AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782221123362
324 pages
Éditeur : Robert Laffont (04/11/2010)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 384 notes)
Résumé :
Qu’est-ce que la vie et d’où vient-elle ? Comment fonctionne l’univers ? Pourquoi y a-t-il quelque chose au lieu de rien ? Des mathématiciens aux philosophes grecs, à Einstein et à la théorie des quanta, en passant par Newton et Darwin, voilà déjà trois mille ans que les hommes s’efforcent de répondre à ces questions. L’histoire s’est accélérée depuis trois ou quatre siècles.
Nous sommes entrés dans l’âge moderne et postmoderne. La science, la technique, les... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Nowowak
  12 septembre 2020
QUI SUIS-JE ?
Pendant trente ans, je n'ai pas été un écrivain. La philosophie, je n'y comprenais rien, mais j'adorais ça. Quand je suis entré à l'Ecole Normale, je n'avais toujours pas l'idée d'écrire. Je me suis rattrapé en regardant les gens. Dans l'exercice de leur profession : ne pas faire grand chose sans rien montrer du tout. Tenez ce serveur qui s'agite, qui brasse de l'air, qui fait semblant d'y croire, on voit bien que c'est du toc, que la vie et sa vie ce n'est pas cela, qu'il donnerait volontiers sa place, qu'il préférerait des vacances à temps complet et permanent. On a mieux à faire de ses dix doigts que de compter des assiettes et des verres.
A l'Unesco ou ailleurs, j'ai toujours essayé de trouver des postes tranquilles qui me permettaient de rêver ou d'écrire en faisant semblant de travailler. J'apprenais des vers par coeur. A la sortie de Normale, j'ai traîné un peu, lisant de tout et allant beaucoup au cinéma. Je dévorais Le Figaro en étant admiratif de la belle plume des chroniqueurs, je ne savais pas que vingt-deux ans plus tard, j'en deviendrais le directeur !
Il pousse la porte vers l'avant et elle s'ouvre. Il entre et elle claque derrière lui comme pour le poursuivre. Il sort et il la pousse à nouveau. La porte suit le mouvement vif mais cette fois à l'opposé. Son battant gifle l'air avec un grincement adéquat. C'est ainsi toute la durée de son service. La porte subit des poussées qui cherchent à la dévisser de son support mais elle tient bon. Elle aimerait s'en aller pareille à ces flammes qui animent les feux qui réchauffent les gens. Ils les éclairent. Ils les guident. Pareille aux vagues qui mouillent, éclaboussent, revigorent, vous empêchent de sécher au soleil qui vous brûle. L'eau est aussi liquide que le feu ne l'est pas. le feu est aussi chaud que l'eau peut parfois l'être. Une porte doit être fermée ou ouverte mais pas celle-ci. le serveur ne pourrait pas travailler si elle était fixe. La mobilité est le secret de son métier. Enfoncer des portes ouvertes ne lui viendrait pourtant pas à l'idée car quoi de plus banal qu'une porte ?
C'est ainsi que l'on ne sait rien sur presque tout. Les portes qui claquent s'ouvrent sur votre avenir ou se ferment. Fugitives et coupables, dirait Chateaubriand. Une torture réciproque, répondrait Proust. Pleines du silence assourdissant d'aimer serait encore plus poétique et parfait dans la bouche d'un Aragon transformé en garçon de salle. L'air c'est de l'eau qui n'en est pas, c'est aussi du feu qui n'en est pas. Il ne mouille pas mais parfois il est humide. L'amour est un mélange. le coquin n'a l'air de rien avec son eau fraîche mais il est presque tout. Il brûle, il mouille, il vous noie, il vous asphyxie, il vous claque la porte au nez. L'amour, c'est l'espace et le temps rendus sensibles au coeur a encore dit Proust qui n'arrêtait pas de faire des phrases comme une Bretonne fait des crêpes. La première collait au plafond.
