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ISBN : 2072823870
Éditeur : Gallimard (07/03/2019)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 133 notes)
Résumé :
Pour se défendre dans un procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui. Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce «monde d’hier» si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon.

Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé :
"Vous n’imaginiez tout de m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
FredMartineau
  01 mai 2019
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle de Jean d'Ormesson m'a laissé une impression de lecteur mitigée. Ces mémoires construites comme un dialogue entre son Moi et son Surmoi sont à la fois passionnantes et indigestes. Passionnantes par la somme des personnages qu'il convoque et dont les rencontres ont jalonné son chemin, façonné sa pensée et orienté ses choix. Quelle vie ! On se sent tout petit à côté, un peu envieux d'avoir pu côtoyer et échanger avec les plus brillants de son temps. Indigestes, parce qu'à force, toutes les références et les saynètes qui les accompagnent alourdissent la narration, font parfois perdre le fil du débat entre son ego et le juge freudien. Ce n'est pas le livre de lui que je préfère, mais j'ai beaucoup appris sur son parcours, hors du commun, qui ne fait que renforcer l'admiration qu'ont pu provoquer certaines de ses oeuvres
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Epictete
  22 août 2016
Beaucoup aiment Jean d'Ormesson et il doit en énerver certains !
J'avoue faire partie de la première catégorie.
Dans cet ouvrage, il nous livre sous forme apparente d'un procès à la fin de sa vie, une sorte de testament philosophique.
C'est bien sûr, comme cela arrive à chaque homme, une réflexion sur la mort, la vie, notre bref passage sur terre, sur l'éternité…
Chacun trouvera ici des résonances selon ses propres références (Les auteurs, les acteurs, les politiques rencontrés). En tout cas, quelle vie !
Ce livre ne se résume pas tant il aborde des sujets variés et tant le nombre d'expériences vécues est important.
Certains ont essayé mais cela fait beaucoup de pages.
En tout cas, je me suis régalé ! Non pas de la vie de Jean d'Ormesson mais parce que j'ai lu un texte superbement écrit.
Comme c'est agréable de lire du vrai français.
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sylvaine
  06 avril 2017
Une voix reconnaissable entre toutes, des yeux d'un bleu à vous couper le souffle, un regard qui pétille de malice et d'intelligence Mr D' Ormesson vous faîtes sans aucun doute partie de ceux qui , toute modestie mise de côté, ont joué un rôle non négligeable dans notre microcosme français . Certes vous devez en irriter plus d'un mais c'est toujours avec beaucoup de plaisir que je vous ai écouté . Je dois avouer , toute honte avalée, que si c'est pour valider un challenge que j'ai ouvert votre livre "Je dirai malgré tout que cette vie fut belle " ce n'est que le plaisir de vous lire qui m'y a retenu!
Vous essayez de nous faire croire que vous ne vouliez pas écrire vos mémoires, certes je vous l'accorde disons que ce sont une succession de souvenirs égrainés dans un ordre à peu près chronologique !! Quels souvenirs! que de noms rencontrés, aimés, appréciés, admirés . A maintes reprises je me suis exclamée à oui cela je l'avais oublié, à tiens donc cela s'est passé comme cela .... il faut dire que bien des évènements relatés font partie de ma mémoire d'enfant, d'adolescence , de jeune femme et de femme adulte . J'ai retrouvé avec plaisir votre sourire en coin, votre sens de l'ironie et vous ai suivi dans votre cheminement de pensée .
Que j'aurais aimé vous entendre lire votre livre !
Une lecture foisonnante par une grande plume de la littérature française que du plaisir ! merci Mr d'Ormesson.
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Levant
  28 décembre 2017
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle, vers emprunté à un poème d'Aragon, est devenu le titre de cet ouvrage autobiographique paru en 2015, que Jean d'Ormesson a choisi de travestir en instruction, à charge et à décharge comme il se doit, d'un procès dont on comprend qu'il est une répétition devant ses lecteurs d'un jugement qu'il sait être le dernier.
Un procès, avec dans le rôle de l'avocat général son sur-Moi, supposé accabler son Moi, lequel a choisi d'assumer seul sa défense. Réquisitoire et plaidoirie dans lesquels on remarque toutefois une certaine connivence dans la contradiction, forme de mise en scène d'un examen de conscience lorsque parvenu à une époque de la vie où chaque levé de soleil est un sursis. Gageons que l'accusé ne manquera pas de répartie connaissant sa verve légendaire débordante d'optimisme.
Mais de quoi son sur-Moi accuserait-il Jean d'Ormesson au soir de sa vie ? De paresse, de naïveté, dont il aime à s'affubler ? D'être bien né ? Ou peut-être, sans parler de défaut d'amour pour son prochain, mais plutôt de défaut de manifestations d'amour. Ne s'accable-t-il pas lui-même d'avoir conduit sa vie dans "l'indifférence passionnée" du monde qui l'entoure. Terme générique qui doit contenir et Nature et Ceux qui la peuplent.
