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ISBN : 2070394611
Éditeur : Gallimard (12/01/1996)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 123 notes)
Résumé :
L'auteur meurt à la première ligne. Au moment où il survole, avec un sentiment de mélancolie dû à sa situation, la Douane de mer à Venise, il tombe sur un esprit venu d'Urql, dans une lointaine galaxie, pour étudier l'univers.
L'esprit surgi d'ailleurs s'appelle A. Il considère avec stupeur une planète dont il ne sait rien et qu'il a du mal à comprendre. Le défunt s'appelle 0. Avant de quitter à jamais pour une destination inconnue les bonheurs et les plaisir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
mcd30
  08 avril 2018
C'est beau et c'est original.
Lire un Jean d'Ormesson c'est contempler la voûte étoilée, on se sent tout petit face à tant de connaissances, à un tel amour de la vie.
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araucaria
  27 janvier 2018
Erreur d'aiguillage pour moi certainement. Je ne veux pas remettre en doute la qualité d'écrivain de cet Académicien Français, mais ce roman n'est absolument pas fait pour moi. Honnêtement, je ne pouvais pas lire ces 550 pages. J'ai déclaré forfait au bout d'une petite cinquantaine de pages, tant je me suis ennuyée en découvrant ce dialogue entre deux esprits. Je jette l'éponge sans état d'âme.
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Nuageuse
  16 janvier 2018
C'est sûr que cette oeuvre ne plaira pas à tout le monde... Il faut s'accrocher ! En tout cas, j'ai adoré.
Il s'agit d'une discussion philosophique entre deux esprits: celui d'A. venu d'une lointaine galaxie et d'O. , écrivain qui vient de mourir.
Jean d'Ormesson est un grand érudit et partage son savoir : chaque mot est manié avec délicatesse et se savoure par leur beauté.
Un livre à garder pour feuilleter à nouveau certains passages, tellement éblouissants !
Ce monsieur manquera à la littérature française, sa personnalité facétieuse me remontait le moral...
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PatrickCasimir
  11 octobre 2019
Je viens d'achever ce livre déjà ancien du facétieux Jean d'O. O vient de mourir ; avant de poursuivre sa route vers, on ne sait où, il tombe sur A, pur esprit venant d'Urql, un monde lointain.
A lui demande de raconter la terre des hommes en vue de la rédaction d'un rapport pour les "Urqliens".
Ils disposent de trois jours seulement pour cela...
Jean d'O aime jouer avec les symboles ; je me suis pris à penser : O comme Ormesson, pas très compliqué ; il met en scène sa propre fin, fin très prématurée puisqu'il décédera le 5 décembre 2017. Ou bien O comme Oméga, peut-être ; de là à faire de A l'Alpha... Pourquoi pas ?
En tout cas, O dispose de trois petites journées pour raconter le monde comme il va actuellement et comme il a été dans un jadis qui se situe entre moins quelques milliards d'années et la veille d'un présent en permanence grignoté par le passé et le futur. Un présent toujours mourant.
Autant dire que O fait de son mieux pour amener A, non sans difficulté, à comprendre ce monde qui paraît tellement bizarre au citoyen d'Urql.
O est trop modeste, cependant ; même s'il se désole de donner à voir notre monde dans le plus grand désordre à un "galaxien" étranger, il fait montre d'une culture, d'une érudition extraordinaire en promenant A dans notre Histoire et nous avec.
O raconte très bien l'Histoire que font et subissent les hommes et les histoires grandes ou petites qui nourrissent la première. Il déambule à travers la littérature, et bien entendu, Chateaubriand y retrouve toute sa place, comme dans tous les ouvrages écrits par O, mais il y en a d'autres, Toulet par exemple que plus personne ou presque, ne connaît ; il l'avait cité je crois déjà dans l'histoire du Juif errant... Ou encore les amours tumultueuses De Musset et Sand.
Il nous emmène aussi de façon anecdotique, dans un bled italien Sambucco, grâce à son histoire d'amour avec Marie qui, le deuil passé, vraisemblablement trouvera la consolation auprès de Rodolphe. C'est la loi de la vie. O ne veut même pas y penser, il y pense pourtant...
Il nous donne un cours magistral sur le temps, les calendriers julien, grégorien, etc., et sur la manière dont un pape a maîtrisé ce temps si difficile à définir ; j'ai aimé l'histoire de l'instituteur Kléber, le bien nommé, héros de la grande guerre, et du régiment de chasse Normandie Niémen qui a brillé en Russie... et de bien d'autres encore.
Dieu, comme toujours y tient une place importante... c'est que Jean d'O, à travers toute son oeuvre (du moins à travers ce que j'en ai lu, car je n'ai pas tout lu de lui), avec un style désinvolte, brillant comme à son habitude, un peu mondain, révèle à ses lecteurs ce questionnement existentiel : qui sommes-nous ? Pourquoi sommes sur cette terre ? D'où vient ce besoin de Dieu que la science n'a pas réussi, à ce jour, à effacer ? Quel est le sens véritable de cette vie qu'il trouve à juste titre si belle et si dramatique en même temps ?