À quoi sert l'amour ? Il est beau quand il est regardé avec les yeux de l'autre. Il est plus nécessaire que le nécessaire. Plus indispensable que l'indispensable. Un panier plein de fleurs qui vient adoucir l'aigreur des peines que l'on endure. C'est un souffle qui se plaint aux rochers et qui provoque une tempête dans un verre d'eau. Il cherche des échos étrangers. Il montre ses blessures à toutes les mers. Il grave son nom sur les troncs d'arbres. Sans lui vous étouffez. L'air se fait rare dès que l'on s'éloigne de la Terre, l'amour ne l'est pas quand on s'en approche. L'amour est-il universel ? Est-ce qu'il permet aux aigles, aux mouettes, aux ballons, aux cerfs-volants de compter sur lui pour survoler le monde ? L'été quand il fait chaud l'amour dort sans son lit. Il évite de sortir. Ce serait l'insolation assurée. A cause du soleil et du manque d'eau et du manque d'air. L'hiver l'amour est frileux.
L'amour est ce qu'il a de plus immense et de plus minuscule. Il n'obéit à aucune loi. La boucle est bouclée quand l'eau coule et que le feu brûle mais derrière la porte l'herbe pousse. Si les invités ayant trop chaud enlèvent leur ceinture on verra bien à travers le trou de la serrure que l'amour ne manque pas d'air pour s'enflammer d'ivresse. Vif et mort. L'amour est un tout mais c'est du désir avant tout. On aime tout, on veut tout. L'amoureux dit : « Je veux Tout de Toi ». La loi du tout est quelque chose d'insolite. Avant le tout il n'y avait rien. Même pas des coquelicots. Même pas des anges. Même pas des libellules. Même pas d'amour. Si des gens habitaient le rien ils auraient la nostalgie du néant, ils y penseraient avant de mourir ou avant de naître. Heureusement à cette époque il n'y avait ni gens ni questions On ne perdait pas son temps. On n'avait pas le temps.
Le soleil et la terre apparaissent dans les cieux, c'est quelque chose d'impressionnant pour les yeux du promeneur égaré qui ne pensait à rien et qui soudain voit tout. le Grand Tout. La matière surgissant lui fait l'effet d'un tigre qui attaque. Il n'a pas le temps de se sauver alors il regarde sa fin qui est en même temps le début. Une autre catastrophe majeure survient au moment où le tigre se lèche les babines : la naissance de la pensée. Pas une simple lueur. Un feu d'air qui va lui brûler les pattes. Il faut vite inventer l'eau pour l'éteindre. Et des portes blindées pour enfermer les négligents. L'ère est victime de millénaires révolus avant que tout évolue. le temps passe et vous vieillissez. Les lois, c'est pareil. Les amours, c'est pareil. Les saisons, c'est pareil. Les déserts, c'est pareil. Les étoiles, c'est pareil. Les univers, c'est pareil. Tout est pareil. le serveur quand ce charmant garçon pousse la porte avec son plateau rempli de verres, sauf le mien qu'il a oublié, ignore qu'il fut un temps où le temps n'existait pas. Cela lui porterait un coup. Il irait à vau-l'eau s'il s'arrêtait pour réfléchir.
Le souvenir est l'antichambre du commencement. Brusque lumière. Brutale obscurité. Les effets et les causes se placent entre la guérison et la maladie mais dans un ordre aléatoire. La solitude est la solution malicieuse de celui qui veut être tranquille quand il parle en tête-à-tête avec lui-même. L'exercice de la nécessité consiste à s'interroger sans rien n'avoir à faire d'autre. Celui qui peut souscrire à cette liberté devient alors tout-puissant car toutes les portes s'ouvrent. S'il s'échappe elles se referment. le vrai temps libre est du temps qui n'est pas occupé. La liberté est la maîtresse des maîtresses. La mère des émotions. le terrain de jeux de notre pensée. le pont de nos souvenirs. La liberté n'a pas pas de prix, même si elle ne vaut rien elle coûte presque tout.
Les lois de l'univers n'ont pas de frontières et sont concentrées dans les êtres comme une soupe épaisse. Les soirs sont illuminés par l'ardeur du charbon. Tout sort du néant pour ne pas y retourner mais finalement retourne vers l'envoyeur. On finit par confondre l'envers avec l'endroit. le raisonnement est simple mais il est compliqué de s'en rappeler. Après tout pourquoi, comment ? le tout est réel dans le temps mais virtuel dans la possibilité du temps, ce qui revient au même parce qu'il est nécessaire de croire à l'éternité. C'est un paradoxe évident de lier sa liberté à l'air du large et à l'au-delà. le mal prospère parmi nous mais si personne n'allait le chercher l'animal ne viendrait pas.
