pascale : le fond est passionnant mais la forme est parfois un peu trop documentaire/scolaire pour vraiment happer le lecteur.
Commenter  J’apprécie          120
doyoulikefrogs
  11 avril 2016
Au commencement il y avait un titre : Jòn l'Islandais à prononcer Yon. Mais bien avant cela il y a une petite librairie à l'île de Ré au phare des Baleines qui a mis en rayonnage des livres, des romans, classés par catégories "piraterie", "romans d'expédition et de découvertes", "livres écrits par des marins"... c'est là que j'ai acquis Jòn l'Islandais.
Comment ne pas encenser un tel ouvrage? Si ce n'est les quelques défauts que je lui trouve : je n'ai accroché qu'à la page 177 pour une raison pure et simple, même si l'auteur s'appuie sur des faits historiques vraisemblables, l'histoire du début est racontée sans donner l'intérêt ni l'étoffe aux personnages. Il en sera ainsi pendant tout le roman. Moi qui raffole des romans d'aventures, de marins, d'expédition... le foisonnement et la profusion de détails m'enchantent mais le manque de psychologie des personnages, les amis de Jòn qui meurent autour de lui comme un cheveu sur la soupe, les scènes de fin de chapitre qui s'arrêtent brutalement sans amener d'émotions autres que cette envie d'en savoir plus sur l'Islande et le Groenland à l'époque des découvertes de Christophe Colomb.
Une réussite pour ce roman d'aventures qui rétablit l'histoire de l'Islande mais échoue à nous faire apprécier les personnages. On a aussi le sentiment que l'auteur a voulu mettre le maximum d'informations historiques dans un seul roman. Mais cela n'en gâche pas trop la lecture car le côté historique faits réels est ce qu'il y a de plus ambitieux dans ce roman.
A lire tout de même pour le côté roman islandais (écrit par un français! ) et roman de marins.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   29 juillet 2013
Jon Thorsteinsson, tu dois avoir passé trop de temps à l'étranger, cat tu ne comprends pas la spécificité de l'Islande. Notre beau pays est une terre exigeante. Le climat y est rude, commenous l'avons éprouvé cet été. Nous devons composer sans cesse avec la nature. Quand on néglige la terre s'ensuivent de terribles famines. N'as-tu pas entendu patler de l'histoire de Flöki aux Corbeaux ? On l'appelait ainsi car c'est l'un de ces oiseaux qui lui a indiqué la direction de l'Islande. Il aurait pu en être le premier colonisateur, s'il n'avait pas fait preuve de négligence coupable. Il avait trouvé, au nord du Breidafjord, un endroit si poissonneux qu'il a dédaigné la récolte du fourrage. Alors, tout le bétail amené de Norvège et des Hébrides a péri durant l'hiver. Et Flöki a dû abandonner ses terres. Il n'a laissé à notre pays que son nom, l'Islande. Des générations de bons Islandais ont médité et compris la leçon.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
litolfflitolff   23 juin 2010
Le fjord était prodigue, mais il réclamait parfois son tribut. Une barque s'attardait ; sur la côte, l'attente commençait. Les heures, les jours passaient, l'espoir s'amenuisait. Alors, le fjord dévoilait sa face hideuse et pouvait s'abreuver aux larmes des veuves. La mer nourricière se faisait mangeuse d'hommes. Pourtant, les marins remettaient inlassablement les barques à l'eau.
Commenter  J’apprécie          60
luocineluocine   02 novembre 2015
Tu sais mon fils, un mari et une femme, c’est comme les deux berges d’une rivière : il y a des méandres et des rapides, mais aussi des gués. Il faut prendre la rivière comme elle va. Et le temps n’était plus loin où elle allait devenir un torrent infranchissable. Pourtant, on s’aimait sincèrement. J’ai aimé ton père pour son esprit ouvert, sa curiosité,son caractère libre, aventureux. Je l’ai détesté pour les mêmes raisons.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
luocineluocine   02 novembre 2015
Non seulement Jon aimait lire, mais il était fasciné par les livres en tant qu’objets capables de renfermer de la culture, du savoir, de la mémoire. La production d’un livre lui paraissait être comme une alchimie complexe, dont il voulait tout savoir. Pour faire un livre, il fallait des hommes capables d’écrire, des animaux -peau de veau et plumes de cygne – , des plantes qui servaient à élaborer l’encre et la couleur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
luocineluocine   02 novembre 2015
Les gens débattirent de l’origine des elfes. La plupart expliquaient qu’ils descendaient de certains enfants d’Adam et Eve, que celle-ci avait caché à Dieu car ils n’étaient pas lavés. Dieu avait alors déclaré : « Ce qui doit m’être caché sera caché aux hommes. » Ces créatures équivoques, sans âme, avaient néanmoins le pouvoir de se laisser voir des hommes s’ils le désiraient. Mais d’autres parmi l’assistance prétendaient qu’à la suite d’une révolte au paradis , provoquée par le diable, ceux qui s’y étaient ralliés avaient été relégués en enfer, alors que ceux qui étaient restés neutres a aient été renvoyés sur Terre , condamnés à vivre cachés dans des monticules, des collines et des rochers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
autres livres classés : islandeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Jon l'Islandais

De quelle contrée viennent les marins qui ont enlevé Jon lorsque celui-ci était enfant ?

Angleterre
Ecosse
France

4 questions
2 lecteurs ont répondu
Thème : Jón l’Islandais de Bruno d'HalluinCréer un quiz sur ce livre
. .