Mais c'est bien plus d'un procès en fausse modestie dont Jean d'Ormesson devrait répondre. On le confirme à la seule lecture de l'index du panthéon culturel qui peuple ce livre, car nombreux sont ceux qui auraient aimé que leur paresse les fasse normalien, directeur du Figaro, académicien et au final entrer dans la Pléiade de leur vivant. Aussi, au-delà de l'index de cet ouvrage, et à sa lecture donc, le lecteur qui n'a de l'académie qu'une idée très abstraite ne pourra quant à lui que faire oeuvre d'une modestie bien réelle en mesurant l'univers sidéral de connaissance qui le sépare de l'académicien. Sa fausse modestie est en partie faite du "narcissisme et de la vanité de ceux qui écrivent", dont il est lui-même, Jean d'Ormesson, lorsqu'il rédige cet ouvrage. Dont il était, puisque désormais sorti du temps et versé dans l'éternité.
Le procédé narratif de cette mise en accusation bien maîtrisée permet de relancer régulièrement un récit qui pourrait s'essouffler de tant d'énumérations de sources bibliographiques, de personnages plus ou moins célèbres rencontrés au gré des pérégrinations planétaires de son auteur. Au vulgaire qui ne partagerait pas un tel carnet d'adresses, une telle érudition, pareil flot de références pourrait passer pour poudre aux yeux, provocation, voire pour mépris. Les quelques trivialités, les interpellations quelque peu brutales de son sur-Moi qui jalonnent ce récit ne dévoilent rien de très personnel. Pudeur quand tu nous tiens. Elles sont à dessein une subtile accroche à destination des vrais modestes, dans lesquels je me range. Ceux-là même qui se seront risqués à l'acquisition de la désormais fameuse couverture aux liserés rouges et noir de la très sérieuse maison d'édition, héritière de la NRF.
"Ecrivain miroir de son temps", Jean d'Ormesson n'oublie pas dans ses regrets de déplorer le sort réservé à l'objet de toutes ses attentions, la langue française. Notre belle langue qu'il maîtrise si bien et qui l'a fait vivre. Il la voit malmenée, menacée par une déferlante d'onomatopées, d'anglicismes, d'acronymes et de substantifs tronqués, insidieuse et opiniâtre érosion suscitée par cette même paresse dont il s'est fait le parangon. Ce nouveau langage qui porte l'homo numericus à fouler au pied la grammaire, celle-là même qui jusqu'à ce jour aura fait chanter aux oreilles de son auditeur la belle langue de Molière.
Récit autobiographique sans grande révélation donc, d'une vie dont d'aucun pourra dire qu'elle aura été sans le souci du lendemain, puisque bien née dans l'amour et le confort. D'une vie que son bénéficiaire avoue d'admiration béate de tout, du monde et de la vie elle-même en particulier. Une vie sans souci d'un lendemain matériel. Parce que pour ce qui est du lendemain immatériel, celui-là même qui court avec la funeste opiniâtreté qu'on lui connaît, ce souci-là se fait obsessionnel. On le comprend fort bien. C'est un des thèmes sur lequel on se retrouve, nous aussi ses lecteurs, sans savoir le dire aussi bien que lui, forcément. C'est la raison pour laquelle plus que tout ce que l'académicien a ingurgité de connaissances et fréquenté de sommités, plus que cet acquis d'un passé qui n'est plus, d'un présent impalpable, d'un futur qui ne sera pas, il dirige son amour vers la Lumière et le Temps. Toutes deux notions sans consistance et qui pourtant commandent à nos vies. Pouvoir égalisateur de la mort entre le pauvre et le riche, le beau et le laid, le sot et le lettré. Ne reste alors que l'héritage, ces fameuses tranches de cuir gravées de lettres d'or de la Pléiade, pour faire la différence et prolonger ainsi celui qui a traversé le temps avant que de basculer dans l'éternité de l'oubli.
A moins que … à moins que l'oubli ne soit rien de ce tout et de ce rien qui se confondent dans vos propos monsieur d'Ormesson. A moins que l'oubli ne soit cette immensité d'amour auquel tout le monde aura prétendu avec des fortunes très diverses en ce purgatoire terrestre.
On aura aimé votre engouement communicatif pour cette vie, Monsieur d'Ormesson, et cet espoir d'ouverture que vous nous proposez vers une immensité d'amour, que vous nous suggérez quand le temps ne sera plus compté. Et cette fausse modestie dont vous auréoliez votre personne, elle a fait partie du personnage. Elle a fait nos délices chaque fois qu'un plateau TV vous offrait une tribune. Elle le fera encore lorsqu'on s'ouvrira à tous ces écrits que vous avez laissés à notre attention.