Les tigres resteraient dans leur tanière, les requins se mordraient la queue, les aigles lâcheraient leurs proies et le serveur m'apporterait ma commande. Il tomberait amoureux de la serveuse et les deux tourtereaux partiraient convoler en justes noces en claquant la porte. Rien n'est innocent dans la création du mal. L'amour possède dans sa manche sa carte à jouer. La souffrance et les larmes sont le prix à payer pour que le monde tourne sur son socle. Être libre c'est l'atout. C'est se demander pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien.
Le temps est relatif. La santé aussi. L'amour n'en parlons pas. J'ai beaucoup fréquenté les médecins, alors j'emportais un livre pour les salles d'attente et je faisais passer les gens avant moi. Je n'étais pas pressé puisque que je lisais. Mes heures perdues ne l'étaient jamais mais au bout du compte ça compte. A chaque anniversaire, les yeux brillent et me disent : « Alors Jean… un an de plus ? » Je réponds : « Non, un an de moins ! » le temps est rempli de pages cornées et de notes fiévreuses. J'écris n'importe où. Je déteste être assis. Sans doute par peur de rester couché.
Nowowak
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          482
Hugo
  29 septembre 2014
J'ai lu ce bouquin dans ma voiture avec mon système Bluetooth de compétition, ça passe par mon portable « Iphone 5 » pour raisonner dans la radio de ma « Mercedes Renault Twingo »… Comme ça je peux conduire en même temps…Tant que tu n'es pas sur l'autoroute ça va, après il m'a un peu gonflé le gars en me répétant : « le rêve du vieux » et le »fil du labyrinthe » toutes les une minute… alors petit à petit je me suis laissé bercer par sa voix monotone, jusqu'à piquer du nez et faire un micro roupillon…
Ohhhhh bijou… la rambarde me faisait de l'oeil, le trouillométre au fond du calebar, je pince mon zizi pour que ça arrête de couler…
Au bout d'un moment tu t'y fais à Jean, en gros il te parle de l'univers comme tous les autres avant lui, change deux trois mots pour ses fans, fait un peu de poésie toute douce… Par contre n'écoute pas ACDC, ça va péter la magie du truc… en outre un lait fraise avec une petite laine au coin du feu, et Aria en fond sonore, là tu es pile dans l'ambiance…
Non mais c'est que j'enchaine les bouquins du même genre, avec atomes, Big Bang, trous noirs, dieu et tout le tralala… Et comme j'ai une mémoire de poisson rouge j'oublie, alors je varie les auteurs sur un même thème ce qui me permet de retenir les grandes lignes… Ensuite j'en parle à tout le monde… surtout à choupette… les autres, ça fait longtemps qui ne veulent plus me parler…
- Eh eh eh
- Mmmmmmmmmmmm, quoi…
- Tu savais pour les aurores boréales ?
- P'tain mais ta gueule je dors…tu me saoules avec tes conneries sur l'univers
- Rhôoooo
- « Eh eh mon « petitsoucid'amour »
- Ouiiiiiiinnnn ouinnnnnnnnnn…
- Putain mais t'es comme ta mère, on peut rien te demander à toi non plus la nuit…
- Ouinnnn ouinnnnnnnnnnnnnnnnnn
- Bon ta gueule maintenant, ça va deux minutes…
- Ehhhhhhhhhhh
- Mais quoi putain…
- Il y a ta fille qui chiale
- Ohhh mon amour, ma doudounette, mon pauvre petit bébé…
Un petit coup de nichon et c'est fini…
La morale c'est que, plus tu lis des bouquins, moins t'es con, mais moins tu bouffes des nichons…Chienne de vie….
A plus les copains
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6115
cardabelle
  05 décembre 2017

" La vie est un songe et le mieux est d'en rire "
Peut-être , Monsieur d'Ormesson , mais aujourd'hui , je songe que le bonheur de vous avoir lu et écouté se "change en souvenir " et, je n'ai pas envie de rire ...