On ne peut résumer une telle oeuvre, on peut seulement en conseiller, encore aujourd'hui, la lecture. Ce que je fais.
Pat.
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topocl
  30 mai 2015
J'ai lu 200 pages et je vais m'arrêter là.
Non que ça soit sans intérêt, mais j'ai l'impression que lire une, 20 ou 200 pages de plus n'apportera rien. D'Ormesson a tenté le coup du roman total : c'est le Monde, la Terre et D Ormesson pour les nuls, passé à la sauce de l'écriture d'ormessonienne.
Un terrien qui vient de mourir rencontre un "esprit" venu d'une planète lointaine et se donne trois jours pour lui expliquer notre monde. D'Ormesson parle de la vie, de la mort, de la religion, de l'art, de l'amour, du sexe, du pourquoi et du comment, du hasard et de la nécessité, dans une petite philosophie personnelle où transparaît son amour passionné de la vie. Il y a de nombreuses digressions sur la littérature. D'Ormesson prend plaisir à nous faire partager tous les sujets qu'il adore: l'Italie, Chateaubriand, les dynasties papales...Il y a va du factuel et de l'émotion, il multiplie les clins d'oeil, pratique l'autodérision, toujours avec élégance, il s'amuse, et nous souvent avec.
L'écriture, saturée d'énumérations et d'aphorismes, est à la fois malicieuse et brillante, allant parfois jusqu'au clinquant, et le bavardage peut aller jusqu'à la logorrhée, mais cela reste un livre sans arrogance, manifestement très sincère. D'Ormesson adore la vie, veut le faire savoir, et le faire partager.
Tant que j'ai été dedans, j'ai plutôt apprécié ma lecture, mais il y manquait sans doute des pauses et des silences, une progression aussi probablement, un peu de doute aussi peut-être, car quand j'ai repris le livre, je me suis dit "à quoi bon?"
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   24 janvier 2018
- Qui est Marie? me dit A.
- C'est une femme, lui dis-je.
- Une femme?
- Oui, lui dis-je. Enfin, un être humain. Un homme.
- Un homme?
- La Terre est peuplée d'hommes. Et les hommes règnent sur la création. Ils sont la mesure de toute chose. Ils ont une idée de l'infini. Ils sont à l'image de l'absolu. Les hommes assurent souvent qu'il n'y a rien au-dessus des hommes. Il y a même des philosophes qui ont pensé et écrit qu'il n'y aurait pas d'univers s'il n'y avait pas d'homme. Ils soutiennent que c'est l'homme qui est la cause de l'univers et non pas l'univers qui est la cause de l'homme. L'homme a inventé la science, la morale, la peinture, la sculpture, la Bourse, l'Etat, le socialisme, le théâtre, la musique, le calembour et le golf. N'avez-vous jamais, sur Urql, entendu parler de ce centre de toutes choses, de ce chef-d'oeuvre qu'est l'homme?
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araucariaaraucaria   22 janvier 2018
Le 26 juin, un peu avant midi, il m'est arrivé quelque chose que je n'oublierai plus : je suis mort. La vie est injuste. La mort aussi. J'ai eu de la chance. Tout s'est passé assez vite. Le coeur a lâché. J'aurais pu me blesser. Pas du tout. Je suis tombé d'un seul coup, sans la moindre égratignure, dans les bras de Marie, devant la Douane de Mer d'où la vue est si belle sur le palais des Doges et sur le haut campanile de San Giorgio Maggiore. J'avais essayé plus d'une fois de donner à l'un de mes livres le titre de La Douane de mer. On ne fait pas toujours ce qu'on veut. La Douane de mer s'est refusée à entrer dans ma vie. Elle est entrée dans ma mort.
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claudie29claudie29   02 juillet 2015
Le monde est une poupée russe.Dans le grand roman de l'univers,il y a le roman de la terre.Dans le grand roman de la terre,il y a le roman de la vie.Dans le grand roman de la vie,il y a le roman de l'histoire.Dans le grand roman de l'histoire,il y a le roman de chacun de nous...
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mcd30mcd30   03 avril 2018
Alfred de Musset rentra chez lui et, d'une traite, en une nuit, il écrivit souvenir :

La foudre maintenant peut tomber sur ma tête ;
Jamais ce souvenir ne peut m'être arraché !
Comme le matelot brisé par la tempête,
Je m'y tiens attaché.

Je ne veux rien savoir, ni si les champs fleurissent,
Ni ce qu'il adviendra du simulacre humain,
Ni si ces vastes cieux éclaireront demain
Ceux qu'ils ensevelissent.

Je me dis seulement : A cette heure, en ce lieu,
Un jour, je fus aimé, j'aimais, elle était belle.
J'enfouis ce trésor dans mon âme immortelle
Et je l'emporte à Dieu.
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mcd30mcd30   06 décembre 2017
J'ai beaucoup pensé à rien. J'ai aimé presque tout de cette sacrée existence. Et ses vides autant que ses pleins. La vie m'avait tant donné, avec tant de surprises et de générosité, que je ne redoutais pas la mort qui en était l'achèvement. J'avais été enchanté d'arriver, je n'étais pas fâché de partir.
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Vidéo de Jean d`Ormesson
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"La bibliothèque idéale de l'homme cultivé de notre temps" - Jean d'Ormesson
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