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Herve-Lionel
  21 mars 2016
La Feuille Volante n°1024– Mars 2016 ans
Je dirai malgré tout que cette vie fut belleJean d'Ormesson.
Tout au long d'un improbable procès, dont on se doute qu'il sortira acquitté, où il est à la fois le juge et l'accusé, Jean d'Ormesson, bien qu'il s'en défende, si on en juge d'après ses propos dans la presse et même sur la quatrième de couverture, nous offre un livre de Mémoires. Dans cette même quatrième de couverture il demande qu'on ne compte pas sur lui pour livrer des souvenirs d'enfance et de jeunesse... mais se dépêche de faire le contraire ! Et pour faire bonne mesure, il en rajoute un peu sur le thème déjà bien sollicité de la « saga » familiale. C'est un véritable monologue, camouflé sous des dehors peu crédibles (Moi, et Moi souvent rebaptisé Sur-moi), une sorte de dédoublement de la même personne qui fait en alternance les demandes et les réponses, dans le seul but de satisfaire sa grande passion, : nous parler de l'auteur, de sa vie, de ses livres...Encore une fois, comme c'est souvent le cas chez lui, nous assistons à un exercice, certes brillant et passionnant, mais fortement inspiré par le solipsisme! Qu'il appartienne à une grande famille aristocratique, avec tous les attributs de celle-ci, qu'il ait lui-même mené une vie pleine de réussite professionnelle, artistique, culturelle, personnelle… sa dimension entretenue de personnage public le laisse penser, et qu'il puisse, à son âge avancé (90 ans), considérer ce parcours comme beau, est parfaitement admissible ; nous eussions été surpris du contraire, nous ses lecteurs. Il égrène donc pour nous ses souvenirs puisés dans la politique, l'histoire, la littérature, le journalisme et l'amour, un parcours aussi brillant que protéiforme, mais la modestie un peu feinte dont il souhaite se parer me semble un peu fausse quand même. Même s'il voudrait bien donner l'impression de n'être pas grand-chose on sent bien, à le lire, qu'il est conscient de n'être pas comme tout le monde. Il s'exprime avec prolixité et j'ai craint au début de m'ennuyer tout au long de ces presque cinq cents pages mais finalement l'intérêt a pris le dessus, preuve s'il en fallait une qu'il n'est effectivement pas un vulgaire quidam. Il s'exprime avec son érudition coutumière et cette langue française dont il est un des meilleurs serviteurs, et c'est bien entendu un plaisir de le lire.
Il nous confie son admiration pour les hommes qui bien souvent furent ses maîtres et parfois ses amis et pour les femmes qui ne furent pas toutes ses maîtresses mais dont la beauté sut l'émouvoir. Certes il a commis des fautes et les confesse sans détour mais c'est aussi une manière de se mettre en valeur. Il parle aussi, bien sûr, de l'Académie dont rêve tout écrivain. Il y siège depuis longtemps, Immortel que ces lieux impressionnent, mais qui aurait ressenti comme une insulte personnelle de n'y pas figurer simplement peut-être pour que son nom et son oeuvre ne soient pas oubliés définitivement avec sa mort. de cette vénérable institution, dont il fut le plus jeune académicien et dont il est maintenant le doyen, il parle comme d'une assemblée de notables des Lettres mais aussi d'un repère de trublions, friands de petites avanies ou de blagues de potaches, l'esprit en plus, évidemment ! S'il sait reconnaître ceux qui l'ont aidé, c'est aussi une manière de dire que ceux-là ne se sont pas trompés et que, lui donnant leur appui, ils l'ont fait pour un être exceptionnel, c'est à dire lui ! Au cours de ce procès un peu surréaliste où on se demande bien ce qui lui est au juste reproché, à part peut-être avoir existé, il en profite pour réaffirmer son amour du monde, de la vie, pour déplorer un nouvelle fois la condition humaine dans tous ses aspects, la naissance par hasard, le temps qui passe et la mort inévitable, pour réaffirmer sa croyance en Dieu comme il l'avait fait notamment dans « Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit ». Je ne le connais qu'à travers ses livres, c'est à dire mal, mais il me semble qu'il est friand de reconnaissance, avec tout ce que cela comporte de rituels et même d'hypocrisie mais j'avoue qu'il joue parfaitement son rôle dans ce procès imaginaire.