Commenter  J’apprécie          567
Kittiwake
  09 juin 2012
«Chacun sait que, si tout roman est une histoire qui aurait pu être, l'histoire elle-même, d'un bout à l'autre, est un roman qui a été. Mais ce n'est pas seulement l'histoire qui est un roman, et le plus extraordinaire qui soit. l'univers tout entier avec tout ce qu'il contient est un roman fabuleux. C'est pour cette raison, et non pour attirer le chaland, que les page que vous lisez se présentent sous la rubrique : roman»
Cette justification de Jean d'Ormesson est nécessaire, car en effet c'est plus une sorte de bilan, de confession et d'interrogation existentielle que nous parcourons. Erudit non spécialiste, il dresse une histoire de la philosophie et des sciences, pour mieux en arriver à l‘inéluctable conclusion : point de réponse à ce questionnement inhérent à la condition humaine : pourquoi?. Les sciences tentent de percer le mystère :
«longtemps le roman de l'univers a été un secret. Grâce à la science, le secret s'est changé en énigme».
La philosophie élabore des échafaudages logiques d'hypothèses, mais nul ne détient la réponse unique qui donnerait un sens à la destinée humaine, que ce soit dans sa dimension collective ou individuelle. L'univers n'est d'ailleurs l'objet d'‘une interrogation que depuis l'apparition de la pensée :
«on dirait une blague : treize milliards cinq cent millions d'années ne trouvent un début d'explication, longtemps sous forme de délire, que depuis l'apparition de la pensée, il y a quelques dizaines de milliers d'années. Et un tableau d'ensemble - toujours contestable, mais enfin à peu près cohérent - remonte à peine à cent ans» .
L'une des clefs du mystère est le temps. Temps qui passe, temps à venir, même pas fiable dans sa constance depuis Einstein et l'école relativiste, départ de tout ou pré-existant à l'univers. L'homme le subit de façon complexe :
«nous en sommes prisonniers. Passagère et précaire, affreusement temporaire, coincée entre un avenir qui l'envahit et un passé qui la ronge, notre vie ne cesse jamais de se dérouler dans un présent éternel- ou quasi éternel- toujours en train de s'évanouir et toujours en train de renaître»
L'ultime question est celle de la mort, seul point commun entre tous les êtres quels qu'ils soient. Les religions l'ont accommodée à leurs sauces, entraînant dans leurs cosmogonie des cortèges d'armées et de militants prêts à en découdre.
Agnostique, l'auteur confesse son ignorance, et, en temps qu'amoureux de la vie, conscient des privilèges qui lui ont facilité la tâche, attend sans hâte, mais sans angoisse, le moment de la révélation ou du néant.
L'intérêt principal de ce «roman» est la synthèse accessible et agréablement rédigée de l'ensemble des grands courants philosophiques et des théories successives de l'univers, que nous présente l'auteur, en un testament optimiste et lucide
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          430
Zebra
  17 août 2012
Un regard faussement naïf sur le monde dans lequel nous évoluons, des analyses comportant juste ce qu'il faut d'érudition, des questions vieilles comme l'humanité auxquelles Jean d'Ormesson -à défaut de leur apporter les solutions qui conviennent- nous livrent ses états d'âme et ses réflexions, bref un livre passionnant qui, sans être ni un essai philosophique ennuyeux ni un traité d'astrophysique, remet un certains nombre de valeurs et de principes en perspective. A lire et à relire.
Commenter  J’apprécie          420

Citations et extraits (163) Voir plus Ajouter une citation
plotinplotin   06 octobre 2010
Je ne sais pas si Dieu existe mais, depuis toujours, je l’espère avec force. Parce qu’il faudrait qu’existe tout de même ailleurs quelque chose qui ressemble d’un peu plus près que chez nous à une justice et à une vérité que nous ne cessons de rechercher, que nous devons poursuivre et que nous n’atteindrons jamais.
De temps en temps, je l’avoue, le doute l’emporte sur l’espérance. Et, de temps en temps, l’espérance l’emporte sur le doute. Ce cruel état d’incertitude ne durera pas toujours. Grâce à Dieu, je mourrai.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          3632
Cath36Cath36   20 février 2011
les hommes découvrent et ils inventent. Quand ils découvrent, les unes après les autres, les lois cachées de la nature et ce qu'ils appellent la vérité, ils font de la science. Quand ils se livrent à leur imagination et qu'ils inventent ce qu'ils appellent de la beauté, ils font de l'art. La vérité est contraignante comme la nature. La beauté est libre comme l'imagination.
Copernic découvre. Galilée découvre. Newton découvre. Einstein découvre. Et chacun d'eux détruit le système qui le précède.
Homère invente. Virgile invente. Dante invente. Michel-Ange, Titien, Rembrandt, Shakespeare, Racine, Bach et Mozart, Baudelaire, Proust inventent. Et aucun d'entre eux ne détruit les oeuvres qui le précèdent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1382
SpilettSpilett   09 janvier 2011
Le présent est une prison sans barreaux, un filet invisible, sans odeur et sans masse, qui nous enveloppe de partout. Il n'a ni apparence ni existence, et nous n'en sortons jamais. Aucun corps, jamais, n'a vécu ailleurs que dans le présent, aucun esprit, jamais, n'a rien pensé qu'au présent. C'est dans le présent que nous nous souvenons du passé, c'est dans le présent que nous nous projetons dans l'avenir. Le présent change tout le temps et il ne cesse jamais d'être là. Et nous en sommes prisonniers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1312
SpilettSpilett   09 janvier 2011
La découverte du passé est réservé à l'avenir. Les hommes par la pensée, font en sens inverse le chemin suivi par l'histoire. Plus le monde vieillit, plus il en apprend sur sa jeunesse. Les hommes, à leurs débuts, ne savaient rien sur l'origine des choses. Ils en savent de plus en plus grâce au temps qui se déroule. Le passé s'éclaire à mesure qu'il s'éloigne.
Commenter  J’apprécie          550
ZebraZebra   17 août 2012
p 80 - Le rêve du Vieux (extrait)

Il n'y a jamais eu qu'un roman : c'est le roman de l'univers. Et il y a un seul romancier : c'est moi. [...].
Il y a l'amour, le savoir, l'intelligence, la curiosité, l'ambition et tous leurs succédanés : la rivalité, la haine, l'envie, la jalousie, la fureur, la bêtise, la folie. Il y a la guerre, le chagrin, le malheur, la révolte. Vous mettez tous cela ensemble, vous secouez le puzzle, vous en faites tomber des morceaux, vous peignez des Vierges, des courtisanes et des pommes, vous sculptez des saints et des héros, vous élevez des pyramides, des temples, des cathédrales, des échangeurs et des ponts suspendus, vous écrivez des romans, des tragédies, des Mémoires, des symphonies, des systèmes de l'univers, des manuels du pêcheur ou du parfait bricoleur et des théogonies. Vous aimezn vous souffrez, vous vous souvenez, vous vous massacrez, vous découvrez des vieux : c'est le roman du monde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160

Videos de Jean d`Ormesson (124) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean d`Ormesson
Léo Riehl est l'un des 6 lauréats du Prix Clara 2019, il nous raconte. Le Prix Clara est un concours d'écriture de nouvelles pour adolescents. L'édition 2020 est ouverte jusqu'au 22 mai, à vos plumes !
Le Prix Clara, à vocation caritative, est tenu par les éditions Éloïse D Ormesson et les éditions Fleurus. Les lauréats 2019 sont : Alice Lafon--Verroest, Léo Riehl, Inès Valade, Ethel Bellaïche, Jeanne Pion et Zoé Littardi. Pour en savoir plus : https://www.fleuruseditions.com/prix-clara-2020
Découvrez le livre " Pour Clara" édition 2019 : https://www.fleuruseditions.com/9782215167587-pour-clara-nouvelles-d-ados-prix-clara-2019-group.html
Retrouvez Léo avec un vlog spécial "Prix Clara" sur sa chaîne @Illuminaire ! https://youtu.be/y4dY2Iv4Vws
+ Lire la suite
autres livres classés : philosophieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (5 - essais )

Roland Barthes : "Fragments d'un discours **** "

amoureux
positiviste
philosophique

20 questions
511 lecteurs ont répondu
Thèmes : essai , essai de société , essai philosophique , essai documentCréer un quiz sur ce livre

.. ..