Ce livre qui, encore une fois, emprunte son titre à un vers d'Aragon nous montre sans fard un écrivain mondain, narcissique quelque peu vaniteux mais qu'importe. Pour d'Ormesson, parler de lui est une institution et il est vrai qu'il le fait bien et il sait captiver son lecteur. C'est peut-être l'homme d'un seul livre dont Saint Augustin conseillait qu'on se méfiât. Et après ! Je dois dire en revanche que la fin de ce procès tient un peu de la pantalonnade. Dans la troisième partie, il tire le bilan de sa vie et jette sur le monde qui l'entoure un regard désabusé, serein penseront certains, face à ses changements rapides, à ses oscillations perpétuelles entre ascension et déclin, génératrices de progrès mais aussi de souffrances. Il pense à sa propre mort et en vient même à penser que ce Dieu en Qui il croit n'existe peut-être pas !
© Hervé GAUTIER – Mars 2016. [http://hervegautier.e-monsite.com ]
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Citations et extraits (156) Voir plus Ajouter une citation
calypsocalypso   03 janvier 2018
J'aimais beaucoup lire. Ou faire semblant de lire. A la différence du théâtre ou du cinéma qui vous imposent leur rythme, il y a un style de lecture très proche de la rêverie. N'allez pas croire qu'il s'agisse de paresse. C'est à peu près l'opposé. Au lieu de lire bêtement, à la suite, le livre qui vous est proposé, vous vous arrêtez, au contraire, à chaque ligne pour ajouter au texte quelque chose de votre cru. Pour enrichir l'extérieur d'un apport intérieur. Pour y mêler vos sentiments et votre propre expérience. Pour vous approprier l'oeuvre étrangère qui vous est proposée.
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JudithbouJudithbou   18 janvier 2016
Vous le savez, mon Dieu. J’ai aimé les baies, votre mer toujours recommencée, votre Soleil qui était devenu le mien, plusieurs de vos créatures, les mots, les livres, les ânes, le miel, les applaudissements dont j’avais honte, mais que je cultivais. J’ai aimé tout ce qui passe. Mais ce que j’ai aimé surtout, c’est vous qui ne passez pas. j’ai toujours su que j’étais moins que rien sous le regard de votre éternité et que le jour viendrait où je paraîtrais devant vous pour être enfin jugé. Et j’ai toujours espéré que votre éternité de mystère et d’angoisse était aussi une éternité de pardon et d’amour. Je n’ai presque rien fait de ce temps que vous m’avez prêté avant de me le reprendre. Mais avec maladresse et ignorance, je n’ai jamais cessé, du fond de mon abîme, de chercher le chemin, la vérité et la vie.
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FredMartineauFredMartineau   01 mai 2019
Il me semble parfois que les choses se sont faites presque toutes seules et que je n’y suis pour rien. Je n’ai pas choisi de naître. Je ne suis pas arrivé n’importe quand. On ne m’a pas déposé n’importe où. Je n’ai pas débarqué hier devant Troie, entre Achille et Ulysse. Ni avant-hier pour la guerre du feu. Ni demain ou après-demain parmi des robots distingués et de plus en plus savants. Non. Je me suis retrouvé sans le vouloir entre deux guerres mondiales, au temps de Staline et d’Hitler, dans un corps qui, bon gré, mal gré, a été le mien pour toujours, c’est-à-dire pour un éclair.
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Herve-LionelHerve-Lionel   20 mars 2016
Je le répétais sans cesse à Françoise. Je lui ressassais qu'il était plus dangereux pur une jeune fille d'épouser un écrivain qu'un pilote de chasse ou un coureur automobile. Parce que tout écrivain tiendra toujours moins à son bonheur qu'à ses manuscrits, quelque médiocres qu'ils puissent être. Et pire encore, qu'il acceptera et recherchera aventures, tribulations et même malheurs avec l’espoir qu'ils pourraient être de nature à nourrir ses romans.
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FleuryneFleuryne   26 février 2016
Ce que je crois (...), c'est que l'histoire de l'univers, de la vie et des hommes n'est pas seulement une aventure, un roman, une épopée, un opéra, mais une sorte d'immense théâtre qui était vide avant nous et dont nous sommes les acteurs. Nous montons sur les planches en naissant. Nous sortons de scène en mourant. Entre la naissance et la mort, nous débitons notre texte. Ce texte nous est dicté par l'espace et le temps, par l'histoire, par la géographie, par notre situation. Nous avons le droit d'improviser, bien sûr. Nous pouvons le retoucher. Mais dans des limites très étroites. Il y a des rôles magnifiques et de grands acteurs. Et il y a des utilités. Tous les acteurs sont égaux. Mais il y a des vedettes dont on se souvient longtemps. Des acteurs comme Homère, Platon, Alexandre le Grand, Gengis Khan, Rembrandt, Shakespeare, Goethe, Napoléon Bonaparte, Chateaubriand, Tostoï , Proust, Churchill, Staline ne sont pas oubliés. Nous avons en mémoire leurs gestes et leurs répliques. Leur talent. Leur génie.
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